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Musique, cinéma, TV, événements, actualités du monde

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Cafeduweb


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Actualité du webzine communautaire Cafeduweb où les rédacteurs sont les internautes

Samedi 23 Août 2014, 10:19 : Le vrai sens des mots. 32 dans ! Même pour celles qui s’en tamponnent, comme le Tampax vite… déjà cette heure là ? Vous en avez assez de ce dictionnaire…Moi aussi, mais comme j’ai décidé d’aller au bout, abrégeons nos souffrances communes, et remettons-en un coup ! Courage !
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Dimanche 10 Août 2014, 11:08 : Le vrai sens des mots. Sur son 31 ! La fête continue. Au mois d’aout point de doute. Nous sommes parvenus non sans mâle, jusqu’à la voyelle « I ». 9ème lettre de l’alphabet. On tient le bambou, courage ! plus que 17 lettres ! et si vous n’en ressortez pas meilleurs, vous n’en sortirez pas pire, bitte !
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Mercredi 30 Juillet 2014, 11:26 : Mon pauvre vieux… Pfff…T’en as pas marre de raconter des des couenneries à longueur de web…Qu’est-ce que c’est encore que c’est que ceci ça !?! Hein ? T’as pas honte ? penses-tu ! Tu ne te rends même plus compte à rebours…Enfin…Y a pire…c’est que des gens te lisent ! parait même que certains aiment ça ! Pauvre monde…
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Mardi 29 Juillet 2014, 15:53 : Proverbes intimes Il se trouve que les proverbes sont mal mariés. Leur bon sens finit par un non-sens , c’est pourquoi n’égouttant que mon courage plutôt que mon mouchoir trempé de sueur, j’ai décidé en cette fin juillet de rétablir leur véritable contre sens. Ne me remerciez pas, c’était ça ou le repassage et les courses !
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Dimanche 20 Juillet 2014, 18:31 : Cartes Peu stables !Quelques pensées de vacances entre sable et eau salée, lorsque le cerveau face aux vagues, divague en réponse. Quelques bribes débridées abattues avant d’être débattues, tissu issu d’un visage hâlé sans retour.
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Mardi 15 Juillet 2014, 14:37 : Altriman 2014 : Les angles (66)Samedi 12 juillet 2014 8 h, nous rejoignons les athlètes du jour ! Ils se sont entraînés toute l'année pour participer à cette belle épreuve de l'Altriman des Angles avec 350 adversaires.
Catégorie : Planète - Ecologie

Vendredi 11 Juillet 2014, 10:59 : Le vrai sens des mots. Con cil de Trente ! Pendant les vacances, les travaux continuent. Surtout pour les recalés, les décalés, tous ceux qui ont calés. Ne nous décourageons pas, voici donc une nouvelle tartine de mots en onction neuronale. A déguster sans modération sur la plage ou en montagne, c’est comme vous le voule !
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Samedi 21 Juin 2014, 14:05 : Meurtres à la cour du prince Genji – Seio NagaoCe roman s’inspire du fameux Dit du Genji, une épopée classique écrite par Shikibu Murasaki au XIème siècle et considérée comme une œuvre fondatrice de la littérature japonaise. Cette dame de cour, qui a vécu à l'époque de Heian, rapporte l’histoire vraie d’un fils d’empereur, d’une beauté extraordinaire, mais exclu de la succession au trône puis fondateur d’une nouvelle dynastie.
Catégorie : Lecture

Mardi 17 Juin 2014, 16:14 : Quels jeux de société pour les enfants à partir de 2 ans?C’est bientôt les vacances d’été. Vous avez prévu de partir en famille, à la mer, à la montagne ou à la campagne. Quoi qu’il en soit, vous espérer qu’il fera beau. Et si ce n’était pas le cas ? Mieux vaut prévoir quelques jeux de société dans la valise ! Oui, d’accord, mais pour les plus petits ?
Catégorie : Jeux de société

Mercredi 11 Juin 2014, 15:48 : Dis papa, pourquoi ? – Christian VoltzLe 15 juin prochain, nous célébrerons la fête des pères. C’est donc l’occasion rêvée pour vous parler d’un livre que nous aimons particulièrement mon Loulou et moi. Il s’agit de Dis papa, pourquoi ?, un petit album original, écrit et illustré par Christian Voltz.
Catégorie : Lecture

Lundi 09 Juin 2014, 11:58 : Le vrai sens des mots. Chapitre Vin neuf ! Et quand il est tiré, il le boire…pour le croire ! jusqu’à la lie, l’hallali ! Nous sommes désormais à la lettre H ! de guerre ! l’aire H ! Vous savez, celle des coupeurs de têtes dans les entreprises. D’ailleurs dans RH…le « R » ne veut plus dire « relation » mais « ressource » ! L’homme est devenu une ressource comme le gaz et l’électricité…vous trouvez ça humain, vous ?
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Dimanche 25 Mai 2014, 10:59 : Le vrai sens des mots. Vente d’huitre. Nous n’en avons pas encore fini, c’est bien fait…Fallait pas commencer ! Comment sait ? il suffit d’apprendre par le bon bout. Considérez que ce nouvel opus vous y aide. Et puis, pitié ! cessez de faire cette tête d’enterrement ! plus vite on s’y colle, plus vite ce sera terminé.
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Dimanche 27 Avril 2014, 10:42 : Foire atout ! Et vide gros niais. Encore une salve de propos décousus en doigt d’honneur sur la couture, qui refusent de se laisser coller une étiquette. Des phrases lunaires en solde de tout compte à dormir de boue…
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Dimanche 20 Avril 2014, 11:16 : Le vrai sens des mots. Vain set… Bonjour ! C’est en corps moite ! La table est mise, la soupe est servie, prêts pour la dégustation ? Alors en croûte vers de nouvelles aventures ! Nous sommes toujours à la lettre « G », il va falloir en finir, une bonne foi pour tourte !
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Vendredi 11 Avril 2014, 09:51 : Les passations de pouvoirDans notre chère raie publique, si souvent honorée par son fondement, il n’est pas une cérémonie qui me fasse plus rire que les passations de pouvoir sur le perron des ministères par son pathétique ridicule. Nous sommes passés directement du cirage de pompe, à la masturbation collective, le léchage de culte et le suçage de gland !
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Samedi 05 Avril 2014, 10:18 : Le vrai sens des mots. Chapitre léonard de 26.Pourquoi changer une équipe qui perd ? Après tout, elle ne peut faire que mieux ! Donc, on continue avec cette salle habitude, ce TOC tic, qui consiste à vous faire prendre des vaisseaux pour des lentilles !
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Dimanche 16 Mars 2014, 13:15 : Menue proseun temps absurde et jubilatoire un temps poète et tendre il y a un temps pour tout allez pose ta tête sur mon épaule et écoute ce que je susurre à ton oreille
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Mercredi 12 Mars 2014, 19:19 : Travaux–Ecologiques un nouveau réseau de professionnelsCréer, rénover, restaurer ou réhabiliter un bâtiment tout en respectant, à chaque étape de la construction et de son utilisation future, au mieux son environnement et sa santé sont les bases de l’écoconstruction ou construction durable. Même si la pratique ne date pas d’hier, elle est apparue à la fin des années 1960, il n’est pas toujours facile de trouver les professionnels capables de répondre aux questions et attentes de celui qui souhaite s’engager dans cette démarche afin d’intégrer sa future construction le plus respectueusement possible dans le milieu et en utilisant au maximum des ressources locales, peu transformées et saines.
Catégorie : Planète - Ecologie

Samedi 08 Mars 2014, 10:26 : Le vrai sens des mots. Chapitre moins vingt cinq. Faut s’y faire…même si tu vocifères ! il est grand temps de reprendre le chemin du dico afin de corriger les fautes des erreurs et de replacer l’ensemble en haute définition. Courage ! Ce n’est qu’un mauvais moment à trépasser…
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Samedi 01 Mars 2014, 19:10 : BREVES DE CERVEAU… Quand de manière épizootique, le spasme d’un nain qui s’tend, un neurone clignote comme le néon usé d’un hôtel borgne dans la nuit sans fin ni fond (sans fion, donc) surgissent alors des pensées turgescentes en tête à queue sans queue ni tête tel un soixante neuf donc le neuf aurait été émasculé et le six guillotiné…Je vous les livre tel que mon encéphale les défèque…brut sans décoffrage !
Catégorie : Dom Qui Chuchotte



Cosmosonic - News, chroniques de disques, festivals, discussions - musique, MP3, DivX, eMule, donkey...


