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Musique, cinéma, TV, événements, actualités du monde

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Cafeduweb


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Actualité du webzine communautaire Cafeduweb où les rédacteurs sont les internautes

Samedi 23 Août 2014, 10:19 : Le vrai sens des mots. 32 dans ! Même pour celles qui s’en tamponnent, comme le Tampax vite… déjà cette heure là ? Vous en avez assez de ce dictionnaire…Moi aussi, mais comme j’ai décidé d’aller au bout, abrégeons nos souffrances communes, et remettons-en un coup ! Courage !
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Dimanche 10 Août 2014, 11:08 : Le vrai sens des mots. Sur son 31 ! La fête continue. Au mois d’aout point de doute. Nous sommes parvenus non sans mâle, jusqu’à la voyelle « I ». 9ème lettre de l’alphabet. On tient le bambou, courage ! plus que 17 lettres ! et si vous n’en ressortez pas meilleurs, vous n’en sortirez pas pire, bitte !
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Mercredi 30 Juillet 2014, 11:26 : Mon pauvre vieux… Pfff…T’en as pas marre de raconter des des couenneries à longueur de web…Qu’est-ce que c’est encore que c’est que ceci ça !?! Hein ? T’as pas honte ? penses-tu ! Tu ne te rends même plus compte à rebours…Enfin…Y a pire…c’est que des gens te lisent ! parait même que certains aiment ça ! Pauvre monde…
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Mardi 29 Juillet 2014, 15:53 : Proverbes intimes Il se trouve que les proverbes sont mal mariés. Leur bon sens finit par un non-sens , c’est pourquoi n’égouttant que mon courage plutôt que mon mouchoir trempé de sueur, j’ai décidé en cette fin juillet de rétablir leur véritable contre sens. Ne me remerciez pas, c’était ça ou le repassage et les courses !
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Dimanche 20 Juillet 2014, 18:31 : Cartes Peu stables !Quelques pensées de vacances entre sable et eau salée, lorsque le cerveau face aux vagues, divague en réponse. Quelques bribes débridées abattues avant d’être débattues, tissu issu d’un visage hâlé sans retour.
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Mardi 15 Juillet 2014, 14:37 : Altriman 2014 : Les angles (66)Samedi 12 juillet 2014 8 h, nous rejoignons les athlètes du jour ! Ils se sont entraînés toute l'année pour participer à cette belle épreuve de l'Altriman des Angles avec 350 adversaires.
Catégorie : Planète - Ecologie

Vendredi 11 Juillet 2014, 10:59 : Le vrai sens des mots. Con cil de Trente ! Pendant les vacances, les travaux continuent. Surtout pour les recalés, les décalés, tous ceux qui ont calés. Ne nous décourageons pas, voici donc une nouvelle tartine de mots en onction neuronale. A déguster sans modération sur la plage ou en montagne, c’est comme vous le voule !
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Samedi 21 Juin 2014, 14:05 : Meurtres à la cour du prince Genji – Seio NagaoCe roman s’inspire du fameux Dit du Genji, une épopée classique écrite par Shikibu Murasaki au XIème siècle et considérée comme une œuvre fondatrice de la littérature japonaise. Cette dame de cour, qui a vécu à l'époque de Heian, rapporte l’histoire vraie d’un fils d’empereur, d’une beauté extraordinaire, mais exclu de la succession au trône puis fondateur d’une nouvelle dynastie.
Catégorie : Lecture

Mardi 17 Juin 2014, 16:14 : Quels jeux de société pour les enfants à partir de 2 ans?C’est bientôt les vacances d’été. Vous avez prévu de partir en famille, à la mer, à la montagne ou à la campagne. Quoi qu’il en soit, vous espérer qu’il fera beau. Et si ce n’était pas le cas ? Mieux vaut prévoir quelques jeux de société dans la valise ! Oui, d’accord, mais pour les plus petits ?
Catégorie : Jeux de société

Mercredi 11 Juin 2014, 15:48 : Dis papa, pourquoi ? – Christian VoltzLe 15 juin prochain, nous célébrerons la fête des pères. C’est donc l’occasion rêvée pour vous parler d’un livre que nous aimons particulièrement mon Loulou et moi. Il s’agit de Dis papa, pourquoi ?, un petit album original, écrit et illustré par Christian Voltz.
Catégorie : Lecture

Lundi 09 Juin 2014, 11:58 : Le vrai sens des mots. Chapitre Vin neuf ! Et quand il est tiré, il le boire…pour le croire ! jusqu’à la lie, l’hallali ! Nous sommes désormais à la lettre H ! de guerre ! l’aire H ! Vous savez, celle des coupeurs de têtes dans les entreprises. D’ailleurs dans RH…le « R » ne veut plus dire « relation » mais « ressource » ! L’homme est devenu une ressource comme le gaz et l’électricité…vous trouvez ça humain, vous ?
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Dimanche 25 Mai 2014, 10:59 : Le vrai sens des mots. Vente d’huitre. Nous n’en avons pas encore fini, c’est bien fait…Fallait pas commencer ! Comment sait ? il suffit d’apprendre par le bon bout. Considérez que ce nouvel opus vous y aide. Et puis, pitié ! cessez de faire cette tête d’enterrement ! plus vite on s’y colle, plus vite ce sera terminé.
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Dimanche 27 Avril 2014, 10:42 : Foire atout ! Et vide gros niais. Encore une salve de propos décousus en doigt d’honneur sur la couture, qui refusent de se laisser coller une étiquette. Des phrases lunaires en solde de tout compte à dormir de boue…
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Dimanche 20 Avril 2014, 11:16 : Le vrai sens des mots. Vain set… Bonjour ! C’est en corps moite ! La table est mise, la soupe est servie, prêts pour la dégustation ? Alors en croûte vers de nouvelles aventures ! Nous sommes toujours à la lettre « G », il va falloir en finir, une bonne foi pour tourte !
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Vendredi 11 Avril 2014, 09:51 : Les passations de pouvoirDans notre chère raie publique, si souvent honorée par son fondement, il n’est pas une cérémonie qui me fasse plus rire que les passations de pouvoir sur le perron des ministères par son pathétique ridicule. Nous sommes passés directement du cirage de pompe, à la masturbation collective, le léchage de culte et le suçage de gland !
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Samedi 05 Avril 2014, 10:18 : Le vrai sens des mots. Chapitre léonard de 26.Pourquoi changer une équipe qui perd ? Après tout, elle ne peut faire que mieux ! Donc, on continue avec cette salle habitude, ce TOC tic, qui consiste à vous faire prendre des vaisseaux pour des lentilles !
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Dimanche 16 Mars 2014, 13:15 : Menue proseun temps absurde et jubilatoire un temps poète et tendre il y a un temps pour tout allez pose ta tête sur mon épaule et écoute ce que je susurre à ton oreille
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Mercredi 12 Mars 2014, 19:19 : Travaux–Ecologiques un nouveau réseau de professionnelsCréer, rénover, restaurer ou réhabiliter un bâtiment tout en respectant, à chaque étape de la construction et de son utilisation future, au mieux son environnement et sa santé sont les bases de l’écoconstruction ou construction durable. Même si la pratique ne date pas d’hier, elle est apparue à la fin des années 1960, il n’est pas toujours facile de trouver les professionnels capables de répondre aux questions et attentes de celui qui souhaite s’engager dans cette démarche afin d’intégrer sa future construction le plus respectueusement possible dans le milieu et en utilisant au maximum des ressources locales, peu transformées et saines.
Catégorie : Planète - Ecologie

Samedi 08 Mars 2014, 10:26 : Le vrai sens des mots. Chapitre moins vingt cinq. Faut s’y faire…même si tu vocifères ! il est grand temps de reprendre le chemin du dico afin de corriger les fautes des erreurs et de replacer l’ensemble en haute définition. Courage ! Ce n’est qu’un mauvais moment à trépasser…
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Samedi 01 Mars 2014, 19:10 : BREVES DE CERVEAU… Quand de manière épizootique, le spasme d’un nain qui s’tend, un neurone clignote comme le néon usé d’un hôtel borgne dans la nuit sans fin ni fond (sans fion, donc) surgissent alors des pensées turgescentes en tête à queue sans queue ni tête tel un soixante neuf donc le neuf aurait été émasculé et le six guillotiné…Je vous les livre tel que mon encéphale les défèque…brut sans décoffrage !
Catégorie : Dom Qui Chuchotte



Cosmosonic - News, chroniques de disques, festivals, discussions - musique, MP3, DivX, eMule, donkey...


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Cosmosonic.com News

Liste des gagnants de l'opération Thess.
Union des labels indépendants autour d'une plateforme de distribution
Pink Floyd - 'The Piper at the gates of dawn'
Cat Power -'The Greatest'
loi DADVSI ou le contrôle du savoir
Dominique A - 'L'Horizon'
Les Wampas - ' Rock'n Roll part 9'
Programmation du Rock dans tous ses Etats
Tehss - 'Underground'
Route du Rock 2006 - Collection hiver.


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Medias sur DH.be

Vendredi 19 Septembre 2014, 22:16 : Koh Lanta: avis de tempête et cuillère de bois pour les rouges...Découvrez quel candidat a dû faire ses bagages et quitter l'aventure ce vendredi soir !
Un article de : M. Br.

Vendredi 19 Septembre 2014, 18:45 : Alain Courtois : "Platini ne veut plus mettre un pied au Heysel"Alain Courtois revient sur l'attribution des matchs pour l'euro 2020 dans le Café des sports sur DH Radio
Un article de : DH Radio

Vendredi 19 Septembre 2014, 15:17 : Un film belge aux OscarsLe film "Deux jours, une nuit" de Jean-Pierre et Luc Dardenne sera le représentant belge aux Oscars.
Un article de : Belga

Vendredi 19 Septembre 2014, 14:55 : Tout comprendre à Netflix en 4 minutesNetflix à débarqué en Belgique durant la nuit de jeudi à vendredi. Mais finalement, c'est quoi Netflix? La réponse avec le "Décodons l'info" sur DH Radio !
Un article de : DH Radio

Vendredi 19 Septembre 2014, 14:15 : Queen va sortir un duo avec... Michael JacksonUn duo d'outre-tombe, entre deux légendes de la musique pop-rock.
Un article de : AFP

Vendredi 19 Septembre 2014, 13:53 : Les fesses de Jennifer Lopez sous tous les anglesLes amateurs de l'anatomie de la chanteuse latino sont aux anges depuis la sortie du clip "Booty".
Un article de : rédaction en ligne

Vendredi 19 Septembre 2014, 13:21 : Découvrez l'équipe de Rising Star dans votre Télé DH !Retrouvez 70 pages complètes de programme TV du 13 au 19 septembre, d'infos people, de critiques d'émissions, d’interviews exclusives... Bref, le must au niveau du petit écran ! La suite à découvrir dans l’Edition web DH.be (seulement 4....
Un article de : Télé DH

Vendredi 19 Septembre 2014, 10:01 : Secret Story: Nikos ne veut pas remplacer CastaldiBenjamin Castaldi va filer sur D8 après la saison actuelle. TF1 doit lui trouver un remplaçant.
Un article de : Rédaction en ligne

Vendredi 19 Septembre 2014, 09:52 : Koh Lanta: Freddy et Teheiura débarquent sur le campement !La semaine passée, Isabelle avait quitté le jeu, victime de ses tentatives stratégiques, le tout dans un véritable torrent de larmes...
Un article de : M. Br.

Vendredi 19 Septembre 2014, 09:42 : Le Crampon du jour: "Luzon prône la contraception masculine"‏Retrouvez la plume acerbe de Thibaut Roland et son "Crampon dans le café" sur DH Radio
Un article de : DH Radio

Vendredi 19 Septembre 2014, 09:04 : Bruel dément son arrivée sur The VoiceLe chanteur a mis un terme aux rumeurs en publiant un message explicite sur Twitter.
Un article de : Rédaction en ligne

Jeudi 18 Septembre 2014, 17:49 : Stéphane Bern: "Face à la télé-réalité, j’ai l’air d’un prix Nobel de ...L'animateur hyperactif français a un sens de l’humour très aiguisé. Entretien.
Un article de : Interview > Charlotte Vanbever

Jeudi 18 Septembre 2014, 14:47 : Koh Lanta: Critiqué, Denis Brogniart réagitInvité par Cyril Hanouna dans "Touche pas à mon poste", le présentateur de Koh Lanta a été quelque peu pris à partie par Gilles Verdez, chroniqueur de l'émission.
Un article de : M. Br.

Jeudi 18 Septembre 2014, 10:04 : Le Crampon du jour: "les scouts sont-ils la plaie du football?"‏Révélations en tout genre et secrets de couloirs (à 7H50, sur DH Radio).
Un article de : DH Radio

Mercredi 17 Septembre 2014, 18:35 : Mitrovic est-il à la hauteur ?L'attaquant du Sporting a loupé une occasion en or hier soir. Faut-il lui imputer le match nul d'Anderlecht face au Galatasaray ?
Un article de : DH Radio

Mercredi 17 Septembre 2014, 15:25 : Pas de Koh Lanta le 10 octobre !Rencontre de foot oblige, la programmation de TF1 se retrouve totalement chamboulée.
Un article de : M. Br.

Mercredi 17 Septembre 2014, 15:03 : Le monde enflammé de SlashEntretien exclusif, pour son 3e opus, avec le guitariste au chapeau.
Un article de : Propos recueillis par F. D.

Mercredi 17 Septembre 2014, 10:49 : "On sent les failles de Benoit Poelvoorde dans ce film. Il est impeccable!"Retrouvez la critique cinéma du Push Café sur DH Radio !
Un article de : DH Radio

Mercredi 17 Septembre 2014, 09:47 : Le Crampon du jour: "Hasi, successeur de Wilmots?"‏Retrouvez "le Crampon dans le café", le billet d'humeur de Thibaut Roland dans la matinale de DH Radio
Un article de : DH Radio

Mercredi 17 Septembre 2014, 09:01 : Secret Story: Elodie pose nueÉjectée de la maison des secrets, l'ancienne candidate sait comment faire pour rester sur le devant de la scène...
Un article de : M. Br.



Krinein, on critique tout

Document distant généré le : Sat, 20 Sep 2014 01:40:02 GMT
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Les derniers articles publiés chez Krinein

Vendredi 19 Septembre 2014, 11:11 : Japan Expo 2014 - Interview de Chiaki Miyamoto : « J’aime beaucoup dessiner les histoires avec des animaux. »Interview : Japan Expo 2014 - Interview de Chiaki Miyamoto : « J’aime beaucoup dessiner les histoires avec des animaux. »
Vendredi 19 Septembre 2014, 10:13 : La rage de Lofofora toujours sur là sur L'épreuve du contraireCritique : La rage de Lofofora toujours sur là sur L'épreuve du contraire
Vendredi 19 Septembre 2014, 08:08 : Dargaud : Les mondes de LeoCritique : Dargaud : Les mondes de Leo
Mercredi 17 Septembre 2014, 11:21 : Portal : Retour sur le succès d'une légende - 2ème partieDossier : Portal : Retour sur le succès d'une légende - 2ème partie
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Samedi 13 Septembre 2014, 23:08 : Banana Games - Tome 3 - Tequila frappéeCritique : Banana Games - Tome 3 - Tequila frappée
Samedi 13 Septembre 2014, 22:49 : Diablo 3 Reaper of Souls - Don't fear the reaper ! Critique : Diablo 3 Reaper of Souls - Don't fear the reaper !
Vendredi 12 Septembre 2014, 12:09 : Blanche- Neige et moiCritique : Blanche- Neige et moi
Vendredi 12 Septembre 2014, 11:11 : Japan Expo 2014 - Interview de Nikki Asada : « Je dessine très vite ! ».Interview : Japan Expo 2014 - Interview de Nikki Asada : « Je dessine très vite ! ».
Vendredi 12 Septembre 2014, 09:13 : L'insolitude, nouvel opus d'Andoni IturriozCritique : L'insolitude, nouvel opus d'Andoni Iturrioz
Vendredi 12 Septembre 2014, 08:08 : MarsCritique : Mars
Mercredi 10 Septembre 2014, 11:11 : Mon été avec… Sakka (Casterman). Critique : Mon été avec… Sakka (Casterman).


