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Musique, cinéma, TV, événements, actualités du monde

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Cafeduweb


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Actualité du webzine communautaire Cafeduweb où les rédacteurs sont les internautes

Mardi 05 Mai 2015, 20:18 : « Le Sauveteur de touristes » d'Éric LangeVoici un roman très prenant et dépaysant, croisement palpitant entre le thriller, le carnet de route et l'Aventure avec un grand A. 4e page de couverture : « Je suis le sauveteur de touristes. C'est mon métier, une sorte de détective privé ne travaillant que sur des affaires de touristes en perdition. Les cas les plus courants sont les emprisonnements pour trafic et consommation de drogues illégales, mais les plus intéressants sont les disparitions, volontaires ou non. Cette histoire est celle de ma première enquête. Elle m'entraîne à New York, Bangkok, Goa, Tanger et Alice Springs, à la recherche d'Émilie. Émilie, la fille qui peut détruire notre monde. Si elle le veut. »
Catégorie : Lecture

Jeudi 16 Avril 2015, 11:49 : La Chasse aux MonstresY a pas que des cadavres dans les placards, y a des monstres aussi! Pour les enfants qui ne veulent pas dormir, les dessous de lit et les placards sont des repaires de monstres. Pour Antoine Bauza, c'est l'inverse. Dans la Chasse aux Monstres édité par le Scorpion Masqué, le placard est la prison des monstres. Alors partons chasser les monstres vers le placard à grand coup de jouets. Et oui, les monstres ont peur des jouets!
Catégorie : Jeux de société

Dimanche 29 Mars 2015, 11:33 : Le vrai sens des mots. Trente – Saintes aller retour. Ou en étions-moi ? Toujours à l’heure « J » romaine. Alors haut les cœurs en ce printemps balbutiant, on ne lâche rien et on s’y recolle courageusement. J’espère juste que mon dernier lecteur ne sera pas mort avant la lettre Z…
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Jeudi 12 Mars 2015, 09:00 : Lord Ruby – Keep On MovingSi “Keep on moving” est le premier album du groupe Lord Ruby, les membres du groupes ne sont en aucun cas des petits nouveaux sur la scène musicales. Franck Viallet, Manu Praz, Damien Habouzit et Nicolas Gamet sont des musiciens expérimentés depuis plus de deux décades pour certains. De nombreux groupes ont accueillis leurs talents dont Jigaboo, Prohom, Mok… et Astonvilla.
Catégorie : Arts

Lundi 09 Mars 2015, 22:14 : Les Fantastiques aventures de SurcoufLe roman félin : « Les fantastiques aventures de Surcouf » de Christine LACROIX vient de sortir chez City éditions-HACHETTE.
Catégorie : Lecture

Samedi 21 Février 2015, 13:38 : Amélie Affagard, divine diva du bitume !Voilà un article écrit par ma pomme sur une chanteuse "coup de coeur" que je connais depuis 15 ans au travers le combo "la familia". je ne saurais que trop vous recommander le velouté et la gouaille de sa voix !
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Mercredi 28 Janvier 2015, 13:04 : BIEN PRÉPARER SES MURS AVANT DE PEINDRE Bien préparer ses murs avant de peindre 5 étapes pour se préparer à repeindre une pièce
Catégorie : Planète - Ecologie

Mercredi 07 Janvier 2015, 18:19 : Je suis Charlie Nouvelle attaque contre la démocratie par des islamistes avec 12 morts à cette heure et de graves blessés. Parmi les morts des dessinateurs du journal : Charb, Tignous, Wolinski et Cabu, ainsi que l'économiste aux positions tranchées contre le libéralisme, chroniqueur sur France Inter et dans Charlie Hebdo sous le nom "Oncle Bernard", Bernard Maris.
Catégorie : Humeurs

Dimanche 28 Décembre 2014, 12:27 : Le vrai sens des mots. Opus 34 en tendre cadre… Enfin ! Point final sur le « I », c’est donc l’heure « J ». 10ème lettre à poste stoïque du dico occulte maniaque. Bonne nouvelle : Nous progressons de la langue dans la bouche française. Mauvaise nouvelle : nous régressons de l’esprit en cerveau las.
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Vendredi 26 Décembre 2014, 08:00 : Elizabeth Shepherd – The Signal Elizabeth Shepherd est née à Winnipeg de parents pasteurs de l'Armée du Salut. Durant sa jeunesse elle fera pendant plus de 10 ans la navette entre le Canada et la France, jouant et chantant dans les comédies musicales dirigées par son père. Elle étudie la musique dans divers conservatoires autant au Canada qu'en France où elle étudie aussi la poésie, puis le piano-jazz à l'Université McGill de Montréal. Serveuse à Toronto, c'est en 2006 que paraît son premier album “Start to Move” qui lui vaudra deux nominations aux prix JUNO (Grammy Award canadien). Suivront Parkdale (2008), Heavy Falls the Night (2010) et Rewind (2012).
Catégorie : Arts

Dimanche 21 Décembre 2014, 12:33 : MOTS MIS…en bandelettesQuelques bribes en bulles d’air, sans autre prétention qu’une respiration inspirée avant d’expirer définitivement. Juste histoire d’en faire de petites…
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Lundi 08 Décembre 2014, 21:59 : Pourquoi les femmes ont des règles ?Et oui, pourquoi les femmes ont-elles des règles ? Est-ce quelque chose d'inévitable ? Quels sont les autres animaux concernés ? On va tout reprendre depuis le début et être surpris par les réponses.
Catégorie : Sciences

Samedi 22 Novembre 2014, 13:07 : Tina Dico — WhispersConnaissez-vous Tina Dico ? Personnellement il y a encore quelques jours je ne connaissais pas ! Et pourtant elle a déjà, à son compteur, huit albums ! Souvent couronnée et récompensée dans son pays d’origine le Danemark, c’est à travers de nombreuses tournées, entre autre en Allemagne, au Royaume-Uni et aux Etats Unis, qu’elle s’est ouverte bien au-delà des frontières européennes. Peut-être aurons nous bientôt la possibilité de l’entendre en concert en France.


Catégorie : Arts

Dimanche 16 Novembre 2014, 11:49 : Le vrai sens des mots. Docte heure pour le 33 ! Encore lui ! Et ses vers luisants qui le font prendre pour une lumière… En fait, je pense que cet auteur est plus proche de la vessie que de la lanterne. Tant mieux tant pis, il faut encore se pastiller sa purge de pseudo lexique…Ca t’excites ?
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Vendredi 03 Octobre 2014, 19:58 : Je dis ça, je dis rien ! D’aucun d’aucune qui n’aime pas me lire pourront confirmer ; Peu importe, un peu de légèreté de frivoles propos sans tête à queue ni tête, histoire de se gratter le neurone par-dessous et tant pis pour aisselles essieu qui me trouve bas lourd, qu’ils passent parchemin avant même d’entamer la lecture !
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Samedi 23 Août 2014, 10:19 : Le vrai sens des mots. 32 dans ! Même pour celles qui s’en tamponnent, comme le Tampax vite… déjà cette heure là ? Vous en avez assez de ce dictionnaire…Moi aussi, mais comme j’ai décidé d’aller au bout, abrégeons nos souffrances communes, et remettons-en un coup ! Courage !
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Dimanche 10 Août 2014, 11:08 : Le vrai sens des mots. Sur son 31 ! La fête continue. Au mois d’aout point de doute. Nous sommes parvenus non sans mâle, jusqu’à la voyelle « I ». 9ème lettre de l’alphabet. On tient le bambou, courage ! plus que 17 lettres ! et si vous n’en ressortez pas meilleurs, vous n’en sortirez pas pire, bitte !
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Mercredi 30 Juillet 2014, 11:26 : Mon pauvre vieux… Pfff…T’en as pas marre de raconter des des couenneries à longueur de web…Qu’est-ce que c’est encore que c’est que ceci ça !?! Hein ? T’as pas honte ? penses-tu ! Tu ne te rends même plus compte à rebours…Enfin…Y a pire…c’est que des gens te lisent ! parait même que certains aiment ça ! Pauvre monde…
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Mardi 29 Juillet 2014, 15:53 : Proverbes intimes Il se trouve que les proverbes sont mal mariés. Leur bon sens finit par un non-sens , c’est pourquoi n’égouttant que mon courage plutôt que mon mouchoir trempé de sueur, j’ai décidé en cette fin juillet de rétablir leur véritable contre sens. Ne me remerciez pas, c’était ça ou le repassage et les courses !
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Dimanche 20 Juillet 2014, 18:31 : Cartes Peu stables !Quelques pensées de vacances entre sable et eau salée, lorsque le cerveau face aux vagues, divague en réponse. Quelques bribes débridées abattues avant d’être débattues, tissu issu d’un visage hâlé sans retour.
Catégorie : Dom Qui Chuchotte



Cosmosonic - News, chroniques de disques, festivals, discussions - musique, MP3, DivX, eMule, donkey...


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Cosmosonic.com News

Liste des gagnants de l'opération Thess.
Union des labels indépendants autour d'une plateforme de distribution
Pink Floyd - 'The Piper at the gates of dawn'
Cat Power -'The Greatest'
loi DADVSI ou le contrôle du savoir
Dominique A - 'L'Horizon'
Les Wampas - ' Rock'n Roll part 9'
Programmation du Rock dans tous ses Etats
Tehss - 'Underground'
Route du Rock 2006 - Collection hiver.


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Medias sur DH.be

Mercredi 06 Mai 2015, 17:22 : Le chanteur de Hot Chocolate, Errol Brown, est décédéUn cancer du foie a eu raison du chanteur du groupe Hot Chocolate.
Un article de : BELGA

Mercredi 06 Mai 2015, 15:53 : Indiana Jones: un cinquième volet confirméSept ans après Indiana Jones et le Crâne de Cristal, confirmation a été donnée qu'un nouvel opus est actuellement en cours de gestation.
Un article de : M. Br.

Mercredi 06 Mai 2015, 15:39 : La finale de The Voice n'attire pas foule376.162 téléspectateurs mardi soir pour la victoire de Florent. C'est 120.000 de moins que l'année dernière, à l'heure de la finale. Mais que s'est-il donc passé entre ces 2 saisons ?
Un article de : Charlotte Vanbever

Mardi 05 Mai 2015, 15:38 : Finale de The Voice: Florent remporte la 4ème saison !Florent (équipe de Chimène Badi) remporte la finale de The Voice Belgique avec 54% des votes contre 46% pour Carmen.
Un article de : Magali Veronesi et Aurélie Parisi

Mardi 05 Mai 2015, 15:11 : Sorties ciné de la semaine: découvrez toutes nos critiques !La Connasse, Chemins croisés et Big Game, voici nos critiques de la semaine !
Un article de : Patrick Laurent

Mardi 05 Mai 2015, 14:23 : Les Simpson en reprennent pour deux ansLes personnages créés par Matt Groening connaîtront donc au minimum une 27ème et 28ème saison...
Un article de : Patrick Laurent

Mardi 05 Mai 2015, 13:48 : Philippe Candeloro: "Je suis remonté dans un hélicoptère, c'était important"Rescapé de Dropped, Philippe Candeloro n'était pas présent aux obsèques de ses camarades pour un dernier au revoir. Il explique pourquoi.
Un article de : N.S.

Mardi 05 Mai 2015, 13:31 : Cauchemar en cuisine: Philippe Etchebest fait pleurer un candidatAu passage, le chef ne s'est pas gêné pour insulter le malheureux Guillaume, qui a fini par fondre en larmes...
Un article de : M. Br.

Mardi 05 Mai 2015, 07:32 : Koh Lanta: un générique d'ouverture qui en dit trop ?Attention spoiler ! Ne lisez ces lignes que si vous tenez à connaitre les quelques possibles bouleversements...
Un article de : M. Br.

Mardi 05 Mai 2015, 05:31 : Eurovision: un top 15 pour la Belgique?La Belgique se classerait 13e en finale du concours de l'Eurovision, selon différents sites de bookmakers.
Un article de : Belga

Lundi 04 Mai 2015, 20:08 : AB3 pour concurrencer Koh Lanta!La nouvelle téléréalité d’aventure The Island (M6) sera diffusée en Belgique dès le 21 mai…Les 13 candidats, tous anonymes, se filment eux-mêmes durant l'aventure.
Un article de : Charlotte Vanbever

Lundi 04 Mai 2015, 17:06 : Des photos pour en savoir un peu plus sur le nouveau Star Wars" May the Fourth be with you." C’est à partir de ce jeu de mots que le 4 mai est devenu le jour de la Force, le Star Wars Day. Et pour l’occasion, Disney a réservé une belle surprise aux fans de la saga...
Un article de : Patrick Laurent

Lundi 04 Mai 2015, 16:45 : Les Francos 2015: un concentré de musiqueQuatre jours contre six l’an dernier : on se recentre et on va à l’essentiel, à Spa. Demandez le programme.
Un article de : Isabelle Monnart

Dimanche 03 Mai 2015, 15:20 : Avengers: record superhéroïqueJamais un film de superhéros n’a rapporté autant le jour de sa sortie aux USA : 84,5 millions de dollars.
Un article de : Patrick Laurent

Dimanche 03 Mai 2015, 14:06 : Dimitri Vegas&Like Mike, rois de Tomorrowland Brasil (PHOTOS)Avant une collaboration avec Stromae, le duo de dj’s belge a tourné son nouveau clip avec Charlie Sheen et JCVD!
Un article de : Pierre-Yves Paque, envoyé spécial

Dimanche 03 Mai 2015, 09:15 : Jean-Pierre Mocky sur les Dardenne: "Ce sont des emmerdeurs opportunistes"Comme il le dit lui-même, il va encore se faire des amis...
Un article de : Rédaction en ligne

Samedi 02 Mai 2015, 22:10 : Joey Starr, Renan Luce, Jali et... Charles Michel: du beau monde à l'Inc'RockL’ambiance était au rendez-vous de cette édition anniversaire (le dixième) de l’Inc’Rock à Incourt. À découvrir en images.
Un article de : J. Br.

Samedi 02 Mai 2015, 21:19 : Aymeric Caron traité de "con": gros clash dans "On n'est pas couché" (VIDEO)Alors que l'émission de ce samedi 2 mai n'était pas encore diffusée sur France 2, un moment chaud entre le chroniqueur Aymeric Caron et la journaliste invitée Caroline Fourest a fuité. Les deux protagonistes se sont alors échauffés via les médias...
Un article de : S. Le.

Vendredi 01 Mai 2015, 21:58 : Koh Lanta: des bannis et un peu trop de riz...Denis Brogniart l'avait annoncé: "Un bouleversement totalement inédit attend les aventuriers." Il n'avait pas menti...
Un article de : M. Br.

Vendredi 01 Mai 2015, 18:50 : Eric Naulleau révèle son salaire dans "On n'est pas couché"Le polémiste était, en compagnie d'Eric Zemmour, l'un des deux snipers du talk-show de Laurent Ruquier entre 2007 et 2011.
Un article de : Rédaction en ligne



Krinein, on critique tout

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Vendredi 24 Avril 2015, 07:07 : Les Doki-Doki du mois de mars 2015Critique : Les Doki-Doki du mois de mars 2015
Mercredi 22 Avril 2015, 07:07 : Le Lombard : La jeunesse de Thorgal T3Critique : Le Lombard : La jeunesse de Thorgal T3


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Culture sur Lalibre.be

Mercredi 06 Mai 2015, 17:22 : Le chanteur de Hot Chocolate, Errol Brown, est décédéUn cancer du foie a eu raison du chanteur du groupe Hot Chocolate.
Un article de : BELGA

Mercredi 06 Mai 2015, 15:18 : "Plus belle la vie" s'encanaille: plan à 3 et drogues au menuLa série la plus rock'n'roll du P.A.F. a encore fait parler d'elle. De nombreux téléspectateurs se sont indignés.
Un article de : Rédaction en ligne

Mercredi 06 Mai 2015, 13:01 : "Aymeric Caron, j'ai gagné mon procès": le beau mensonge de Caroline FourestAu cours d'un débat mouvementé avec le chroniqueur Aymeric Caron, la polémiste a, entre deux insultes, affirmé pour se défendre des choses qui n'étaient pas vraies. " Si elle dit qu'elle a gagné son procès, vous pouvez quand même la croire. Tout le monde pourra vérifier demain". En effet.
Un article de : Félix Dumont

Mercredi 06 Mai 2015, 12:57 : Jean-Paul Gaultier et Alexander McQueen, l'excentrique et le romantiqueJean-Paul Gaultier et Alexander McQueen sont tous les deux à l'honneur d'une exposition magistrale, chacun dans une institution muséale prestigieuse de sa ville : le Grand Palais de Paris pour le premier, le Victoria & Albert Museum de Londres pour le second. Visite croisée.
Un article de : Alain Lorfèvre

Mardi 05 Mai 2015, 19:36 : Le design "supernormal" de Jasper MorrisonRétrospective au Grand-Hornu d’une star mondiale mais discrète du design.
Un article de : Guy Duplat

Mardi 05 Mai 2015, 19:31 : Reine Elisabeth : le panache de Hrachya AvanesyanDeuxième tentative pour le candidat belgo-arménien. Un risque inutile.
Un article de : Martine D. Mergeay