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Cosmosonic.com News

Liste des gagnants de l'opération Thess.
Union des labels indépendants autour d'une plateforme de distribution
Pink Floyd - 'The Piper at the gates of dawn'
Cat Power -'The Greatest'
loi DADVSI ou le contrôle du savoir
Dominique A - 'L'Horizon'
Les Wampas - ' Rock'n Roll part 9'
Programmation du Rock dans tous ses Etats
Tehss - 'Underground'
Route du Rock 2006 - Collection hiver.


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Medias sur DH.be

Jeudi 28 Août 2014, 19:21 : Zecca s’installe les week-ends en France !L’animateur de RTL-TVi devient le nouveau Jean-Pierre Foucault sur RTL France, dès cette rentrée.
Un article de : Ch.V.

Jeudi 28 Août 2014, 16:54 : Le café de la série "Friends" recréé à New YorkLe barman Gunther - l'acteur James Michael Tyler - y fera aussi des apparitions.
Un article de : AFP

Jeudi 28 Août 2014, 15:51 : "Sacha préfère les femmes"Avant d’entrer dans la maison, le Belge - gay selon l’émission - et nominé ce soir était amoureux de Carol. Qui nous confie que "Sacha n’aimait plus les hommes".
Un article de : Interview > Charlotte Vanbever

Jeudi 28 Août 2014, 11:47 : Friends: Rachel, Monica et Phoebe reprennent du service...Les actrices de la série à succès ont repris leur rôle dans l'émission de Jimmy Kimmel.
Un article de : rédaction en ligne

Mercredi 27 Août 2014, 17:10 : Julien Lapraille en radio après la télé !Exclusif ! Le top chef belge accompagnera Sandrine Dans dans Faut qu’on en parle sur Bel RTL.
Un article de : Charlotte Vanbever

Mercredi 27 Août 2014, 16:38 : Stanislas, un artiste avec ses humeursJamais seul avec Ma solitude, Stanislas nous parle de son nouvel album.
Un article de : Interview > Isabelle Monnart

Mercredi 27 Août 2014, 14:11 : Six nouveaux chroniqueurs pour "Touche pas à mon poste"Pour la rentrée de la télévision française, Cyril Hanouna accueillera six nouveaux élèves sur les bancs de l' access à succès de D8. Grosse tête, ancien animateur vedette ou rappeur: TPMP ratisse large.
Un article de : G.Ga.

Mardi 26 Août 2014, 17:34 : Denis Brogniart s'exprime sur la saison dramatique de Koh-LantaLe présentateur du jeu de TF1 est "marqué au fer rouge".
Un article de : L. V.

Mardi 26 Août 2014, 17:28 : Chimène Badi: "Je serai empathique et exigeante"Les coaches de The Voice se sont rencontrés. Et vont se mettre au travail.
Un article de : L. V.

Mardi 26 Août 2014, 16:14 : Plus belle la vie: 10 ans, un nouveau générique et un prime-timeUn 10ème anniversaire fêté en grande pompe.
Un article de : Ch.V

Mardi 26 Août 2014, 15:46 : Hercule: Huit repas par jour !Dwayne Johnson s’est sculpté un corps encore plus musculeux pour Hercule Dossier de Patrick Laurent, envoyé spécial en Allemagne.
Un article de : Interview > Patrick Laurent

Mardi 26 Août 2014, 15:06 : Bel RTL revoit sa grille de programmes en profondeurDes changements à la présentation sont également prévus pour plusieurs émissions.
Un article de : BELGA

Mardi 26 Août 2014, 05:31 : Lena Dunham, une "barbe à papa" sur le tapis rougeAvec sa jupe à frou-frou, sa traîne en gaze et diverses couches de rose, Lena Dunham a-t-elle joué la meilleure "tragédie" en matière de mode des 66e Emmy Awards ?
Un article de : AFP

Mardi 26 Août 2014, 05:28 : "Breaking Bad" survole les Emmy AwardsLa série culte d'AMC, qui s'est achevée il y a près d'un an après cinq saisons, a raflé les prix de la meilleure série dramatique, du meilleur acteur (Bryan Cranston) et les meilleurs seconds rôles masculin et féminin (Aaron Paul et Anna Gunn) pour une série dramatique, et meilleur scénario.
Un article de : AFP

Mardi 26 Août 2014, 04:37 : Aznavour veut un duo avec...Stromae" J’aimerais bien le faire d’abord parce qu’on dit à tort que c’est le nouveau Brel."
Un article de : L. V.

Lundi 25 Août 2014, 19:47 : Elle est comment, la nouvelle Miss Météo du Grand Journal?Le Grand Journal, l'émission phare de Canal+, faisait sa rentrée ce lundi 25 août. Côté présentation, rien n'a changé: Antoine de Caunes est toujours aux commandes. Face à lui, quelques nouvelles têtes, dont celle de Natacha Polony et une très attendue nouvelle miss Météo... A voir en vidéo!
Un article de : Rédaction en ligne

Lundi 25 Août 2014, 14:33 : Voilà comment pourraient finir "les Simpson"Après vingt-six saisons et plus de 500 épisodes, la famille la plus célèbre de Springfield pourrait éteindre le petit écran. Explications.
Un article de : Rédaction en ligne

Lundi 25 Août 2014, 11:58 : BeTv devient portableRévolution chez BeTv en cette rentrée: dès le 1er septembre, tout le contenu des chaines du groupe ainsi que le catalogue de ses programmes à la demande sera disponible sur PC et tablettes.
Un article de : Ch.V.

Lundi 25 Août 2014, 05:55 : Miley Cyrus remporte le VMA de la vidéo de l'année pour "Wrecking Ball"Miley Cyrus, qui avait défrayé la chronique l'an dernier avec son "twerk" controversé, a remporté dimanche le prix du clip de l'année pour sa chanson "Wrecking Ball" lors de la cérémonie des MTV Video Music Awards 2014.
Un article de : AFP

Dimanche 24 Août 2014, 22:41 : La grande disparition de Lord AttenboroughLe réalisateur britannique avait livré des chef-d’œuvres tels que Un pont trop loin ou encore Gandhi, en 1983, tout en poursuivant une brillante carrière d'acteur. Évocation.
Un article de : J. B.