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Culture sur Lalibre.be

Vendredi 19 Septembre 2014, 17:43 : ULB: Peter de Caluwe et Paul Dujardin docteurs honoris causaLe recteur de l'ULB Didier Vivier justifie l'utilité de placer la Culture au centre du débat universitaire.
Un article de : BELGA

Vendredi 19 Septembre 2014, 11:17 : Neuf nouveaux projets de séries belgesSur les 50 dossiers rentrés en août, neuf ont été retenus par le jury RTBF-FWB. Découvrez le synopsis de ces projets de séries.
Un article de : Karin Tshidimba

Vendredi 19 Septembre 2014, 11:10 : Le numéro 1 des ventes d'albums aux USA? Un rappeur chrétien!Au placard les Maroon 5, Ed Sheeran, Eminem et autre Katy Perry. Celui qui cartonne en terme de ventes d'albums, c'est Lecrae, un rappeur chrétien. Dans ses chansons, il parle de l'Eglise, de sa foi et de la manière dont il la vit au quotidien.
Un article de : J.F.

Jeudi 18 Septembre 2014, 18:00 : Voyage féerique aux côtés d’UlysseScènes Spectaculaire mise en scène de "L’Odyssée" d’Homère par Thierry Debroux, au Parc. Une critique Camille de Marcilly.
Un article de : Camille de Marcilly

Jeudi 18 Septembre 2014, 17:10 : Nanas, tirs forains: Niki de Saint Phalle à l'épreuve du tempsExcellente rétrospective Niki de Saint Phalle au Grand Palais. Paris célèbre dans le faste les audaces d'une égérie féministe. Reportage.
Un article de : Roger Pierre Turine À Paris

Jeudi 18 Septembre 2014, 14:42 : Liberski, Dolan, Du Welz... Du beau monde au FIFF 2014Le 29e festival international du film francophone se tiendra du 3 au 10 octobre prochain à Namur et verra le réalisateur français Safy Nebbou présider le jury officiel.
Un article de : BELGA

Jeudi 18 Septembre 2014, 14:29 : Timeline : la course aux prix littérairesA chaque rentrée littéraire, les membres de jurys des prix commencent à livrer leurs sélections qui s'échelonnent de début septembre à mi-novembre. Qui seront les auteurs couronnés ? Quels livres se pareront des fameux bandeaux rouges qui dopent les ventes ?
Un article de : Camille de Marcilly

Jeudi 18 Septembre 2014, 13:27 : Maman, où est papa ?Avant Stromae, il y avait l’"Elektra" de Richard Strauss. Piqûre de rappel…
Un article de : Nicolas Blanmont

Jeudi 18 Septembre 2014, 05:49 : Vingt ans de Montagne et de magie: ils furent heureux et eurent un théâtre…La montagne magique fête ses 20 ans. Jeanne Pigeon et Roger Deldime ont porté ce projet avec passion. Et vont rendre les clés. Aucune autre ville européenne ne dispose d'un aussi beau théâtre pour l'enfance et la jeunesse. Récit.
Un article de : Laurence Bertels

Mercredi 17 Septembre 2014, 17:15 : Telenet, le Netflix flamand, va produire sa propre sérieA quelques jours de l’arrivée de Netflix en Belgique, cela bouge dans le secteur des télécoms. Telenet a annoncé qu’il allait produire sa propre série intitulée "Chaussée d’amour". Selon l’opérateur flamand, il s’agit d’une double première.
Un article de : Laurent Lambrecht

Mercredi 17 Septembre 2014, 16:29 : Une rentrée autrement académiqueMusiques du monde Lundi prochain, Muziekpublique débute sa semaine de rencontres.
Un article de : Lauranne Garitte

Mercredi 17 Septembre 2014, 15:57 : "Before We Go": Au bout d’une vie, la danse "Before We Go", un film du réalisateur Jorge León où le mouvement délie les douleurs. Critique d'un film qui sera projeté en avant-première à Bozar.
Un article de : Marie Baudet

Mercredi 17 Septembre 2014, 10:41 : Lady Gaga sur la Grand-Place de Bruxelles, c'est officielLa Ville de Bruxelles a confirmé que la star chanterait bien ce lundi 22 septembre.
Un article de : Rédaction en ligne

Mercredi 17 Septembre 2014, 08:10 : Comment le JT de RTL a snobé Chiara MastroianniL'actrice attendait patiemment dans les coulisses de RTL d’être reçue, comme convenu, sur le plateau du JT pour évoquer son dernier film, Trois cœurs. La fille de Catherine Deneuve et de Marcello Mastroianni ne prendra finalement jamais place dans le fauteuil de l’invité.
Un article de : CH. V.

Mercredi 17 Septembre 2014, 07:41 : Hollywood vs. IsraëlCe n'est pas un conflit par écrans interposés dont il s'agit cette semaine. Mais de deux recommandations cinéphiles, dans des registres différents. L'une qui nous ramène à travers la bande dessinée à la Mecque du cinéma, l'autre qui offre un regard décalé et incisif sur Lee Proche-Orient.
Un article de : Alain Lorfèvre

Mardi 16 Septembre 2014, 20:21 : De l'"éloge de la pédophilie", au "ton fou-fou"... où va "Libé"?Du manifeste de 1973, où Libération se voulait "une embuscade dans la jungle de l'information", à l'annonce lundi de la suppression du tiers de ses effectifs pour tenter de survivre, le journal cofondé par Sartre est déchiré entre ses idéaux et la réalité économique.
Un article de : AFP

Mardi 16 Septembre 2014, 19:38 : Expressionnant "Caligari" live au BozarLe chef-d’œuvre projeté lors de la première "UFA night" lance une série de ciné-concerts.
Un article de : F.Ds

Mardi 16 Septembre 2014, 19:15 : Les "french series" retournent à LALes 27 et 28 octobre, le 2e marché "Direct to series" aura lieu à Hollywood. Joli pari.
Un article de : Tshidimba Karin

Mardi 16 Septembre 2014, 17:18 : "Benoît Poelvoorde, c’est un singe et un poète"Dans le thriller sentimental "3 Coeurs", Chiara Mastroiami fait tourner la tête de Benoît Poelvoorde. Rencontre avec une comédienne angoissée mais souriante...
Un article de : H.H., à Venise

Mardi 16 Septembre 2014, 16:43 : "3 Coeurs" : Etonnante exploration des affres de la passion amoureuseBenoît Jacquot signe un étonnant thriller sentimental emmené par Benoît Poelvoorde. Brouillant les frontières des genres, le cinéaste français revient à nouveau sur son thème fétiche : l’exploration de la passion amoureuse. Critique et entretien.
Un article de : Hubert Heyrendt



Logo LeCollagiste VJ

Document distant généré le : Fri, 14 Feb 2014 07:53:11 GMT
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Webmag du LeCollagiste, actu sur la culture VJING, info video et high tech.

Vendredi 14 Février 2014, 09:49 : VJ BULK LINKS 57

lecollagiste-tv-20.gif   VJ Bulk Links N°57, exploration aléatoire glanée sur la toile VJing, de la vidéo experimentale, installation vidéo interactive, du VidéoMapping et autres performeurs visuels internationaux, curating VJing, team's audiovisuel, matériel, logiciel, contrôleur MIDI, performance tactile, Motion Capture, manipulation en temps réel, influence, blog, webzine, webmag, experience VJ etc ... 

Source LeCollagiste VJ.

 

http://www.frankbretschneider.de/Web-Site/about.html
http://slidedog.com/
http://blogs.fsfe.org/samtuke/?p=245
http://www.vade.info/
http://www.memo.tv/
http://www.lagraine.com/
http://www.vjamm.com/
http://www.derivative.ca/
http://codelab.fr/841
http://www.channel4.com/learning/micros ... age_3.html
http://kylejanzen.wordpress.com/
http://www.mettle.com/freeform-pro/
http://www.sketchupartists.org/
http://vvvvjs.quasipartikel.at/edge/try/
http://dgraph.wikispaces.com/JitnetSyphon
http://blairneal.com/blog/canon2syphon-v1-0/
http://opularity.com/midi.php
http://bino3d.org/3d-videos.html
http://www.scouap.fr/index.html
http://puzzlefacade.com/
http://www.theorizcrew.org/
http://www.otoucan.com/?lang=en
http://isse.sourceforge.net/
http://milkymist.org/3/mixxeo.html
http://resolumextheater.blogspot.jp/
http://www.cast-soft.com/wysiwyg/overview
http://www.club-3d.com/index.php/produc ... b-1-3.html
http://visiophone-lab.com/wp/
http://s-v-m.tumblr.com/
http://www.scoop.it/t/multimedium

 

VJ-Bulk-Link-57

 


Catégorie : VJ BULK LINKS

Mercredi 12 Février 2014, 11:54 : Vidéoprojecteur Viewsonic Pro9800HD Laser

VideoProjecteur.jpg    Vu au salon de l'ISE d'Amsterdam, le constructeur Viewsonic a présenté son nouveau vidéoprojecteur Laser et à focale courte, après les hybrides LED Laser, nous passons en tout Laser. Le Pro9800HD affiche une image à une distance de 18 cm, une luminosité de 3000 Lumens, définition native de la dalle DLP en 1920x1080 pixels, offre sur le papier une vue 360°, idéale pour des installations. Aucune date de sortie ni de prix de la bestiole.

 

ViewSonic-Pro9800HD.jpg

 

 

À noter ; les vidéoprojecteurs Laser arrivent en force cette année, Panasonic sortira en fin d'année le PT-RZ670 en 6000 Lumens ANSI. Dans les bacs en mars prochain, le Digitalprojection HIGHLite Laser 12 000 Lumens.

 

 


Catégorie : MATERIEL

Mardi 11 Février 2014, 10:39 : Mise à jour du Syphon en OpenGL 3.2

Syphon   Une mise à jour Syphon, je n'y croyais plus, MWM la fait. Alors ce qui change, le support du OpenGL 3.2 sur Mac, donc plus de performance et plus de stabilité du noyau.

À tester sur la nouvelle version du MWM sur OS X sortie hier.

 

 

Syphon_Framework_Icons.png

 

mwm_logo_600x300-01.png

 

 


Catégorie : VJING

Lundi 10 Février 2014, 13:40 : MWM sur OS X avec Syphon

Maersk.jpg    MWM est basé sur un moteur WYSIWYG temps réel, entièrement orienté GPU pour maximiser les performances dans un environnement 3D dédié au vidéo Mapping.

Dans l'univers 3D vous pouvez créer des objets primitifs ou importer des modélisations venant d'un logiciel 3D de votre choix, et de les manipuler en temps réel.

 

MWM est sortie sur PC en novembre 2013, la team MWM ne chôme pas et nous propose aujourd'hui le MWM sur la plateforme OS X avec la compatibilité native sur le Syphon. Système requis minimum : Moutain Lion est plus.

La liste des features de cette nouvelle friandise :

 

Note de version MWM v1.1.677

[NEW] Support Syphon Natif sous mac OSX (ctrl+click sur la media matrix)

[NEW] alt+click droit -> retour à la valeur précédente des manipulations de la scène

[NEW] Duplication d'objet et lumière avec Ctrl+b

[NEW] Import d'objets en drag/drop

[NEW] Import de fichier Collada

[NEW] Mise à jour des images chargées

[NEW] Amélioration des performances des objets primitifs

[NEW] Raccourci vers l'explorateur de fichiers

[NEW] Deplacement, rétrécissement, fermeture de la fenêtre principale via la barre de titre

[NEW] Simplification des raccourcis d'édition

 

La team MWM travaille actuellement sur:

- Cartes de capture vidéo

- Timeline d'animation des objets et lumières

- Timeline de gestion des médias

- DMX

 

Note de version MWM v1.1.0

[FEATURE] Nouvelle interface Utilisateur. Bienvenue au dashboard !!!

[FEATURE] Amélioration de la Media Matrix.

[FEATURE] Amélioration des performances de lecture vidéo.

[FEATURE] Sauvegarde des mapping MIDI liée à celle des projets.

[FEATURE] Contrôle du taux de rafraîchissement cible de l'affichage.

[FEATURE] Dessin des filaires.

[FEATURE] Amélioration du gyzmo d'édition et déformation des mesh.

[FEATURE] Verrouillage des mesh.

[FEATURE] Anti Aliasing de rendu.

 

[FIX] Warp crash sur carte nVidia.

[FIX] Warp Reset sur carte  nVidia.

[FIX] Déplacement et création dynamique de masques.

[FIX] Sauvegarde de médias des objets liés.

 

[FIX] Chargement de propriétés d'éclairage.

 

 

MWM-OSX-04.jpg

 

MWM-OSX-01.jpg

 

MWM-OSX-02.jpg

 

MWM-OSX-03.jpg

 

 

 

 

 


Catégorie : VJING

Lundi 27 Janvier 2014, 09:50 : Initiation VJing VideoMapping au Festival Les Electropicales

MAKE_PT0177.jpg     Le festival Les Electropicales accueillera les initions VJing et VideoMapping du LeCollagiste à La Réunion du 12 au 14 mai 2014 en partenariat avec Technopol.

Une initiation VJing VideoMapping sur les logiciels Millumin (formateur agréé) et Modul8 au Palaxa à Saint Denis de La Réunion, de 10h à 18h. L'art du mixage vidéo en temps réel par l'exemple, le VideoMapping change notre perception de l'objet par un trompe-l’œil vidéo éphémère.

Nombre de place 10 personnes maxi, prix de la session 90 € les 3 jours.

Matériels demandés : venez avec votre Mac, les logiciels Modul8 et Millumin d'installés en version démo ou avec licence. Pour la partie VidéoMapping, munissez-vous d'une ou deux feuilles de carton plume d'environ 5mm au format Raisin (50x65 cm) pour nos travaux Manuel. Dans votre trousse d'écolier, il vous faudra au moins 1 cuter, 1 tube de colle et du scotch.

 

Inscription ; Inscription : contact (at) electropicales.com

 

Le festival Les Electropicales aura lieu du 11 au 18 mai 2014, plus d'infos sur le FB

Les Electropicales

Technopol

Palaxa

LeCollagiste

 

electropicales.jpg

Palaxa.png

LeCollagiste_Logo_web.png

 

Logo-Technopol-Clé

 



Catégorie : FORMATION

Mercredi 22 Janvier 2014, 12:48 : Un bot Vidéoprojecteur

beamer.jpg     Les objets connectés français ont le vent en poupe en cette année 2014. Le Keecker est un robot multimédia contrôlé au smartphone, doté d'un vidéoprojecteur orientable, d'une caméra 360°, d'un système audio 3D Surround sound system, de capteur de température, d'air, de CO2 et d'humidité, bien sur du WiFi, le tout sur Androide 4.2.2. Manque plus que des bras !

Tention le prix de ce bot est d'environ 4000 $, prévu fin 2014.

Un bot utile pour un détournement artistique.

 

artwork-front.jpg

 

artwork-closeup-top.jpg

 

Keecker02.jpg

 

Keecker01.jpg

 

 

 


Catégorie : MATERIEL

Samedi 11 Janvier 2014, 13:17 : Dans la série C'est quoi … ?

HAL-9000.png     La série des C'est quoi … ? sur LeCollagiste VJ commença en 2005 avec le plus évident, C'est quoi un VJ ? Suivi de prêt par :

 

C'est quoi le streaming ?

C'est quoi le SLI ?

C'est quoi le mode Progressif ?

C'est quoi le FFDSHOW ?

C'est quoi le MPEG 7 ?

C'est quoi un FlipBook ?

C'est quoi le SteamPunk ?

C'est quoi le Tilt-Shift ?

C'est quoi une Steadicam ?

C'est quoi le HDBaseT ?

C'est quoi le Motion Design ?

C'est quoi le Li-Fi ?

C'est quoi le WiDi ?

C'est quoi le Syphon ?

C'est quoi le Copperlan ?

 

 

cest-quoi-le.jpg


Catégorie : VJING

Mercredi 01 Janvier 2014, 09:08 : Bonne Année 2014

Feliz Año Nuevo 2014

 

 

happy new year 2014 - LeCollagiste

 


Catégorie : NEWS

Lundi 30 Décembre 2013, 14:14 : Rétrospective du LeCollagiste 2013

camera013.jpg   La rétroscpective de l'année 2013, ils ont marqué l'année sur LeCollagiste VJ.