Mardi 05 Mai 2015, 16:52 : Second quatuor en Ellroy majeur"Perfidia" inaugure la nouvelle tétralogie du maître américain du roman noir. James Ellroy y rassemble les protagonistes de son premier "Quatuor de Los Angeles". Un retour aux sources de son œuvre et de son univers.
Un article de : Alain Lorfèvre

Mardi 05 Mai 2015, 15:42 : Les dessous de l’écolo-business, "bien loin de l'image vertueuse de l'énergie verte""Pièces à conviction" épingle des pratiques douteuses.
Un article de : Caroline Gourdin

Mardi 05 Mai 2015, 15:38 : Finale de The Voice: Florent remporte la 4ème saison !Florent (équipe de Chimène Badi) remporte la finale de The Voice Belgique avec 54% des votes contre 46% pour Carmen.
Un article de : Magali Veronesi et Aurélie Parisi

Mardi 05 Mai 2015, 13:21 : Jozef De Witte, nouveau directeur de l’ONBLe Conseil d’administration de l’Orchestre National de Belgique a choisi l'ancien directeur du Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme.
Un article de : Guy Duplat

Mardi 05 Mai 2015, 12:46 : Le poète belge William Cliff remporte le Goncourt de la poésieLe Belge a décroché le Goncourt de la poésie pour l’ensemble de son œuvre. Portrait.
Un article de : Jacques Franck

Mardi 05 Mai 2015, 11:53 : Le romancier algérien Kamel Daoud, Goncourt du Premier romanL'écrivain, visé par une fatwa en Algérie, a reçu le prix pour "Meursault, contre enquête".
Un article de : AFP

Mardi 05 Mai 2015, 11:45 : Nuits de folie au BotaniqueQuand pointe l’été, c’est toujours du côté du Bota que l’on entre dans le vif du sujet. C’est aux Nuits qu’il est de coutume d’entamer notre traditionnel marathon festivalier. Cette 22e édition a des reflets alléchants.
Un article de : Nicolas Capart

Mardi 05 Mai 2015, 08:18 : "Connasse" : La daube de la semaineLes fidèles du grand journal de Canal + connaissent Connasse, les autres peuvent faire confiance à son nom, elle le mérite chaque jour. Le film est amusant trois minutes, agaçant après 5, insupportable au quart d’heure.
Un article de : Fernand Denis

Mardi 05 Mai 2015, 07:38 : Polémique "incestueuse" autour de la "petite pipe" de Patrick Sébastien"Une petite pipe, avant d'aller dormir. Une petite pipe, avant d'aller se coucher." Patrick Sébastien avait rarement fait dans l'élégance, mais ce nouveau refrain entonné tranquillement sur France 2 samedi soir était visiblement un peu trop en dessous de la ceinture pour Laurence Rossignol, secrétaire d'État à la famille.
Un article de : Rédaction en ligne

Lundi 04 Mai 2015, 21:27 : "La tierra roja" : La terre empoisonnéeDiego Martínez Vignatti s’enfonce dans la forêt argentine ravagée par la cupidité. Le cinéaste bruxellois change de style dans ce troisième long métrage, plus accessible, plus lyrique, mais aussi plus engagé…
Un article de : Hubert Heyrendt

Lundi 04 Mai 2015, 21:08 : "Atlantic." : L’appel de l’EuropeUn film visuellement impressionnant mais maladroit sur l’immigration. Le cinéaste hollandais Jan-Willem Van Ewijk a puisé dans son expérience pour décrire, entre rêve et réalité, le portrait d’un jeune Marocain candidat à l’exil vers l’Europe.
Un article de : Hubert Heyrendt

Lundi 04 Mai 2015, 19:53 : Six garçons pour lancer le Concours Reine ElisabethSéance en contrastes, avec l’étonnant Suho Ryosuke.
Un article de : Martine D. Mergeay

Lundi 04 Mai 2015, 18:33 : Magnifique Centre KeramisLa Fédération Wallonie-Bruxelles s’enrichit d’un lieu consacré à la céramique.
Un article de : Guy Duplat

Lundi 04 Mai 2015, 18:07 : Charles Aznavour, l'inoxydableA 91 ans, le chanteur vient de sortir un 51e album qu’il a écrit, composé et arrangé. De l’Aznavour pur jus. Sans surprise mais qui ne déçoit pas. Les carrières exceptionnellement longues ne sont pas rares dans le monde culturel.
Un article de : Charles Van Dievort & Critique :Dominique Simonet



Logo LeCollagiste VJ

Document distant généré le : Fri, 14 Feb 2014 07:53:11 GMT
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Webmag du LeCollagiste, actu sur la culture VJING, info video et high tech.

Vendredi 14 Février 2014, 09:49 : VJ BULK LINKS 57

lecollagiste-tv-20.gif   VJ Bulk Links N°57, exploration aléatoire glanée sur la toile VJing, de la vidéo experimentale, installation vidéo interactive, du VidéoMapping et autres performeurs visuels internationaux, curating VJing, team's audiovisuel, matériel, logiciel, contrôleur MIDI, performance tactile, Motion Capture, manipulation en temps réel, influence, blog, webzine, webmag, experience VJ etc ... 

Source LeCollagiste VJ.

 

http://www.frankbretschneider.de/Web-Site/about.html
http://slidedog.com/
http://blogs.fsfe.org/samtuke/?p=245
http://www.vade.info/
http://www.memo.tv/
http://www.lagraine.com/
http://www.vjamm.com/
http://www.derivative.ca/
http://codelab.fr/841
http://www.channel4.com/learning/micros ... age_3.html
http://kylejanzen.wordpress.com/
http://www.mettle.com/freeform-pro/
http://www.sketchupartists.org/
http://vvvvjs.quasipartikel.at/edge/try/
http://dgraph.wikispaces.com/JitnetSyphon
http://blairneal.com/blog/canon2syphon-v1-0/
http://opularity.com/midi.php
http://bino3d.org/3d-videos.html
http://www.scouap.fr/index.html
http://puzzlefacade.com/
http://www.theorizcrew.org/
http://www.otoucan.com/?lang=en
http://isse.sourceforge.net/
http://milkymist.org/3/mixxeo.html
http://resolumextheater.blogspot.jp/
http://www.cast-soft.com/wysiwyg/overview
http://www.club-3d.com/index.php/produc ... b-1-3.html
http://visiophone-lab.com/wp/
http://s-v-m.tumblr.com/
http://www.scoop.it/t/multimedium

 

VJ-Bulk-Link-57

 


Catégorie : VJ BULK LINKS

Mercredi 12 Février 2014, 11:54 : Vidéoprojecteur Viewsonic Pro9800HD Laser

VideoProjecteur.jpg    Vu au salon de l'ISE d'Amsterdam, le constructeur Viewsonic a présenté son nouveau vidéoprojecteur Laser et à focale courte, après les hybrides LED Laser, nous passons en tout Laser. Le Pro9800HD affiche une image à une distance de 18 cm, une luminosité de 3000 Lumens, définition native de la dalle DLP en 1920x1080 pixels, offre sur le papier une vue 360°, idéale pour des installations. Aucune date de sortie ni de prix de la bestiole.

 

ViewSonic-Pro9800HD.jpg

 

 

À noter ; les vidéoprojecteurs Laser arrivent en force cette année, Panasonic sortira en fin d'année le PT-RZ670 en 6000 Lumens ANSI. Dans les bacs en mars prochain, le Digitalprojection HIGHLite Laser 12 000 Lumens.

 

 


Catégorie : MATERIEL

Mardi 11 Février 2014, 10:39 : Mise à jour du Syphon en OpenGL 3.2

Syphon   Une mise à jour Syphon, je n'y croyais plus, MWM la fait. Alors ce qui change, le support du OpenGL 3.2 sur Mac, donc plus de performance et plus de stabilité du noyau.

À tester sur la nouvelle version du MWM sur OS X sortie hier.

 

 

Syphon_Framework_Icons.png

 

mwm_logo_600x300-01.png

 

 


Catégorie : VJING

Lundi 10 Février 2014, 13:40 : MWM sur OS X avec Syphon

Maersk.jpg    MWM est basé sur un moteur WYSIWYG temps réel, entièrement orienté GPU pour maximiser les performances dans un environnement 3D dédié au vidéo Mapping.

Dans l'univers 3D vous pouvez créer des objets primitifs ou importer des modélisations venant d'un logiciel 3D de votre choix, et de les manipuler en temps réel.

 

MWM est sortie sur PC en novembre 2013, la team MWM ne chôme pas et nous propose aujourd'hui le MWM sur la plateforme OS X avec la compatibilité native sur le Syphon. Système requis minimum : Moutain Lion est plus.

La liste des features de cette nouvelle friandise :

 

Note de version MWM v1.1.677

[NEW] Support Syphon Natif sous mac OSX (ctrl+click sur la media matrix)

[NEW] alt+click droit -> retour à la valeur précédente des manipulations de la scène

[NEW] Duplication d'objet et lumière avec Ctrl+b

[NEW] Import d'objets en drag/drop

[NEW] Import de fichier Collada

[NEW] Mise à jour des images chargées

[NEW] Amélioration des performances des objets primitifs

[NEW] Raccourci vers l'explorateur de fichiers

[NEW] Deplacement, rétrécissement, fermeture de la fenêtre principale via la barre de titre

[NEW] Simplification des raccourcis d'édition

 

La team MWM travaille actuellement sur:

- Cartes de capture vidéo

- Timeline d'animation des objets et lumières

- Timeline de gestion des médias

- DMX

 

Note de version MWM v1.1.0

[FEATURE] Nouvelle interface Utilisateur. Bienvenue au dashboard !!!

[FEATURE] Amélioration de la Media Matrix.

[FEATURE] Amélioration des performances de lecture vidéo.

[FEATURE] Sauvegarde des mapping MIDI liée à celle des projets.

[FEATURE] Contrôle du taux de rafraîchissement cible de l'affichage.

[FEATURE] Dessin des filaires.

[FEATURE] Amélioration du gyzmo d'édition et déformation des mesh.

[FEATURE] Verrouillage des mesh.

[FEATURE] Anti Aliasing de rendu.

 

[FIX] Warp crash sur carte nVidia.

[FIX] Warp Reset sur carte  nVidia.

[FIX] Déplacement et création dynamique de masques.

[FIX] Sauvegarde de médias des objets liés.

 

[FIX] Chargement de propriétés d'éclairage.

 

 

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Catégorie : VJING

Lundi 27 Janvier 2014, 09:50 : Initiation VJing VideoMapping au Festival Les Electropicales

MAKE_PT0177.jpg     Le festival Les Electropicales accueillera les initions VJing et VideoMapping du LeCollagiste à La Réunion du 12 au 14 mai 2014 en partenariat avec Technopol.

Une initiation VJing VideoMapping sur les logiciels Millumin (formateur agréé) et Modul8 au Palaxa à Saint Denis de La Réunion, de 10h à 18h. L'art du mixage vidéo en temps réel par l'exemple, le VideoMapping change notre perception de l'objet par un trompe-l’œil vidéo éphémère.

Nombre de place 10 personnes maxi, prix de la session 90 € les 3 jours.

Matériels demandés : venez avec votre Mac, les logiciels Modul8 et Millumin d'installés en version démo ou avec licence. Pour la partie VidéoMapping, munissez-vous d'une ou deux feuilles de carton plume d'environ 5mm au format Raisin (50x65 cm) pour nos travaux Manuel. Dans votre trousse d'écolier, il vous faudra au moins 1 cuter, 1 tube de colle et du scotch.

 

Inscription ; Inscription : contact (at) electropicales.com

 

Le festival Les Electropicales aura lieu du 11 au 18 mai 2014, plus d'infos sur le FB

Les Electropicales

Technopol

Palaxa

LeCollagiste

 

electropicales.jpg

Palaxa.png

LeCollagiste_Logo_web.png

 

Logo-Technopol-Clé

 



Catégorie : FORMATION

Mercredi 22 Janvier 2014, 12:48 : Un bot Vidéoprojecteur

beamer.jpg     Les objets connectés français ont le vent en poupe en cette année 2014. Le Keecker est un robot multimédia contrôlé au smartphone, doté d'un vidéoprojecteur orientable, d'une caméra 360°, d'un système audio 3D Surround sound system, de capteur de température, d'air, de CO2 et d'humidité, bien sur du WiFi, le tout sur Androide 4.2.2. Manque plus que des bras !

Tention le prix de ce bot est d'environ 4000 $, prévu fin 2014.

Un bot utile pour un détournement artistique.

 

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Keecker02.jpg

 

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Catégorie : MATERIEL

Samedi 11 Janvier 2014, 13:17 : Dans la série C'est quoi … ?

HAL-9000.png     La série des C'est quoi … ? sur LeCollagiste VJ commença en 2005 avec le plus évident, C'est quoi un VJ ? Suivi de prêt par :

 

C'est quoi le streaming ?

C'est quoi le SLI ?

C'est quoi le mode Progressif ?

C'est quoi le FFDSHOW ?

C'est quoi le MPEG 7 ?

C'est quoi un FlipBook ?

C'est quoi le SteamPunk ?

C'est quoi le Tilt-Shift ?

C'est quoi une Steadicam ?

C'est quoi le HDBaseT ?

C'est quoi le Motion Design ?

C'est quoi le Li-Fi ?

C'est quoi le WiDi ?

C'est quoi le Syphon ?

C'est quoi le Copperlan ?

 

 

cest-quoi-le.jpg


Catégorie : VJING

Mercredi 01 Janvier 2014, 09:08 : Bonne Année 2014

Feliz Año Nuevo 2014

 

 

happy new year 2014 - LeCollagiste

 


Catégorie : NEWS

Lundi 30 Décembre 2013, 14:14 : Rétrospective du LeCollagiste 2013

camera013.jpg   La rétroscpective de l'année 2013, ils ont marqué l'année sur LeCollagiste VJ.

 

 

Les 12 meilleurs logiciels pour artistes VJ et Vidéo Mappeur

Syphoner by Sigmasix

Mac : 10 applications essentielles pour VJ

Codec HAP for VJ

Win : 10 applications essentielles pour VJ

Formation Pro VidéoMapping et VJing

VideoMapping Tokyo City Symphony

Blendy Dome VJ

insid MWM on Windows8

Millumin et After Effects

Arkaos GrandVJ 2 et GrandVJ XT

Syphon c'est quoi ?

Surface de contrôle MIDI pour VJ's

CopperLan c'est quoi ?

 


formation-Millumin-JP-Clement.jpg

 

Crédit photo - JP CLément.

 

 

 



Catégorie : NEWS

Dimanche 29 Décembre 2013, 13:19 : CopperLan c'est quoi ?

tvs.jpg     CopperLan est un protocole ouvert permettant, via un simple câble Ethernet, de router du MIDI, de l'audio entre logiciel et matériel. Une fois installé sur différentes machines "CopperLan Manager" (PC / Mac), il y a une détection automatique, les possibilités sont alors illimitées. Une configuration réduite au minimum, CopperLan peut utiliser une configuration physique tel que l'USB, l'Ethernet, Le FireWire sans maître / esclave, gère les différentes connexions / déconnexions à chaud sans perturber le réseau.

Un réseau virtuel très réussi et entièrement gratuit pour l'utilisateur final, en revanche, un SDK en Freeware est disponibles pour les développeurs sous condition de diffusion gratuite.

CopperLan est une petite révolution aussi importante que le Syphon sur Mac.