Krinein, on critique tout

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Culture sur Lalibre.be

Jeudi 28 Août 2014, 18:03 : Contes de l’Iran ordinaireLa Mostra a vibré avec "Tales" de l’Iranienne Rakhshan Bani-Etemad.
Un article de : Hubert Heyrendt>Envoyé spécial à Venise

Jeudi 28 Août 2014, 16:39 : Une "Bohème" poétique mais lacunaireLa production vaut par l’engagement du plateau et le charme du visuel.
Un article de : Martine D. Mergeay

Jeudi 28 Août 2014, 16:25 : Kleist, une soif tragique d’absoluDans un sous-bois, à Wannsee, reposent le romantique inclassable, et la femme qui l’accompagna dans la mort. Récit.
Un article de : Jacques Franck

Jeudi 28 Août 2014, 16:24 : Ses photos font le tour de l'horlogeUn photographe américain a décidé de rassembler 24 heures des lieux les plus sublimes du monde en une photo! Le résultat est saisissant.
Un article de : M.Le

Jeudi 28 Août 2014, 11:45 : Le cadre enchanteur des FeeërieënAu kiosque du Parc Royal de Bruxelles, le festival gratuit de l'Ancienne Belgique propose une programmation hors des sentiers battus.
Un article de : Marie-Anne Georges

Jeudi 28 Août 2014, 11:15 : "Karpathia": Formidables aventures en TransylvanieTrès jouissif premier roman de Mathias Menegoz. Il y a du Tolstoï et du Dumas dans son « Karpathia ».
Un article de : Guy Duplat

Jeudi 28 Août 2014, 10:13 : En danse aussi, "less is more"Quand le Festival des Brigittines montre que la simplicité peut être folle d’énergie ou drôle. Critique.
Un article de : Guy Duplat

Jeudi 28 Août 2014, 05:58 : Coup de cœur de Guy Duplat : "Sils Maria" et "Winter Sleep"Que se passe-t-il cette année ? Le mois d’août, en général, s’apparente à un désert culturel. Rien de neuf n’apparaît à l’horizon et on nous fourgue d’indigents blockbusters, des navets affligeants ou des romans mal écrits et oubliés.
Un article de : Guy Duplat

Mercredi 27 Août 2014, 17:32 : Une 71e Mostra éclectiqueLa Compétition est lancée dès ce soir à Venise avec "Birdman" d’Iñárritu.
Un article de : Hubert Heyrendt

Mercredi 27 Août 2014, 16:52 : Le théâtre donne des ailesDans le formellement très ambitieux "Birdman", Iñárritu réfléchit sur l’art.
Un article de : Hubert Heyrendt>Envoyé spécial à Venise

Mercredi 27 Août 2014, 16:41 : Grunewald, village de banquiers et d’artistesCité-jardin. L’élite financière et artistique de Grunewald allait de Max Planck, Nobel de physique, à la romancière Vicky Baum. Découvrez le septième volet notre série "Balades allemandes".
Un article de : Récit Jacques Franck

Mercredi 27 Août 2014, 16:27 : Embellie sur les écrans d'automneDans la foulée de la palme "Winter Sleep", de nombreux films cannois déboulent sur les écrans. De quoi réchauffer un peu la saison cinéphile. Qui s'annonce très féminine et très belge.
Un article de : Alain Lorfèvre

Mercredi 27 Août 2014, 16:16 : Ce que vous ignoriez sans doute sur l'histoire musicale belgeIl y a 184 ans jour pour jour, Jenneval écrivait la première version de la Brabançonne dans un café bruxellois. L'occasion de dérouler le parcours étonnant de la musique belge.
Un article de : Rédaction en ligne

Mercredi 27 Août 2014, 15:28 : Dresde, berceau baroque du romantismeArchétype du romantisme allemand, le peintre Carl Caspar Friedrich, né au bord de la Baltique, vécut toute sa vie à Dresde.
Un article de : Jacques Franck

Mercredi 27 Août 2014, 15:23 : La Première chamboule sa grille pour la rentréeLa grille de La Première sera fortement renouvelée à la rentrée, a annoncé mercredi la directrice de la radio du service public, Corinne Boulangier.
Un article de : Belga

Mercredi 27 Août 2014, 14:11 : Six nouveaux chroniqueurs pour "Touche pas à mon poste"Pour la rentrée de la télévision française, Cyril Hanouna accueillera six nouveaux élèves sur les bancs de l' access à succès de D8. Grosse tête, ancien animateur vedette ou rappeur: TPMP ratisse large.
Un article de : G.Ga.

Mercredi 27 Août 2014, 09:29 : L'île noire de Darwyn CookeNous avons souvent loué dans les pages Lire de La Libre Belgique le talent graphique du Canadien Darwyn Cooke. Illustrateur doué, il a acquis une maîtrise d'une ligne claire rétro en oeuvrant sur les séries animées Batman et Superman au début des années 1990.
Un article de : Alain Lorfèvre

Mercredi 27 Août 2014, 04:37 : Ken Loach, l’idéaliste18 sélections dont 13 en compétition ! Est-ce sur ce record que Ken Loach entend mettre un point final à sa carrière ? De quoi provoquer l’émoi sur la Croisette. Entretien.
Un article de : Denis Fernand

Mardi 26 Août 2014, 22:07 : Buenos Aires célèbre les 100 ans de son écrivain Julio CortazarJulio Cortazar, auteur de "Marelle", proche des surréalistes est considéré comme un des plus grands auteurs latino-américains.
Un article de : AFP

Mardi 26 Août 2014, 19:55 : La RTBF repense ses trois chaînesSéries, histoire, jeux, info... La RTBF dévoile ses nouveautés 2014-2015.
Un article de : Aurélie Moreau



Logo LeCollagiste VJ

Document distant généré le : Fri, 14 Feb 2014 07:53:11 GMT
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Webmag du LeCollagiste, actu sur la culture VJING, info video et high tech.

Vendredi 14 Février 2014, 09:49 : VJ BULK LINKS 57

lecollagiste-tv-20.gif   VJ Bulk Links N°57, exploration aléatoire glanée sur la toile VJing, de la vidéo experimentale, installation vidéo interactive, du VidéoMapping et autres performeurs visuels internationaux, curating VJing, team's audiovisuel, matériel, logiciel, contrôleur MIDI, performance tactile, Motion Capture, manipulation en temps réel, influence, blog, webzine, webmag, experience VJ etc ... 

Source LeCollagiste VJ.

 

http://www.frankbretschneider.de/Web-Site/about.html
http://slidedog.com/
http://blogs.fsfe.org/samtuke/?p=245
http://www.vade.info/
http://www.memo.tv/
http://www.lagraine.com/
http://www.vjamm.com/
http://www.derivative.ca/
http://codelab.fr/841
http://www.channel4.com/learning/micros ... age_3.html
http://kylejanzen.wordpress.com/
http://www.mettle.com/freeform-pro/
http://www.sketchupartists.org/
http://vvvvjs.quasipartikel.at/edge/try/
http://dgraph.wikispaces.com/JitnetSyphon
http://blairneal.com/blog/canon2syphon-v1-0/
http://opularity.com/midi.php
http://bino3d.org/3d-videos.html
http://www.scouap.fr/index.html
http://puzzlefacade.com/
http://www.theorizcrew.org/
http://www.otoucan.com/?lang=en
http://isse.sourceforge.net/
http://milkymist.org/3/mixxeo.html
http://resolumextheater.blogspot.jp/
http://www.cast-soft.com/wysiwyg/overview
http://www.club-3d.com/index.php/produc ... b-1-3.html
http://visiophone-lab.com/wp/
http://s-v-m.tumblr.com/
http://www.scoop.it/t/multimedium

 

VJ-Bulk-Link-57

 


Catégorie : VJ BULK LINKS

Mercredi 12 Février 2014, 11:54 : Vidéoprojecteur Viewsonic Pro9800HD Laser

VideoProjecteur.jpg    Vu au salon de l'ISE d'Amsterdam, le constructeur Viewsonic a présenté son nouveau vidéoprojecteur Laser et à focale courte, après les hybrides LED Laser, nous passons en tout Laser. Le Pro9800HD affiche une image à une distance de 18 cm, une luminosité de 3000 Lumens, définition native de la dalle DLP en 1920x1080 pixels, offre sur le papier une vue 360°, idéale pour des installations. Aucune date de sortie ni de prix de la bestiole.

 

ViewSonic-Pro9800HD.jpg

 

 

À noter ; les vidéoprojecteurs Laser arrivent en force cette année, Panasonic sortira en fin d'année le PT-RZ670 en 6000 Lumens ANSI. Dans les bacs en mars prochain, le Digitalprojection HIGHLite Laser 12 000 Lumens.