 

 

Les 12 meilleurs logiciels pour artistes VJ et Vidéo Mappeur

Syphoner by Sigmasix

Mac : 10 applications essentielles pour VJ

Codec HAP for VJ

Win : 10 applications essentielles pour VJ

Formation Pro VidéoMapping et VJing

VideoMapping Tokyo City Symphony

Blendy Dome VJ

insid MWM on Windows8

Millumin et After Effects

Arkaos GrandVJ 2 et GrandVJ XT

Syphon c'est quoi ?

Surface de contrôle MIDI pour VJ's

CopperLan c'est quoi ?

 


formation-Millumin-JP-Clement.jpg

 

Crédit photo - JP CLément.

 

 

 



Catégorie : NEWS

Dimanche 29 Décembre 2013, 13:19 : CopperLan c'est quoi ?

tvs.jpg     CopperLan est un protocole ouvert permettant, via un simple câble Ethernet, de router du MIDI, de l'audio entre logiciel et matériel. Une fois installé sur différentes machines "CopperLan Manager" (PC / Mac), il y a une détection automatique, les possibilités sont alors illimitées. Une configuration réduite au minimum, CopperLan peut utiliser une configuration physique tel que l'USB, l'Ethernet, Le FireWire sans maître / esclave, gère les différentes connexions / déconnexions à chaud sans perturber le réseau.

Un réseau virtuel très réussi et entièrement gratuit pour l'utilisateur final, en revanche, un SDK en Freeware est disponibles pour les développeurs sous condition de diffusion gratuite.

CopperLan est une petite révolution aussi importante que le Syphon sur Mac.

Compatible Windows, OS X, fonctionne parfaitement avec Ableton Live, Millumin, VDMX, Resolume Avenue/Arena, Modul8, FL Studio, etc. …

 

 CopperLan Manager

CopperLan Manager

CopperLan Manager

CopperLan

 


Catégorie : VJING



Les Echos - actualité sur les loisirs

Document distant généré le : Fri, 19 Sep 2014 14:52:19 GMT
Le document vient d'être mis en cache par NewsBrol. Ancien cache : Vendredi 19 Septembre 2014, 19:39
Prochaine mise en cache dans : 4 heures

Toutes les informations sur le cinéma, les derniers livres parus, les expositions, spectacles et va

Vendredi 19 Septembre 2014, 16:13 : Cinéma : Benoît Jacquot, bourreau des coeursCinémaDans ce drame romantique signé Benoît Jacquot, Charlotte Gainsbourg et Chiara Mastroianni tombent amoureuses de Benoît Poelvoorde. Et nous du film.
Catégorie : Week-end
Un article de : Thierry Gandillot

Vendredi 19 Septembre 2014, 16:07 : Roman : les Carpates à pleines dentsLa bonne ou la mauvaise nouvelle ? La mauvaise : « Le Royaume » d’Emmanuel Carrère ne figure pas sur la première liste du Goncourt. La bonne ? L’autre gros roman de rentrée des éditions P.O.L, « Karpathia », de Mathias Menegoz, y figure. Si les jurés de la place Gaillon ont eu tort d’exclure...
Catégorie : Week-end
Un article de : Thierry Gandillot

Vendredi 19 Septembre 2014, 11:54 : Maîtres d'hôtel 2.0Le premier robot groom fait sa rentrée dans un hôtel en Californie.
Catégorie : Week-end
Un article de : Raphael Sachetat

Vendredi 19 Septembre 2014, 10:14 : La revanche de l'animationAprès avoir été qualifié de « japoniaiseries » dans les années quatre-vingts, l’animation japonaise sous l’ère Ghibli rentre au musée…
Catégorie : Week-end
Un article de : Adrien Gombeaud

Vendredi 19 Septembre 2014, 03:00 : Expo : Le Pérugin en majestéRendez-vous avec la grande peinture du maître de la Renaissance au musée Jacquemart-André.
Catégorie : Week-end
Un article de : Judith Benhamou-Huet

Vendredi 19 Septembre 2014, 03:00 : Leonard Cohen : quatre-vingts ans et plein d'allantSur les dessins qui figurent dans le livret de « Popular Problems », Leonard Cohen semble assis en tailleur ou à genoux en position de prière ou de méditation. Impression renforcée par la dédicace : « A notre maître et compagnon Kyozan Joshu Sasaki Roshi (1907-2014) ». Impression fausse. L’icône...
Catégorie : Week-end
Un article de : Thierry Gandillot

Vendredi 19 Septembre 2014, 01:00 : Miwa, miroir du JaponUn concentré nippon dans un club ultra-privé.
Catégorie : Week-end
Un article de : Adrien Gombeaud

Vendredi 19 Septembre 2014, 01:00 : Ralph Lauren : Polo se lance au grand galopEntre flagship, offre femme et show en 4D, Ralph Lauren relance sa marque icône.
Catégorie : Week-end
Un article de : Gilles Denis

Vendredi 19 Septembre 2014, 01:00 : Minorque, à tout ventDu vert et du vent, des hommes et des chevaux, des criques et des montagnes, des ports et des forts… La plus sauvage des îles Baléares, classée « Réserve de la biosphère », ne manque pas d'atouts.
Catégorie : Week-end
Un article de : Caroline Knuckey



7Librairie.Francophone

Document distant généré le : Wed, 30 Dec 2009 16:54:56 GMT
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Faut-il interdire les écrans aux enfants ?
Agendas et calendriers 2010 : classiques, orginaux, artistiques ou humoristiques
Résistants pour la terre autour du monde
Premier bébé : L'année où tout a changé (BD)
L'après Pétrole : la nouvelle économie écologique
L'Offre de Soins en Milieu Rural
Résistants pour la terre de Sébastien Viaud et Anne Gouyon
Travail vivant tome 1 et 2 : séxualité, travail et émancipation
Histoire secrète du patronat : De 1945 à nos jours
Les femmes de mon père de José-Eduardo Agualusa
La dernière utopie, menaces sur l'universalisme ?
Les malchanceux, livre disloqué de BS Johnson à lire au hasard...
François l'embrouille par François Damiens, best of en DVD
Les deux âmes de l'écologie de Romain Felli


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Poezibao

Document distant généré le : Sat, 20 Sep 2014 01:40:10 GMT
Le document vient d'être mis en cache par NewsBrol. Ancien cache : Vendredi 19 Septembre 2014, 19:39
Prochaine mise en cache dans : 4 heures

Toute l'actualité éditoriale de la poésie : textes dans l'anthologie permanente, le feuilleton et les notes sur la création, entretiens, notes de lecture, évènements, reportages et rencontres, dernières parutions.....

Vendredi 19 Septembre 2014, 10:17 : [feuilleton] Cahier AA (extraits), de Claude Minière, 3Troisième épisode d’un nouveau feuilleton qui en comportera une douzaine publiés les lundi, mercredi et vendredi. Il s’agit d’extraits d’un ensemble intitulé Cahier AA de Claude Minière. De quelle « érosion » Artaud parle-t-il ? Il ne s’agit pas seulement d’érosion physiologique. Mais, très vite, le poète considère la cohérence et l’harmonie comme entretenant une illusion. Il montre une claire conscience du manque : « …non pas un manque d’exercice, de possession de l’instrument que je maniais… » Blaise Pascal s’occupait de « géométrie projective » : perspective, horizon, etc. … Projective verse de Charles Olson, l’auteur de l’admirable Call...

Contenu :

 

Troisième épisode d’un nouveau feuilleton qui en comportera une douzaine publiés les lundi, mercredi et vendredi. Il s’agit d’extraits d’un ensemble intitulé Cahier AA de Claude Minière.  
 
 
De quelle « érosion » Artaud parle-t-il ? Il ne s’agit pas seulement d’érosion physiologique. Mais, très vite, le poète considère la cohérence et l’harmonie comme entretenant une illusion. Il montre une claire conscience du manque : « …non pas un manque d’exercice, de possession de l’instrument que je maniais… » 
 
 
 
Blaise Pascal s’occupait de « géométrie projective » : perspective, horizon, etc. 
 
Projective verse de Charles Olson, l’auteur de l’admirable Call me Ismaël, « Disons que je m’appelle Ismaël » (sujet : Amérique, génocide des Indiens, destruction des cachalots). 
« Projective verse » : l’ouverture par champs, l’ouverture de la pensée sur sa perspective,… « digression sur chaque point qui a rapport à la fin ». Rien d’un objet. 
 
 
Les lettres m’emportent sur ce qui les appellent… Flèches sauvages, pierre polie, une cataracte de signes dans la concaténation… « The dead and the quick ». 
 
 
Lu You (1125-1210), A mon fils Yu 
« La poésie n’est pas un jeu d’enfant, 
mais l’un des arts nobles. 
Si tu veux être poète, sache 
que le vrai travail se fait hors de la poésie. » 
 
 
Le vrai travail se fait dans la découverte de l’existence. C’est un bonheur et un combat. J’ai un cœur de pierre. 
 
 
 
Donc, je me demande quelle serait une poésie vérité pratique de notre temps (ce « donc » est un nuage). 
 
 
Je suis la perspective et l’horizon. Le Ciel en dedans… 
 
 
Il faudrait qu’une longue ondulation porte et emporte la suite des frappes. Les dernières tentatives en ce sens sont peut-être celles de Claudel (le « verset »). 
Claudel avait une certaine connaissance de l’Orient. Le seau percé de mille trous… 
 
 
Chez Pindare la fin (célébrer le vainqueur des Jeux, les jeux eux-mêmes) fait surgir des « digressions » : des faits légendaires, vivants, pratiques, de mémoire. 
Ses contemporains lui ont reproché ces digressions. Elles sont en fait le chemin direct de rappel – et orientées vers la fin, sur le champ, pour la montrer toujours, et dans ce jour. 
 
 
Encore cette citation de l’auteur des « Pensées » : Jésus-Christ dans une  obscurité (selon ce que le monde appelle obscurité) telle que les historiens n’écrivant que les importantes choses des États l’ont à peine aperçu.  
A-t-on suffisamment souligné la critique du monde et des États (et de l’état du monde) qui animait ce corps tourmenté ? Isidore Ducasse, oui, y aura reconnu les poésies. 
 
 
Aujourd’hui dans le déballage spectaculaire : ce qui est à peine aperçu. Mais il ne faut pas s’en fâcher, les êtres humains, ils sont à peine. 
 
 
L’immense bien que fait, de la tête aux pieds, une phrase juste. Elle enclot et ouvre le champ… Les couleurs, elles aussi, soignent. Le vert clair est bon pour les nerfs. 
 
 
Une pierre dans le jardin. 
 
 
© Claude Minière, [à suivre lundi 22 septembre 2014]  
 
épisode 1, épisode 2

  


Catégorie : Feuilleton
Un article de : Florence Trocmé

Vendredi 19 Septembre 2014, 10:10 : [revue Sur Zone] "Lecture d'un Lucrèce", d'AuxeméryTroisième parution de la revue littéraire de Poezibao, Sur Zone, lancée le lundi 8 septembre 2014. Un poème d'Auxeméry, extrait de ses travaux en cours. Toujours dans le même souci de bien respecter la mise en page du texte, mais également d'en permettre l'enregistrement ou l'impression, les poèmes sont accessibles au format PDF en cliquant sur le lien ci-dessous: Téléchargement : Auxeméry, lecture d'un Lucrèce

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Troisième parution de la revue littéraire de PoezibaoSur Zone, lancée le lundi 8 septembre 2014. Un poème d'Auxeméry, extrait de ses travaux en cours. Toujours dans le même souci de bien respecter la mise en page du texte, mais également d'en permettre l'enregistrement ou l'impression, les poèmes sont accessibles au format PDF en cliquant sur le lien ci-dessous: 

Téléchargement : Auxeméry, lecture d'un Lucrèce

 


Catégorie : Sur Zone, la revue littéraire de Poezibao
Un article de : Florence Trocmé

Vendredi 19 Septembre 2014, 09:57 : [anthologie permanente] Jean Hans ArpMots Mots de merveilleuses promenades, Mots en promenades. Mots flocons. Clairs mots de fleurs enfuies. Mots de montagnes flottantes ou si vous trouvez cela exagéré mots de montagnes de nuages. . Mots de vieux vieux chemins de fer toussés à travers leur panier à salade. . Mots de pécheurs déballant un envoi de langues d’anges . Mots flocons rêveurs. . Inespérés des mots s’épanouissent un à un avec de clairs visages de fleurs. . Mots de parfums aux sombres étincelles. Astres noir gravitant sans un mot. [...] Worte von Wunderwanderungen. Worte auf Wanderungen. Flockenworte. Lichte Worte entflohener Blumen. Worte von...

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Mots 
 
Mots de merveilleuses promenades, 
Mots en promenades.  
Mots flocons.  
Clairs mots de fleurs enfuies. 
Mots de montagnes flottantes 
ou si vous trouvez cela exagéré 
mots de montagnes de nuages. 
 

 
Mots de vieux vieux chemins de fer 
toussés à travers leur panier à salade. 
 

 
Mots de pécheurs 
déballant un envoi 
de langues d’anges 
 

 
Mots flocons rêveurs. 
 

 
Inespérés des mots s’épanouissent un à un 
avec de clairs visages de fleurs. 
 

 
Mots de parfums aux sombres étincelles. 
Astres noir gravitant sans un mot.  
[...] 
 
 
Worte von Wunderwanderungen.
Worte auf Wanderungen.
Flockenworte.
Lichte Worte entflohener Blumen.
Worte von schwebenden Bergen
oder wenn Sie dies übertrieben finden
Worte von Wolkenbergen 
 

 
Worte alter Eisenbahnen  
durch ihren Salatschwenkekorb gehustet. 
 

 
Worte von Sündern  
beim Auspacken einer Sendung  
von Engelszungen  
 

 
Träumende Flockenworte  
 

 
Unverhofft blühen Worte um Worte auf  
mit lichten Blumengesichtern.  
 

 
Worte aus dunkelduftendem Duft  
Wortlose schwarze Kugelsterne 
 
 
Jean Hans Arp, La Grande Fête sans fin, traduit de l’allemand par Aimée Bleikasten, Arfuyen 2014, pp. 90-91, et 162-163 
 
Arp dans Poezibao : 
bio-bibliographie, ext. 1

 


Un article de : Florence Trocmé

Mercredi 17 Septembre 2014, 14:19 : [feuilleton] Cahier AA (extraits), de Claude Minière, 2Deuxième épisode d’un nouveau feuilleton qui en comportera une douzaine publiés les lundi, mercredi et vendredi. Il s’agit d’extraits d’un ensemble intitulé Cahier AA de Claude Minière. Répétitions, contradictions, et, à la fin un seul trait. C’est ce que Blaise Pascal appelait « l’ordre de la charité » : « Cet ordre consiste principalement à la digression sur chaque point qui a rapport à la fin, pour la montrer toujours. » (fragment 280) Tchouang-Tseu : « La Ciel est dedans, l’humain est dehors ». Si à la suite de la clé gong (« arc ») on écrit le caractère «...

Contenu :

 

Deuxième épisode d’un nouveau feuilleton qui en comportera une douzaine publiés les lundi, mercredi et vendredi. Il s’agit d’extraits d’un ensemble intitulé Cahier AA de Claude Minière. 
  
 
Répétitions, contradictions, et, à la fin un seul trait. C’est ce que Blaise Pascal appelait « l’ordre de la charité » : « Cet ordre consiste principalement à la digression sur chaque point qui a rapport à la fin, pour la montrer toujours. » (fragment 280) 
 
 
Tchouang-Tseu : « La Ciel est dedans, l’humain est dehors ». 
 
 
 
 
Si à la suite de la clé gong (« arc ») on écrit le caractère « enfant » on désigne l’archet des instruments à cordes.  Associé au caractère d’ « oreille », on obtient l’idéogramme « enlever ». 
Avec gong à côté de shén (« corps ») on signifie « personnellement ». 
 
 
Je pense aux « Indiens » que dessinent de manière appliquée, concentrée et malhabile les enfants : ils flottent dans l’espace comme en lévitation et transcendant la gaucherie du dessin, ou peut-être grâce à cette maladresse même, menacent tout un côté de la page…Indiens contre les « cow-boys » dont le jeune être ne manque pas d’être entouré, comme plus tard l’adulte. Ce ne sont pas des images logées dans l’imagination mais des signes. 
 