Compatible Windows, OS X, fonctionne parfaitement avec Ableton Live, Millumin, VDMX, Resolume Avenue/Arena, Modul8, FL Studio, etc. …

 

 CopperLan Manager

CopperLan Manager

CopperLan Manager

CopperLan

 


Catégorie : VJING



Les Echos - actualité sur les loisirs

Document distant généré le : Wed, 06 May 2015 22:42:13 GMT
Le document vient d'être mis en cache par NewsBrol. Ancien cache : Mercredi 06 Mai 2015, 21:41
Prochaine mise en cache dans : 4 heures

Toutes les informations sur le cinéma, les derniers livres parus, les expositions, spectacles et va

Jeudi 07 Mai 2015, 01:00 : Pour une joaillerie éthiqueSensibilisé aux problématiques éthiques, le consommateur prend conscience des enjeux autour du bijou précieux. Les marques aussi.
Catégorie : Week-end
Un article de : Sandrine Merle

Jeudi 07 Mai 2015, 01:00 : Chanel réveille le Matin calmeAprès Singapour au printemps 2013 puis Dubaï l'an passé, la Croisière Chanel vient de faire escale à Séoul, troisième mégalopole du monde derrière Tokyo et Mexico, le temps d'un défilé aux couleurs acidulées, mâtiné de références historiques coréennes.
Catégorie : Week-end
Un article de : Benedicte Epinay

Jeudi 07 Mai 2015, 01:00 : Armani auguriLe 30 avril, le couturier italien fêtait ses quarante ans de mode entre inauguration d'un musée et défilé commémoratif, sur fond de casting hollywoodien éblouissant…
Catégorie : Week-end
Un article de : Gilles Denis

Jeudi 07 Mai 2015, 01:00 : Tous les bébés sont « royals »Le monde a les yeux rivés sur le berceau de la petite Charlotte de Cambridge, née avec une petite cuillère en argent (voire en vermeil) dans la bouche. L'occasion de réviser les classiques cadeaux de naissance.
Catégorie : Week-end

Jeudi 07 Mai 2015, 01:00 : Un « Macbeth » sans frissonPour cette nouvelle production du « Macbeth » de Verdi, Mario Martone a scrupuleusement vidé la scène du Théâtre des Champs-Elysées de tout élément de décor et la plonge dans un noir qui annonce autant le drame que le caractère des protagonistes. Cette entreprise d'élagage ne s'interdit cependant...
Catégorie : Week-end
Un article de : Philippe Venturini

Jeudi 07 Mai 2015, 01:00 : Le tee-shirt sous la vesteOu comment l'esprit de Cannes se retrouve dans la sélection.
Catégorie : Week-end
Un article de : Adrien Gombeaud

Jeudi 07 Mai 2015, 01:00 : Prada épate MilanLa Fondation Prada s'installe à Milan dans les beaux bâtiments de Rem Koolhaas. Première exposition choc sur la sculpture classique.
Catégorie : Week-end
Un article de : Judith Benhamou-Huet

Jeudi 07 Mai 2015, 01:00 : Partenaires particuliersLe Festival joue depuis longtemps des marques et des partenariats : dernier en date, Kering qui rejoint Chopard et L'Oréal Paris.
Catégorie : Week-end
Un article de : Adrien Gombeaud

Jeudi 07 Mai 2015, 01:00 : Pierre Richard : tendre inadaptéLe grand blond, qui ne l'est plus, couche ses souvenirs sur le papier dans « Je ne sais rien, mais je dirai tout ». A 81 ans, celui qui a fait rire la France pendant plus de 40 ans admet toujours une inadaptation fondamentale.
Catégorie : Week-end
Un article de : Sarah Gandillot

Mercredi 06 Mai 2015, 10:08 : Cinéma : il était une fois un rêve inachevéCinémaLe film testament et chef-d’oeuvre de Sergio Leone a connu bien des déboires à sa sortie. Avant une réhabilitation complète. Restauré et allongé, il commence une seconde carrière.
Catégorie : Week-end
Un article de : Adrien Gombeaud



7Librairie.Francophone

Document distant généré le : Wed, 30 Dec 2009 16:54:56 GMT
Le document vient d'être mis en cache par NewsBrol. Ancien cache : Vendredi 17 Juin 2011, 12:35
Prochaine mise en cache dans : 4 heures
Faut-il interdire les écrans aux enfants ?
Agendas et calendriers 2010 : classiques, orginaux, artistiques ou humoristiques
Résistants pour la terre autour du monde
Premier bébé : L'année où tout a changé (BD)
L'après Pétrole : la nouvelle économie écologique
L'Offre de Soins en Milieu Rural
Résistants pour la terre de Sébastien Viaud et Anne Gouyon
Travail vivant tome 1 et 2 : séxualité, travail et émancipation
Histoire secrète du patronat : De 1945 à nos jours
Les femmes de mon père de José-Eduardo Agualusa
La dernière utopie, menaces sur l'universalisme ?
Les malchanceux, livre disloqué de BS Johnson à lire au hasard...
François l'embrouille par François Damiens, best of en DVD
Les deux âmes de l'écologie de Romain Felli


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Poezibao

Document distant généré le : Wed, 06 May 2015 23:37:17 GMT
Le document vient d'être mis en cache par NewsBrol. Ancien cache : Mercredi 06 Mai 2015, 21:42
Prochaine mise en cache dans : 4 heures

Toute l'actualité éditoriale de la poésie : textes dans l'anthologie permanente, le feuilleton et les notes sur la création, entretiens, notes de lecture, évènements, reportages et rencontres, dernières parutions.....

Mercredi 06 Mai 2015, 11:05 : [feuilleton] "Au fil du narré, #5", Daniel Pozner interroge Patrick Beurard-Valdoye Publication à partir du 1er avril 2015 d’un nouveau feuilleton, dans le cadre du travail entrepris simultanément par Poezibao et par remue.net, autour du « Cycle des Exils » de Patrick Beurard-Valdoye (dont le premier volume, Allemandes, est paru il y a trente ans). Patrick Beurard-Valdoye a donné le 6 mars dernier un récital à la Maison de la Poésie de Paris, suivi d’un débat passionnant mais peut-être un peu bref, d’où un sentiment d’inachevé. C’est sur ce sentiment d’inachevé que cette proposition a été bâtie : offrir à ceux qui étaient présents la possibilité de poser une (ou deux)...

Contenu :


 
Publication à partir du 1er avril 2015 d’un nouveau feuilleton, dans le cadre du travail entrepris simultanément par Poezibao et par remue.net, autour du « Cycle des Exils » de Patrick Beurard-Valdoye (dont le premier volume, Allemandes, est paru il y a trente ans).   
Patrick Beurard-Valdoye a donné le 6 mars dernier un récital à la Maison de la Poésie de Paris, suivi d’un débat passionnant mais peut-être un peu bref, d’où un sentiment d’inachevé. C’est sur ce sentiment d’inachevé que cette proposition a été bâtie : offrir à ceux qui étaient présents la possibilité de poser une (ou deux) questions à Patrick Beurard-Valdoye.  
Chaque mercredi, une ou des question(s) et la réponse de l’auteur.  
  
Cinquième épisode ce mercredi avec une question de Daniel Pozner 
 
 
 
Daniel Pozner & Patrick Beurard-Valdoye : échange de balles au filet 
 
Et le départ ? 
Des sources, orienté de l'avant vers les sources. Pas de départ dans un cycle. Permanence de l'exil. Seule embarque : la nacelle du lecteur.  
 
Au cœur ? 
Dès le périnée, via les salières de Vénus, droit, laisser monter énergiquement : suivre le flux. Gare : on laisserait passer facilement le sacrum. 
 
Au fil de l’eau ? 
Autant dire en nous, cours aux vaisseaux, fleurs de peau. Une ressource. Parfois le mal des rivières au tournant. 
 
Et la trouvaille ? 
Le fil conducteur, l'épreuve par la justesse. Le savoir nous détient, et le fait savoir par la trouvaille. 
 
Et le secret ? 
La nef. La récompense au bout du silence. Mise au secret. Une origine du monde vaut mieux que deux déjeuners sur l'herbe.  
 
Et le glissement ? 
Sans frottement. D'une année sur l'autre. 
 
Frôler ? Creuser ? 
Caresser. Carotter. 
 
Découper ? Inventer ? 
Prélever. Élever. Monter. 
Ligaturer.  
Faire se mieux co-incider. 
Adapturer. Récitcoller. 
Vocaluscrire. 
 
Et la dissonance ? 
Elle rime avec dissidence.  
Comme Harmonie du soir avec encensoir, reposoir et ostensoir.  
Selon certaines fréquences, atteindre la résonance. 
 
Et la concision ? 
L'advertance. 
 
Et l’épaisseur ? 
Le Dicht, du Dichter allemand. 
1) - Du mur : la montagne défiant la rembleur, atmée d'un sentier broussailleux dans une anse meusienne, avec Rimbaud d'Illuminations pour compagnon errant. Desiderius Erasmus Roterodamus en ligne de mire. 
2) - De l'espace : une cale sèche au port de Brest nuitamment, sous l'hélice d'un paquebot. Interdit, à force.  Segalen au large. Le Magnifique au manoir. 
3) - De l'enceinte : sur une île déserte norvégienne, dos courbé sous plafond bas, dans la bergerie merzée en cabane par Kurt Schwitters, devant sa couchette de 1,60 x 0,60 m. Et me demandant comment le géant s'y prenait pour dormir. Placenta. Arno Schmidt sur le rivage d'en face. 
 
Et l’humour ? 
Les Romantiques de l'Athenaeum lui préféraient l'ironie. Les Belges ont aussi leurs blagues parisiennes. Parfois après mes récitals, quelqu'un vient me dire qu'il aurait aimé rire mais n'a pas osé. 
 
Et l’étoile filante ? 
Davantage Poète de ligne que Météorologue. 
 
Et le détour ? 
L'essentiel dans la quête comme dans l'enquête, c'est l'expérience du cheminement. La conquête est proscrite. 
 
Et la marche à pieds ? 
Illusion de croire et mystification de faire croire, qu'on écrit de la poésie au rythme de la marche. Tout est à réécrire dès son scriptorium.  
 
Et le pied de nez ? 
Depuis des lustres, quand on me demande ce que je fais dans la vie : "poète". 
 
Et l’odeur du temps ? 
Certes, sans oublier Texture, Corti, Kléber, Tschann, Le monte en l'air ... Acheter un livre d'arts poétiques hors patrimoine est geste politique. 
L'odeur du temps aussi bien traversant ton Trois mots ; que (dernièrement) Voire de Maël Guesdon ; Reste d'hirondelle d'Ulrike Draesner ; ou Poésie possible de Michaël Batalla. 
Sans oublier le temps pédagogique quand les arts poétiques sont en odeur de sainteté, en particulier à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon. 
 


Catégorie : Feuilleton
Un article de : Florence Trocmé

Mercredi 06 Mai 2015, 10:52 : [note de lecture] Christian Hubin, "Rouleaux", par Esther TellermannLes Rouleaux que Christian Hubin déroulent, nous ancrent, nous clouent, dans une violence du dire qui nous affronte à l’au-delà du discours, son hors-champ. Tordant le cou à la rhétorique, au poétique, l’écrire veut atteindre à ce qui n’est pas le jour, pas « soi », ni le corps ni la tête, mais une antériorité de l’espace-temps qui est son présent : un trou noir. Inaccessibles à toute croyance, à toute possible déception sont les énoncés de ces Rouleaux puisque rien ne semble pouvoir s’y ajouter ou retrancher. Ils sont intermittences, fractions d’où surgit, là où ne parle, ne pense...

Contenu :

 
Rouleaux-de-christian-hubinLes Rouleaux que Christian Hubin déroulent, nous ancrent, nous clouent, dans une violence du dire qui nous affronte à l’au-delà du discours, son hors-champ. 
Tordant le cou à la rhétorique, au poétique, l’écrire veut atteindre à ce qui n’est pas le jour, pas « soi », ni le corps ni la tête, mais une antériorité de l’espace-temps qui est son présent : un trou noir.  
 
Inaccessibles à toute croyance, à toute possible déception sont les énoncés de ces Rouleaux puisque rien ne semble pouvoir s’y ajouter ou retrancher. Ils sont intermittences, fractions d’où surgit, là où ne parle, ne pense ni même s’efface, la langue qui nous tisse : « Image matricielle qui revient, engendrant, happant toutes les autres », sans commencement ni fin, abolissant l’illusion d’un ego qui pourrait l’infléchir en un style. 
 
Rouleaux hérétiques que ce texte sans objet, pas même celui de son engendrement qu’une certaine littérature exhaussait… Car il fait apparaître un réel que rien ne peut circonscrire mais que le vocable, la formule poétique frôlent. Un bord entre l’espace et la durée, le dehors et le dedans, l’infini et l’infime ? 
 
Peut-être cet impossible que nos sociétés scientifiques veulent résoudre : ce qui nous sépare du discontinu de la matière ? 
Car Hubin nous mène jusqu’au démuni, ce qui nous destitue, là où manque à dire le langage, dans un hoquet entre silence et son. 
Peut-être est-ce cela qui nous nomme : un trou ? 
Si notre « identité » est aujourd’hui exaltée par les gloses, les passages à l’acte, les concepts, elle n’est peut-être que l’appel naïf d’une réponse ? 
Alors il faut dire la langue d’avant les discours, là où s’entend le muet en sa sidération, le lieu de l’éruption d’une lave dont on ne peut s’extraire, mais simplement éprouver l’incandescence. 
Là insiste en effet une question : qu’est-ce que « poème » ? 
 
« un son, tu biseauté » ? 
« la sueur d’une sorte de deuxième espèce sous la peau » ? 
« par à coups, une sonde à induire le réel » ? 
 
Saurons-nous être seul ? Saurons-nous nous tenir devant le poème de Christian Hubin dans « tout le hors-champ seul, frémi » ? Terrifié d’une posture aussi radicale. Sans doute est-elle la seule à tenir « à l’avant » du murmure étouffant,  nauséeux qui bientôt nous engloutit ? 
Celui même que chacun appelle, afin de mieux se laisser aller au sommeil…  
 
Alors peut-être  devons-nous apprendre à mieux entendre ces hoquets de poésie qui nous transpercent, nous désengluent, nous obligent- sans point d’appui… 
Nous laissent dans un monde sans dieux, « ruines hébétées » mais debout dans la seule force du vivre.    
 
[Esther Tellermann] 
 
Christan Hubin , Rouleaux, 2015, Fourmagnac 
 


Catégorie : Notes de lecture
Un article de : Florence Trocmé

Mercredi 06 Mai 2015, 10:41 : [anthologie permanente] Michael HellerPoezibao donne dans le cadre de l’anthologie permanente deux poèmes de Michael Heller traduits par Auxeméry. On peut également télécharger le fichier PDF joint : il s’agit d’un dossier autour du poète, où l’on pourra lire davantage de poèmes et qui sera enrichi prochainement des versions originale des textess, en anglais. Celan, son enseignement Combien savent que le nombre des créatures est infini ? Beaucoup le savent, leurs questions n’ont qu’un souffle à offrir. Toute cette plénitude – ces blessures qui jamais ne cicatriseront, grillage douloureux inscrit dans la mémoire. Dire ce qui rend libre alors dans le signe, et...

Contenu :

 

Poezibao donne dans le cadre de l’anthologie permanente deux poèmes de Michael Heller traduits par Auxeméry. On peut également télécharger le fichier PDF joint : il s’agit d’un dossier autour du poète, où l’on pourra lire davantage de poèmes et qui sera enrichi prochainement des versions originale des textess, en anglais.  

 
 
Celan, son enseignement 
 
Combien savent que 
le nombre des créatures est infini ? 
 
Beaucoup le savent, 
leurs questions n’ont qu’un souffle à offrir. 
 
Toute cette plénitude – 
ces blessures qui jamais ne cicatriseront
 
grillage douloureux 
inscrit dans la mémoire. 
 
Dire ce qui rend libre alors 
dans le signe, et consacre le flux de mots 
 
sans aucune barrière ? 
La littérature, non – qui ne vaut que pour ceux 
 
dont le monde est la demeure
quand l’air se trouve pris dans le vase scellé, 
 
confiné en notre 
confinement, notre rapport à la terre. 
 
Omnivore langage, 
syntaxe du réel, criblage de la matière, 
 
plus ardus pour l’entendement 
que l’angélus talmudique. Et quels noirs 
 
papillons de douleur 
sur cette feuille, cette fleur ? Toi, déjà, 
 
tu t’es avancé 
au-delà du passé, de l’avenir, en une curieuse absence de voix 
 
touchant à la parole, 
et terrible et prophétique – autrement, simple 
 
utilité : fiasco. Et donc, 
c’est aux confins du mot que l’œuvre se construit, 
 
en une ressemblance de vies 
qui rejoint l’histoire d’un poème entre terre et mourir. 
 
 
Traduction : Auxeméry, 24/11/2014 

 
Lecture with Celan 
 
How many know 
the number of creatures is endless?
 
So many know, 
only a gasp in their questions is possible. 
All that fullness-- 
of wounds that won't scar over, 
pain's grillework 
persisting in the memory. 
What sets one free 
within the sign and blesses the wordflow 
without barrier? 
Not literature, which is only for those 
at home in the world 
while air is trapped in the sealed vessel, 
contained in our 
containment, our relation to earth. 
Omnivore language, 
syntax of the real, riddling over matter, 
more difficult to ken 
than the talmudic angelus. Thus what black 
butterflies of grief 
at this leaf, at this flower? Already you 
have moved over ground 
beyond past and future, into a strange voicelessness 
close to speech, 
both dreadful and prophetic--all else utility 
and failure. And now, 
the work builds to a word's confines, 
to a resemblance of lives 
touching the history of a rhyme between earth and dying. 

• 
 
Constellations d’éveil 
 
 
        sur le suicide de Walter Benjamin 
        à la frontière espagnole, en 1940
 
 
 
Ceci, que tu as écrit : 
« L’éternité tient plus 
du frou-frou d’une robe 
 
que d’une idée. » 
Résonances étranges 
qu’il faut entendre 
 
sous des ciels bouchés 
assombrissant des fleuves, 
Dniepr, Havel, Èbre, 
 
murmures contenus 
entre les files 
d’arbres de leurs rives… 
 
« Dans les domaines 
qui nous préoccupent, 
 
la connaissance ne vient que 
par éclairs. Le texte, 
c’est le roulement du tonnerre 
 
longtemps après. » 
Ainsi, à l’avenant… 
 

 
Ces constellations 
qui ne sont pas celles des étoiles 
mais les boucles de feuilles racornies 
 
par lesquelles les arbres ont exprimé 
l’idée même de l’orage. Toi, tu as vécu 
dans la tempête, ta vie du dehors : 
 
« adversités de tous bords 
 
qui parfois ont pris l’aspect 
de loups ». Ton père – 
 
oui, l’Europe, ce fut ton père 
qui t’a poussé sur les routes, la faim 
au ventre, dans une constellation de villes : 
 
Berlin, Moscou, Paris. 
Là où la chouette de Minerve viendrait 
à se poser, peut-être, 
 
et sur quelque branche noire 
exposer le brillant 
de ses serres. 
 