 

 


Catégorie : MATERIEL

Mardi 11 Février 2014, 10:39 : Mise à jour du Syphon en OpenGL 3.2

Syphon   Une mise à jour Syphon, je n'y croyais plus, MWM la fait. Alors ce qui change, le support du OpenGL 3.2 sur Mac, donc plus de performance et plus de stabilité du noyau.

À tester sur la nouvelle version du MWM sur OS X sortie hier.

 

 

Syphon_Framework_Icons.png

 

mwm_logo_600x300-01.png

 

 


Catégorie : VJING

Lundi 10 Février 2014, 13:40 : MWM sur OS X avec Syphon

Maersk.jpg    MWM est basé sur un moteur WYSIWYG temps réel, entièrement orienté GPU pour maximiser les performances dans un environnement 3D dédié au vidéo Mapping.

Dans l'univers 3D vous pouvez créer des objets primitifs ou importer des modélisations venant d'un logiciel 3D de votre choix, et de les manipuler en temps réel.

 

MWM est sortie sur PC en novembre 2013, la team MWM ne chôme pas et nous propose aujourd'hui le MWM sur la plateforme OS X avec la compatibilité native sur le Syphon. Système requis minimum : Moutain Lion est plus.

La liste des features de cette nouvelle friandise :

 

Note de version MWM v1.1.677

[NEW] Support Syphon Natif sous mac OSX (ctrl+click sur la media matrix)

[NEW] alt+click droit -> retour à la valeur précédente des manipulations de la scène

[NEW] Duplication d'objet et lumière avec Ctrl+b

[NEW] Import d'objets en drag/drop

[NEW] Import de fichier Collada

[NEW] Mise à jour des images chargées

[NEW] Amélioration des performances des objets primitifs

[NEW] Raccourci vers l'explorateur de fichiers

[NEW] Deplacement, rétrécissement, fermeture de la fenêtre principale via la barre de titre

[NEW] Simplification des raccourcis d'édition

 

La team MWM travaille actuellement sur:

- Cartes de capture vidéo

- Timeline d'animation des objets et lumières

- Timeline de gestion des médias

- DMX

 

Note de version MWM v1.1.0

[FEATURE] Nouvelle interface Utilisateur. Bienvenue au dashboard !!!

[FEATURE] Amélioration de la Media Matrix.

[FEATURE] Amélioration des performances de lecture vidéo.

[FEATURE] Sauvegarde des mapping MIDI liée à celle des projets.

[FEATURE] Contrôle du taux de rafraîchissement cible de l'affichage.

[FEATURE] Dessin des filaires.

[FEATURE] Amélioration du gyzmo d'édition et déformation des mesh.

[FEATURE] Verrouillage des mesh.

[FEATURE] Anti Aliasing de rendu.

 

[FIX] Warp crash sur carte nVidia.

[FIX] Warp Reset sur carte  nVidia.

[FIX] Déplacement et création dynamique de masques.

[FIX] Sauvegarde de médias des objets liés.

 

[FIX] Chargement de propriétés d'éclairage.

 

 

MWM-OSX-04.jpg

 

MWM-OSX-01.jpg

 

MWM-OSX-02.jpg

 

MWM-OSX-03.jpg

 

 

 

 

 


Catégorie : VJING

Lundi 27 Janvier 2014, 09:50 : Initiation VJing VideoMapping au Festival Les Electropicales

MAKE_PT0177.jpg     Le festival Les Electropicales accueillera les initions VJing et VideoMapping du LeCollagiste à La Réunion du 12 au 14 mai 2014 en partenariat avec Technopol.

Une initiation VJing VideoMapping sur les logiciels Millumin (formateur agréé) et Modul8 au Palaxa à Saint Denis de La Réunion, de 10h à 18h. L'art du mixage vidéo en temps réel par l'exemple, le VideoMapping change notre perception de l'objet par un trompe-l’œil vidéo éphémère.

Nombre de place 10 personnes maxi, prix de la session 90 € les 3 jours.

Matériels demandés : venez avec votre Mac, les logiciels Modul8 et Millumin d'installés en version démo ou avec licence. Pour la partie VidéoMapping, munissez-vous d'une ou deux feuilles de carton plume d'environ 5mm au format Raisin (50x65 cm) pour nos travaux Manuel. Dans votre trousse d'écolier, il vous faudra au moins 1 cuter, 1 tube de colle et du scotch.

 

Inscription ; Inscription : contact (at) electropicales.com

 

Le festival Les Electropicales aura lieu du 11 au 18 mai 2014, plus d'infos sur le FB

Les Electropicales

Technopol

Palaxa

LeCollagiste

 

electropicales.jpg

Palaxa.png

LeCollagiste_Logo_web.png

 

Logo-Technopol-Clé

 



Catégorie : FORMATION

Mercredi 22 Janvier 2014, 12:48 : Un bot Vidéoprojecteur

beamer.jpg     Les objets connectés français ont le vent en poupe en cette année 2014. Le Keecker est un robot multimédia contrôlé au smartphone, doté d'un vidéoprojecteur orientable, d'une caméra 360°, d'un système audio 3D Surround sound system, de capteur de température, d'air, de CO2 et d'humidité, bien sur du WiFi, le tout sur Androide 4.2.2. Manque plus que des bras !

Tention le prix de ce bot est d'environ 4000 $, prévu fin 2014.

Un bot utile pour un détournement artistique.

 

artwork-front.jpg

 

artwork-closeup-top.jpg

 

Keecker02.jpg

 

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Catégorie : MATERIEL

Samedi 11 Janvier 2014, 13:17 : Dans la série C'est quoi … ?

HAL-9000.png     La série des C'est quoi … ? sur LeCollagiste VJ commença en 2005 avec le plus évident, C'est quoi un VJ ? Suivi de prêt par :

 

C'est quoi le streaming ?

C'est quoi le SLI ?

C'est quoi le mode Progressif ?

C'est quoi le FFDSHOW ?

C'est quoi le MPEG 7 ?

C'est quoi un FlipBook ?

C'est quoi le SteamPunk ?

C'est quoi le Tilt-Shift ?

C'est quoi une Steadicam ?

C'est quoi le HDBaseT ?

C'est quoi le Motion Design ?

C'est quoi le Li-Fi ?

C'est quoi le WiDi ?

C'est quoi le Syphon ?

C'est quoi le Copperlan ?

 

 

cest-quoi-le.jpg


Catégorie : VJING

Mercredi 01 Janvier 2014, 09:08 : Bonne Année 2014

Feliz Año Nuevo 2014

 

 

happy new year 2014 - LeCollagiste

 


Catégorie : NEWS

Lundi 30 Décembre 2013, 14:14 : Rétrospective du LeCollagiste 2013

camera013.jpg   La rétroscpective de l'année 2013, ils ont marqué l'année sur LeCollagiste VJ.

 

 

Les 12 meilleurs logiciels pour artistes VJ et Vidéo Mappeur

Syphoner by Sigmasix

Mac : 10 applications essentielles pour VJ

Codec HAP for VJ

Win : 10 applications essentielles pour VJ

Formation Pro VidéoMapping et VJing

VideoMapping Tokyo City Symphony

Blendy Dome VJ

insid MWM on Windows8

Millumin et After Effects

Arkaos GrandVJ 2 et GrandVJ XT

Syphon c'est quoi ?

Surface de contrôle MIDI pour VJ's

CopperLan c'est quoi ?

 


formation-Millumin-JP-Clement.jpg

 

Crédit photo - JP CLément.

 

 

 



Catégorie : NEWS

Dimanche 29 Décembre 2013, 13:19 : CopperLan c'est quoi ?

tvs.jpg     CopperLan est un protocole ouvert permettant, via un simple câble Ethernet, de router du MIDI, de l'audio entre logiciel et matériel. Une fois installé sur différentes machines "CopperLan Manager" (PC / Mac), il y a une détection automatique, les possibilités sont alors illimitées. Une configuration réduite au minimum, CopperLan peut utiliser une configuration physique tel que l'USB, l'Ethernet, Le FireWire sans maître / esclave, gère les différentes connexions / déconnexions à chaud sans perturber le réseau.