 
« Tout est vulgaire pour commencer.  Avec le passage du temps, ça change ».  Cette notation de Yuko Mishima me « plonge » dans des abîmes de perplexité.  Pourtant, voilà bien le sentiment que j’avais éprouvé avec « Canterbury ». 
 
 
« Qu’est-ce que tu fais de beau ? » Il demande ça le plus simplement du monde… Lois de la gravité.  L’enfant que j’étais s’approche de moi. 
 
 
 
 
 
L’encre elle-même vient d’une pierre, la « pierre à encre » (yantai). Et l’une des plus anciennes calligraphies (4ème siècle av. J.-C.) sur des tambours de pierre (Shigunvea) décrit le jeu des poissons dans la rivière Quian…Fluidité de la pierre…Pierre, mon deuxième nom de baptême. 
 
 
Ezra Pound à Venise : « poteaux de pierre aussi doux que savon ». 
 
 
Un adjectif (« immune ») m’entraîne dans l’histoire. Dans New Age, en 1915, Pound publie des « Notes politiques » par lesquelles il critique la neutralité américaine face au conflit qui ravage alors l’Europe. A son père il fait part de sa colère devant les réticences des Etats-Unis  – dont il espère toujours une Renaissance – à s’engager. Pour « arrêter la boucherie ». En 1939 il cherchera en vain à quitter l’Italie pour regagner son pays…. Quelques années plus tard, Artaud dénoncera les trafics qui s’opèrent dans les laboratoires américains. L’ambition poétique peut-elle demeurer immune dans cette histoire ?   
 
 
Je n’en ai pas fini avec Pound, avec la question historique de la poésie. Après la parution de Pound caractère chinois je continue de m’interroger sur le « drame » du poète. Certes, il a joué la Chine contre l’Amérique, mais pourquoi – pourquoi et alors – tant de doutes sur la validité de son œuvre ? Il pense qu’au 21ème siècle elle ne subsistera que comme « curiosité » !  Il faut reconnaître qu’il ne s’est pas complètement trompé. 
 
 
Canto CXVI/ « Je ne peux faire que mes notes tiennent ». En 1960 (?), dans le désarroi que connaît l’homme, et dans la « place » (le peu de place) qu’occupe désormais la haute ambition poétique… En 1960, Pound est au bout du rouleau. 
Mais, voyons, les notes ne tiennent-elles pas ? S’agit-il, d’ailleurs, de tenir ?... « It coheres all right ». 
 
 
Et pourtant elle tourne… 
 
 
© Claude Minière, [à suivre vendredi 19 septembre 2014]  
 
épisode 1 
 
 


Catégorie : Feuilleton
Un article de : Florence Trocmé

Mercredi 17 Septembre 2014, 14:12 : [notes sur la création] Lorand Gaspar« Il m’est arrivé un jour en essayant d’entendre plus distinctement les principaux motifs et leurs articulations dans les "Nachtstücke" de Schumann, de penser à la naissance d’un poème, à son émergence progressive à partir d’un foyer d’activité très intense, mais disons « sans visage ». « Nous avons le choix entre nous taire ou chercher à nous faire entendre "entr" les mots. A les disposer de telle façon qu’ils indiquent une direction, pointent vers une clarté que les concepts même clairs ne semblent pouvoir contenir, ni communiquer d’une manière catégorique. Les mots nous serviraient alors de balises, de tremplins,...

Contenu :

 

« Il m’est arrivé un jour en essayant d’entendre plus distinctement les principaux motifs et leurs articulations dans les "Nachtstücke" de Schumann, de penser à la naissance d’un poème, à son émergence progressive à partir d’un foyer d’activité très intense, mais disons « sans visage ».  
 
 
« Nous avons le choix entre nous taire ou chercher à nous faire entendre "entr" les mots. A les disposer de telle façon qu’ils indiquent une direction, pointent vers une clarté que les concepts même clairs ne semblent pouvoir contenir, ni communiquer d’une manière catégorique. Les mots nous serviraient alors de balises, de tremplins, de pistes de décollage. »  
 
Lorand Gaspar, « 
Mouvements », in Apprentissage Gallimard, 2004. 
  
[choix de Marc Dugardin]

 


Catégorie : Notes sur la création
Un article de : Florence Trocmé

Mercredi 17 Septembre 2014, 12:54 : [anthologie permanente] Poèmes des époques Tang et Song (Chine)Quelques extraits d’un très beau livre, préparé par Guilhem Fabre, Instants Éternels, Cent et quelques poèmes connus par cœur en Chine, édité par La Différence. En traversant la Han Par-delà les montagnes il n’y a plus de nouvelles Ont passé les hivers et passé le printemps A l’approche du pays mes craintes vont redoublant À tel point que je n’ose questionner les passants. Song Zhiwen (656-713) • Chant du saule L’embellie vert jaspée s’est transformée en saule Du haut duquel dix mille tiges retombent rubans de soie verdoyant Qui donc a ciselé si finement ces feuilles ? Le vent de...

Contenu :

 

Quelques extraits d’un très beau livre, préparé par Guilhem Fabre, Instants Éternels, Cent et quelques poèmes connus par cœur en Chine, édité par La Différence.  
 
 
En traversant la Han 
 
Par-delà les montagnes il n’y a plus de nouvelles 
Ont passé les hivers et passé le printemps 
A l’approche du pays mes craintes vont redoublant 
À tel point que je n’ose questionner les passants.  
 
Song Zhiwen (656-713) 
 
• 
 
Chant du saule 
 
L’embellie vert jaspée s’est transformée en saule 
Du haut duquel dix mille tiges retombent 
        rubans de soie verdoyant 
Qui donc a ciselé si finement ces feuilles ?  
Le vent de la deuxième lune à couper au couteau 
 
He Zhizhang (659-744) 
 
• 
 
La lune brille devant mon lit 
Comme si le sol était de givre 
Levant la tête je la contemple 
Baissant la tête je songe à mon pays 
 
Li Baï (701-762) 
 
• 
 
Souvenirs du sud du fleuve 
 
Sud du fleuve splendeur des paysages que j’ai connus par le passé 
Au lever du soleil sur le fleuve le rouge des fleurs luisait plus que le feu 
Quand venait le printemps sur le fleuve le vert devenait comme bleu 
Sud du fleuve comment pourrait-on t’oublier ?  
 
Baï Juyi (772-846) 
 
• 
 
Impressions de lecture 
 
Vaste bassin carré ouvert comme un miroir 
Où défilent la lumière du ciel les reflets des nuages 
Vous me demandez ce qui le rend si pur 
L’assemblage de ses eaux venant d’une source vivre 
 
Zhu Xi (1130-1200) 
 
 
Guilhem Fabre, Instants éternels, Cent et quelques poèmes connus par cœur en Chine, édition bilingue, La Différence, pp. 50, 59, 106, 172 ; 269 
 
 
 
Cette anthologie qui s'arrête à la fin des Song du Sud, en 1279, réunit les poèmes classiques les plus cités. Elle détaille, pour la première fois par rapport aux autres anthologies, les conditions contemporaines de leur usage qui assurent leur transmission. De façon générale, un poème a pu traverser les âges grâce à la célébrité d'un vers ou d'un distique, repris à l'occasion par tout le monde ayant un bagage d'enseignement secondaire dans les années 60 ou ayant passé par l'enseignement supérieur, depuis les années 80.
La deuxième nouveauté de ce recueil est la tentative de replacer les poèmes dans le contexte de leur époque, de la vie et de l'itinéraire de chaque poète. Depuis les années 80, s'est opérée une véritable renaissance des travaux sur l'Empire du milieu et la poésie, en Chine comme à l'étranger. Mais si l'on en sait beaucoup plus sur la vie et l'œuvre des poètes de la grande époque classique, sous les Tang (618-907) et les Song (960-1279) aucun recueil n'a encore tenté de recouper les découvertes de ces dernières décennies, de retisser la trame des influences et des héritages, et de restituer, au plus près, le souffle des poètes de leurs temps, dans la continuité des âges. Cette galerie de 55 portraits façonne, au fil des pages, une histoire réincarnée de la Chine à travers ses créateurs préférés. (prière d’insérer)

Essayiste, poète et traducteur, Guilhem Fabre est sinologue.

 


Catégorie : Anthologie permanente
Un article de : Florence Trocmé

Mercredi 17 Septembre 2014, 12:06 : [Agenda, liens et informations] le journal permanent de la poésiePour suivre l’actualité poétique en continu : agenda, liens, informations sont désormais publiés ici ou pour les revues, ici Les dernières informations publiées dans les scoop.it de Poezibao : agenda -[agenda] "La table des opérations", de Franck Smith, Les Lilas, samedi 27 septembre 2014 -[agenda] "Le Pays de la littérature" de Pierre Bergounioux -[agenda] 30ème Festival International de la Poésie, 3 au 12 octobre 2014, Trois Rivières, Québec -[agenda] Bernard Chambaz avec Isabelle Garron, le 22 septembre 2014, Paris -[agenda] Jean-Louis Giovannoni, Paris, le 8 octobre 2014 -[agenda] Jean-Luc Lavrille, avec D. Christoffel, P. Drogi, A. Frontier et D. Ferdinande,...

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Pour suivre l’actualité poétique en continu : agenda, liens, informations sont désormais publiés ici ou pour les revues, ici


Les dernières informations publiées dans les scoop.it de Poezibao : 
 
 
agenda 
-[agenda] "La table des opérations", de Franck Smith, Les Lilas, samedi 27 septembre 2014  
-[agenda] "Le Pays de la littérature" de Pierre Bergounioux  
-[agenda] 30ème Festival International de la Poésie, 3 au 12 octobre 2014, Trois Rivières, Québec  
-[agenda] Bernard Chambaz avec Isabelle Garron, le 22 septembre 2014, Paris  
-[agenda] Jean-Louis Giovannoni, Paris, le 8 octobre 2014  
-[agenda] Jean-Luc Lavrille, avec D. Christoffel, P. Drogi, A. Frontier et D. Ferdinande, le 18 septembre 2014, Paris  
-[agenda] La tête et les cornes, Paris, le 25 septembre 2014  
-[agenda] Le programme octobre, novembre et décembre de la Maison des Ecrivains et de la Littérature  
-[agenda] Les Journées Paul Valéry, Sète, 19, 20 et 21 septembre 2014 -[agenda] Rencontre-lecture avec Michaël Batalla et Benoît Casas, Paris, le 27 septembre 2014  
-[agenda] Musique et poésie, le 20 septembre, Paris 
-[agenda] Pascal Quignard, Strasbourg, le 20 septembre 2014  
-[agenda] Rencontre avec Véronique Lossky et Caroline Bérenger: Le journal de Murr (Gueorgui Efron) 1939-1945, Paris, le 18 septembre 2014  
 
 
[article] Paul Celan, La bibliothèque philosophique  
 
[évènement] Mort de l'éditeur et philosophe François Wahl  
 
[internet] Mise en ligne des manuscrits de l'écrivain Claude Louis-Combet  
[site] ouverture du site de Boris Wolowiec  
 
-[note de lecture] "Par mottes froides" d'Armand Dupuy par Emmanuèle Jawad  
-[note de lecture] L'illisibilité en questions par Bruno Fern  
 
-[parution] J.F. Billeter, Trois essais sur la traduction  
-[parution] Jean-François Billeter, Lichtenberg  
-[parution] Yves Bonnefoy, "Poésie et photographie"  
 
[prix] Grand prix de poésie Pierrette Micheloud 2014 à Marc Alyn  
 
-[vidéo] L'album des écrivains : Jacqueline Risset  
-[vidéo] L'écran d'écriture, une conférence de Bernard Stiegler  
 
[article en anglais] ‘Next Generation’ of 20 hotly-tipped poets announced by Poetry Book Society  
 
revues 
-Initiales, n° 4, sur Monte Verita  
-Permanences de la littérature fait sa rentrée...  
 


Catégorie : Agenda, liens, informations
Un article de : Florence Trocmé

Lundi 15 Septembre 2014, 10:17 : [feuilleton] Cahier AA (extraits), de Claude Minière, 1Poezibao entreprend aujourd’hui la publication d’un nouveau feuilleton qui comportera une douzaine d’épisodes, publiés les lundi, mercredi et vendredi. Il s’agit d’extraits d’un ensemble intitulé Cahier AA de Claude Minière. Comme une Voyante retourne les cartes et y lit que les figures passent l’une dans l’autre ou se séparent, mutant, s’influant. Artaud va vers le nord (Dublin), il en a assez de Marseille, la Grèce, etc. Il en a assez de Paris, la rue Blomet ou Saint-germain des Prés…La lumière dans le Nord a une substance de vitrail, stratifiée…Joyce s’est posé à Paris, il a des soucis, peur de perdre...

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Poezibao entreprend aujourd’hui la publication d’un nouveau feuilleton qui comportera une douzaine d’épisodes, publiés les lundi, mercredi et vendredi. Il s’agit d’extraits d’un ensemble intitulé Cahier AA de Claude Minière.  
 
 
 
 
Comme une Voyante retourne les cartes et y lit que les figures passent l’une dans l’autre ou se séparent, mutant, s’influant. 
 
 
Artaud va vers le nord (Dublin), il en a assez de Marseille, la Grèce, etc.  Il en a assez de Paris, la rue Blomet ou Saint-germain des Prés…La lumière dans le Nord a une substance de vitrail, stratifiée…Joyce s’est posé à Paris, il a des soucis, peur de perdre la vue, il a le souci de Lucie, il rêve d’un grand cercle qui lui donnerait les clefs, « a way a lone a last a loved a long… » 
 
 
 
« L’art suprême est de rendre, par le truchement d’une rhétorique bien appliquée, à l’expression de notre pensée, la raideur et la vérité de ses stratifications initiales ainsi que dans le langage parlé. »  
 
 
L’Application des lectrices aux champs : « D’ici s’efface Equillemont la bleue… »  Je lisais Artaud. Peu de réception de mon livre alors, la « sémiologie » faisant rage (et ravages)… 
 
 
Le plaisir entier, c’est le chant noté : l’alliance de la voix et de la main, les syllabes se posent sur les notes, y prennent leur élan ou s’y « perchent », oiseaux… 
 
As it was in the beginning, is now, and ever shall be : world without end. 
 
Sans fin en effet, le chant à déchiffrer… 
 
Ou plutôt : un chemin pas à pas exactement, les « pieds » (comme on disait dans la métrique), rapides… 
 
La langue anglaise biblique a, pour « les vivants », the quick. 
 
Faire des pieds et des mains pour la ferveur. 
 
Le texte entre les mains monte jusqu’à la voix et s’échappe selon un invisible phylactère. 
 
Ils boivent les paroles comme du lait –  du pain de ce jour… 
 
Certainement cette naïveté paraîtra ridicule à notre époque cynique. Elle est de pure gratuité. 
 
Pour d’autres, dans l’ « assistance », elle ne sera sans doute qu’une simple parenthèse. 
 
Et pourtant : le chant noté, n’est-ce pas ce que sent dans son avant-bras celui qui écrit, ce que sentent rapidement les vivants (« the quick ») ? 
 
 
 
Un chant sur la terre, des chemins dessinés sous la paume, balayés et tracés… 
 
Hölderlin, Dichterblut : « Ton pied ne foule-t-il pas la vérité comme un tapis ? » 
 
Courage poétique, c’est bien dit, il s’agit de cela.  Oser avancer, refaire le chemin à l’aventure… 
 
 
Méthode de lecture.  Si je lis les ingrates « Pensées » de Blaise Pascal, je les estime poétiques dès lors que je les entends comme chantier. Répétitions, contradictions, des feuilles détachées… 
 
Nulle persistance, au fond, mais l’insistance même. 
Passer la main. 
 
 
 
A cet instant les notes passent par la fenêtre…. « ever shall be » 
 
Immensité dans un carnet. 
 