 
1940, c’est 
à Paris que la bibliothèque 
disparaît. 
 
Les étagères, 
vides de livres désormais – 
leur douceur 
 
au « toucher, disais-tu, 
du léger ennui 
de l’ordre ». 
 

 
Feuille cornée, 
une entre mille 
sur ces arbres qui vont 
 
vers ce poste-frontière. 
Mais les loups noirs de France, eux 
ont modifié la notion 
 
d’éternité. En route pour 
Port-Bou, la poussière luit, et 
elle se mêle 
 
à l’air salé de l’océan. 
Vague de signaux depuis le train : 
chaque lumière en tournant 
 
a certainement sa signification. 
Et à considérer 
comme œuvre ultime 
 
ce décor marin pour 
toute citation – 
tu ne permettras rien qui soit de toi – 
 
ce sera là le volume achevé. 
Absent de l’auteur ? 
Et donc, absente mort ? 
 
La mer porte inscrite 
La Prière 
pour les morts
. Sans 
 
auteur, et donc sans 
mort aucune. Mais la feuille 
en a acquis une ombre sous 
 
l’idéal de lumière, 
éparse lumière 
que la père 
 
ne reconnaît jamais. 
Les livres ont quitté 
les étagères, 
 
car là, c’était paris. 
Ici, c’est la route fermée 
de Port-Bou 
 
qui resplendit dans la rosée 
du matin, moment de 
Rédemption 
 
qui cristallise, 
tel arbre, telle feuille 
à l’abord d’une frontière. 
 
Traduction : Auxeméry, 11/08/2014 
 
Bio-bibliographie de Michael Heller.  
 
Un dossier plus complet, établi par Auxeméry avec plusieurs autres poèmes.

 


Catégorie : Anthologie permanente
Un article de : Florence Trocmé

Mercredi 06 Mai 2015, 10:32 : [poètes] Michael Heller (par Auxeméry)Né le 11 mai 1937, Michael Heller est poète, mais aussi essayiste et critique. Spécialiste reconnu des poètes dits Objectivistes, il a entretenu avec George Oppen et Carl Rakosi en particulier des relations suivies ; une de ses principales publications sur ce sujet est Conviction’s Net of Branches : Essays on the Objectivist Poets and Poetry (Southern Illinois University Press, 1985). Michael Heller a ainsi, depuis le début de sa carrière, été proche des mouvements d’avant-garde, suivant tout autant les représentants de la poésie d’après-Holocauste que les novateurs tels que Williams et Pound, sans s’interdire des rapprochements avec les mouvements...

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Né le 11 mai 1937, Michael Heller est poète, mais aussi essayiste et critique. 
 
Spécialiste reconnu des poètes dits Objectivistes, il a entretenu avec George Oppen et Carl Rakosi en particulier des relations suivies ; une de ses principales publications sur ce sujet est Conviction’s Net of Branches : Essays on the Objectivist Poets and Poetry (Southern Illinois University Press, 1985). 
 
Michael Heller a ainsi, depuis le début de sa carrière, été proche des mouvements d’avant-garde, suivant tout autant les représentants de la poésie d’après-Holocauste que les novateurs tels que Williams et Pound, sans s’interdire des rapprochements avec les mouvements européens tels que surréalisme et structuralisme, et des individualités tels que Lorca, Rilke ou Mallarmé. 
 
Un de ses récents livres d’essais, Uncertain Poetries: Selected Essays on Poets, Poetry and Poetics (Salt Publishing, 2005) fait le point sur ces différentes références assumées, et se présente comme « quelque chose qui tient de la biographie intellectuelle d’un poète au travail ». 
 
Heller note : « Il est hors de doute que la teneur de la civilisation de notre temps est marquée au coin de l’incertitude, d’une hésitation persistante aussi bien en matière politique qu’en matière culturelle. La poésie, se voulant toujours sensible aux nuances de l’espace qui l’entoure, doit faire le tracé exact, et le mettre en avant, des conditions environnementales qui lui permettent de se manifester. Les poètes, qui sont les antennes de l’espèce, ont à enregistrer ces signaux et les inclure dans leur travail : voilà qui semble on peut plus évident. »  
Pour lui, les concepts d’incertitude, de mal-être et d’anomie forment le cadre de la modernité elle-même 
« J’ai tendance à penser d’abord, dans ma poésie, au sens, à la découverte personnelle et publique, et ceci, en termes où le soi est en rapport avec l’histoire, termes qui, dans le climat critique actuel, sont souvent considérés comme non pertinents, ou se trouvent dépréciés... Je suis en quête : toute mon énergie vise à exprimer ce qui peut permettre à l’acte d’écrire d’agrandir ... la vie. » (cf. ici http://jacket2.org/reviews/poetry-vision : Edward Foster, “An Interview with Michael Heller,” Talisman: A Journal of Contemporary Poetry and Poetics 11 (Fall 1993): 48.) 
 
Les poèmes traduits ici sont tirés de l’anthologie This Constellation Is A Name, Collected Poems 1965-2010, Nightboat Books, Callicoon, New York, 201  
  
[Auxeméry (septembre 2014)]  
 
quelques liens 
portrait (en) 
un article (en) 
 
et sur le site alligatorzine :  
autres poèmes traduits par Auxeméry
poèmes de Michaël Heller (en) 
Un texte théorique de Michaël Heller 

 


Catégorie : Poètes (fiches bio-bibliographiques)
Un article de : Florence Trocmé

Mardi 05 Mai 2015, 09:57 : [note de lecture] Alain Roussel, "Le Labyrinthe du Singe", par Jean-Pascal DubostAuteur de livres de poèmes, édités essentiellement aux Lettres Vives, et gourmand collectionneur de mots, dont il développe le principe dans La Vie privée des mots1, Alain Roussel publie des romans ou récits régulièrement depuis quelques années, dont celui-ci, Le Labyrinthe du Singe, de très généreuse facture. Dont les seuls personnages, aux noms porteurs eux-mêmes de sens, du moins de directions de lectures multiples et étourdissantes, sont des histoires exubérantes à eux-seuls (mettant en branle le double des mots « c’est le signifiant, dans son rapport arbitraire au signifié, qui apporte l’indispensable mobilité du sens et ouvre indéfiniment l’espace de...

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Labyrinthe-singe_couvwebAuteur de livres de poèmes, édités essentiellement aux Lettres Vives, et gourmand collectionneur de mots, dont il développe le principe dans La Vie privée des mots1, Alain Roussel publie des romans ou récits régulièrement depuis quelques années, dont celui-ci, Le Labyrinthe du Singe, de très généreuse facture. Dont les seuls personnages, aux noms porteurs eux-mêmes de sens, du moins de directions de lectures multiples et étourdissantes, sont des histoires exubérantes à eux-seuls (mettant en branle le double des mots « c’est le signifiant, dans son rapport arbitraire au signifié, qui apporte l’indispensable mobilité du sens et ouvre indéfiniment l’espace de la connaissance »2), tels Archibald, portant un perroquet sur épaule, bavard et intrigant, se prétendant magicien, Jim Maléfice, à l’éternelle histoire, Mélusine, sensuelle, à « la délicatesse qui n’appartient qu’aux fées », un Thomas pas tout à fait certain d’être (« C’est qu’en effet le doute me harcèle à chaque instant, ne me laissant aucun répit depuis ma naissance »), Mercurio, l’homme aux « sandales ailées » et Mimésis, « simple mortel et imitateur en tous genres, spécialisé dans les sosies pour dictateurs prévoyants et dans les remplacements de mariés en fuite ». Dans un café bizarrement famé, ces personnages sont rassemblés par un narrateur bien impliqué dans cette narration, fomentant quelque plan de recherche d’un trésor mystérieux. Usant d’un nombre invraisemblable de références littéraires, mythologiques, légendaires, de codes narratologiques (« les mythologies et les légendes abondent en possibilités inouïes et en solutions inédites ! »), l’auteur nous embarque dans une aventure non-sensée, où la prise de parole de chacun des personnages est une digression vers une nouvelle aventure, où se lit jusques y compris la création du monde, rien que cela. Récit d’aventure, roman métaphysique, métaphore de l’écriture, journal intime, ce livre mélange les genres et entraîne dans une odyssée au cœur du verbe. Sans doute et peut-être parce qu’au commencement était le Verbe, est-il prétendu, le trésor recherché se trouverait au cœur des mots, au cœur de la langue, que l’auteur veut foisonnante comme une île mystérieuse et luxuriante. Bagarres, danses, dialogues alternent avec des interrogations existentielles, « Le perroquet, dans sa grande clémence, qui est surtout la mienne, vous avait prévenus : il vous faut trouver l’or de votre nature véritable qui se cache au fond des ténèbres. » Ingénieusement, et très nombre de fois, le narrateur use de plusieurs références dans la même phrase, nous égarant mieux, et fait irruption dans l’univers diégétique dont il est le narrateur, produisant un effet de bizarrerie fantastique voire bouffonne au récit, une transgression ludique ; l’ombre de La vie et opinion de Tristram Shandy de Laurence Sterne plane sur ce Labyrinthe, voire celle des Six personnages en quête d’auteur de Pirandello : les personnages du présent récit ne sont-ils pas en quête d’auteur, de l’auteur de leur nature de personnages ? En un « coup de dés », le narrateur nous envoie dans une « divine comédie ». Cendrars, Ovide, Rabelais, Artaud… l’auteur propose un voyage dans ses références de lecteur, labyrinthique au point d’effleurer l’absurde à l’anglaise, à la Lewis Carroll. C’est un livre de grand lecteur, assurément, aux portes grand ouvertes, teinté d’une imagination aussi flamboyante que le plumage d’un perroquet doué de la parole, du don de conter et de raconter des salamalecs, et génialement fou, le tout s’amusant à souhait du monde et de son histoire. Roman d’aventure dans tout un monde autant que dans un monde si riche que nous abandonnons l’idée d’être quelque part, de vouloir tirer les ficelles du récit, d’être lecteur démiurge, où « le Divin est une marionnette parfaite », et acceptons celle de nous perdre dans ce livre où nous apprenons «  il n’y avait rien d’écrit, mais j’avais tous les dons ! Je compris qu’il me fallait l’écrire, que je devais consigner dans ces pages blanches toute l’expérience humaine, dans ses réticences et ses excès, dans sa petitesse et sa grandeur, dans sa sagesse et sa folie » (qui parle ?... narrateur, ou lecteur ?), livre qui, par rebondissements insensés, nous ramène à la case départ. Et c’est idéalement qu’on se perd dans cette odyssée labyrinthique. 
  
[Jean-Pascal Dubost]
 
 
Alain Roussel, Le Labyrinthe du Singe, éditions Apogée, 170 p., 17 € 
  
1 La Vie privée des mots, La Différence, 2008 
2 in La Vie privée des mots 

 


Catégorie : Notes de lecture
Un article de : Florence Trocmé

Lundi 04 Mai 2015, 12:20 : [note de lecture] Nadine Agostini, "Dans ma tête", par Liliane GiraudonLe poisson pourrit par la tête La première fois, « Dans ma tête » ne m’est pas entré par les yeux mais dans l’oreille. J’ai entendu Nadine Agostini en balancer, par salves successives, une séquence. C’était je crois à Marseille, dans le cadre du Festival Poésie-Marseille, en 2013, dans les locaux de l’excellente librairie « l’odeur du temps ». J’étais subjuguée et j’ai d’abord pensé textuellement « Bingo, elle est folle »… Je me souviens parfaitement des paquets de mots qui sortaient de sa bouche et qui traversaient l’air. Des phrases dont l’attaque convergente s’abattait en pluie drue sur un...

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Le poisson pourrit par la tête 

Agostini-2La première fois, « Dans ma tête » ne m’est pas entré par les yeux mais dans l’oreille. J’ai entendu Nadine Agostini en balancer, par salves successives, une séquence. C’était je crois à Marseille, dans le cadre du Festival Poésie-Marseille, en 2013, dans les locaux de l’excellente librairie « l’odeur du temps ». J’étais subjuguée et j’ai d’abord pensé textuellement « Bingo, elle est folle »… Je me souviens parfaitement des paquets de mots qui sortaient de sa bouche et qui traversaient l’air. Des phrases dont l’attaque convergente s’abattait en pluie drue sur un public légèrement ahuri. Comme si une machine-bouche, branchée sur un stock du dedans (disons une tête) se mettait à dire des choses non pas parce qu’elles étaient pensées mais pour ne plus les penser.  
 
L’art d’écrire ouvrait brutalement sur un département des aberrations et dans cette série d’adresses hétérogènes j’ai immédiatement perçu le poids d’un livre où la vie s’importait dans le politique. La vie de qui ? Celle qui signera deux livres éponymes (1) dont le titre semble une réponse tardive à un Reverdy qui savait que comme le poisson la poésie pourrit par la tête ?  
 
Si le seul problème avec les sons c’est la musique, pour Nadine Agostini, c’est l’anaphore, cette répétition du même mot en tête de phrases ou membres de phrases. Tarte à la crème des techniques d’ateliers d’écriture et consolation des bègues, elle passe outre et s’en empare. Revisitant Pérec et son génial prédécesseur américain, elle se branche ailleurs et monte son propre film. Litanie ou pas, on y va. Le ressassement radote. Mais ici, l’entame, contrairement à celle des pièces de boucherie ne recoud rien : 
« Tu ne peux pas  savoir ce qu’il y a dans ma tête, ce que j’ai fait entrer dans ma tête tu ne peux pas savoir ce qui est entré dans ma tête avec ma permission ou tout seul tu ne peux pas savoir tu ne peux pas savoir comment je pense tant que tu n’as pas dans ta tête ce qu’il y a dans la mienne tu ne peux rien savoir tu ne peux pas penser comme moi tu ne peux pas penser comme moi tant que », l’ouverture litanique où le « tu » énonciateur bégayant bascule du sujet masculin (« avec ma permission ou tout seul ») à un marqueur féminin (tant que « tu n’es pas issue d’une femme qui n’est pas issue d’aucune femme » « tu n’es pas issue d’un homme qui n’avait plus de père ») amorce l’embrouille. C’est dans un apparent respect des règles grammaticales que s’opère syntaxiquement un trouble dans le genre et les usages. 
 
Le négatif répétitif (tu n’es pas, tu n’as pas) bétonnant l’être et l’avoir s’entrecoupe d’énoncés saugrenus « tu manges des trucs de la mer en coquille » « tu n’as pas aimé un tatoueur alcoolique » « tu comprends ce que signifie structuralisme et conceptuel »… 
Dans la soupe nagent des livres lus (ou pas) (La peau, L’Enéide, Tendre jeudi) des films regardés (ou pas) (Niagara, The Misfits, Salo ou les 120 journées de Sodome), des expériences familiales apparemment dingues et pourtant partagées « tu n’as pas été élevée par une fausse mère vraie lesbienne née de père inconnu ». 
 
Si depuis Rimbaud je est un autre, chez Agostini tu brouille et disjoncte. Bananée en garçon elle est sa propre projectionniste, sachant pourtant que ce qui est difficile c’est de mettre du plat dans la profondeur. Ici, la transformation d’une expérience en langage donne une forme et informe. La mosaïque composée ne communique pas mais fait fonctionner des mondes. On peut avoir été amoureuse de Spiderman, Rahan ou Mandraque et ne jamais avoir cueilli de fraises ni ramassé de haricots verts. Ne jamais s’être accroupie la nuit avec des clochards ni été lavée dans une lessiveuse.  
 
La projection se poursuit dans le noir bienfaisant d’une salle où tous ont accès. Ici, la vie n’éclaire pas les textes mais c’est le texte (ses éclats recomposés) qui éclaire la vie. Dans un monde qui a défait les anciens repaires le drame se conjugue au comique et dans un dépotoir de séries causales les formes hétérogènes d’une cruauté scintillent sous le rire. 
« tu n’as jamais poursuivi un voleur d’œufs durs avec un couteau de cuisine dans un hôtel désaffecté à double entrée où deux lesbiennes s’étaient suicidées en se jetant du dernier étage par la colonne centrale de l’escalier en colimaçon mais les deux lesbiennes n’étaient pas ta vraie et ta fausse mère »… 
 
Ça ricane, ça nettoie et ça déménage. Souvent le cœur se pince. On est loin du nombrilisme déguisé des poncifs d’une auto-fiction en fin de parcours. Plus prés d’une sorte de DS (Document Sauvage) retraité versus poème. 
Quelqu’un me suggère que ce que j’ai aimé dans ce petit livre dont je recommande la lecture, c’est son caractère destructeur.  
À y réfléchir, ce caractère destructeur pourrait bien être un des ressorts de « Dans ma tête » mais il se trouverait associé à une forme de conscience d’être au monde, son partage. Une tête inséparable de toutes les autres. Témoignage à la Reznikoff.   Et comme l’écrivait Benjamin, son impulsion fondamentale serait alors « une méfiance insurmontable à l’égard du cours des choses, et l’empressement à constater à chaque instant que tout peut mal tourner ». 