Un réseau virtuel très réussi et entièrement gratuit pour l'utilisateur final, en revanche, un SDK en Freeware est disponibles pour les développeurs sous condition de diffusion gratuite.

CopperLan est une petite révolution aussi importante que le Syphon sur Mac.

Compatible Windows, OS X, fonctionne parfaitement avec Ableton Live, Millumin, VDMX, Resolume Avenue/Arena, Modul8, FL Studio, etc. …

 

 CopperLan Manager

CopperLan Manager

CopperLan Manager

CopperLan

 


Catégorie : VJING



Les Echos - actualité sur les loisirs

Document distant généré le : Fri, 29 Aug 2014 08:32:12 GMT
Le document vient d'être mis en cache par NewsBrol. Ancien cache : Vendredi 29 Août 2014, 07:14
Prochaine mise en cache dans : 4 heures

Toutes les informations sur le cinéma, les derniers livres parus, les expositions, spectacles et va

Vendredi 29 Août 2014, 03:00 : Archet tragique« Pourriez-vous avertir ma femme que j’ai été arrêté ! » Cette nuit de mai 1948 à Moscou, le destin d’Ilia Grenko bascule. Le célèbre violoniste vient à peine d’achever le premier concerto de Tchaïkovski, sous un tonnerre d’applaudissements, que deux hommes l’interpellent et l’entraînent sans...
Catégorie : Week-end
Un article de : Philippe Chevilley

Vendredi 29 Août 2014, 01:00 : « Le théâtre est un endroit à risques »Pour Jérôme Deschamps, à l'Opéra-Comique, le bonheur de son équipe est essentiel.
Catégorie : Week-end
Un article de : Les Echos

Vendredi 29 Août 2014, 01:00 : Septembre, rentrée jazzRoberto Fonseca, Médéric Collignon, Mélanie De Biasio : les affiches des festivals de jazz de ce début septembre ont de quoi faire oublier le blues de la rentrée. Du 3 au 14 septembre, Jazz à la Villette sort cuivres et cordes pour une dizaine de créations, des concerts pour enfant, et un week-end...
Catégorie : Week-end
Un article de : Les Echos

Jeudi 28 Août 2014, 01:00 : La Mousson d'été, festival du futurDepuis vingt ans, La Mousson d'été défend la littérature dramatique européenne, en découvrant et en traduisant les textes de demain. Ici, à Pont-à-Mousson sont passés des auteurs dont le succès n'est plus à prouver - d'Angélica Liddell à Rodrigo Garcia, en passant par Philippe Minyana. Cette année,...
Catégorie : Week-end
Un article de : Les Echos

Jeudi 28 Août 2014, 01:00 : Emmanuel Carrère cherche les clefs du RoyaumeIl a un prénom prédestiné, Emmanuel. En hébreu : « Dieu avec nous ». Il était donc naturel qu'un jour, Emmanuel Carrère soit interpellé par la question du royaume de Dieu. Le romancier ressent l'appel de la foi à l'automne 1990. Et comme il ne fait jamais les choses à moitié, il y va à fond pendant...
Catégorie : Week-end
Un article de : Thierry Gandillot

Mercredi 27 Août 2014, 10:38 : Cinéma : « The Salvation », amère AmériqueCecil B. De Mille disait : « Un bon film commence par un tremblement de terre et va crescendo jusqu’à la fin. » Le réalisateur danois Kristian Levring a retenu la leçon. Ici, le tremblement de terre est le lâche assassinat par deux malfrats de la femme et du jeune fils de Jon, un émigré danois...
Catégorie : Week-end
Un article de : Thierry Gandillot

Mercredi 27 Août 2014, 10:07 : « Party Girl » : une maman pas comme les autresAngélique n’est pas marquise ; c’est un oiseau de nuit. Hôtesse de bar, elle aime danser, faire la fête, boire jusqu’à pas d’heure, séduire. Toute sa jeunesse, elle a fait tourner la tête des hommes qui venaient l’admirer puis la rejoindre dans un petit salon isolé – « le séparé » –, une bouteille...
Catégorie : Week-end
Un article de : Thierry Gandillot

Mardi 26 Août 2014, 10:15 : Olivier Adam sème la tempêteOlivier Adam a quitté les brumes celtes pour une tempête d’anthologie sur la côte de l’Esterel ; mais il n’a pas renoncé à son univers composé de personnages le plus souvent recrutés aux « lisières » de la société – pour reprendre le titre de son précédent roman –, avec leurs déprimes, leurs...
Catégorie : Week-end
Un article de : Thierry Gandillot

Mardi 26 Août 2014, 01:00 : Berlioz, c'est monstre !Sur les murs qui entourent le choeur et l'orchestre, on peut lire : « Atelier d'assemblage » et « Maintenance outillage ». A concert original, séjour pas banal. Pour son concert d'ouverture, le Festival Berlioz a choisi d'installer 700 musiciens dans la cour d'une usine-pensionnat édifiée au...
Catégorie : Week-end
Un article de : Philippe Venturini

Lundi 25 Août 2014, 10:26 : Le « Wild West Show » de Philipp Meyer« Le Fils », le « Père » et le (plus ou moins) « Saint-Esprit » de l’Amérique... Le premier roman de Philipp Meyer est une bible qui raconte l’histoire folle d’une nation, de la conquête de l’Ouest, puis de la découverte de l’or noir, jusqu’au capitalisme d’aujourd’hui, en suivant les traces d’une...
Catégorie : Week-end
Un article de : Philippe Chevilley



7Librairie.Francophone

Document distant généré le : Wed, 30 Dec 2009 16:54:56 GMT
Le document vient d'être mis en cache par NewsBrol. Ancien cache : Vendredi 17 Juin 2011, 12:35
Prochaine mise en cache dans : 4 heures
Faut-il interdire les écrans aux enfants ?
Agendas et calendriers 2010 : classiques, orginaux, artistiques ou humoristiques
Résistants pour la terre autour du monde
Premier bébé : L'année où tout a changé (BD)
L'après Pétrole : la nouvelle économie écologique
L'Offre de Soins en Milieu Rural
Résistants pour la terre de Sébastien Viaud et Anne Gouyon
Travail vivant tome 1 et 2 : séxualité, travail et émancipation
Histoire secrète du patronat : De 1945 à nos jours
Les femmes de mon père de José-Eduardo Agualusa
La dernière utopie, menaces sur l'universalisme ?
Les malchanceux, livre disloqué de BS Johnson à lire au hasard...
François l'embrouille par François Damiens, best of en DVD
Les deux âmes de l'écologie de Romain Felli


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Poezibao

Document distant généré le : Fri, 29 Aug 2014 09:12:32 GMT
Le document vient d'être mis en cache par NewsBrol. Ancien cache : Vendredi 29 Août 2014, 07:14
Prochaine mise en cache dans : 4 heures

Toute l'actualité éditoriale de la poésie : textes dans l'anthologie permanente, le feuilleton et les notes sur la création, entretiens, notes de lecture, évènements, reportages et rencontres, dernières parutions.....

Mercredi 27 Août 2014, 11:39 : [notes sur la création] Robert BressonDE LA FRAGMENTATION : elle est indispensable si on ne veut pas tomber dans la représentation. Voir les êtres et les choses dans leurs parties séparables. Isoler ces parties. Les rendre indépendantes afin de leur donner une nouvelle dépendance. Robert Bresson, Notes sur le cinématographe, cité par Olivier Schefer in revue l’Étrangère, en épigraphe de son article "Montages fragmentaires", (p. 9), et repris d’une citation faite par Gilles Deleuze dans L’image-mouvement, Cinéma 1, Minuit, 1983, pp. 153-154 (note 8)

Contenu :

 

DE LA FRAGMENTATION : elle est indispensable si on ne veut pas tomber dans la représentation. Voir les êtres et les choses dans leurs parties séparables. Isoler ces parties. Les rendre indépendantes afin de leur donner une nouvelle dépendance. 
 