                                                                           (Canterbury)

 

© Claude Minière, [à suivre mercredi 17 septembre 2014] 
 


Catégorie : Feuilleton
Un article de : Florence Trocmé

Lundi 15 Septembre 2014, 10:09 : [note de lecture] "Personnier" de Patrick Wateau, par Isabelle LévesqueRayer dessous personne Où se trouve la personne. Pas de métonymie, contenu pour le contenant. Le long poème de Patrick Wateau s’attache à l’étude (poétique, oui, scientifique, aussi) de ce qui définit organiquement la personne. Inscription du corps en. Le colombier contient des colombes, le cendrier des cendres et l’herbier des herbes, bonnes ou mauvaises, au gré de l’herboriste. Et le « personnier » ? Des personnes ? Ou ce qui fait la personne et qu’elle contient : os, muscles, vaisseaux, nerfs, tendons ?… L’individu est indivisible, mais la personne ? Est-elle un masque, comme le veut son étymologie ?...

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Rayer dessous personne 
 


WateauOù se trouve la personne. Pas de métonymie, contenu pour le contenant. Le long poème de Patrick Wateau s’attache à l’étude (poétique, oui, scientifique, aussi) de ce qui définit organiquement la personne.  
Inscription du corps en.  
Le colombier contient des colombes, le cendrier des cendres et l’herbier des herbes, bonnes ou mauvaises, au gré de l’herboriste. Et le « personnier » ? Des personnes ? Ou ce qui fait la personne et qu’elle contient : os, muscles, vaisseaux, nerfs, tendons ?… L’individu est indivisible, mais la personne ? Est-elle un masque, comme le veut son étymologie ? La matérialité tangible de ce masque peut se diviser. On peut enlever certaines parties de la personne (ou les remplacer : « cœur foi cœur / greffe ou greffe »). D’ailleurs les parties commencent à dysfonctionner du vivant de la personne avant de s’arrêter puis disparaître. Ce qui dure le plus longtemps, ce sont les os. Mais eux-mêmes finiront poussière. 
On peut noter la paronymie personnier / prisonnier. La personne est-elle prisonnière du corps ? 
 
« Prisonnier chaque porte / celui qui prisonnie sa vie ». Ou encore : « Prisonnier de perdre à bloc de perdre. » 
 
Masque levé, que reste-t-il ? Quelle vérité une fois le squelette défait des oripeaux ? Dans la langue du poète Patrick Wateau, rien n’est transposé. Figures de style, aucune. L’artifice n’est pas. Écriture de recherche, sec et casse le vers court. 
Nul n’écartera la terre ou les os pour que tienne. Pelletée. Est-elle imposée la trouée rectangulaire en terre où repose rien ? Le vers s’arrête. Souffle aurait gagné peut-être si. Une forme cercle l’os, le rectangle (boîte, le trou, où mettre le corps devenu l’os). A disparu, dans le poème. Reste l’ossature. Les lambeaux dans le livre : les mots.  
 
Le livre est composé de quatre mouvements, quatre nocturnes, quatre Leçons de Ténèbres. Chaque mouvement a son propre tempo : neuf poèmes d’une page, numérotés en chiffres arabes, pour la première partie ; un long poème de cinq pages pour la deuxième ; vingt-cinq poèmes d’une page, avec titres, pour la troisième ; trente poèmes courts, de quatre à six vers, numérotés en chiffres romains, pour la quatrième ; un quatrain de questions suivi d’un long poème en fragments pour la cinquième et dernière partie. Le tout sans disparate, avec une grande cohérence : partout poussent les herbes, courent et hurlent les chiens... 
Le titre de la première partie peut faire penser à une indication de mouvement ou de tempo (diminuendo, rallentando, crescendo…). Et ici, en effet, le titre est clair. Son gérondif indique un processus : « Destruendo »1 : à détruire. 
Le titre du deuxième nocturne, emprunté à l’allemand, « Unkraut »2, désigne les « mauvaises herbes », celles qu’il faut arracher. 
La seule mauvaise herbe nommément citée est le « séneçon », plante fréquente extrêmement toxique (dangereuse pour le bétail), dont le nom vient du latin « senex » (vieux) : au printemps, les aigrettes blanches de ses graines peuvent lui donner une apparence de vieillard. 
Mais on notera aussi, dans la dernière partie (la plus végétale) la « balsamine » (impatiens noli-me-tangere), fleur dont le fruit explose et projette les graines quand on la touche, « bilieuse » dans le poème, puis « débilieuse » après l’explosion. 
Le troisième titre, « Chiens d’attaque », qui sont aux chiens ce que les mauvaises herbes sont aux herbes, évoque aussi ce qui mord sans lâcher, ce qui ronge et broie les os. Ils sont nombreux dans le livre à hurler et à faire hurler. 
Le quatrième titre, « Tremens » (« tremblant » en latin), évoque la peur, la souffrance, qui ne sont pas paisibles dans le recueil, où les hurlements s’élèvent, où le feu prend.   
Le titre du dernier nocturne, « Os ad os loquemur » est un nouvel emprunt à un latin qui semble liturgique, formule de fin d’épître, mot à mot : « Bouche à bouche nous parlerons », pour dire : « Nous en parlerons de vive voix ». Mais le lecteur francophone entend : « os à os ».  
Os si présents dans Personnier (présents renversés dans ce titre même). Danse macabre qui finit en poussière. 
Grattons la terre : vivevoix de Patrick Wateau. Souvenir de. Rien simple ou pur4. Tout suggéré déjà dans la préposition absente (de) de ce titre d’un autre livre qui creuse entre les adjectifs des orifices, on souffle. Souffre ce qui est arraché – l’ongle ? Corps en vie ou trépas ?  
Ça brûle quand ça touche, ânonne des cassures, des redites, parce que ça reste même :  

« L’ongle 
tourne sa main 
trouve écrit l’antécrit 
quelques livres à travées 
insérant le mordant 
mordant 
mordant plus droit sur une pile de brûlures » 
 
Dans mord- (t), des restes. À vif, poète regarde le territoire pauvre de terre en boîte, quand ?  
De long en loin, de bas en haut, meurt.  
À petits feux décante : 
 
« Ongle seul ongle selon ».  

Peu. Avancée d’un pas, au bord de ce qui creuse. 
Des mouvements tentés reviennent en sons répétés, délités dans un autre mot. Pauvre. 
Aucune emphase. Réduction à l’essentiel, la précision des mots, le terrible, pas plus. Souffrir ferme le vers de « trait mortel » en « os », avance à peine :  

« cartilage de plus simple 
chose de plus os »  

N’essaie pas la langue. Le comparatif est mordu, sa base fendue en « chose » (pas de second terme énoncé). Pas grand-chose à retenir sauf peut-être :  

« Mais le fond 
la rosée du secret 
mais quand ? » 
 
Mais s’oppose, trébuche la voix lyrique. Elle vit : contre tout, le vers. Existe, « par la salive de chaque puits son alphabet ». Rongé rouille mais la ligne sur la page cassée se meut, s’enfonce. À quand c’est pour ? Rien, encore quelque chose à remonter (l’étymologie). 
Le scalpel du poète sépare les syllabes ou les lettres, qui peuvent être réagencées ou greffées d’un mot à l’autre. D’abord on « épelle » : 
 
« Comment Dieu érisépèle son nom ». Hérésie ou maladie de peau ? 
« Épeler l’origine // la peler / dans la benne »  
« Au loin 
inerte 
dans le rien 
le tout met la raison 
sur les viscères 
moitié pour os 
qu’épelle telle pelletée » 
 
« La toilette de la bêche, la crinière de l’insecte. 
L’ins etc. scindant du sec. »  

On détache, décompose et tâche de recomposer. 
 
« Le sort  
– moindre de perdre 
comme c’est une perte 
de fendre 
transi des yeux 
 
De défendre sa peau » 
 
S’agit-il du Transi de René de Chalon, de Ligier Richier, si présent dans l’œuvre de Mathieu Bénézet, qui avance son cœur dans la main ? 
 
« Tu te souviens des cavités et pourtant tu songes à des yeux, des yeux qui n’auraient plus de larmes, creusés si profondément dans le faciès par l’acuité d’une souffrance, d’un spasme douloureux, et toujours le geste des bras ramenés en avant du corps, un épuisement… Il y a le reflet vague et lointain d’un visage bouleversé, d’un visage concentré par la souffrance, un visage presque illuminé par une lumière intérieure. […] Et ce visage bouleversé, ce visage de Meuse, ce visage qui porte le même, tant espérée, tant combattue, un double de toi qui remonterait d’une autre enfance que la tienne… »3, écrit Mathieu Bénézet. 

 
La syntaxe de Patrick Wateau n’est pas ordinaire. Habitués. Il déchante « tamis triant tamis / dans le grain du possible /et parole qui pend /sur les dents /et qui pend / comme de près ». Au ralenti le vers remonte vers le grain du tri qui pourrait ne pas rester en grille fine du vers. Un mot retenu : « os », courte syllabe du séparé, le corps entier résume sa vie dans la terre. Et décline « osseux » car le mot s’engendre (comme « mortelle mort ») et trouve la fin. Inscrite au vers suivant, parfois une seule syllabe, on bute à lire : « [c]haque souffle est un mort ». La vie est un accident du mort. Mue. Les dents desserrées, la mâchoire utile à articuler « trou langage ». Les « pelletées », les « charretées », les quantités pressées, déversées, le séparé du corps : 
 
« À l’opposé du souffle 
les poumons se séparent » 
Le corps devant, ses organes, ses parties, le deux en avant, comme résultat, conséquence inévitable. 
Demeure sur le sens une suspension : 
« Si hurlé 
si au pli 
de l’usure 
 
savoir déjà » 
 
Où balancent l’adverbe intensif et la conjonction hypothétique. Fourmille dans le mot le travail du corps (les vers rongent) : organe de langue où placer le recoin perçu, la phrase coupée ne s’interrompt qu’au point de rupture pensé là. Les efforts se heurtent : 
 
« On hisse sa blessure 
à du froid 
de  
salive 
 
Nulle part où 
nulle part », 
 
en soi. Dents serrées, le mors. La phrase dirigée doit bien se taire. En titre de sections ou de poèmes, les termes de science accusent le coup. Erythrocytes : cellule anucléée, aucune division pour cette cellule quand le séparé donne la vie (multiplie). 
  
« Deux bêtes /deux morts », les propositions relatives débutent et claquent : 
« Traîne à terre 
le pont 
où les hurles dans les mains 
où les fonds »  

Un verbe a dérivé (dérapé), la structure en suspens. Des tensions équivalentes : « tendons », « forceps », une loi mécanique identique en organe ou instrument de sortie du corps, « [d]e la corde de pendu/si la corde ne rompt ». Isolexisme nécessaire : « à carcasse-sac ». Composition née d’organes et viscères « quand impossible répond par impossible ». Idéalement, non. Patrick Wateau laisse la crevasse-carcasse. « Quelqu’un », « le défunt », jouxtés dans le poème (ils se prédisent). Le futur dans le présent : mordre (mort), on croquait pour voir s’il vivait. Le croque-mort. 
Le blanc du trou se lit : 
  
« La souche noircit  
au point nageur 
sans même le fleuve 
à sentir les deux fois 
 
Au-delà 
ça calcine 
et s’inverse 
en plus lourd 
 
crypte plus lourde 
 
 
 
 
En erratique ». 
 
En paix, non. Livré à lui-même l’os est sans, dépouillé d’organe le squelette et chair– ce qui est libre ? La souffrance, peut-être. Le sens propre ou premier, littéral et venu du dictionnaire où lire le premier mot qui est la langue, l’organe. Le membre : 
« yeux 
de ce qui s’arrache » 
 
Les vers. Et grouillent pour ôter ce qui reste, l’os seul. Autour, rien, encore rien– dont on parle. Le son du mot reste : os, « habitus », « hiatus ». Le « a », en départ de ligne, échoue dans « étable » et « besace », « [l]a bouche vide d’aucun détail » (« moins de jachère /dont le bétail »). Le fil poétique des bêtes d’élevage finit, l’ « abattoir ». À l’homme se frotte l’équivalence en règne de deux : 
 
« Qui ne rotule ni terre couverte 
rien que le corps n’ensevelisse », 
 
pourrit en terre (« le mot souillé »). Le nom devenu verbe (« rotule ») a restreint le champ à l’os qui devient titre du poème suivant, « Fémur ». Comme crâne où les mots, long des reins, reviennent, descendent en terre. En terre où revient reste. 
 
[Isabelle Lévesque] 
 
 
Patrick Wateau, Personnier, Atelier La Feugraie, 2014, 120 pages, 15 € 
 
 
1Cette première partie a été précédemment éditée en livre d’artiste : Destruendo, ill. Rodrigue Marques de Souza, Éditions Manière Noire, coll. « Longitudes », Vernon, 2003. 
Poème augmenté de 3 gravures originales (eau-forte avec aquatinte) de Rodrigue Marques de Souza. Format : raisin in-8° (H : 25 x L : 17 cm), en feuilles. Texte typographié au plomb mobile en Bodoni c.12 et imprimé sur Vélin d’Arches. Tirage : 50 exemplaires dont 6 hors commerce, tous numérotés et signés par l’auteur et l’artiste. 
2Unkraut, livre peint par l'auteur, Approches-éditions, 2013. 
3Mathieu Bénézet, Premier crayon –Éditions Flammarion, 2014. 

4Patrick Wateau, Rien simple ou pur– Éditions Unes, 1997. 
 
Catégorie : Notes de lecture
Un article de : Florence Trocmé

Lundi 15 Septembre 2014, 09:47 : [anthologie permanente] Boris WolowiecBoris Wolowiec, qui vient d’ouvrir son site où il donne de très larges pans de son œuvre, publie Nuages, aux éditions Le Cadran Ligné. Les nuages montrent le silence de l’aujourd’hui. Les nuages mangent le silence de l’aujourd’hui. Les nuages calligraphient le silence de l’aujourd’hui. Les nuages calligraphient les postures d’envol de l’aujourd’hui. Les nuages calligraphient les postures d’envol à blanc de l’aujourd’hui. Les nuages montrent les postures de l’aujourd’hui par le magma de blancheur de l’illusion, par la catastrophe d’illusion du blanc. Les nuages calligraphient l’avalanche de suivre le silence. Les nuages calligraphient l’avalanche de suivre le silence jusqu’à...

Contenu :

 

Boris Wolowiec, qui vient d’ouvrir son site où il donne de très larges pans de son œuvre, publie Nuages, aux éditions Le Cadran Ligné.  
 
 
Les nuages montrent le silence de l’aujourd’hui. Les nuages mangent le silence de l’aujourd’hui. Les nuages calligraphient le silence de l’aujourd’hui.  
 
Les nuages calligraphient les postures d’envol de l’aujourd’hui. Les nuages calligraphient les postures d’envol à blanc de l’aujourd’hui.  
 
Les nuages montrent les postures de l’aujourd’hui par le magma de blancheur de l’illusion, par la catastrophe d’illusion du blanc.  
 
Les nuages calligraphient l’avalanche de suivre le silence. Les nuages calligraphient l’avalanche de suivre le silence jusqu’à aujourd’hui.  
 
Les nuages montrent mangent dansent le silence de l’aujourd’hui. 
 
 
Les nuages projettent l’immobilité. Les nuages projettent l’immobilité de l’inconnu, de l’inconnu immédiat.  
 
 
Les nuages touchent le silence de l’imagination. Les nuages touchent absorbent le silence de l’imagination. Les nuages taisent l’imagination du toucher. Les nuages taisent absorbent l’imagination du toucher.  
 
 
Les nuages entassent des trajectoires d’envol. 
 
 
Les nuages entassent les métamorphoses. Les nuages entassent les lévitations. Les nuages entassent les métamorphoses de la lévitation. Les nuages entassent les postures de calme de la métamorphose. Les nuages entassent les postures de calme de la lévitation.  
 
 
Les nuages entassent l’implosion de l’inouï. Les nuages entassent l’implosion de neige de l’inouï, l’implosion de neige de l’inouï hors-tout. Les nuages ahanent les métamorphoses de l’inouï. Les nuages entassent ahanent les métamorphoses d’aisance de l’inouï. Les nuages entassent ahanent l’aisance d’anesthésie de l’inouï.  
 
 
Les nuages entassent des miracles d’amnésie. Les nuages entassent le charnier de blancheur de l’amnésie.  
 
[...] 
 