[Liliane Giraudon] 
 
(1) Avant d’être intégralement publié aux éditions « dernier télégramme » en 2015, un fragment de « Dans ma tête » a été publié en 2013 et sous le même titre dans une très belle édition « Derrière la salle de bain » 
 
Nadine Agostini, Dans ma tête, éd. Dernier Télégramme, 2015 
 


Catégorie : Notes de lecture
Un article de : Florence Trocmé

Lundi 04 Mai 2015, 12:09 : [feuilleton] Terre inculte, par Pierre Vinclair, #17, Échecs 17. Échecs 17. 1. Ici ma proposition de traduction du deuxième chant (le premier chant était ici). 17. 2. Ce deuxième chant, intitulé « Une partie d’échecs », est semble-t-il un triptyque, dont le tableau central (voir # 13 à # 15) est composé d’un dialogue entre un homme et une femme, le premier volet (#11 et # 12) la description d’une reine en son palais, et le troisième (# 16) le récit, fait dans un pub, des aventures d’Albert et Lil. Si les narrateurs, comme les protagonistes, en changent, un même thème traverse, de manière souterraine, ces passages :...

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17. Échecs 
 
17. 1. Ici ma proposition de traduction du deuxième chant (le premier chant était ici). 
 
17. 2. Ce deuxième chant, intitulé « Une partie d’échecs », est semble-t-il un triptyque, dont le tableau central (voir # 13 à # 15) est composé d’un dialogue entre un homme et une femme, le premier volet (#11 et # 12) la description d’une reine en son palais, et le troisième (# 16) le récit, fait dans un pub, des aventures d’Albert et Lil. Si les narrateurs, comme les protagonistes, en changent, un même thème traverse, de manière souterraine, ces passages : le conflit entre l’homme et la femme, ou plus précisément la sexualité comme enjeu des relations conflictuelles entre les sexes. Plus précisément encore – et c’est ici que cela se complique – il semble s’agir pour Eliot de mettre en tension la langue, le langage, le dire, d’une part et la sexualité (comme problème, comme enjeu des relations conflictuelles entre les sexes) d’autre part. 
 
17. 2. 1. Ainsi, dans le premier de ces trois passages, une reine apparaît sur son trône, au milieu de statues de Cupidon. À côté d’elle, sur un mur, un tableau représente le viol de Philomèle et sa métamorphose en rossignol – symbole du poète. Alors que ce tableau et la pièce où ils se trouvent se renversent ou basculent l’un dans l’autre, les cheveux de la reine se transforment en mots.  
 
17. 2. 2. Le panneau central du triptyque est un dialogue (de sourds) entre une femme hystérique (qu’on a pu identifier comme la femme d’Eliot) et un homme (structurellement placé en situation de narrateur). Mettant en contraste non seulement le masculin et le féminin, mais aussi l’intériorité et l’extériorité ou le classique et le moderne, le passage est caractérisé par une langue assez pauvre et répétitive. Moment négatif, mise en scène du néant, figuration du rien, il semble – par sa forme même de dialogue impossible – mettre en évidence, ou plutôt jouer (il se clôt sur une invitation à une partie d’échecs) l’incommunication des êtres. À mots couverts, l’interlocutrice menace (ou propose) de courir dehors rejoindre les prostituées.  
 
17. 2. 3. Dans le troisième fragment, ce qu’on imagine être une narratrice rapporte la conversation qu’elle a eue avec une certaine Lil, pour la convaincre d’accepter de coucher avec son mari au moment de son retour du front. Lil, âgée seulement de trente-et-un an, est une femme bien abimée, notamment par ses accouchements et ses avortements.  
 
17. 3. Mais sans doute est-ce maladroit de mettre en évidence les points communs (nous fûmes comme dressés à l’idée qu’un texte doive être compris ; que comprendre un texte c’est le synthétiser en une idée), et peut-être faudrait-il plutôt souligner les lignes de fuites et les divergences qui font de ce second chant un véritablement champ de bataille herméneutique. 
 
17. 3. 1. Peut-il exister un genre des textes « champs de bataille » (la « poésie contemporaine ») ? Et un champ de bataille peut-il avoir une identité propre, ou tous les champs de bataille ne sont-ils que chaos ? Pour le savoir, il faut, sans doute, le décrire. Mais si je parviens, enfin, à décrire The Waste Land, à quoi serais-je avancé ? 
 
17. 3. 2. Un champ de bataille ou… une partie d’échecs. 
 
17. 4. D’ailleurs qu’en est-il des échecs ?  
 
17. 4. 1. C’est le titre de ce second chant ; on se souvient que le protagoniste du premier volet est une reine (pièce principale des échecs), que le dialogue se concluait sur une invitation à jouer aux échecs, et que la narratrice de l’histoire de Lil mentionnait une partie de Gammon. C’est sans doute les trois seuls éléments objectifs que l’on peut souligner – un par pan du triptyque. 
 
17. 4. 2. J’ai par ailleurs émis (en 11. 4.) l’hypothèse que la partie d’échecs pouvait être considérée comme le schème noétique d’une pensée par coups. Selon cette hypothèse, le texte serait lui-même le plateau sur lequel jouent l’auteur et le lecteur. Mais je ne sais pas bien comment faire travailler cette hypothèse dans le détail. 
 
17. 5. Outre les rapprochements et les divergences des thèmes, les trois passages sont caractérisés par la mise en relation de quelques grandes œuvres, nommés explicitement dans le corps du texte, ou en note autographe : le premier passage renvoie à l’Énéide de Virgile et aux Métamorphoses d’Ovide, le second à John Webster et Shakespeare, le dernier à Shakespeare seul.  
 
17. 5. 1. Dans son célèbre article « La Tradition et le talent individuel », dont on peut trouver un extrait ici, Eliot écrivait : « Aucun poète, aucun artiste, dans quelque art que ce soit, n'a son sens complet par lui-même. Le comprendre, l'estimer, c'est estimer ses rapports avec les poètes et les artistes du passé. On ne peut pas le juger tout seul ; il faut le mettre, pour l'opposer ou le comparer, au milieu des morts. J'entends ceci comme un principe de critique, non pas simplement historique, mais esthétique. »  
 
17. 5. 2. Pour comprendre l’acharnement avec lequel Eliot souligne ces références, et adapter les principes de ma traduction à l’effort du texte, j’ai avancé, comme hypothèse (dans le # 15), que le sens semblait n’être (ou faisait tout pour n’être) ni dans le poème, ni dans le rapport du poème au lecteur, mais dans l’aller-retour entre le texte et un autre texte.  
 
17. 5. 2. 1. Comment comprendre, sinon, cette importance des « sous-textes » ? Partant sans doute du postulat réaliste qu’on ne peut fétichiser des textes (qui ne sont au bout du compte que des traces noires sur des pages blanches, à interpréter), alors que des lecteurs et leurs structures cognitives, manifestement, existent vraiment, la théorie de la réception de l’École de Constance proposait de ne considérer de tels sous-textes que comme une culture intériorisée dans la mémoire, à travers les concepts de « répertoire » et d’« horizon d’attente » – de telle manière que le sens d’une œuvre relève toujours et quoi qu’on en dise, du rapport d’un lecteur au texte.  
 
17. 5. 2. 2. Mais (et quoique ces théories soient parfaitement opératoires pour le genre romanesque, dont le fonctionnement repose sur l’attention linéaire du lecteur, dont on excite discrètement, le plus discrètement possible, les scénarios traditionnels enfouis de son répertoire générique) ce n’est pas de cela qu’il s’agit ici. Car ce que j’ai maladroitement appelé le « milieu poétique » (voir # 15. 3. 2.) qu’Eliot installe sous son poème est une figure de sens particulière, qui a (semble-t-il) une forme précise, dont l’élucidation est nécessaire à la compréhension du poème et qui ne préexiste pas chez le lecteur (en tout cas pas sous forme de figure : il peut avoir lu tout Shakespeare, mais il ne peut savoir à priori qu’il a besoin ici de Shakespeare et Middleton à l’exception de tout le reste).  
 
17. 5. 2. 3. De là, l’attitude du lecteur ne peut être la même que pour un roman ; je veux parler d’humilité. Le lecteur d’Eliot est d’abord dans un rapport d’humilité parce que sa culture ne lui sert (contrairement au roman) à rien pour comprendre (et il suffit de lire pour en faire l’expérience) : le texte se dresse comme un totem mystérieux, et ne suggère pour seule piste qu’une flèche vers deux, trois œuvres immenses – et elles aussi mystérieuses. Il ne peut s’agir de brancher son attention pour une expérience linéaire et continue. Il faut prendre tous les outils que l’on possède (et acquérir ce que l’on ne possède pas encore) et partir à l’aventure. Les textes auxquels il est fait explicitement référence ne valent alors que comme des points cardinaux. On limite les chances de se perdre – mais que cherche-t-on ? 
 
17. 6. En général, que cherche un lecteur ?  
 
17. 6. 1. À faire une sorte d’expérience du sens, j’imagine. Mais un lecteur de poésie ?  
 
17. 6. 2. À faire une expérience du sens comme figure (rythme et images). Mais un lecteur d’Eliot ?  
 
17. 6. 2. 1. Il s’agit nécessairement d’autre chose – et d’abord d’une déception : une expérience de la résistance du sens. Ensuite, dans le meilleur des cas, la construction (et il ne s’agit plus là d’expérience) d’hypothèses herméneutiques – construction paradoxale parce qu’il s’agit de fabriquer un sens qui n’est pas là (sans quoi, il n’y aurait pas besoin de le fabriquer).  
 
17. 6. 2. 2. Et quelque chose, aussi, une expérience malgré tout : celle d’un sentiment clignotant, alternant l’enthousiasme et le désespoir, l’admiration et la détestation, l’impression de réussir, l’échec.  


Catégorie : Feuilleton
Un article de : Florence Trocmé

Lundi 04 Mai 2015, 11:45 : [anthologie permanente] Wulf Kirsten, par Alain Lance et Stéphane MichaudWulf Kirsten aura 81 ans en juin prochain. Ce poète allemand est né en Saxe et vit en Thuringe. Il a commencé à publier vers la fin des années soixante, son œuvre a été distinguée par de nombreux prix littéraires, du temps de la RDA comme après l’unification allemande. J’avais traduit un bref poème de lui pour le numéro de la revue Europe de l’été 1973 consacré à la littérature de la RDA. Mais c’est Stéphane Michaud qu’il faut saluer ici : depuis quelques années son travail exigeant, précis et talentueux permet aux lecteurs francophones de découvrir enfin la voix...

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Wulf Kirsten aura 81 ans en juin prochain. Ce poète allemand est né en Saxe et vit en Thuringe. Il a commencé à publier vers la fin des années soixante, son œuvre a été distinguée par de nombreux prix littéraires, du temps de la RDA comme après l’unification allemande. J’avais traduit un bref poème de lui pour le numéro de la revue Europe de l’été 1973 consacré à la littérature de la RDA. Mais c’est Stéphane Michaud qu’il faut saluer ici : depuis quelques années son travail exigeant, précis et talentueux permet aux lecteurs francophones de découvrir enfin la voix singulière de Wulf Kirsten dans la poésie allemande contemporaine. Après les poèmes de Graviers (Belin, 2009), les souvenirs de Les Princesses au jardin potager (Le Félin, 2012), voici les poèmes d’Images filantes, édition bilingue publiée à La Dogana, avec une préface de Michel Deguy. Dans sa postface, Stéphane Michaud écrit : « La grande voix qui domine et éclaire le livre est la langue elle-même, que Kirsten sert de façon incomparable (…) S’il y a bien une trahison, insupportable aux yeux du poète, c’est la dénaturation du langage, sa torsion par l’idéologie, qu’elle soit celle des régimes politiques autoritaires ou, aujourd’hui, celle des marchés. » 
 
[Alain Lance] 
 
 
 
l’ordre du monde 
 
un territoire qu’un fil seul 
rattache à l’ordre du monde : 
le rebut est livré à la loi de la pesanteur, 
les décharges disséminées partout,  
les talus envahis de détritus, 
de monotones villages-dépotoirs ; 
un rayon d’espoir surgit-il ici ou là, 
aussitôt un nuage chargé de pluie le couvre, 
l’atmosphère ambiante 
fait du présent chose déjà posthume ; 
les feuilles frémissent par-dessus les toits dépouillés 
de leurs ardoises, le vent y souffle ses patenôtres 
à travers les poutres, comme si les arbres 
s’envolaient en battant des ailes,  
un oiseau de nuit en appelle un autre 
ou clame sa souveraineté sur son domaine : 
ô toi, mon Abdère*, pays imbu de toi-même, 
caillouteux et rebelle, 
rythmé par ses collines, 
chez toi, semblait-il, le ciel a parqué 
une humanité en bout de course. 
 
 
(*) Ville que le roman de Wieland, Les Abdéritains (1774) a érigé en symbole de la médiocrité de la petite bourgeoisie. Kirsten voit ici sa région natale avec une tendresse mêlée de dépit.  
[une des nombreuses et fort utiles notes rassemblées par le traducteur en fin de volume] 
 
 
zur weltordung 
 
 
ein erdenfleck, der weltordung 
notdürftig angehängt mittels grundfaden, 
das abfällige auf erdanziehung bedacht, 
weithin verzettelte schutthaufen 
böschen einvernehmlich abgewohntes verderben, 
ausgebrackte, eingeschmolzene dorfansichten, 
ein ortsgebundener hoffnungsstrahl, 
rasch wieder regenverhangen zugewölkt, 
in eine posthume gegenwart versetzt 
obwaltender umstände halber, 
laubrauschen über entziegelten dächern, 
denen der wind das vaterunser 
durch die sparren bläst, als flögen 
die bäume flügelschlagend davon, 
ein nachtvogel ruft jemanden zu sich 
oder pocht gebieterisch auf sein revierrecht, 
o du mein Abdera, das um sich selbst 
kreist und die kiesstirn bietet, 
erwiesenermaßen hinlänglich ausgehügelt, 
es war, als hätt der himmel 
die menschheit endgelagert.  
 
• 
 
citoyen de la terre 
 
 
gamin, que fera-t-on 
de toi, gaucher comme 
tu es et bon à rien ?  
bouvier, ça allait encore 
même au plus sot, mais un 
jean-les-bouquins comme toi,  
un paresseux de ton genre 
y a rien à en faire. 
ôte-toi de la tête  
ta lubie de sauge,  
cultiver des simples,  
laisse-moi rire, 
avec ce genre de fadaises 
tu ne feras jamais ton beurre, toi 
et tes savoirs de famine, 
une école d’horticulture 
tu n’y gagneras même pas  
le sel pour saler la soupe ; j’ai poussé la brouette, 
j’ai lancé au couvreur sur le toit des tuiles par paquets de deux,  
déchargé à la pelle des camions de ciment, 
monté à l’échelle, sur l’épaule, des sacs d’un quintal, 
l’expert en arbres que j’étais 
savait écorcer les fûts,  
le scarabée doré 
rivalisait de vitesse avec moi,  
aux champs, allons-y que je manie la bêche,  
que je déracine, arrache 
et sarcle, ̶  ce fourbi 
je l’ai quitté, village, va te faire … 
je te vois encore rétrécir, 
jusqu’à pour moi 
te réduire à rien. 
 
 
erdenbürger 
 
 
junge, was soll bloß aus dir 
mal werden ? linkshänder 
und zu nischde geschicke, 
zum ochsenkutscher war noch 
der dümmste nicht zu dämlich, aber  
so ein schwartenheini wie du, 
mit solch einem faulpelz 
kann keiner was anfangen,  
schlag dir deinen melissetick 
bloß aus dem kopf, teegärtner,  
daß ich nicht lache, mit derlei 
hirngespinsten kommst du 
auf keinen grünen zweig, du  
mit deinen brotlosen künsten,  
an einer höheren baumschule 
wird nicht das salz 
an die suppe verdient, karre 
geschoben, ziegel im doppelpack gefackt, 
zement aus güterwagen geschaufelt, 
zentnersäcke geschultert treppauf,  
der baumkenner wußte, wie 
die hölzer gespellt werden 
wollten, der goldlaufkäfer lief 
mit mir um die wette, zum ackerwerk 
angesetzt, krell erhebe dich,  
ausgeklengelt, abgestockt 
und abgestochen, den bettel 
hingeworfen, dorf, du kannst mich, 
und ich seh noch, wie es sich 
verwinzigt, bis ichs 
auf den kleinsten punkt gebracht. 
 
Wulf Kirsten, Images filantes, préface de Michel Deguy édition bilingue La Dogana, 2015.  

 


Catégorie : Anthologie permanente
Un article de : Florence Trocmé

Lundi 04 Mai 2015, 11:40 : [poètes] Wulf KirstenWulf Kirsten est né le 21 juin 1934 en Saxe et vit en Thuringe. Il a commencé à publier vers la fin des années soixante, son œuvre a été distinguée par de nombreux prix littéraires, du temps de la RDA comme après l’unification allemande. Alain Lance avait traduit un bref poème de lui pour le numéro de la revue Europe de l’été 1973 consacré à la littérature de la RDA. Mais c’est Stéphane Michaud qu’il faut saluer ici : depuis quelques années son travail exigeant, précis et talentueux permet aux lecteurs francophones de découvrir enfin la voix singulière de Wulf...