Robert Bresson, Notes sur le cinématographe, cité par Olivier Schefer in revue l’Étrangère, en épigraphe de son article "Montages fragmentaires", (p. 9), et repris d’une citation faite par Gilles Deleuze dans L’image-mouvement, Cinéma 1, Minuit, 1983, pp. 153-154 (note 8) 

 


Catégorie : Notes sur la création
Un article de : Florence Trocmé

Mercredi 27 Août 2014, 10:13 : [note de lecture] Cédric Demangeot, "Autrement contredit", par Isabelle LévesqueCri matinal du fou – Première mort lyrique. Deux idées de force identique se télescopent et se démentent. Autrement contredit. « [C]ontre » mis en relief : préfixe, il est ici employé dans son sens absolu. Au départ, tout est contraire. « Autrement contredit : la somme des mondes s’annule si l’un ou l’autre ne manque à l’appel. Il faut aider le chose à se consumer, ne pas essayer de ne pas perdre. » La rigueur mathématique pour contredire : est-il impossible de faire ou dire « autrement » ? Serait-ce une illusion ? La justification du tirage indique que...

Contenu :

                                                               

                                                                Cri matinal du fou – 
                                                                Première mort lyrique. 
 
 
DemangeotDeux idées de force identique se télescopent et se démentent. Autrement contredit. « [C]ontre » mis en relief : préfixe, il est ici employé dans son sens absolu. Au départ, tout est contraire. 
 
« Autrement contredit : 
la somme des mondes 
s’annule si 
l’un ou l’autre ne 
manque à l’appel. Il 
faut aider le chose 
à se consumer, ne pas 
essayer de ne pas perdre. » 
 
La rigueur mathématique pour contredire : est-il impossible de faire ou dire « autrement » ? Serait-ce une illusion ? 
La justification du tirage indique que le livre a été imprimé « sur vélin contredit ». Pourquoi cet écho au titre ? Parce qu’il s’agit de papier, et non de veau mort-né (du vélot), comme le voudrait l’origine du mot ? Et on remarque que le titre en capitales de chaque partie est toujours placé en haut d’une page paire (au dos d’une page reproduisant un dessin de Thomas Pesle), contrairement aux usages. Quelque chose diffère. Dérape. 
Au dos de la dernière reproduction, l’auteur indique : 
 
« Ce livre est le fruit de la réécriture radicale, pour les approfondir, de mes quatre premiers ouvrages : Désert natal, Figures du refus, Nourrir querelle, et D’un puits
Que le lecteur s’abstienne, si possible, de lire conjointement l’une et l’autre versions, et de les comparer. Il prendrait le risque, à ce petit jeu, de perdre le poème de part et d’autre. 
Ceci est un autre livre. »1 
 
Face à l’interdiction, le lecteur risque d’être tenté par la transgression (disqualifiée par l’auteur : ne pas s’y risquer). Les deux versions se contrediraient-elles ? Ou contrediraient-elles autrement « le même chose », c’est-à-dire ce qu’on ne peut pas nommer parce que le sens ne trouve pas le mot, « [l]e sens otage de la lettre ». « Chose » : élément neutre (pas de sexe). Contredire l’innommable. Faute d’un mot adapté, le sens cherche : ne peut s’incarner en aucun substantif. 
Dans Une inquiétude, récemment publié par Flammarion, Cédric Demangeot écrivait : 
 
« On aura eu tort de vouloir élucider la matière. Comme on a toujours tort d’assiéger le mystère. Il ne faut pas chercher à désarmer l’obscurité. Il faut au contraire aggraver sa résistance, et se laisser devenir l’instrument de sa négation. Il faut l’accompagner – à la source – où sa bouche boit le monde et le fait disparaître. Arrivé là on verra. Si le sens a encore des mots – et mes mains un moi. » 
 
Face à naître et vivre, peut-on déposer un « contredit », c’est-à-dire, au sens juridique, une possibilité de vérifier la conformité de ce qui est établi, suspendant par là-même une procédure (vivre) ? À quelle juridiction de niveau supérieur s’adresser alors ? Pour quelle suspension ? 
 
« […] O 
 
le silence catastrophé 
qui suit l’arrêt du dé jeté. 
 
[…] 
 
Si je suis aléatoire, dit-il, 
hasardeux conglomérat 
          
de particules contradictoires 
& suicidaires ? – voir 
 
Shakespeare etc. […] 
 
[…] 
 
Comme le dernier mot d’un idiot. » 
 
Où est le sens puisque nous sommes constitués de « particules contradictoires » assemblées au hasard ? 
Shakespeare fait dire à Macbeth que la vie est un conte plein de bruit et de fureur, raconté par un idiot, ne signifiant rien. 
La vie a-t-elle un sens ? Non. A-t-elle une logique, une raison ? Non. Le dieu créateur, s’il existe, est fou. Ou ils sont fous, s’ils sont plusieurs. Nous sommes faits de « particules contradictoires » assemblées au hasard (ou par hasard). 
Dans Le hasard et la nécessité, le biologiste Jacques Monod écrivait : « Le hasard pur, le seul hasard, liberté absolue mais aveugle, à la racine même du prodigieux de l'évolution, cette notion centrale de la biologie moderne, n'est plus aujourd'hui une hypothèse, parmi d'autres possibles ou au moins concevables. Elle est la seule concevable, comme seule compatible avec les faits d'observation et d'expérience. » 
Et il ajoutait : « L'ancienne alliance est rompue ; l'homme sait enfin qu'il est seul dans l'immensité indifférente de l'Univers d'où il a émergé par hasard. Non plus que son destin, son devoir n'est écrit nulle part. À lui de choisir entre le Royaume et les ténèbres. »2 
 
De la mort à l’origine traversée par le puits, le « ventre » ou la citerne vide du sens, peut-on écrire autre « chose » ? À l’initiale : le hasard, clé du sort écrit à coups de dés. Tout ne peut-il pas se lire comme dans un codage (cryptage ?) informatique binaire, fait de suites de couples 1-0 ? Et dans ce couple existe la nécessité du rien (du « chose » ?) : « un » et « zéro » posés, tout le livre les jette et les combine à tour de rôle. On peut ainsi relire le poème Rose zéro (p.75-77) qui réinterprète l’ode de Ronsard (Mignonne, allons voir…). Belle le matin, la rose est fanée le soir, le 1 est devenu 0 : 
 
« Le calcul  
d’une rose 
égale un. Un 
comme pas un. 
Comme pas. Total : échec 
& l’ex-rose aura 
raté sa durée. 
 
[…] 
 
Zéro de tête 
– etc. C’est 
un moteur 
tuant. Rose de 
sang séché, pa- 
role non nombrée. » 
 
Recherche (moteur ?) échouée sur 1 qui revient à 0 – la rose tuée, les mots ont perdu le sens qui se coupe d’un vers à l’autre, syllabes sécantes démembrées, le nombre faussé réduit à rien. Zéro ou un. Les deux étaient liés : rose et zéro ne sont-ils pas de quasi anagrammes sonores ? Rose zéro, rose de personne… 
Ainsi la seconde partie, ROSE ZÉRO, voit le 
 
« Beau pays dévasté 
d’avant la profération. » 
 
Pipés les mots coupés en cœur de syllabes (éventrés). Le mot détaché d’une paroi, du sens, cligne, ses syllabes déroutées descendent dans le vers suivant. Chute. Mutilation. Il manque des membres (« écart/ de langage ») : « pa-/ role non nombrée » (ânonnée ?). Autrement dit, l’inversion s’installe : 
 
« les filets secoués de vent peuvent-ils 
servir de voile. & la flèche tirée 
dans le sens de l’éclipse atteindra-t-elle  
un corps. » 
Ni majuscule, ni ponctuation interrogative finale, la réponse est dans la question, le paradoxe rétorque non. Flèche à « braquer le silence ».  
 