Boris Wolowiec, Nuages, Le Cadran Ligné, 2014, pp. 15 et 16.  
 
Bio-bibliographie de Boris Wolowiec

 


Catégorie : Anthologie permanente
Un article de : Florence Trocmé

Lundi 15 Septembre 2014, 09:22 : [poètes] Boris WolowiecConcernant Boris Wolowiec, Poezibao renvoie à son site, qui vient d’ouvrir (automne 2014) et où il donne en intégralité certains de ces ouvrages. On peut aussi lire ce qu’en dit Laurent Albarracin dans un entretien sur la collection « Le cadran ligné », qu’il édite et où il a publié à deux reprises Boris Wolowiec. Site de Boris Wolowiec Entretien de Poezibao avec Laurent Albarracin bibliographie Jusqu’à, Le Cadran Ligné, 2014 Nuages, Le Cadran Ligné, 2014 et les ouvrages publiés sur son site.

Contenu :

 

Concernant Boris Wolowiec, Poezibao renvoie à son site, qui vient d’ouvrir (automne 2014) et où il donne en intégralité certains de ces ouvrages.  
On peut aussi lire ce qu’en dit Laurent Albarracin dans un  entretien sur la collection « Le cadran ligné », qu’il édite et où il a publié à deux reprises Boris Wolowiec.  
 
Site de Boris Wolowiec 
 
Entretien de Poezibao avec Laurent Albarracin 
 
bibliographie 
Jusqu’à, Le Cadran Ligné, 2014 
Nuages, Le Cadran Ligné, 2014

et les ouvrages publiés sur son site. 

 

 
 


Catégorie : Poètes (fiches bio-bibliographiques)
Un article de : Florence Trocmé

Samedi 13 Septembre 2014, 11:39 : [évènements] Hommage à la poète iranienne Simine BahbahaniAlain Lance a demandé à Farideh Rava de préparer un dossier en hommage à la grande poète iranienne Simine Behbahani, disparue ce 19 Août 2014. Simine Behbahani nous a quittés à l’âge de 87 ans. Née en 1927, elle publié son premier poème à l’âge de 14 ans. Après des études de droit, elle a enseigné aux écoles et a publié son premier recueil en 1951. Bien qu’au fait des innovations de Nimâ et de la Nouvelle Poésie (Cher –é No), elle a choisi de privilégier la forme du ghazal auquel elle a donné une nouvelle vie. À partir de...

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Alain Lance a demandé à Farideh Rava de préparer un dossier en hommage à la grande poète iranienne Simine Behbahani, disparue ce 19 Août 2014.   
 
 
Simine Behbahani nous a quittés à l’âge de 87 ans. Née en 1927, elle publié son premier poème à l’âge de 14 ans. Après des études de droit, elle a enseigné aux écoles et a publié son premier recueil en 1951. Bien qu’au fait des innovations de Nimâ et de la Nouvelle Poésie (Cher –é No), elle a choisi de privilégier la forme du ghazal auquel elle a donné une nouvelle vie. À partir de 1964 elle a commencé une longue collaboration avec le conseil de musique de la radio télévision iranienne. Elle a composé plus de 300 chansons pour les grands chanteurs. Elle nous offre un vaste éventail de poèmes d’amour et des poèmes aux résonnances sociales contre toutes formes d’injustices. Ce qui distingue Simine Behbahani des autres poètes c’est son attitude face à chaque évènement social et politique. Nous pouvons suivre l’histoire du pays à travers ses poèmes. Elle a toujours eu une parole juste et franche ; ce qui lui a valu des attaques de tous bords. Après la révolution de 1979, elle a adhéré à l’Association des Ecrivains Iraniens et a ouvertement condamné les emprisonnements, les exécutions et la guerre. En 2009, elle a obtenu le prix Simone de Beauvoir et en 2013 le prix Janus Pannonius. « Patrie, je te reconstituerai », une de ses compositions, a été chantée par Chahram Nazéri lors de ses obsèques.  
 
[Farideh Rava] 
 
 
Poème traduit du persan par Leili Anvar,  Revue Europe, n° 997, mai 2012 
Littérature d’Iran 
 
Pour quoi faire ? 
 
Pour quoi faire ? Pour regarder deux cents ans durant 
L’injustice et la misère ? 
Pour que mes jours deviennent nuit 
Que mes nuits retournent à l’aurore ? 
Pour qu’à chaque aurore, je voie derrière la vitre  
Grimacer le soleil et qu’alors 
Je regarde venir un jour nouveau 
Habitée d’une haine dense ? 
Avant même d’avoir porté à mes lèvres le thé amer 
Reprendre la lutte tortueuse et me dire 
Qu’il faut redire, pour se souvenir, 
Le conte des démons de Balkh. 
 
Cage, le monde entier est une cage 
Une envie de fuir me monte à la tête 
Revêtir le manteau des départs 
Recouvrir ma tête d’un fichu. Partir 
Où ? Vers la rue de nulle part 
Dans la corruption et la stagnation et la fumée 
Afin de pouvoir enfin 
Dans le chagrin de ce qui est et ce qui n’est pas 
Exhaler ma plainte contre les injustices 
Vous m’avez rappelée, je sais 
Mais tous les amis sont dans la peine 
Les plonger encore plus dans le malheur 
Pour quoi faire ? Pour renaître plus fraîche ? 
Pour quoi faire ? Pour que vos braves médecins 
Trouvent le moyen de me guérir ? 
Prendre des risques. Reprendre ma valise. 
Revivre l’appel du départ 
Et si ce cœur redevenait neuf  
Et si de ces yeux, le voile se levait 
Et si je revenais parmi vous en poèmes 
Pour semer encore le trouble et le vacarme ? 
Mais ne suis-je pas déjà trop enfoncée dans les neiges 
Pour pouvoir m’en extraire un jour ? 
Le mal est profond, je ne crois pas 
En relever la tête un jour 
 
Ô compagnon de toujours, toi qui m’es cher 
Abandonne-moi au sommeil de l’hiver 
Peut-être, par l’indulgence d’un oubli 
Y trouverais-je le repos du corps et de l’esprit ? 
Si la brise du printemps pouvait atteindre 
Mes nerfs desséchés 
Peut-être que je pourrais féconder mon corps 
De la sève verte des bourgeons…  
(Farvardin 1380
Mars 2001 


Catégorie : Evènements
Un article de : Florence Trocmé

Samedi 13 Septembre 2014, 10:01 : [Poezibao Hebdo] du samedi 13 septembre 2014 Rappel : agenda, liens, informations sont désormais publiés ici Pour recevoir les mises à jour quotidiennes dans sa boîte aux lettres, voir ici A noter tout particulièrement le lancement de la revue littéraire de Poezibao, Sur Zone : -[Evènement] Poezibao lance une revue littéraire, "Sur Zone" -[revue Sur Zone] "De l’existence de bateaux menant leur cargaison insensée", de Patrick Beurard-Valdoye -[revue Sur Zone] Fabienne Courtade Les derniers articles publiés dans Poezibao : -[Agenda, liens et informations] le journal permanent de la poésie -[anthologie permanente] L’anthologie « Moderne Poesie in der Schweiz » -[anthologie permanente] Lorand Gaspar -[anthologie permanente] Philippe Jaffeux...

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Rappel : agenda, liens, informations sont désormais publiés ici  
Pour recevoir les mises à jour quotidiennes dans sa boîte aux lettres, voir ici 
 
A noter tout particulièrement 
le lancement de la revue littéraire de Poezibao, Sur Zone : 
-[Evènement] Poezibao lance une revue littéraire, "Sur Zone" 
-[revue Sur Zone] "De l’existence de bateaux menant leur cargaison insensée", de Patrick Beurard-Valdoye 
-[revue Sur Zone] Fabienne Courtade 
 
Les derniers articles publiés dans Poezibao : 
-[Agenda, liens et informations] le journal permanent de la poésie 
 
-[anthologie permanente] L’anthologie « Moderne Poesie in der Schweiz » 
-[anthologie permanente] Lorand Gaspar 
-[anthologie permanente] Philippe Jaffeux 
 
-[entretien] avec Déborah Heissler, par Matthieu Gosztola 
 
-[note de lecture] Deborah Heissler, "Chiaroscuro", par Matthieu Gosztola 
-[note de lecture] James Sacré, "Ne sont-elles qu’images muettes et regards qu’on ne comprend pas ?", par Antoine Emaz 
 
-[poètes] Philippe Jaffeux 
 
-[Poezibao a reçu] du samedi 13 septembre 2014 
 


Catégorie : Poezibao Hebdo
Un article de : Florence Trocmé

Samedi 13 Septembre 2014, 09:53 : [Poezibao a reçu] du samedi 13 septembre 2014 Cette rubrique suit l’actualité éditoriale et présente les derniers ouvrages reçus par Poezibao. NB : ne sont pris en compte ici que les livres publiés à compte d’éditeur. -Leopold Peeters, Pour lire Wallace Stevens, Une lecture sauvage, La lettre volée, 2014, 24 € -Alan Speller, Le Black Moutain College, Enseignement artistique et avant-garde, La lettre volée, 2014, 21 € -Collectif, Des objectivistes au Black Moutain College, La Nerthe, Ecole supérieure d'art de Toulon Provence Méditerranée, 2014, 10 € -James Joyce, Correspondance avec Italo Svevo, édition conçue et traduite par Thierry Gillyboeuf, La Nerthe, 2014, 10 € -Conrad Aiken, Senlin, une...

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Cette rubrique suit l’actualité éditoriale et présente les derniers ouvrages reçus par Poezibao.   
NB : ne sont pris en compte ici que les livres publiés à compte d’éditeur.  

-Leopold Peeters, Pour lire Wallace Stevens, Une lecture sauvage, La lettre volée, 2014, 24 € 
-Alan Speller, Le Black Moutain College, Enseignement artistique et avant-garde, La lettre volée, 2014, 21 € 
-Collectif, Des objectivistes au Black Moutain College, La Nerthe, Ecole supérieure d'art de Toulon Provence Méditerranée, 2014, 10 € 
-James Joyce, Correspondance avec Italo Svevo, édition conçue et traduite par Thierry Gillyboeuf, La Nerthe, 2014, 10 € 
-Conrad Aiken, Senlin, une biographie, trad. Philippe Blanchon, édition bilingue,La Nerthe, 2014, 10 € 
-Jacqueline Merville, Travaux de bec, suivi de La mienne langue, Fidel Anthelme X, 2014, 7 € 
-Jean-Pierre Denis, Me voici forêt, Le Passeur, 2014, 22 € 
-Philippe Mac Leod, Le vif, le pur, poèmes pour un visage, Le Passeur,2014,14,9 
-Agnès Dargent, Echappée, Cheyne éditeur, 2014, 16 € 
-Georges Cathalo, Près des yeux, près du cœur, ill. Evelyne Bouvier, Les éditions de la Renarde rouge, 2014, 15 € 
-Isabelle Cohen, Fleur de gemme, petit traité apologétique du prénom, image d'Evelyne Renault, Fidel Anthelme X, 2014, 
 
-Revue Les Hommes sans épaules, numéro 38, second semestre 2014, 17 € 
 
et aussi :  
-John Cage, Je n'ai jamais écouté aucun son sans l'aimer : le seul problème avec les sons, c'est la musique suivi de Esthétique du Silence de Daniel Charles, La Main courante, 2010, 12 € 
-Barnabé Janin, Chanter sur le livre, manuel pratique d'improvisation polyphonique de la Renaissance, Symétrie, 2014, 45 € 

 


Catégorie : Poezibao a reçu
Un article de : Florence Trocmé

Vendredi 12 Septembre 2014, 11:10 : [revue Sur Zone] Fabienne CourtadeDeuxième parution de la revue littéraire de Poezibao, Sur Zone, lancée ce lundi 8 septembre. Une série de poèmes de Fabienne Courtade, extraits de ses travaux en cours, années 2013 et 2014. Toujours dans le même souci de bien respecter la mise en page du texte, mais également d'en permettre l'enregistrement ou l'impression, les poèmes sont accessibles au format PDF en cliquant sur le lien ci-dessous : Téléchargement Fabienne Courtade, Sur Zone

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Deuxième parution de la revue littéraire de Poezibao, Sur Zone, lancée ce lundi 8 septembre. Une série de poèmes de Fabienne Courtade, extraits de ses travaux en cours, années 2013 et 2014. Toujours dans le même souci de bien respecter la mise en page du texte, mais également d'en permettre l'enregistrement ou l'impression, les poèmes sont accessibles au format PDF en cliquant sur le lien ci-dessous : 

Téléchargement Fabienne Courtade, Sur Zone

 


Catégorie : Sur Zone, la revue littéraire de Poezibao
Un article de : Florence Trocmé

Vendredi 12 Septembre 2014, 10:34 : [note de lecture] James Sacré, "Ne sont-elles qu’images muettes et regards qu’on ne comprend pas ?", par Antoine EmazAvec un titre comme en écho, On cherche. On se demande. , une plaquette publiée récemment chez « La Porte » nous ramenait aussi dans les parages américains, plus précisément du côté de l’Arizona, chez les indiens navajos et hopis. Il s’agissait davantage de paysages, de pierres et de couleurs, mais il y avait au détour d’une page la rencontre avec un « vieux professeur antiquaire », Dal Orr, qui donnait au poète « Cinq anciennes cartes postales : le pueblo de Taos / Avec des enfants sur un banc mis en premier plan. » Le livre chez Æncrages naît...

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Sacré Avec un titre comme en écho, On cherche. On se demande. , une plaquette publiée récemment chez « La Porte » nous ramenait aussi dans les parages américains, plus précisément du côté de l’Arizona, chez les indiens navajos et hopis. Il s’agissait davantage de paysages, de pierres et de couleurs, mais il y avait au détour d’une page la rencontre avec un « vieux professeur antiquaire », Dal Orr, qui donnait au poète « Cinq anciennes cartes postales : le pueblo de Taos / Avec des enfants sur un banc mis en premier plan. » 
Le livre chez Æncrages naît d’une telle série (collection ?) de dix-huit cartes postales (1880-1920) représentant des femmes navajos. Le regard de Sacré est aussi attentif et scrupuleux qu’interrogateur et méditatif. Ou plutôt, pour chaque carte, la description objective et précise de l’image aboutit à une rêverie sur l’énigme de la personne photographiée. L’œil du poète remarque des détails : vêtements, bijoux, coiffure, ou activités (poterie, tissage…), ou des aspects du cadre (studio, extérieur…). Mais il retient, si possible, également les noms : « Toqui-Naachai », « Mary John et Tamara », « Suzzie Yazzie », « Nampeyo », « Mollie Juana »… Ces quelques noms montrent déjà la pente vers le déracinement d’un peuple et sa perte d’identité dans le « melting-pot » américain. De même, dès la première carte, Sacré observe que le dos de la carte indique « Rarement  / Le nom de la personne photographiée / Mais celui du photographe, si. » On sent très bien que la relation de pouvoir est présente dès la photo : Mary John pose « façon de se faire un peu d’argent » ; la femme navajo devant le métier à tisser fait le geste « que le photographe lui a demandé » ; « La petite fille aussi on l’a vêtue de façon traditionnelle »… Mais Sacré nous fait voir tout autant une résistance intérieure, ou au moins un malaise chez ces femmes : Toqui-Naachai « ne rit vraiment pas » ; une autre femme, « Elle, son visage / Est en effet très beau, pas de sourire / Et le regard qui interroge » ; ou bien encore « La petite fille / En ce studio / Dans ses yeux ouverts grands, fixes / Et sa bouche pincée / Qu’est-ce qui lui fait peur si fort ? » 
A l’inverse, certaines photos d’Edward S. Curtis, de Pennington ou de Buehman compensent un peu ce que Sacré montre bien comme une exploitation à des fins touristiques ; ces trois photographes semblent avoir une vraie empathie avec les indiens. Comme toujours chez Sacré, rien n’est tranché ou manichéen : ces cartes postales disent d’abord, à leur manière,  « l’énigme du monde / et du vivant ». Et plus particulièrement ici, dans une mesure que le poète sait modeste, par ces poèmes en vers longs presque prose très liée, un peu de « l’histoire jamais trop racontée des femmes ». 
A la fin du livre, sans illustrations, on a une courte suite de quatre poèmes pour quatre rencontres avec des femmes navajos d’aujourd’hui, prises entre leurs racines indiennes et leur mode de vie américanisé. Ainsi pour cette femme navajo dont le mari ne parle plus la langue indienne, mais qui l’apprend grâce à elle qui la transmet à leurs enfants. A travers elle, le poète voit « Toute femme du monde en sa solitude de femme / Qui raconte et fait ce monde par ses gestes de vivante. » 
Les lavis de Colette Deblé reprennent les cartes postales sous forme de silhouettes féminines indécises mais très présentes dans leur apparition/effacement : un bel écho visuel aux poèmes et à la fragilité historique de ce peuple et de sa culture. 
 