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Wulf Kirsten est né le 21 juin 1934 en Saxe et vit en Thuringe. Il a commencé à publier vers la fin des années soixante, son œuvre a été distinguée par de nombreux prix littéraires, du temps de la RDA comme après l’unification allemande. Alain Lance avait traduit un bref poème de lui pour le numéro de la revue Europe de l’été 1973 consacré à la littérature de la RDA. Mais c’est Stéphane Michaud qu’il faut saluer ici : depuis quelques années son travail exigeant, précis et talentueux permet aux lecteurs francophones de découvrir enfin la voix singulière de Wulf Kirsten dans la poésie allemande contemporaine. Après les poèmes de Graviers (Belin, 2009), les souvenirs de Les Princesses au jardin potager (Le Félin, 2012), voici les poèmes d’Images filantes, édition bilingue publiée à La Dogana, avec une préface de Michel Deguy. Dans sa postface, Stéphane Michaud écrit : « La grande voix qui domine et éclaire le livre est la langue elle-même, que Kirsten sert de façon incomparable (…) S’il y a bien une trahison, insupportable aux yeux du poète, c’est la dénaturation du langage, sa torsion par l’idéologie, qu’elle soit celle des régimes politiques autoritaires ou, aujourd’hui, celle des marchés. »  
 
 
Bibliographie en français 
Graviers, traduction Stéphane Michaud, Belin, 2009 
Les Princesses au jardin potager, traduction Stéphane Michaud, le Félin, 2012 
Images filantes, traduction Stéphane Michaud, La Dogana, 2015 
 
Fiche bio-bibliographique (de) 
un article sur le site Le Roi des Aulnes (fr) 


Catégorie : Poètes (fiches bio-bibliographiques)
Un article de : Florence Trocmé

Samedi 02 Mai 2015, 14:07 : [Agenda, liens et informations] le journal permanent de la poésiePour suivre l’actualité poétique en continu : agenda, liens, informations sont désormais publiés ici ou pour les revues, ici Les dernières informations publiées dans les scoop.it de Poezibao : [agenda] Lundi 4 mai 2015 | Hommage à Maryse Hache [agenda] 6 mai, Paris, autour de Roland Barthes [agenda] 6 mai, Paris, Bruno Krebs [agenda] 13 mai, Paris, Le poète et son double [agenda] 16 mai, 6 et 27 juin, Genève,trois lectures-performances à l'Usine Kugler [agenda] 21 mai, Paris, Alexis Pelletier et Guy Perrocheau [agenda] 2 juin, Pierrefitte-sur-Seine, Georges Didi-Huberman et Frank Smith, La mémoire brûle [article] Chez Jean Daive, par...

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Les dernières informations publiées dans les scoop.it de Poezibao : 
 
[agenda] Lundi 4 mai 2015 | Hommage à Maryse Hache  
[agenda] 6 mai, Paris, autour de Roland Barthes  
[agenda] 6 mai, Paris, Bruno Krebs 
[agenda] 13 mai, Paris, Le poète et son double  
[agenda] 16 mai, 6 et 27 juin, Genève,trois lectures-performances à l'Usine Kugler 
[agenda] 21 mai, Paris, Alexis Pelletier et Guy Perrocheau  
[agenda] 2 juin, Pierrefitte-sur-Seine, Georges Didi-Huberman et Frank Smith, La mémoire brûle  
 
[article] Chez Jean Daive, par Christian Jacomino  
 
[colloque] "Tu dis pour naître", Rencontres internationales autour de l'œuvre de Claude Vigée 
 
[note de lecture] "Monstrueuse" de Jean Daive par Matthieu Gosztola  
[note de lecture] Philosophies de Bonnefoy, de Mendel Péladeau-Houle  
 
[parution] Trois publications Calaferte  
 
[prix] première sélection pour le prix Mallarmé  
 
[site] La page Facebook des Éditions Souffles  


Catégorie : Agenda, liens, informations
Un article de : Florence Trocmé

Samedi 02 Mai 2015, 10:19 : [Poezibao Hebdo] du samedi 2 mai 2015Rappel : agenda, liens, informations sont désormais publiés ici Pour recevoir les mises à jour quotidiennes dans sa boîte aux lettres, voir ici Les derniers articles publiés dans Poezibao : Une nouvelle parution dans la revue Sur Zone : Gérard Haller •[revue Sur Zone] #17, Gérard Haller, « Il arrive quelque chose, encore » Les trois feuilletons en cours •[feuilleton] Terre inculte, par Pierre Vinclair, #16, La quille •[feuilleton] "Au fil du narré, #4", Yves Boudier interroge Patrick Beurard-Valdoye •[feuilleton] Tardieu à 360°, #8 : Sortilèges de la musique, par Frédérique Martin-Scherrer Une Carte Blanche à Jean Miniac •[Carte Blanche]...

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Les derniers articles publiés dans Poezibao : 
 
 
Une nouvelle parution dans la revue Sur Zone : Gérard Haller 
[revue Sur Zone] #17, Gérard Haller, « Il arrive quelque chose, encore » 
 
Les trois feuilletons en cours 
[feuilleton] Terre inculte, par Pierre Vinclair, #16, La quille 
[feuilleton] "Au fil du narré, #4", Yves Boudier interroge Patrick Beurard-Valdoye 
[feuilleton] Tardieu à 360°, #8 : Sortilèges de la musique, par Frédérique Martin-Scherrer 
 
Une Carte Blanche à Jean Miniac 
[Carte Blanche] à Jean Miniac : Lettre à Tomaž Šalamun 
 
Les notes de lecture 
[note de lecture] « La Lyre noire » et « Chronique du temps qui me quitte », de Jiří Kolář, par Jean-Pascal Dubost 
[note de lecture] Christian Hubin, "Rouleaux", par Laurent Albarracin 
 
L’anthologie permanente : Pascal Quignard, Carol Snow et Henri Col 
[anthologie permanente] Pascal Quignard 
[anthologie permanente] Carol Snow 
[anthologie permanente] Henri Cole 
 
Les actualités 
[Agenda, liens et informations] le journal permanent de la poésie 
 
Une nouvelle fiche dans la base de données 
[poètes] Carol Snow 
 
Et les livres reçus pendant la dernière quinzaine 
[Poezibao a reçu] du samedi 2 mai 2015 

 


Catégorie : Poezibao Hebdo
Un article de : Florence Trocmé

Samedi 02 Mai 2015, 10:03 : [Poezibao a reçu] du samedi 2 mai 2015 Cette rubrique suit l’actualité éditoriale et présente les derniers ouvrages reçus par Poezibao. NB : ne sont pris en compte ici que les livres publiés à compte d’éditeur. Philippe Jaccottet, Ponge, pâturages, prairies, Le Bruit du temps, 2015, 11€ William Cliff, Amour perdu, Le Dilettante, 2015, 13€ Nadine Agostini, Dans ma tête, Dernier Télégramme, 2015, 9€ Marie Cosnay, Sanza lettere (road movie), Éditions de l'Attente, 2015, 13€ Pascale Petit, Le parfum du jour est fraise, Éditions de l'Attente, 2015, 13€ Philippe Annocque, Mémoires des failles, Éditions de l'Attente, 2015, 16€ Lee Ann Brown, Autre Archère, traduit de l'américain par Stéphane...

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Cette rubrique suit l’actualité éditoriale et présente les derniers ouvrages reçus par Poezibao.   
NB : ne sont pris en compte ici que les livres publiés à compte d’éditeur.  
 
 
Philippe Jaccottet, Ponge, pâturages, prairies, Le Bruit du temps, 2015, 11€ 
William Cliff, Amour perdu, Le Dilettante, 2015, 13€ 
Nadine Agostini, Dans ma tête, Dernier Télégramme, 2015, 9€ 
Marie Cosnay, Sanza lettere (road movie), Éditions de l'Attente, 2015, 13€ 
Pascale Petit, Le parfum du jour est fraise, Éditions de l'Attente, 2015, 13€ 
Philippe Annocque, Mémoires des failles, Éditions de l'Attente, 2015, 16€ 
Lee Ann Brown, Autre Archère, traduit de l'américain par Stéphane Bouquet, Presses universitaires de Rouen et du Have, 2015, 17€ 
Amy Hollowel, Nous ici, traduit de l'américain par Anne-Laure Tissut, Presses universitaires de Rouen et du Have, 2015, 16€ 
Keith Barnes, Want to Wake alive, selected poems et Jacqueline Starer, K.B, Éditions d'Ecart, 2015, 25€ 
Jacques Josse, Alain le Beuze, Maya Mémin, Sahara Iroise, Éditions S'Emmêler, 2015, 17€ 
Clara Calvet, Tout chose, 2015 
Christian Bernard, Stary Zidovsky Hrbitov (souvenir de Prague), Wald n press, 2015 
Marie-Paule Blein, Le récit est une voix timide, Le Phare du Cousseix, 2015, 7€ 
Marie-Christine Gordien, La Monnaie des Songes, suivi de Love Songs, La Rumeur libre, 2015, 16€ 
Bernard Sesé, l'autre et la nuit, La tête à l'envers, 2015, 16€ 
Saïd Mohamed, Jours de liesse, Éditions Les Carnets du Dessert de lune, 2015, 13€ 
 
Revues  
Europe,
n° 1033, mai 2015, Claude Simon et Friederike Mayröcker, 2015, 20€ 
Le Cahier du refuge, n° 239, 2015 
Filigranes, n° 89, 2015 
Le Cri d'os, Comme un cri d'os, Jacques Simonomis, par Christophe Dauphin, 2015, 17€ 
 
Roman 
Yoshikichi Furui, Chant du monde fou, traduit du japonais par Véronique Perrin, Seuil, 2015, 21,50€ 
 
Essai 
Jean-Pierre Siméon, La poésie sauvera le monde, Le passeur, 2015, 15€ 

 


Catégorie : Poezibao a reçu
Un article de : Florence Trocmé

Vendredi 01 Mai 2015, 11:33 : [feuilleton] Tardieu à 360°, #8 : Sortilèges de la musique, par Frédérique Martin-Scherrer Tardieu à 360°, #8 : Sortilèges de la musique La harpe maternelle a bercé l’enfance et la jeunesse de Jean Tardieu : « Mes premiers mouvements, mes premières pensées furent cadencés au rythme de la harpe. […] J’ai rêvé aux sons de la harpe ; j’ai lu aux sons de la harpe ; j’ai aimé aux sons de la harpe. » (1) Pendant les vacances, à Orliénas, il en aimait le « son net et aérien qui, s’échappant des fenêtres », s’associait à la lumière de l’été dans le jardin ainsi qu’aux tableaux que peignait son père. L’un d’entre eux...

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Tardieu à 360°, #8 : Sortilèges de la musique   

 

La harpe maternelle a bercé l’enfance et la jeunesse de Jean Tardieu : « Mes premiers mouvements, mes premières pensées furent cadencés au rythme de la harpe. […] J’ai rêvé aux sons de la harpe ; j’ai lu aux sons de la harpe ; j’ai aimé aux sons de la harpe. » (1) Pendant les vacances, à Orliénas, il en aimait le « son net et aérien qui, s’échappant des fenêtres », s’associait à la lumière de l’été dans le jardin ainsi qu’aux tableaux que peignait son père. L’un d’entre eux présente un double portrait de Caline, l’une, en blanc, jouant de la harpe près d’une fenêtre, l’autre, en noir, écoutant, les yeux clos, le coude appuyé sur la cheminée. « Quand je regarde ce tableau, écrit Jean Tardieu, […] remonte du passé la sonorité particulière, à la fois aiguë, intense et veloutée, des cordes pincées de la harpe. » (2) Très tôt, on avait habitué le jeune écolier à tenir un cahier où il devait relater ses journées, pour pratiquer l’exercice de la « rédaction », en guise de devoirs de vacances. C’est ainsi qu’aujourd’hui, si l’on consulte le fonds Tardieu conservé à l’Institut Mémoires de l’Édition Contemporaine (IMEC), on peut lire, dans les « Cahiers d’enfance », un témoignage direct, sans déformations ultérieures, de ce que perçoit un enfant de sa vie au jour le jour. Voici un extrait de l’un de ces cahiers, rédigé à l’automne 1914, alors que Victor, mobilisé, a quitté sa famille :  
 
« Ici je suis heureux dans le confort de notre jolie chambre ; Maman est sans cesse près de moi ; elle installe sa harpe, moi je sors mes cahiers et mes livres et nous nous plongeons dans le travail tandis que nous sommes réchauffés par un gai feu de bois qui ronronne derrière nous. Nous avons chaqun [sic] une fenêtre qui nous envoit [sic] la lumière dorée par les feuilles d’automne. Les deux lits en face de ma table dorment en attendant le soir. La harpe a, pour basses, le feu, et ma plume qui se promène sur le papier fait partie du concert. Ce qui manque à la douceur de ces heures c’est que Papa est loin de nous. » 
 
Lire la suite en cliquant sur ce lien 
 
 
Épisodes précédents :  
feuilleton Tardieu à 360° de Frédérique Martin-Scherrer, épisodes 123456, 7

 


Catégorie : Feuilleton
Un article de : Florence Trocmé

Vendredi 01 Mai 2015, 11:07 : [note de lecture] Christian Hubin, "Rouleaux", par Laurent AlbarracinÀ l’origine et au cœur de la poésie de Christian Hubin et de sa difficulté, une révolte, une révolte ontologique. Pour ce poète, il semble que l’être est assignation, insupportable assignation à résidence de ce qui est dans ce que c’est : « Imposture de tout ce qui reste tel, saturé par sa signification. » Comment écrire contre l’être, contre le carcan de l’être ? Le poème est cette parole qui cherche à désincarcérer l’être de l’être. Par quelles figures le poème peut-il interrompre cette automaticité identitaire de ce qui est ? Comment échapper aux chaînes logiques du sens ?...

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Rouleaux-de-christian-hubin À l’origine et au cœur de la poésie de Christian Hubin et de sa difficulté, une révolte, une révolte ontologique. Pour ce poète, il semble que l’être est assignation, insupportable assignation à résidence de ce qui est dans ce que c’est : « Imposture de tout ce qui reste tel, saturé par sa signification. »  
 
Comment écrire contre l’être, contre le carcan de l’être ? Le poème est cette parole qui cherche à désincarcérer l’être de l’être. Par quelles figures le poème peut-il interrompre cette automaticité identitaire de ce qui est ? Comment échapper aux chaînes logiques du sens ? En assumant syntaxiquement cette rupture. En privilégiant l’intransitivité du verbe lorsqu’on s’attendrait à un emploi transitif par exemple. En faisant advenir dans la phrase même le manque plutôt que le plein, l’élision comme allusion à ce qui fait problème dans l’être (et qui est le trop-plein de l’identité) : « Laissons-nous, aux meilleurs moments, nous laver de l’identité. Laissons-nous, émus, nous en remettre. » Point. Point ?! Mais la phrase logiquement n’est pas terminée ! « Nous en remettre » à quoi ? Le fragment ne le dit pas, parce que le suspens est justement ce qui nous en remontre, ce qui nous remet d’aplomb là où la clôture du sens n’aurait fait que décevoir l’impulsion première. Chez Hubin, l’interruption de la phrase fonctionne ainsi comme une coupe syntaxique, comme une prosodie purement grammaticale et sauvage, comme rejet d’un vers invisible au sein de la prose. Il semble que la phrase s’interrompt parce qu’elle rencontre soudain dans le réel la face biseautée du poème.  
 
Le poème n’est pas ce qui viendrait pourvoir le monde d’une signification, ce qui viendrait le nantir d’un sens, mais ce qui permet de rencontrer « le monde encore au dépourvu, contenu sans lui. » C’est une poésie qui vise non à la plénitude mais à faire le vide (un vide sanitaire, un vide salubre en tout cas), qui cherche à conserver le manque comme gage de la réalité du réel, une poésie qui favorise non l’obtention mais l’abstention, qui préfère le chemin d’accès à l’accès, qui privilégie le détour, la suspension, l’amoindrissement plutôt que la réponse.  
Il y a une sorte d’ajournement permanent de la langue, chez Christian Hubin, de procrastination de l’énonciation. Elle s’obtient souvent par des ajouts de prépositions (le mot par est l’une des préférées) sans que celles-ci ne renvoient à rien et qui viennent diluer le sens dans une sorte d’avenir incertain : « Pour que, par amuïssement, par altération inouïe, moirée. » Tout se passe comme si tronquer la phrase, l’amputer de sa fin et de ses attendus logiques, était une manière pour le poète de mimer l’insignifiance du monde, son indéfini étirement en lui-même. Le monde et le langage sont en effet inconciliables. Là où le langage clôt, assigne, délimite, le monde au contraire se situe dans une perpétuelle antécédence, se libère du langage par retour forcené à un en-deçà du langage. Le monde échappe. Seul le langage qui ajourne est efficace pour rendre compte de cette échappée du monde : « Bave que fait scintiller le retard. L’univers est une minuscule embardée. » Le réel est ce qui résiste. Le poème doit résister, lui aussi, pour parler du réel. Son illisibilité serait l’équivalent de la « retenue qu’opposerait le monde à ce qui s’en dit ».  
 