Pour trouver un sens, recourir aux récits (contés par un idiot ?), aux mythes à dire et contredire : ceux de la création. Dans la Bible, remonter le puits des frères, ces couples ennemis dont l’un élimine l’autre. Violemment quand Caïn tue Abel, avec moins de violence parfois mais le résultat est le même : un jour que Jacob a préparé une soupe de lentilles, Esaü qui rentre affamé lui en demande une assiettée. Jacob lui demande en échange son droit d’aînesse. Esaü accepte. « Alors Jacob lui donna du pain et du potage de lentilles, il mangea et but, se leva et partit. C’est tout le cas qu’Esaü fit du droit d’aînesse. »3 Puis, aidé par leur mère, Rébecca, Jacob se couvre d’une peau de chèvre pour que leur vieux père le prenne pour Esaü et lui donne la bénédiction qui en fera son successeur. Esaü s’exile. 
 
« Comme ici la peau laissée 
d’un corps sans récit. 
 
Tombé de mathématique 
en crevaison dans le bleu. 
 
Qu’on exile pour un geste. 
Ou contre un fond de soupe. » 
 
De la paire, un chiffre est de trop (1 ou 0). L’homme tue forcément son frère ou le chasse4, nous sommes tous fils d’Adam et Ève. Pour naître, l’extraction du ventre ou du puits. La chute, en lieu identique. Joseph, le plus jeune fils de Jacob, le préféré de son père, sera précipité dans un puits sec – écarté, réduit à rien par ses frères. 
 
« Une hésitation : le monde 
se recompose inversement 
 
précipité de zéro & un. 
Naissance des ennemis – l’autre 
 
en face de son frère. Un 
seul et même entêtement 
 
à braquer le silence. A 
caresser la stupeur, le péril. » 
 
Dans la mythologie grecque, autre récit. Le Titan Prométhée crée les hommes, contre la volonté de Zeus, en modelant de la boue5, et leur donne le feu de la connaissance. Il est condamné, attaché à un rocher, et un aigle dévore son foie. Éternellement puisque l’organe se régénère, le 1 devenant 0 puis 1 de nouveau. Ce cercle, sans cesse : 
 
« Ventre vide je 
 
viens sous le fouet 
des vents, lié, couché, 
 
sur mon caillou d’ignorance & 
je crie    le mot maudit    le mot 
 
du lien    et l’aigle 
ne paraît pas, ne 
 
descend pas m’ 
arracher le foie    son éclair seulement 
 
me cueille aux cheveux. » 
 
Prométhée foudroyé au pied du rocher d’ignorance, au secours des fables, il faut relire et biffer. Contredire les issues, rayer la nécessité. Titan ou homme incapable de trouver le sens (qui n’existe pas ou qui nous fuit), foudroyés par le feu de Zeus ou le frère avide qui de la paire chasse l’autre. Toujours de trop. Pétrifié par la « méduse du nombre ». Pour être créé, il faut 2, en 1 + 1 mais. 
Problème : « le mot du lien », et écrit &. Recours régulier pour un dysfonctionnement de l’ajout (un + un). Adjonction condamnée, l’un cède où l’on noue. 
 
Le début (les « racines ») « qu’on ronge », à la base un vice de forme, une inversion. Les membres comptés : doigts, dents, pierres « disjointes de la langue ». Les rudiments : est-ce qu’il manque un doigt, une lettre, un sens ? Homme devenu « bête » à l’initiale ou l’origine (premier mot sans déterminant, lu comme un nom pourtant). Le texte s’ouvre sur une naissance qui ne peut être que difficile, un ratage (comme toute naissance), « [l]e vide ». Derrière, pas d’ombre, elle « devance » et la « bouche ensablée » piétine. Poète au sillon des vers, ici « aucune route », il « creuse » pareil à Celan, retenu par un « frein », blessé à l’alpha, langue trouée, « lèvres coupées ». Tranchant des vers, coupant les compléments d’objet des verbes, qui tardent parfois à venir, pris dans les empêchements des appositions qui les diffèrent (dissolvent). Si son origine tremble, c’est que l’homme, le poète, a commencé par « venir du néant et » traverser mourir avant de naître, et qu’il « désigne » désormais « la rose coupée ». Participe passé devenu adjectif en passant par le verbe, sa vocation : subir, tournure passive comme celle du supplicié « serrant son épine ». Aux préfixes privatifs, il faut se soumettre (« déroute », « déchanson »). Dire passe par sections, terminaisons. Le vers enchaîne des mots courts au début du livre, deux syllabes le plus souvent, dites par une bouche mutilée qui ne parvient à nulle profération hors celle de comparaisons « comme une matinale/ erreur d’amour. » Les signes en naissant se brouillent ou se laminent, « on regarde l’aube/ exécuter le coq ». 
Où ce voyage mène-t-il ? 
 
« Le voyageur n’a pas fini. 
 
De disparaître de son récit. » 
 
La blessure le caractérise, sa marche lente, il « appelle une soif ». Or « [u]n mot n’a pas d’ombre » : pas de vie projetéedans la lumière sur un écran noir. Vide, le mot.En distiques, cette fois, la « règle du hasard », ciel pris dans « une lucarne convulsive ». Ouverture sapée, les mots semblent cloués. « Sur la disparition ». 
Cela, quelle que soit la forme des poèmes : strophes longues ou courtes (8 vers ou plus puis 2 vers), répétées ou alternées. Le vers aussi, autour du décasyllabe à l’entrée peut devenir alexandrin : « et s’y brûle les pieds. Le monde se résume/ à ma bouche ensablée dans le désir de dire » 
ou mètre impair. La variété du vers libre revient au même Autrement contredit
Le creux appliqué à « la peau laissée/ d’un corps sans récit ». La trame nulle d’une chronologie où le début ne commence pas enlisé dans l’ombre qui n’existe que devant (elle précède), la mort traversée crache des mots disjoints, une logique telle, implacable, inversion nue des chiffres ou lettres. Ce qui est compté : le temps vers rien. S’amenuise. Se compte en syllabes distinctes d’exil depuis « l’œuf ». Langue de coups. Feu : « contre la tempe » et « rafale », « salves » avec « le poème en miettes ». Même pas tenté c’est joué (la donne, mille morceaux). 
Tentatives du rien bouclé : « au centre » répété, asséné. Au début/ fin/ milieu une mère : 
 
« récite les prénoms 
des morts qu’elle enfanta ». 
 
Un nom coupé de son article « l’/ aube » le dénonce : crime contre l’humain. Duverbe « passer » (« passé la barre de lumière »), on garde seul l’adverbe de négation qui devient nom en préservant sa teneur négative ou suspensive : « Le pas// est notre sol » : grimper se retourne. Perspective « le four du ciel », « terrible ventre noir », mère contrenature ou la terre. 
Le ventre maternel ou matriciel est corrompu de noir comme le mot « coupé » fleurit – sombre floraison. Pas indemne : naître. Rien ne « remonte », tout incline et cesse le vers couvert de « corps de corbeaux » sans présage. Devenu « animal » le poète, est-il mort-né, tué en « mésespoir » ? Sonne une déclinaison de privations disséminées, « rien/ ne me réconcilie ».  
Rien ferait-il écho à « chose » ? 
 