[Antoine Emaz] 
 
 
James Sacré, Ne sont-elles qu’images muettes et regards qu’on ne comprend pas ?, Lavis de Colette Deblé, Editions AEncrages & Co, Non paginé, 21 € 


Catégorie : Notes de lecture
Un article de : Florence Trocmé

Vendredi 12 Septembre 2014, 09:46 : [anthologie permanente] L’anthologie « Moderne Poesie in der Schweiz »L’anthologie « Moderne Poesie in der Schweiz » (Suisse 2013) « Moderne Poesie in der Schweiz » est une superbe anthologie représentative du modernisme dans la poésie en Suisse. À l’encontre des clichés de repli réactionnaire, Roger Perret ouvre son livre par l’internationalisme en kaléidoscope de Blaise Cendrars et la minutie musicale mélancolique de Robert Walser. Puis il déploie les paysages connus en France de Gustave Roud, Philippe Jaccottet, George Haldas, Vahé Godel, Pierre Chappuis. Une tendance s’esquisse : la poésie suisse la plus manifeste au XXe siècle serait la francophone, polissant la langue et bien reçue dans le pays...

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L’anthologie « Moderne Poesie in der Schweiz » (Suisse 2013) 
 
« Moderne Poesie in der Schweiz » est une superbe anthologie représentative du modernisme dans la poésie en Suisse. À l’encontre des clichés de repli réactionnaire, Roger Perret ouvre son livre par l’internationalisme en kaléidoscope de Blaise Cendrars et la minutie musicale mélancolique de Robert Walser. Puis il déploie les paysages connus en France de Gustave Roud, Philippe Jaccottet, George Haldas, Vahé Godel, Pierre Chappuis. Une tendance s’esquisse : la poésie suisse la plus manifeste au XXe siècle serait la francophone, polissant la langue et bien reçue dans le pays voisin, tandis que la germanophone fracturant le langage est plus farouche ; la situation s’inverserait avec un renouveau en allemand vers la fin du siècle, accompagné par la revue Zwischen den Zeilen. Deux pistes se tracent : le multilinguisme et l’expérimentation. L’éditeur de cette anthologie étant de Zurich (Limmat Verlag), tous les textes ont une version allemande en plus de la langue originale. Sont donc représentées les quatre langues officielles du pays : allemand, français, italien, et le fragile romanche (famille du rhéto-roman), mais aussi les dialectes très vivants (de l’allemand ou de l’italien, et caractéristiquement pas du français à tendance monolingue) et quelques langues d’écriture supplémentaires d’exilés vivant en Suisse. Ensuite le livre explore l’anguleux, le postmoderne, le travail original sur la langue. L’art brut viscéral et disloqué des marginaux théorisé par Dubuffet ayant trouvé son premier musée à Lausanne (dirigé par Michel Thévoz) il est normal qu’on retrouve ici les étranges „écrits bruts“ d’Adolf Wölfli ou Louis Soutter. Les avant-gardes sont représentées par les dadaïstes du Cabaret Voltaire de Zurich (Hugo Ball), ainsi que par des artistes visuels qui écrivent avec une approche plastique ou incongrue de la langue comme Paul Klee, Meret Oppenheim, Dieter Roth, ou par les minimalistes de la poésie concrète co-inventée par Eugen Gomringer. La chair de cette anthologie permet aussi de découvrir les paysages de cette poésie suisse multiforme, peu connue en dehors de ses frontières, que malheureusement on ne peut ici qu’égrener en liste de noms mais qui est tout à fait intéressante : Anne Périer, Susanne Dupuis, José-Flore Tappy, Kurt Marti, Erika Burkart, Elisabeth Wandeler-Deck, Felix-Philipp Ingold. Ce vaste florilège aurait été impossible sans le pré-travail courageux d’éditeurs autochtones comme L’Arche, L’Age d’Homme, Empreintes, Héros-Limite, la Revue de Belles-Lettres, et Urs Engeler (dont l’activisme en faveur de la poésie se ressent au-delà de la Suisse jusqu‘en Allemagne et Autriche). Il faut reconnaître que Roger Perret a réalisé avec cette imposante anthologie la vision quasi-quantique de la poésie contemporaine d’un pays dans toutes ses luminosités – un journal suisse se demandant même si cette sorte d‘entreprise existe ailleurs sur la planète (syndrome suisse partagé entre conservatisme et futurisme?). Terminons par des (re-)découvertes heureuses impulsées par cette anthologie, et qu’on pourra approfondir dans leurs livres originaux : le slameur halluciné Christian Uetz (traduit de l’allemand chez L’Oreille du Loup), le lyrisme sombre de Fabio Pusterla (traduit de l’italien chez Cheyne), l’abstraction douloureuse de Charles Racine (réédité chez Grèges), et des écritures récentes comme les poèmes en prose nocturnes de Marie-Laure Zoss (chez Cheyne) et deux expérimentales subtiles qui ont réalisé un livre ensemble, Heike Fiedler et Isabelle Sbrissa (Editions Disdill). 
 
 
Composition du dossier et traductions : Jean-René Lassalle)  
 
••• 
 
Anne Blonstein : 
 

Manos enlazadas 

 
«  l’entrelacement entraine ˂l‘œil à une chasse capricieuse ˃ » donne  
moi 
quelques mots
· des fleurs · pour une femme · parfums · à chanter · 
des oiseaux ·  
une vérité · poissons hommes coquillages · nous permettant · de s’imaginer 
chaque syllabe 
sans arrêter de construire une maison ˂ produisant une variété 
sans gaspillage ˃ bandanas brodés de cendres ˂ et  
une continuité sans uniformité ˃ le cœur est du côté de 
la vie 
 
aujourd’hui est · une finesse de notre amour 
tandis que j’étale un jardin de mots dans la perspective 
balaie le sentier avec des feuilles craintes par le soleil 
des mains boursouflées de rêve ·  
il y eut feux de camp · il y a des feux de camp 
mais cette nuit · la pluie · plus douce que le silence ·  
(connais-tu le chant des chants? 
et l’accordéon souffletant vert olive ?  
la vrille de serpent d’une jupe rouge ? 
la planète qui démesura son orbite ? 
moi aussi j’ai goûté le pain l’emmental 
et je sais les trous dans l’eau où plongent les endeuillés) 
 
couchant sur un lit de latin acquis au lieu 
d’anciens 
rituels assumés & la cendre 

vives ruptures 
fourrées de garance ·  
orchidée fourrée de thym / paysages intérieurs fourrés d‘orchidée 
mains enlacées dans lumière à haustoriums engagées 
en réactions aliphatiques 
 
 
 

Anne Blonstein (1958-2011) est une poète anglaise émigrée établie comme biochimiste à Bâle, elle publia en anglais six recueils influencés par sa formation scientifique et sa culture juive. Certains de ses poèmes ont été mis en musique par des compositrices suisses contemporaines („Shiva for Anne“, de Mela Meierhans). Original : anglais. 
  
• 
 
Otto Nebel : 
 
Fortifié contre fous 
 
Cinquante fous affluent 
vers une foule que folle 
fraient parmi les fous 
entrent dans un non-temps fou 
pénètrent grilles anti-fous 
fous engrillagent fous 
renfloueurs jamais n’engrillent fous dans grilles 
renfloueurs désengrillent 
renflouer n’est folie jamais 
renflouer affronte névés de feu 
        fous dérésonnent dans propres filets 
renflouer désengrille propres limites 
        fous se démolimitent 
renflouer irrupte à la rive des runes 
        fous disruptent en frasques 
renflouer franchit moment approprié 
        fous déchircharrient 
renflouer jamais produit frasque, jamais 
fous produisent propriations  
renflouer négativise nenni 
        fous négativisent 
renflouer excise dyspétrissage 
        fous dyscraquèlent 
renflouer se plaît à connecter gaieté 
        fous subissent voracité de feu 
        fous disputaillent 
        fous déchiquètent 
jamais filouterie le renflouement 
à temps se renforcent les bons renfloueurs par filets intraprofonds contre affronts de fous 
 
 
Otto Nebel (1892-1973), expressioniste berlinois antimilitariste, fuit les nazis en 1933 à Berne où sa poésie minimaliste dans la mouvance de August Stramm se métamorphose en un univers visionnaire généré par des structures linguistiques de son invention, comme les „fugues de runes“ où des lettres choisies bouillonnent en denses permutations oniriques. Voir le livre : Otto Nebel: Unfeig, Urs Engeler Editor  2006. Original : allemand. 
 
• 
 
Dieter Roth : 
 
 
Non, Personne parle. 
Personne parle ? 
Oui, personne (Personne) parle, c’est en train d’être lu. 
Non, rien n’est lu, c’est écrit par la lecture. 
Non, cela s’imprime par la lecture d’une écriture. 
Non, ce qui s’imprime serait lu. 
Oui, mais ce qui s’imprime serait lu, c’est quand même écrit. 
        Oui, ou non, que l’imprimé (que l’imprimé) soit lu, 
                ça s’est écrit si vous le lisez (tu le lis), 
                mais que que l’imprimé (qu‘) etc. etc. 
 
 
 
Dieter Roth (1930-1998) est un artiste plasticien suisse proche du mouvement Fluxus et internationalement reconnu pour ses installations et ses objets-livres. Il écrivit aussi une prose poétique décalée et des poèmes entre concret et conceptuel, par exemple ses sonnets rageurs tapés avec coquilles sur lambeaux de papiers transparents superposés dans la revue Zwischen den Zeilen n°4. Original : allemand. 
 
• 
 
Franz Dodel :  
 
 
06741  Jenny Holzer: „Protect me from what I want“ 
personne ne doit me protéger 
contre ce que je désire 
mi-veillant mi-rêvant entre 
06745  les incertitudes 
        grisé par le furieux zèle 
        des galets sur la plage 
        roulant avec les marées 
        dans l‘allant et venant 
06750  d‘une rive indifférente 
sans fondements 
avoués sauf un 
(qui me satisfait aussi) :  
„cela découle ainsi“ 
06755  de même s’écrit 
        la surface étendue 
        de ce texte débordant 
graduellement éludant limites 
avec toujours trois 
06760       dernières lignes hors d’atteinte 
 
 
Franz Dodel, né à Berne en 1949, est professeur d’histoire des religions. Depuis 2002 il écrit une tresse infinie de haïkus numérotée dont il a publié déjà plusieurs volumes, en particulier chez l’éditeur autrichien Korrespondenzen : Nicht bei Trost. Carmen infinitum, 2011, contient les vers 12001 à 18000. Original : allemand. 
  
 
Tous les textes traduits ici sont en allemand (ou anglais pour Anne Blonstein) dans : Moderne Poesie in der Schweiz, édité par Roger Perret, Limmat Verlag, Zurich 2013. 
 
 
[Jean-René Lassalle] 


Catégorie : Anthologie permanente
Un article de : Florence Trocmé

Mercredi 10 Septembre 2014, 14:00 : [Agenda, liens et informations] le journal permanent de la poésiePour suivre l’actualité poétique en continu : agenda, liens, informations sont désormais publiés ici ou pour les revues, ici Les dernières informations publiées dans les scoop.it de Poezibao : La mort de Jacqueline Risset Morta a Roma Jacqueline Risset. Fece conoscere Dante ai francesi Mort de Jacqueline Risset, écrivain et traductrice de Dante [agenda] Festival Actoral, 24 septembre au 11 octobre 2014, Marseille [agenda] Festival Relectures 15, festival de littératures vivantes [agenda] Jerome Rothenberg, Marseille, le 16 septembre 2014 [agenda] Journées Poésie 2014 - Les Journées Poésie de Rodez [agenda] Lecture Double Change avec Jeremy Robert et Leonard Schwartz, Paris,...

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Pour suivre l’actualité poétique en continu : agenda, liens, informations sont désormais publiés ici ou pour les revues, ici

Les dernières informations publiées dans les scoop.it de Poezibao : 
 
La mort de Jacqueline Risset 
Morta a Roma Jacqueline Risset. Fece conoscere Dante ai francesi  
Mort de Jacqueline Risset, écrivain et traductrice de Dante  
 
[agenda] Festival Actoral, 24 septembre au 11 octobre 2014, Marseille  
[agenda] Festival Relectures 15, festival de littératures vivantes  
[agenda] Jerome Rothenberg, Marseille, le 16 septembre 2014  
[agenda] Journées Poésie 2014 - Les Journées Poésie de Rodez  
[agenda] Lecture Double Change avec Jeremy Robert et Leonard Schwartz, Paris, le 19 septembre 2014  
[agenda] Les Rencontres de Chaminadour, du 18 au 21 septembre 2014 [agenda] MidiMinuitPoésie, Nantes, du 8 au 12 octobre 2014 
[agenda] Reprise des Midis de la poésie (Bruxelles)  
 
[colloque] Procédures et contraintes : quels enjeux pour la création contemporaine ?  
 
[notes de lecture] Franck Doyen, Littoral et Champs de lutte, par Emmanuèle Jawad  
 
[parution] Julien Blaine, "quelques Images de retour en 2013" 
[parution] Rimbaud géographe social  
 
[site] Liliane Giraudon  
 
revues 
Les Lettres françaises, du 4 septembre 2014 - Nouvelle série n°118  
La Nouvelle Revue Française, n° 609  
 
 


Catégorie : Agenda, liens, informations
Un article de : Florence Trocmé

Mercredi 10 Septembre 2014, 09:55 : [entretien] avec Déborah Heissler, par Matthieu GosztolaDes regrets et des-paysement, Carnets Entretien avec Déborah Heissler — Matthieu Gosztola : Pouvez-vous retracer votre parcours ? — Déborah Heissler : C’est tout d’abord celui d’une mélomane et lectrice assidue qui a choisi la voie littéraire à Mulhouse – plutôt que le droit à Strasbourg auquel avaient tout d’abord pensé ses parents –, pour rester au plus près de son instrument, le piano. Les années passant et plusieurs séjours successifs à l’étranger ont par la suite considérablement changé les choses, puisque j’ai finalement réussi à faire mon deuil de l’instrument, collectionnant à défaut les enregistrements de Richter, Gould, Schiff...

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Des regrets et des-paysement, Carnets 
Entretien avec Déborah Heissler  
  

— Matthieu Gosztola : Pouvez-vous retracer votre parcours ? 
— Déborah Heissler : C’est tout d’abord celui d’une mélomane et lectrice assidue qui a choisi la voie littéraire à Mulhouse – plutôt que le droit à Strasbourg auquel avaient tout d’abord pensé ses parents –, pour rester au plus près de son instrument, le piano. Les années passant et plusieurs séjours successifs à l’étranger ont par la suite considérablement changé les choses, puisque j’ai finalement réussi à faire mon deuil de l’instrument, collectionnant à défaut les enregistrements de Richter, Gould, Schiff ou Magaloff, pour n’en citer que quelques-uns parmi de nombreux autres. Il est fort probable que cet attrait pour la musique en règle générale soit à l’origine de mon intérêt pour la poésie en premier lieu et plus spécifiquement celle de Jaccottet au moment précis où, encore étudiante, cette dernière se substitue peu à peu à l’art du clavier. Attention au rythme ou à la prosodie, à l’image également qu’on file un peu à la manière d’un contrepoint de bout en bout du poème.  
Lecture de « La métaphore vive » de Ricœur, de Roland Barthes et Gérard Genette, à ce même moment également découverte de Du Bouchet, Dupin, Deguy… une thèse qu’on soutient et des financements à trouver… puis finalement un Master en Sciences de l’Information et Métiers de la Culture, qui vient bouleverser tout cela.  
Premier stage à Garnier, où je découvre pendant quatre mois l’univers de la danse photographiée par Roger Pic – tant le travail des corps que celui de la plasticité du blanc transposée sur le plan de l’écriture et de la mise en espace du poème, un univers proche (dans ses interrogations au moins) du travail de Sylviane Dupuis dans Géométrie de l’illimité notamment en 2000 (ou encore Géométrie du hasard en 1998 et Opus 27 en 2002 avec la chorégraphe Noemi Lapzeson) découvert quelques années auparavant – ainsi que les coulisses de l’Opéra, où évoluent alors et dans d’autres sphères le danseur étoile Nicolas Le Riche notamment. 
Deuxième stage en Inde et premiers pas dans l’enseignement du Français Langue Etrangère, puis bref retour en France et départ pour la Chine l’année suivante juste après les JO. 
 