La difficulté qu’il y a à commenter l’écriture de Hubin rencontre une méfiance chez lui envers la possibilité même du commentaire et de la glose : « Surestimation de l’herméneutique. Ce qu’on veut savoir ne veut pas savoir ». Par nature le réel est incompatible avec le discours et le poème avec son commentaire. La position de Hubin serait de ce point de vue presque anticolonialiste, si l’on peut dire cela d’un poème qui se refuserait à conquérir un réel indigène, exogène : le poème lutte contre le logocentrisme du poème. Il s’agit de chercher à conférer au poème l’antécédence du monde et non d’attribuer au monde les caractères du poème, sa poéticité, son lyrisme. Bien plus fort est le poème qui réalise la réalité du réel (qui retrouve par des ruptures de sens son extériorité, son âpreté, sa rugosité) que le poème qui poétise, qui rend le réel ductile et assimilable. « La parole n’est que pour n’avoir pas encore lieu ». « Nous ne parlons que le futur aîné.» Là est toute la difficulté de la poésie de Hubin, son défi : se tenir au lieu qui précède la parole, prêter à ce qui est une antériorité toujours à venir, irrésolue, jamais satisfaite. Non rendre compte de la présence du monde mais d’une préséance en lui qui congédie la parole comme intrinsèquement indigne à cause de ses si détestables « ressources et enflures, ses abcès de fixation ». Un poème qui parviendrait à ne pas enclore le réel dans une parole sur le réel, un poème du réel-avant-le-poème, de l’être avant son incarcération en soi, tel semble être l’un des vœux qui s’expriment dans ce traité de poétique paradoxale et révoltée que constituent ces Rouleaux.  
 
[Laurent Albarracin] 
 
 
Christian Hubin, Rouleaux, éditions L’Étoile des limites, 2015 
 


Catégorie : Notes de lecture
Un article de : Florence Trocmé

Vendredi 01 Mai 2015, 10:51 : [anthologie permanente] Henri ColePoules C’est bon pour l’ego, quand elles accourent à mon appel, piaillant et gloussant parce que c’est l’heure où on les nourrit, et encore une fois je ne peux m’empêcher de saisir la petite Lazare, une poulette blanche et orange que j’adore. « Si, si, tout ira bien », dis-je à sa face furibonde de bâtarde. En septembre, elle commencera à pondre les œufs vert-bleu que j’aime pochés. Dieu condamne le serpent à n’avaler que de la poussière et la poule à quelque 4000 ovulations. Pauvre Lazare, au printemps un intrus a assassiné ses sœurs et l’a laissée à demi...

Contenu :

 

Poules 
C’est bon pour l’ego, quand elles accourent à mon appel, 
piaillant et gloussant parce que c’est l’heure où on les nourrit, 
et encore une fois je ne peux m’empêcher de saisir la petite Lazare, 
une poulette blanche et orange que j’adore. « Si, si, tout ira bien », 
dis-je à sa face furibonde de bâtarde. En septembre,  
elle commencera à pondre les œufs vert-bleu que j’aime pochés. 
Dieu condamne le serpent à n’avaler que de la poussière 
et la poule à quelque 4000 ovulations. Pauvre Lazare,  
au printemps un intrus a assassiné ses sœurs et l’a laissée à demi 
étranglée dans le poulailler. Les blessés ont une façon à eux 
d’éclairer un noir espace rectangulaire. La souffrance 
devient le thème universel. Trop tendre, on vous broiera, 
trop dur, on vous brisera. Même une poule sait cela, 
posant sur un tas de fumier, son corps un poignard d’or.  
 
 
Hens 
It's good for the ego, when I call and they come 
running, squawking, and clucking, because it's feed time, 
and once again I can't resist picking up little Lazarus, 
an orange-and-white pullet I adore. "Yes, yes, everything will be 
okay," I say to her glaring mongrel face. Come September, 
she'll begin to lay the blue-green eggs I love poached. 
God dooms the snake to taste nothing but the dust 
and the hen to 4,000 or so ovulations. Poor Lazarus, 
last spring an intruder murdered her sisters and left her 
garroted in the coop. There's a way the wounded 
light up a dark rectangular space. Suffering becomes 
the universal theme. Too soft, and you'll be squeezed; 
too hard, and you'll be broken. Even a hen knows this, 
posing on a manure pile, her body a stab of gold. 
 
• 
 
Au loin 
Si je ferme les yeux, je te revois devant moi 
comme la lumière attire à elle la lumière. Debout 
dans le lac, je crée avec mes bras un tourbillon, 
laissant la force du repentir m’entraîner en son centre 
au point de ne plus pouvoir me raccrocher à mes perceptions 
ou à la conscience du moi, tels ces nuages de poussière 
et d’hydrogène tout excités de former de nouveaux astres 
pour éclairer l’arrière-cour. Si poignant est le cri du vide 
pour être comblé. 
                        Mais écrivant ces lignes, ma main est chaude. 
Le personnage que j’appelle Moi n’est plus lourd, lascif, 
mélancolique. C’est comme si les émotions n’avaient plus de chair. 
Éros ne déchire pas les ténèbres. C’est comme si j’étais 
redevenu un enfant observant la venue au monde de deux agneaux. 
Le monde vient juste de naître à la vie.  
 
 
Away 
If I close my eyes, I see you again in front of me,
like light attracting light to itself. I’m standing
in the lake, forming a whirlpool with my arms,
letting the force of atonement pull me into its center
until I cannot any longer hang onto my observations
or any sense of myself, like dust and hydrogen clouds
getting all excited while creating new stars to light
the backyard. How poignantly emptiness cries out
to be filled. 
                        But writing this now, my hand is warm. 
The character I call Myself isn’t lustful, heavy,
melancholic. It’s as if emotions are no longer bodied.
Eros isn’t ripping through darkness. It’s as if I’m
a boy again, observing the births of two baby lambs.
The world has just come into existence. 
 
 
Henri Cole, Le Merle, le loup, suivi de Toucher, traduit de l’anglais et présenté par Claire Malroux, édition bilingue, Le Bruit du temps, 2015, pp. 180 et 181 & pp 236 et 237.  
 
Henri Cole dans Poezibao :  
bio-bibliographie, ext 1 


 


Catégorie : Anthologie permanente
Un article de : Florence Trocmé

Mercredi 29 Avril 2015, 10:37 : [feuilleton] "Au fil du narré, #4", Yves Boudier interroge Patrick Beurard-Valdoye Publication à partir du 1er avril 2015 d’un nouveau feuilleton, dans le cadre du travail entrepris simultanément par Poezibao et par remue.net, autour du « Cycle des Exils » de Patrick Beurard-Valdoye (dont le premier volume, Allemandes, est paru il y a trente ans). Patrick Beurard-Valdoye a donné le 6 mars dernier un récital à la Maison de la Poésie de Paris, suivi d’un débat passionnant mais peut-être un peu bref, d’où un sentiment d’inachevé. C’est sur ce sentiment d’inachevé que cette proposition a été bâtie : offrir à ceux qui étaient présents la possibilité de poser une (ou deux)...

Contenu :

 
Publication à partir du 1er avril 2015 d’un nouveau feuilleton, dans le cadre du travail entrepris simultanément par Poezibao et par remue.net, autour du « Cycle des Exils » de Patrick Beurard-Valdoye (dont le premier volume, Allemandes, est paru il y a trente ans).   
Patrick Beurard-Valdoye a donné le 6 mars dernier un récital à la Maison de la Poésie de Paris, suivi d’un débat passionnant mais peut-être un peu bref, d’où un sentiment d’inachevé. C’est sur ce sentiment d’inachevé que cette proposition a été bâtie : offrir à ceux qui étaient présents la possibilité de poser une (ou deux) questions à Patrick Beurard-Valdoye.  
Chaque mercredi, une ou des question(s) et la réponse de l’auteur.  
  
Quatrième épisode ce mercredi avec une question d’Yves Boudier.  
 
Yves Boudier :
L'histoire des pratiques de la lecture dans notre culture (depuis l'Antiquité jusqu'au seuil de la Renaissance) a connu une étape d'une importance fondamentale lorsque nous sommes passés (cela commença vers les 10°-11° siècles) d'une lecture nécessairement oralisée à la lecture dite silencieuse. (Voir les travaux de Roger Chartier, de Jesper Svenbro, La parole et le marbre, ou de Jack Goody, La raison graphique). Lorsqu'est apparue la segmentation des mots dans la phrase par l'usage du blanc graphique, la lecture "avec les yeux seuls" est devenue possible. En effet, une écriture non segmentée (comme le furent les écrits de l'Antiquité et du Moyen Age et comme le sont encore aujourd'hui les transcriptions phonétiques) ne peut se lire, donc se comprendre, qu'en étant oralisée, lue à voix haute, car les signes ne sont que la transcription d'une parole et n'ont pas d'identité graphique définie avec précision. (La norme orthographique n'apparaît vraiment qu'au 19° siècle avec le développement de la Presse et la scolarisation de masse). La segmentation graphique, (rendue systématique par l'invention et l'usage de l'imprimerie), donna le jour à la lecture silencieuse, telle que nous la pratiquons depuis en gros le 16° siècle, lecture qui s'accompagne d'un changement profond lui aussi du statut de l'intellectuel et du statut de la parole écrite... devenue de fait silencieuse. 
Avec le néologisme "vocaluscrit", tu  reviens de fait sur cette question de l'articulation parole-écriture-lecture, de son pouvoir symbolique. Veux-tu, en redonnant une place privilégiée à l'oralisation du texte, (avec une forme publique performée minimale mais manifeste) retrouver ce que la lecture silencieuse a semblé perdre, à savoir une dimension incantatoire et efficiente de la parole proférée sur l'auditeur?  
 
 
Patrick Beurard-Valdoye : Tu ne pouvais savoir, cher Yves, que les phrases diffusées par enceintes lors de mon déplacement d'un pupitre à l'autre (sur le plateau de la Maison de la Poésie), ces "paroles" sont des agrégats de mots d'un seul bloc, sans blanc entre eux. 
Ce lien entre la segmentation de l'écriture et la lecture silencieuse est en effet riche en conséquences. L'invention du blanc entre les mots, l’apparition de l'espace — comme disaient les typographes qui l'employaient au féminin : l'espace fine — entraîna la raréfaction de la lecture à voix haute.  
On a forcément à l'esprit Augustin observant Ambroise en train de lire "tout bas" — dès le IVième siècle, n'est-ce pas ? — ses yeux oscillant sur la page, alors que la voix, la bouche et la langue sont au repos. "Et jamais autrement", insiste l'Africain du Nord dont la faculté d'émerveillement devant ce qui le dépasse est chaque fois épatante. 
Est-ce qu'Ambroise cherche à ce que l'esprit perce au mieux les sens du texte, c'est-à-dire aussi le sens caché ? Désire-t-il désincarner le texte, l'abstraire du corps davantage, en lui faisant donc perdre sa voix ? Ou encore — et qui pourrait l'exclure ? — est-il en train de lire silencieusement un texte licencieux, que d'autres ne doivent pas entendre, puisque la porte reste "non défendue", ouverte à tous, dit Augustin ? Lirait-il par exemple quelque commentaire d'un disciple d'Arius ? 
Il y a bien des situations dans nos actes artistiques, qui réinventent, en conscience ou non, des gestes archaïques. Le cours d'eau ne sait jamais que fluer vers les origines, à la source, et les trains retombent toujours sur leurs roues. Il y a peu, j'achète un ouvrage de 1957, une traduction de l'anglais par un poète français. En ouvrant les pages non coupées, je m'aperçois que le verso du premier cahier — c'est-à-dire la préface du traducteur, qui m'importait — n'est pas imprimé. Le texte typographié, non lisible, laisse pourtant apparaître son foulage, la presse ayant fonctionné à sec. L'astuce consiste à frotter délicatement les pages d'un crayon de graphite. Les lettres surgissent peu à peu en réserve sur fond grisé, les mots remontent en surface. Comme le papier est irrégulier, des zones blanches subsistent et le texte n'est donc pas entièrement lisible : il y a des trous. C'est alors que pour saisir les phrases en tentant de combler leurs lacunes, je me mets spontanément à lire à haute voix. En effet l'oralisation de "l'imprimé", sa sonorisation, donne du corps, elle permet de retrouver, par rebond dans la trouée, le sens manquant. Elle ramène une présence.  
À y réfléchir j'ai fait ce qu'un philologue ferait au-dessus d'un manuscrit copte où il y a des lacunes en raison de mauvaise conservation du parchemin, ou bien parce que le copiste s'est permis quelques singularités intransmissibles. 
Remarque bien, que si j'ai tout de même pu lire cette préface, c'est qu'elle fut imprimée avec des "types" en plomb. En offset, en absence d'estampage du papier, rien n'aurait été possible, ni en impression numérique. On voit bien que l'invention de la typographie, qui contribue en effet largement à augmenter la valeur "muette" de l'écriture, est une étape — on le sait bien — vers la perte inexorable de la matérialité de la chose écrite — c'est-à-dire son caractère physique, sonore et plastique — au bénéfice de l'intangible du mot, de l'abstrait du langage ; de sa non-substance. L'écrit s'est désincorporé, à l'instar de la monnaie. On parle toujours du corps d'une police sans savoir pourquoi, mais les typographes parlaient de corps d'un caractère. 
Ceci n'est pas particulièrement troublant lorsque l'écrit se résume à de l'information. Ça l'est en revanche pour ceux d'entre nous qui s'intéressent de près à la substance des mots et à la prosodie. À la partie audible de l'iceberg. Qui mettent en avant l'aspect rythmé, sonore ou musical du langage.  Fût-ce pour une oreille interne. 
Le vocaluscrit affirme bien cette dimension, tant matérielle (plastique) que sonore, en l'émancipant par surcroît de sa longue solidarité avec la musique. L'impasse dans laquelle nous étions résultait aussi de la prégnance du champ musical et d'un usage inadéquat de son lexique. Il s'agit moins de rythme ou de sonorité, que d'énergie, interne aux mots et aux alentours, blancs compris — de longueur d'ondes ou si l'on préfère, d'un respire — que la voix libère ou non. 
La conscience d'un avant-historique en arts poétiques suppose par exemple Orphée. N'est-il pas utile de rappeler pourtant qu'Orphée, accompagné de son luth, faisait de la chanson. Et j'aime bien dire du coup que notre dieu serait une déesse : la silencieuse Eurydice, si l'on se cantonne au mythe d'Orphée. Je crois que Rilke énonce les deux tutelles possibles dans son poème Orphée. Eurydice. Hermès. Et je dirais que Pierre Drogi situe aussi son Chansonnier en cet endroit. 
Le vocaluscrit concerne la lecture à haute voix devant un auditoire. Il dérive du manuscrit, mais possède son unicité et son exclusivité liée à l'écoute collective, comme au lieu où il est donné. Ce que j'ai lu à la Maison de la Poésie est adapté du manuscrit destiné au livre, et ce vocaluscrit ne sera "publié oralement" qu'à cette occasion. 
Si la lecture individuelle devint silencieuse — y compris lors de son apprentissage à l'école, où trop rapidement la lecture partagée collectivement disparaît — celle à haute voix demeura, dans les couvents et monastères, notamment au refectio. Elle est pratiquée dans les enseignements de la religion juive, de la religion protestante, de la religion de l'islam. Il ne faudrait toutefois pas en déduire que le faible intérêt français pour la lecture en public résulte d'une tradition catholique. Ce n'est pas le cas en Italie ; et la procession de paysans chiliens marchant des heures pour aller écouter Pablo Neruda prouve l'inverse. Il faudrait plutôt appréhender cette vieille spécificité française du côté de l'obsessionnel contrôle monarchique de LA-langue et de ses usages, en particulier via l'Académie française. À présent, on en trouverait un prolongement dans les techno-pouvoirs. Comment expliquer par exemple, en pleine numérisation virulente de documents patrimoniaux, qu'aucune institution d'envergure en France ne se préoccupe de la numérisation des cassettes audio de lectures d'arts poétiques enregistrées — souvent dans un cadre associatif — plus ou moins archivées entre 1975 et 2005, pour dans un second temps mettre à disposition du public un site internet dévolu à la lecture par les poètes contemporains, à l'instar du site américain Pennsound
L'imprimerie a contribué à une évolution du poème sur le versant de l'abstraction. Ce fut une chance artistique sans précédent, quand il s'est affranchi de la réalité pragmatique, en rompant l'assujettissement du nom à la chose. L'histoire littéraire a peut-être toutefois confondu en arts poétiques, ce niveau d'abstraction avec celui de l'émancipation de la parole. Car je crois que tout poème entretient un lien explicite ou secret avec la parole. C'est dire que tout poème peut être éprouvé à haute voix, ainsi livrera-t-il sa dimension sous-jacente. Cet ombilic de la parole n'entraîne pas le maintien du poème dans un mimétisme formel. Il permet de se remémorer, par la parole cette fois collective, sa potentialité rhapsodique. Il peut certes être proféré, tout autant que chuchoté. Mallarmé dit son Coup de dés à l'oreille de Valéry. 
Qu'énonce Paul Celan du poème ? "Ce Toujours-encore ne sera jamais cependant qu'un Parler" (les capitales proviennent de la traduction d'André du Bouchet). Plus loin, toujours dans Le Méridien : "Le poème serait dès lors — plus que jadis, ouvertement, parole d'un seul devenue figure, — et du plus intime de soi aspirant à une présence."  
Permets-moi d'ajouter : espérant une présence. Nous avons tous entendu tel poète lire en public dans une langue que nous ne comprenions pas. Il (se) passe souvent bien entendu quelque chose. Du sensible, de l'émotion même. Pas d'entourloupe pour épater la galerie. L'émotion produite par l'inconnu, par ce qui nous vient d'on ne sait où, médusés par on ne sait quoi, mais portée à bout de bras par une présence. Les mots nous manquent d'abord pour en parler avec raison.  
Qui a peur de l'émotion produite par un poème ? 
Qui est le plus fou, du poète qui se donne — et nous donne — en public, ou du réductionniste qui "Toujours-encore" prétend que les poètes lisent mal ? 
"L'imprimerie sonore voilà la vérité", dit Saint-Pol-Roux. Mais dans cette imprimerie qui n'aurait pas perdu la voix, ­il faudrait aussi davantage de place au silence. L'histoire du poème — n'est-ce pas, cher Yves — c'est également celle de ses blancs comme de ses silences.  
Tournons la page, et d'un autre côté, la segmentation de l'écriture, c'est la codification progressive de signes de ponctuations jusqu'à sa normalisation. La ponctuation est la police secrète de la langue.  
Il faudrait des signes de ponctuation susceptibles de rendre compte du miel du silence. De sa couleur. Le blanc ne suffit pas. Tout n'est pas blanc ou noir.  
Dans Gadjo-Migrandt il y a cinq signes de ponctuation inédits (dessinés par Clara Debailly). Au plan de la réception — toute chose égale par ailleurs — ce serait un peu comme pour les anciens parchemins coptes, où la recherche fait état, non sans perplexité, de signes de ponctuation, cependant qu'on ignore pour l'essentiel comment cette langue écrite était oralisée. 
 
©Poezibao et Patrick Beurard-Valdoye 
 
 


Catégorie : Feuilleton
Un article de : Florence Trocmé

Mercredi 29 Avril 2015, 10:29 : [note de lecture] « La Lyre noire » et « Chronique du temps qui me quitte », de Jiří Kolář, par Jean-Pascal Dubost Né en 1914, Jiří Kolář est mort en 2002 ; et, parus en 2014, les deux livres furent publiés, est-il mentionné dans l’achevé d’imprimé, à l’occasion du « centième anniversaire » de l’auteur ; célébration, hommage de l’éditeur à un artiste d’envergure, cependant méconnu en France, pourtant plusieurs fois traduit aux éditions de La Différence, pourtant que Le Foie de Prométhée (journal 1950), journal-poème, ou journal-collage (poèmes, notes de journal, de lecture, fragment de roman, dialogues, Jiří Kolář était poète et collagiste), où le regard de l’artiste, aiguisé, rend compte de son observation du monde environnant avec critique pointue, voire...

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Né en 1914, Jiří Kolář est mort en 2002 ; et, parus en 2014, les deux livres furent publiés, est-il mentionné dans l’achevé d’imprimé, à l’occasion du « centième anniversaire » de l’auteur ; célébration, hommage de l’éditeur à un artiste d’envergure, cependant méconnu en France, pourtant plusieurs fois traduit aux éditions de La Différence, pourtant que Le Foie de Prométhée (journal 1950), journal-poème, ou journal-collage (poèmes, notes de journal, de lecture, fragment de roman, dialogues, Jiří Kolář était poète et collagiste), où le regard de l’artiste, aiguisé, rend compte de son observation du monde environnant avec critique pointue, voire mordante, découpe les scènes observées avec soin et les agrandit et les détaille de façon à englober l’humaine condition frottée à sa nécessité d’écrire, à expérimenter les formes d’écriture pour s’efforcer de se fondre en l’autre et comprendre, en tant que citoyen tchèque, et du monde, ce qui asservit, refusant par là l’acceptation conformiste et veule du contrôle social glissé en toutes parties de la vie quotidienne, pourtant que, donc, Le Foie de Prométhée est un livre de grande farine, qui valut à l’auteur, lors de la publication de ce livre, en 1953, neuf mois de prison et une interdiction de publier. « La liberté est un art », écrivit-il, dont acte fit-il, il avait la parole libre, et il en pâtit,  
 
« Écris/un jour tout ce qui sera sorti de ta plume/t’engloutira/si tu n’écris pas la vérité/honnêtement/dans toute la mesure de tes forces/et ce que tu dois vraiment écrire/sans transiger »,  
 
in Le Foie de Prométhée). Jiří Kolář se voulait « témoin oculaire »1 de son temps ; sa férocité n’épargnait personne (son poème « Au milieu des abrutis » dans Le Foie de Prométhée est d’une dureté sans pareille à l’égard de ses semblables ; sa solitude  n’en était que plus réelle et conséquente, éclatait aux yeux, du moins son décalage du monde. Artiste de l’affrontement, Jiří Kolář amenait les mots à s’affronter entre eux afin de casser l’image du réel. Poésie de l’image cassée, troublée, voire. Sa liberté artistique en fit un dissident politique. 
 
LyreNoireL’œuvre de Jiří Kolář connut donc les vicissitudes de l’interdiction, et c’est après 1964 qu’elle cessa de circuler en samizdats. En 1966, paraissait un ouvrage contenant des extraits de plusieurs recueils composés dans les années 1950, dont de La lyre noire, à propos duquel il écrivait, en épilogue « Tout le recueil devait être un historique de la vilenie humaine s’achevant sur des témoignages des camps de concentration. J’ai essayé d’abord de tirer ces dires du côté des brumes de la littérature, mais reconnaissant vite l’absurdité de mes efforts j’ai décidé d’en respecter l’authenticité. C’est pourquoi j’ai qualifié ces vers de “poésie authentique”. Pourquoi, aussi, je souhaiterais qu’on n’y voie pas autre chose (ici comme dans les documents de ma Suite tchèque) qu’une sorte de “reprise livresque”, car mon plus grand désir à l’époque était d’aider ceux qui avaient couché ces faits par écrit à en porter plus loin l’écho ». Dessein généreux. À la lecture de ces poèmes, la fameuse affirmation péremptoire et controversée d’Adorno, énoncée en 1949, que le philosophe commenta lui-même et justifia en maints articles, « La critique de la culture se voit confrontée au dernier degré de la dialectique entre culture et barbarie : écrire un poème après Auschwitz est barbare, et ce fait affecte même la connaissance qui explique pourquoi il est devenu impossible d’écrire aujourd’hui des poèmes », cette assertion vient à l’esprit du lecteur ; l’horreur des camps de concentration et les atrocités générées par les dictateurs de toutes sortes (en Afrique du Sud, en Chine) est au cœur de La lyre noire ; et soulevée, la question du lyrisme et de sa subjectivité souvent narcissique sinon égocentrique, sinon la futilité de toute création artistique face à cela. Un infini débat ; quelle empathie poétique pour les victimes sans verser dans un pathos inactif mais bien-pensant. Une gageure dont le poète n’était point dupe, aussi, tout comme Paul Celan sut retenir ses larmes noires, Jiří Kolář, pour évoquer les camps de concentration, les exterminations et les asservissements, Jiří Kolář retient sa colère noire, et choisit un point de vue objectiviste, avant le Holocaust (1975) de Charles Reznikoff, mais contemporain de Testimony (1965). Poèmes transcriptions, de témoignages vécus, verbatim, mais en vers ; le « je » présent dans les poèmes est celui des témoins : le poète leur cède la parole, offre un prolongement à cette parole, un écho porté plus loin grâce à la mise en vers, qui percutent la chape de silence historique (le retour au vers appuie l’éternel recommencement des exactions persécutrices, le vers n’est pas beauté, mais dénonciation). Ce faisant, Jiří Kolář, en opposition à Adorno, veut que la poésie, plus que jamais, témoigne, prolonge l’écho du désastre, et non point se terre dans un mutisme coupable. Très souvent, le poète prend appui sur une expérience vécue par un rescapé, puis étend son champ de vision, jusqu’entrer dans la conscience froide des bourreaux et des tyrans ; un travail sur le passage du discours rapporté de la victime à l’objectivité du bourreau est ainsi judicieusement mené, du personnel « je » à l’impersonnel « il y avait », passant par le trouble « on ». Lyre noire participe de la chronique de l’humanité, l’effacement du poète porte « le chant vivant d’un monde douloureux (Auxeméry à propos de Holocauste).  
 
ChroniqueDe facture différente se présente la Chronique du corps qui me quitte, carnets datés de 1998 à 2002, couvrant les quatre dernières années de la vie du poète, mais dans la lignée du Foie de Prométhée. Des bribes, des notes, des dialogues, des flashes, des bouts de poèmes, datés, des réflexions, pour l’essentiel, courts, voire très laconiques. Chronique d’un corps qui part en lambeaux, qui voit la mort accomplir son travail de fourmi, sous le regard dépité de l’esprit qui l’habite, qui demeure actif, lucide, « marcher m’embête, même pour passer de ma chambre au séjour, à côté », parfois sans contours, « je bave sans arrêt », mais qui garde intact le désir d’écrire, de créer, de penser (« je me demande où est la frontière entre la fabulation réalisée et l’art »), de penser ne serait-ce que son corps, observé presque comme une œuvre qui s’auto-détruit, comme un collage évolutif. Si beaucoup de passages relèvent de l’anecdotique, l’auteur en est conscient lui-même (« La plupart des choses que je note sont tellement bêtes que c’est pénible même d’y penser, mais je suis incapable de faire mieux »), néanmoins, à l’instar de ses collages, il découpe le réel en bandeaux, qu’il réorganise entre constats et idées, entre confidence et destruction de la confidence ; on regarde alors la lutte d’un esprit qui jusqu’au bout tient l’art en haut lieu de vie, qui fait de sa vie un collage constant. Les dernières pages de cette Chronique étonnent, où l’artiste questionne directement les mots et surtout les choses, bascule de l’autre côté du réel, « J’ai redemandé à la chaise ce qu’elle dit tout bas du miracle de l’amour. Elle est restée un moment sans répondre. – L’as-tu déjà vu de près ? – Non ! s’est-elle récriée avant de lâcher, grincheuse : Tu ne sais donc pas que je ne suis réchauffée toute ma vie que par des fesses, d’hommes et de femmes ? De là, il y a loin au paradis de l’amour. » Ce livre est émouvant, une opposition désespérée à la dégénérescence de l’art, un hymne à l’art. 
 
[Jean-Pascal Dubost] 
 
 
1Témoin oculaire, La Différence, 1983 
 
Jiří Kolář 
La lyre noire 

Chronique du corps qui me quitte 
(carnets 1998-2002) 
éditions Fissile 
72 p. et 160 p. 
16 € et 20 € 
 
 


Catégorie : Notes de lecture
Un article de : Florence Trocmé

Mercredi 29 Avril 2015, 10:12 : [anthologie permanente] Carol SnowAu sommaire de la revue Rehauts, n° 35 Sereine Berlottier, Philippe Boutibonnes, Daniel Cabanis, Etienne Faure, Jean-Louis Giovannoni, Claude Hassan, Sarah Kofman, Jean-Paul Lerouge, Agnès G. Longuera, Cécile Mainardi, Fabienne Raphoz, Carol Snow. De cette dernière, un extrait de Pour Piscine Regardé (dedans) et entrée dans le grand couloir. (Pièce étroite). Attirée par la pureté promise par « figure et fond ». « … et le bleu à côté du blanc dans les rayures est de la couleur / De la Loire quand on en parle dans les livres anciens… » Oui, mais cette rayure ou écharpe de papier blanc,...

Contenu :

 

Au sommaire de la revue Rehauts, n° 35 Sereine Berlottier, Philippe Boutibonnes, Daniel Cabanis, Etienne Faure, Jean-Louis Giovannoni, Claude Hassan, Sarah Kofman, Jean-Paul Lerouge, Agnès G. Longuera, Cécile Mainardi, Fabienne Raphoz, Carol Snow.  
De cette dernière, un extrait de Pour 
 

Piscine 
 
Regardé (dedans) et entrée dans le grand couloir. 
(Pièce étroite).  
 
Attirée par la pureté promise par « figure et fond ». 
 
« … et le bleu à côté du blanc dans les rayures est de la couleur  
/ De la Loire quand on en parle dans les livres anciens… » 
 
Oui, mais cette rayure ou écharpe de papier blanc, rouleau 
dont les coins rebiqués – en lanières sur les murs 
« papiétés » de toile brune – étaient larges, étaient l’eau 
 
J’ai toujours adoré la mer. Et maintenant… 
 
                                              
Et le papier peint en bleu 
que Matisse avait découpé dans le vif de la couleur, disait-il, en  
forme de morceaux 
de corps émergeant du – recouvrant le – blanc ; bleu, des 
        silhouettes complètes arquées comme des dauphins,  
        exprimant l’abandon – planaient, débordaient – abandon 
        ant presque 
par endroits, la frise :  
 
la frise décorant les murs recréait la salle à manger de Matisse.  
 
Oui, mais pas les portes – de même qu’un bout de linteau 
au-dessus duquel Femmes et Singes avait été accroché – qui  
        avait rétréci, en sorte que le volume de la pièce s’était 
        contracté 
 
Comme le temps, au musée. 
 
Et maintenant que je ne peux plus… 
 
Les murs recréant les murs de la salle à manger 
où Matisse ne travaillait que le soir à La Piscine. 
 
Et le temps, dans l’œuvre est contracté.  
 
J’ai toujours adoré la mer, disait Matisse. Et maintenant que je ne 
        peux plus aller nager, je m’en suis entouré.
 
 
Comme du blanc.  
 
Oui, mais remarqué dans un coin un espace blanc pour lequel 
        les formes bleues servaient – non de corps – de limites 
        mais ouvertes : murs d’un passage ou berges d’un chenal 
de blanc, le blanc même – « vierge » serait beaucoup dire 
        amassé corporel  
reconnaissable ; et ensuite – 
 
dans cet « ensuite » il y avait notre vision et notre approche 
        pour voir de plus près – 
 
                                                               un passage 
où des morceaux de bleu (presque des corps mais presque) 
        fragmentaient le blanc en sorte qu’aucune 
couleur n’était plus figure ou fond – emblème, bannière – 
        à présent 
 
Carole Snow, traduit de l’anglais (États-Unis) par Maïtreyi et Nicolas Pesquès, revue Rehauts, n° 35, pages 7 à 9.  
 
Bio-bibliographie de Carol Snow 


Catégorie : Anthologie permanente
Un article de : Florence Trocmé

Mercredi 29 Avril 2015, 10:04 : [poètes] Carol SnowCarole Snow, poète américaine, est née en 1949 et elle vit à San Francisco. bibliographie en anglais Respecting, Electronic Poetry Review Artist and Model, Atlantic Monthly Press, January 1991. Breath as: short poems, Em Press, 1994. For, University of California Press, April 2000. The seventy prepositions: poems, University of California Press,2004. Placed: Karesansui Poems, Counterpath Press, 2008.

Contenu :

 

Carole Snow, poète américaine, est née en 1949 et elle vit à San Francisco.  
 
bibliographie en anglais 
Respecting, Electronic Poetry Review 
Artist and Model, Atlantic Monthly Press, January 1991.  
Breath as: short poems, Em Press, 1994. 
For, University of California Press, April 2000.  
The seventy prepositions: poems, University of California Press,2004.  
Placed: Karesansui Poems, Counterpath Press, 2008. 

 


Catégorie : Poètes (fiches bio-bibliographiques)
Un article de : Florence Trocmé

Lundi 27 Avril 2015, 16:52 : [Agenda, liens et informations] le journal permanent de la poésiePour suivre l’actualité poétique en continu : agenda, liens, informations sont désormais publiés ici ou pour les revues, ici Les dernières informations publiées dans les scoop.it de Poezibao : En premier lieu, cet important appel du Marché de la poésie [appel à soutien] Pour que le Marché de la Poésie survive ! [agenda] 28 avril, Paris, Wulf Kirsten [agenda] 5 mai, Paris, autour de Novalis et des éditions Poesis (nouvelle maison d'édition) [agenda] 13 mai, Lyon, Serge Pey et Mohammed El Amraoui [agenda] 21 mai, Paris, Mathieu Brosseau [note de lecture] La poésie hors du livre (1945-1965) de Céline Pardo...

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Pour suivre l’actualité poétique en continu : agenda, liens, informations sont désormais publiés ici ou pour les revues, ici

Les dernières informations publiées dans les scoop.it de Poezibao : 
 
 
En premier lieu, cet important appel du Marché de la poésie 
[appel à soutien] Pour que le Marché de la Poésie survive !  
 
[agenda] 28 avril, Paris, Wulf Kirsten  
[agenda] 5 mai, Paris, autour de Novalis et des éditions Poesis (nouvelle maison d'édition) 
[agenda] 13 mai, Lyon, Serge Pey et Mohammed El Amraoui  
[agenda] 21 mai, Paris, Mathieu Brosseau  
 
[note de lecture] La poésie hors du livre (1945-1965) de Céline Pardo par François Huglo  
[note de lecture] Pascale Petit, Le Parfum du jour est fraise, par Bruno Fern  
[note de lecture] Jan Skácel, "sans être invité ni reconnu"  
[Note de lecture] Sonia Chiambretto, Etat-civil, par Emmanuèle Jawad 
 
[parution] J.-N. Liaut, Elsa Triolet et Lili Brik, les soeurs insoumises  

 
 


Catégorie : Agenda, liens, informations
Un article de : Florence Trocmé



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St.Gaudry©07.01.02
 
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