— Matthieu Gosztola : La Chine a-t-elle été pour vous un bouleversement sensoriel qui s’est répercuté, par ondes, aussi bien dans votre pratique de l’écriture que dans celle de la photographie ?  
— Déborah Heissler : Écrire pendant ce séjour en Chine c’était pallier un manque, celui de la langue française. Passées les heures d’enseignement au département de français, il fallait être capable de communiquer en anglais à défaut de pouvoir le faire en chinois. Me retrouver seule le soir face au clavier et à l’écran, à agréger des flux RSS pour préparer les cours en écoutant France Culture ou bien France Musique, était devenu tout simplement jubilatoire.  
Le lien avec ce que j’avais laissé derrière moi – littérature, culture, musique ou même gastronomie –, dépasse de loin la pratique à elle seule de l’écriture ou de la photographie au quotidien. Il m’a bien fallu dix à quinze jours à chaque fois pour me faire à mon nouvel environnement ; en Chine par exemple, je repense au changement climatique et au rythme des saisons tout à fait autre (je me souviens de cet hiver plutôt doux mais très humide qui donnait l’impression de traverser sur le campus des murs de brouillard « au couteau » et en y entrant « les os en avant »). Je repense également à la difficulté qu’il y avait pour des occidentaux de trouver du café en dehors du centre ville et donc de pouvoir en bénéficier le matin sur le campus. Des petits détails comme ceux là, qui font la vie de tous les jours et qui ne transparaissent jamais dans mes publications. J’ai eu cette chance d’éprouver tout à la fois des « regrets » et du « des-paysement » et de pouvoir m’en nourrir par la suite, de retour en France. 
J’avais ainsi rédigé des bribes de prose sur un blog de voyage (des Carnets en ligne), qui ont donné lieu à mon deuxième recueil publié chez Cheyne (Comme un morceau de nuit, découpé dans son étoffe en 2010) photographiant les endroits parcourus pour mieux y revenir plus tard. C’est bien parce qu’on peut parler de « bouleversement sensoriel » (la formule est juste) qu’il m’a semblé important de tout noter, consigner, quitte à travailler dans le décalage et de retour en France en ré-architecturant les notes de voyages
Une fois de retour je n’avais qu’une crainte, me confronter à une pratique que je connais peu à dire vrai et qui était celle du haïku. J’ai préféré prendre le problème à rebours et imaginer, en place et lieu d’une réflexion sur « les saisons », « la brièveté », « l’instant », un travail sur un moment en particulier « le crépuscule » mais littéralement dilater sur une cinquantaine de pages et avec – en marge de longs pans de prose (un peu comme dans les « Fragments d’un discours amoureux » de Barthes) – des mots inscrits tels des didascalies indiquant une inflexion de la lumière, un détail sur lequel focaliser le regard, parcourir le paysage, arrêter « la chute du jour » (au sein de cette dernière section de Comme un morceau de nuit, découpé dans son étoffe, intitulée en japonais « scène de nuit » précisément).  
C’est peut-être plus dans cette propension à travailler le « tableau », « l’image fixe », « la scène » que la peinture rencontre chez moi la photographie depuis ce deuxième recueil. Dans Chiaroscuro(publié en 2013 chez AEncrages & Co), c’est véritablement cela qui détermine la division du recueil en deux sections « Camera » / « Oscura » ; l’attention au souffle et au corps y étant plus prégnante que jamais. J’aime beaucoup à cet égard, dans la préface de Sabine Huynh, cette phrase très juste qu’elle nous livre au sujet du recueil « (…) Des songes, des noces et de la pression des corps, il ne reste qu’une empreinte fugitive sur la page-écran (…) Chiaroscuro est écrit dans une encre de neige et sur un fond de ténèbres »). J’y aime tant l’oxymore que le parallèle avec Deguy également à la fin de la préface.  
 
— Matthieu Gosztola : En quoi vos séjours en Inde, en Chine, en Thaïlande et au Viêt Nam ont-ils modifié votre rapport à la littérature ? 
— Déborah Heissler : Voyager a été pour ma part un prétexte à tenir des Carnets en ligne, un blog. De lectrice assidue, je suis passée à l’écriture au quotidien (quelques lignes parfois ou bien des bribes de textes plus importantes) et au partage ou à la modération de commentaires éventuels. 
Me revient ce souvenir d’être rentrée de Chine en lisant "Morte saison" de Nicolas Bouvier, postant l’extrait sur mon blog le 17 juillet 2009 et commençant le surlendemain à mettre en forme Comme un morceau de nuit, découpé dans son étoffe.  
Tout recommence. On marche dans une lumière nouvelle, portée au-dessus des brumes ou des fumées. Peu de nuages, sans poids, blancs eux aussi. Quelque chose qui est à la limite de l’informulé, que seuls deux ou trois mots suggèrent et qui pourtant éclate à l’esprit. Tout cela n’est que nuances, calme bruissement que l’on écoute sourdre au cœur de l’herbe nouvelle, liées aux roseaux, aux herbes hautes. Les touffes d’anémones et les primevères flambent et s’éteignent une à une, trop sombres pour qu’on parle de flammes.  
« Tout recommence ». Je parlais tout à l’heure de « décalage » ; écrire sur la Chine alors en France et sur la France alors en Chine.  
Débordement de mon impatience. Se souvenir. Je me souviensdu trajet, du chemin, de sa courbe dans le paysage, flouté légèrement - celui qu’on observe sur la photo. Une masse noire veinée de bleu décroche la perspective. Détail. Lumière sur le côté. Un coin de ciel rongé par l’obscurité. RER, TGV, arrivée. 
C’est peut-être cela qui caractérise le plus surement mon écriture dans sa mise en forme (je repense à Proust du coup – sourire), un rapport particulier à la mémoire et forcément au temps, au quotidien de l’expatriation augmentée de lectures, nombreuses et variées. Je crois qu’on pourra dire cela de tous mes autres séjours en Asie même si l’Inde ou la Thaïlande plus spécifiquement, et à ce jour, n’ont pas déjà fait l’objet d’une publication. 
 
— Matthieu Gosztola : Vous évoquez Proust, ce qui m’enchante bien évidemment. Pouvez-vous développer ?  
— Déborah Heissler : Je ne pensais pas le faire à dire vrai. Je l’évoque un peu en forme de boutade faisant allusion à sa fameuse « petite madeleine » ; j’ai à l’esprit tant de notes ou photographies qui me ramènent aujourd’hui encore à l’Asie, susceptibles de devenir de véritables éléments « déclencheurs » comme par ailleurs d’autres textes – j’ai en tête les si beaux écrits sur le Japon également de Nicolas Bouvier –, peuvent déclencher chez moi l’écriture. 
 
— Matthieu Gosztola : Pouvez-vous revenir sur la spatialisation du poème et sur les rapports établis entre musique et poésie, justement par le travail opéré sur la mise en pages, et par l’importance qui est donnée au blanc, résurgence aiguë du silence ?  
— Déborah heissler : S’agissant de cette dernière question, sur « la spatialisation du poème », le blanc et la « résurgence du silence » je dois dire que le travail du blanc – qui marque chez moi à la manière d’une respiration le retour à la ligne –, est presque aussi « musical » que « plastique » ; blanc comme ponctuation à part entière qui guide l’œil jusqu’au vers ou à la strophe suivante (je repense à une lecture enfant d’Alcool et à cette intuition du « blanc comme ponctuation » à lui seul). 
Quant à ma relation au silence et à sa « résurgence aigüe » dans le texte, elle est d’autant plus prégnante, thématique et thétique dans Chiaroscuro, que je m’y suis évertuée à confondre délibérément l’adresse lyrique (appel de l’être aimé « tu ») et voix « tue » à la manière d’une confrontation Eros / Thanatos.  
Je crois que ce « tissage » de l’image, de la respiration et du silence, de l’adresse lyrique et du chant chez moi, s’intriquent l’un l’autre de manière si complexe, que je ne conçois que la métaphore contrapuntique pour parler de mon écriture. On pourra me le reprocher, mais j’assume pleinement cette résurgence-là de la « musique », sa complexité – et non pas la « musicalité » à elle seule –, dans ce que j’écris. 
 
[Matthieu Gosztola] 
 
© Poezibao et les auteurs 
 


Catégorie : Entretiens
Un article de : Florence Trocmé

Mercredi 10 Septembre 2014, 09:45 : [note de lecture] Deborah Heissler, "Chiaroscuro", par Matthieu GosztolaBeau livre frappant, astucieusement servi et par une préface intense de Sabine Huynh et par les choix éditoriaux (la vie de texture du papier ; la composition en linotypie – en Aster de corps 10 –, les linogravures...). Livre frappant, parce que questionnant avec intelligence, par la poésie, la dialectique du proche et du lointain que prend ontologiquement à partie tout regard, tel que défini par Georges Didi-Huberman dans Ce que nous voyons, ce qui nous regarde (Les éditions de Minuit, collection « Critique », 1992) : « Peut-être ne faisons nous rien d'autre, lorsque nous voyons quelque chose et...

Contenu :

 

 

 
HeisslerBeau livre frappant, astucieusement servi et par une préface intense de Sabine Huynh et par les choix éditoriaux (la vie de texture du papier ; la composition en linotypie – en Aster de corps 10 –, les linogravures...).  
 
Livre frappant, parce que questionnant avec intelligence, par la poésie, la dialectique du proche et du lointain que prend ontologiquement à partie tout regard, tel que défini par Georges Didi-Huberman dans Ce que nous voyons, ce qui nous regarde (Les éditions de Minuit, collection « Critique », 1992) :  
 
« Peut-être ne faisons nous rien d'autre, lorsque nous voyons quelque chose et que tout à coup nous en sommes touchés, que nous ouvrir à une dimension essentielle du regard, selon laquelle regarder deviendrait ce jeu asymptomatique du proche (jusqu'au contact, réel ou fantasmé) et du lointain (jusqu'à la disparition et la perte, réelles ou fantasmées). »  
 
Deborah Heissler donne singulièrement corps, vers après vers, à cette « disparition », à cette « perte », qui est – également – l'autre nom de vivre :   

« je me souviens // de la distance exsangue des commencements / de cendre du ciel de l'horizon / et des nues ».  
 
Tout décline, même la nuit (« alors admettre que la nuit décline »). Et lorsqu'il n'est pas de nuit, « disparition » il y a quand la lumière vient, trop-présence, brouiller les contours : « et les premiers oiseaux que la clarté / dissémine ». Tout ce qui se tient loin, au-delà de ce qu'il nous est possible d'étreindre par le regard, ou par la pensée qui, venant seconder le regard, est sœur de la logique, tout ce qui se tient éloigné est pour nous « disséminé ».  
Et, du reste, tout, absolument toutse tient éloigné de nous (ce qui ne nous empêche nullement de ressentir, et avec force, l'approche d'éléments composant ce tout, approche pouvant se fondre dans une grande et musicale proximité). Rien n'est stable, rien ne se résout dans un « proche » qui soit (puisse être) réel ; seule, régulière, s'entend la pulsation de l'ample : « froissement du bleu / des ronces, ample ajouré ». 
 
Cependant, pour l'auteure, la dialectique du proche et du lointain n'est pas ce qui fonde uniquement le regard ; elle est ce qui fonde proprement chacun de nos sens.  
Ainsi en est-il de l'ouïe, qui permet de se confronter à l'indéfinissable, en somme à l'énigme et au silence : « et de l'énigme d'autres voix / et de cet hiver » ; « l'ossement des ruches / en salve de silence »... 
Ainsi en est-il de l'odorat, qui nous présente les choses dans leur univers et dans leur distance, dans un univers qui pour nous est un univers de distance : « le parfum de la figue loin dérobé ». Du reste y a-t-il toujours un « volet » pour faire obstacle entre soi et le monde, ce monde qui se trouve être tissé d'altérités : « l'odeur // est forte d'origan derrière le volet ».  
Ainsi en est-il du goût, qui est contenu autant dans le fait de goûter que dans ce qu'on goûte : « depuis ta nuque d'ébène et / mes lèvres de lait » (ici les lèvres, prélude à l'action de goûter, ont elles-mêmes un goût, en plus d'une texture et d'une couleur : celui du lait).  
Ainsi en est-il du toucher, qui permet de faire se lever le murmure ; le murmure : c'est-à-dire ce qui n'a pas de poids autre que celui d'un mouvement délicat qui jamais ne s'attarde à l'ornière des résultats qu'il fait pourtant se cristalliser :  
 
« Une fontaine murmure sur la paume de tes mains / un désordre d'aube et de feu » ; « brûle murmure / appelle l'extraction lente de nos gestes »...   
 
Même si nous sommes « guidé[s] par nos mains comme / portées par les oiseaux mêlés à l'aube », tout ce que nous sommes amenés à toucher n'a guère plus que la consistance et l'éphémère d'une épice : « chemins brûlés / d'ortie safran sur les mains ». Aussi ne peut-on pas davantage saisir les corps que le ciel, ce qui revient finalement au même ; le ciel que nous brûlons de saisir comme un corps. Le ciel qu'est tout corps appartenant à une personne aimée.  
 
« [L]e ciel se détournant, / difficile encore, comme à saisir ». 
 
Maniant avec brio l'art du  « Chiaroscuro » (le clair-obscur), l'auteure fait intervenir des gradations de couleur sombre sur un support clair, par l'ajout de formulations doucement cryptiques sur le blanc de la page, mots qui eux-mêmes viennent poser sur la clarté du dire entrevu, deviné, pressenti, un autre indéchiffrable : l'indéchiffrable d'un obscur sémantique ayant trait à l'inconscient, aux tréfonds de la psyché humaine, – autrement dit un obscur sémantique entraînant avec lui son cortège funèbre : un cortège de rêves.  
Car en définitive, par cette technique de peintre que l'auteure utilise en poète, pour rendre palpable l'intensité suivant laquelle les choses se tiennent loin de nous quand nous les embrassons avec nos sens, ces choses s'éloignant de nous à mesure justement que nos sens nous permettent de les approcher, ou de les étreindre, par cette technique de peintre l'auteure fait en sorte que se lève le rêve. Elle s'attache à le faire parler. Lui, le rêve. 
Lui, le rêve, c'est-à-dire cette contrée où n'existe plus le temps :  
 
« tu ne sais si / ni même le jour ou l'heure » ; « et rêvant // quand encore le temps cesse par-delà / parfois les mots ».  
Le rêve, c'est-à-dire ce lieu du temps sans temps où il est possible non plus de dire « ma toute Nuit » mais de vivre, réellement vivre ce groupe nominal ; et cela sans conscience de son élan, autrement dit sans conscience de la façon qu'a tout élan d'inscrire en lui sa propre finitude. 
Le rêve... pour que naissent, enfin, les images : « dehors est un ciel brûlé » ; « immense nudité de la neige »... 
 
Et si, à la lecture de Chiaroscuro, le rêve nous atteint à ce point, c'est aussi grâce aux linogravures d'André Jolivet, où pulse le rouge cru, qui est la couleur de l'intérieur des âmes, des corps ; c'est le rouge de l'onirisme vécu : le rouge de Cris et chuchotements de Bergman. 
 
[Matthieu Gosztola] 
 
 
Deborah Heissler, Chiaroscuro, linogravures d'André Jolivet, Æncrages & Co, collection « Voix de chants », 2013, 18 euros.  
 


Catégorie : Notes de lecture
Un article de : Florence Trocmé



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St.Gaudry©07.01.02
 
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