« […] Il 
suffirait d’un 
rien.On 
 
n’en a pas un. La 
nuit colle aux jambes. » 
 
Mais rien, c’est aussi le vide, le zéro, le néant, la « nuit/ d’avant la vie » et celle d’après. Et donc la finitude. Nihil. Rien, résigné : 
 
« […] – vivre 
est en fleuve vers : » 
 
Ce qui suit (nous sommes à la fin du dernier poème de la première partie), est-ce le blanc de la page ? le dessin de Thomas Pesle ? ou le titre de la deuxième partie : Rose zéro ? En vers troués, coupés. 
 
À l’attaque des poèmes, des noms (« village », « ventre », « centre », « peau », « gardeur », « cri », « voix », « déroute », « lumière »…), chacun ensuite défini. Champ sémantique restreint, entre deux bornes, il est serré « de part & d’autre » là où des « paroles d’emprunt » voisinent le « mutisme ». Écriture pourtant, obstinée, « têtue » pour donner voix. La coupe la cerne, « oiseau blessé » emporte la « branche » dans son vol, par contagion, l’écorchure gagne ce que l’être touche sur son passage. De nouveau « de// bout » cassé en deux comme le fut l’aube, ce qui est tenté se prend les pieds dans la « ruine ». « [C]roix » et « fous » en « rangs », combien de tombes ajustées au corps défilent ? 
Sur le seul souvenir, l’oubli se fixe. « [L]a fin n’a pas fini », la langue en polyptote figure ce qui est, processus amorcé – périclite, rien n’est possible : 
 
« mais la lampe d’hier, l’aimer encore 
est impensable – il faut la détruire. » 
 
Ce qui lancé se brise, le passé. « [S]ans lampe ni main », le poème, « comme si nu// le mendiant était mieux armé », nous rappelle au titre de la première section : DESERT NATAL. Les sujets ne sont pas animés (« je », absent en ce début de livre, apparaîtra plus tard), ce qui actionne le verbe, c’est le « pas », la lampe et des infinitifs privent l’action d’intervenant, la livrent à l’inaudible (inhumain) destin de proie. Rêver le retour à la nuit initiale (mère ou « marâtre »), dévoratrice, « elle/ recouvre lentement/ la peau ». Étouffement, bégaiement, la coupe avance dans chaque groupe nominal, le nom passant (trépas) strophe suivante. Incongru. Impossible : « il suffirait » 
mais pas
Le texte et le corps en « sous-sol », claquemurés ; à l’entour : « rats & mouches ». Contagion nouvelle : le cri est un corps « [t]émoin/ des effondrements », le pronom alors apparaît, « je » disloqué, « [c]œur cousu au revers d’un vêtement/ vide », il vérifie « l’éternité du piège. » Pour le mot « lumière » : 
 
« Tu me le fais épeler – chaque jour je 
dois cracher une par une les lettres de 
 
ton nom sur la table, avec mes dents. » 
 
Débâcle lyrique. Morcellement à entériner, mot miracle en ruine à côté du ciel, « filet de mailles où mourir/ crânement en poisson pensant. » Vocatif étranglé : « Ô/ ce parfum de mort », « Ô/ blanc volatile », interpellations abattues, vol distinct des prédictions avortées (Sibylle « borgne »). Ainsi le poème, une prosopopée autrement contredite. Impasse au futur : « Je/ ne refuserai pas/ de recevoir mon ennemie/ l’aurore. » La recevoir la cloue au vide comme le dieu « dans l’eau d’autour, prisonnier/ de l’horrible ronde », condamné au bocal transparent du retour perpétuel. L’impératif « entends » se résigne dans le constat vide de l’ « impasse », membres séparés du corps, « bougie » qui, « échelle de corde/ & tressée de désir », déplace le verbe inattendu en menace où le vol se pend. 
 
Quel mouton de vie et d’enfance dessiner pour une vie caduque en désert allégorique si c’est celui de Saint-Exupéry qu’on voit ? S’en sortir en retournant à l’enfance s’avère impossible, le mouton n’est pas : 
 
« Dessine-moi 
 
un enfer. Écris-le 
sur ma peau.  
 
[…] Que nul 
n’en sorte jamais 
 
sinon vivant. » 
 
La peau gravée retrouve l’antre où l’écrit agglutiné déchante. 
 
Engorgés, les adverbes bégaient un seul, pas assez : 
 
« & l’éternel mensonge c’est encore 
 
je. Parce qu’on ne peut pas 
ne pas ne pas être. Parce qu’on ne 
 
peut pas. Ne pas mentir, ne pas 
aimer l’erreur – au point de 
 
nier ce qui est. […] » 
 
Douleur, preuve tangible, je, ventre ouvert, et les mots sans bouche. « [A]rraché vivant », l’arbre, tout et ses parties, chacune écartelée dans vivre passe par mourir (continue).  
 
Nous revenons à la « prison des lèvres », en troisième partie, FIGURES DU REFUS. La terre absorbe ce qui tombe de la bouche : « lettre », « mots cousus », nageur noyé affolé, lié au lac par « ce vieux cordon ».  
Au milieu, deux poèmes, l’un à Philippe Guitton « dans un mutisme de préhistoire », l’autre à Guy Viarre « pour un ciel à pic ». Figures de refus: « Une tresse une torche d’effroi. » Une dernière chance brûlée dans le texte où le désert initial revient, ce qui a proliféré est brûlé. Redescendu vers le souterrain, l’ongle s’accroche à des cloisons, signes révulsés ou impuissants. Tentative vaine, base sapée, le « plomb fondu » sans or râpe « l’abîme ébahi », tout ce que l’on peut perdre (ongle, cils se détachant du corps fixe, plus loin, les dents), une somme de vestiges morts en naissant. « [N]œud de lueurs » penché sur le trou : 
 
« contre quoi rien 
 
vient […] » 
 
Dans le livre, dents serrées, un mort parle. D’un puits. Épuise « la dernière/ lettre du dernier/ poème du/ livre ». Tout cela gisant.  
 
La forme change pour CARNET D’UNE AUTRE GUERRE, la phrase s’allonge, le vers s’étire. Pas des versets, le contrepoint même.  
Épopée, quelle épopée pour l’ange qui « vacille inexpliqué » ? À lui-même réduit, l’ange est un homme qui saigne son propre sang (son propre frère). Double tué, « retourne plusieurs fois ton mort dans ta bouche avant de parler ». Frappant éclat, le silex des mots versé pour une « fable » terrible. L’autre n’est pas, « [s]i seulement j’avais un adversaire », « [m]a mort est sans fin ». Lutte ? Aucune. La tranchée, ce puits, immobile, nous.  
 
D’UN PUITS clôt le parcours qui ne finit pas, « baptême », « en cul-de-sac ». Où « saisir n’est rien », les neiges respirent un corps où la mort naît, la vie croît en mourant. Fondue peut-être, marron, devenue poumon de respiration d’un corps à chaque fois, la neige devient eau comme lesnoms deviennent verbes : « je famine » équivalant à je vis.Je projeté « m’affronte », dieu redéfini, « [j]e m’ôte une à une les côtes ». Enfante les monstres, avortons d’une épopée vide, rien multiplié. Carcasse de signes dévoyés « avec poème et pire à dire ». 
Autrement contredit. Quatre vents. Pas un de moins, les avortons glissés dans ça qui va là en « impossible cri ». Tables renversées, les lois effacées. Cri lyrique qui n’existe pas sauf étouffé (épique à trancher). Lutte pourtant, ce livre, contestant rien. Syntaxe et vers : extraction périlleuse d’un puits. Écrire avance, titube et les mots disloqués peuvent aussi se lire comme une tentative pour émerger. Douloureusement. 
Si et seulement si le vide proportionnel au vivant authentifié descend le long – que remonte-t-il ? Rien ou un rien ? Rien & un rien. 
 
[Isabelle Lévesque]  
 
Cédric Demangeot, Autrement contredit, dessins de Thomas Pesle, Éditions Fata Morgana, 2014, 184 pages, 23 € 

 
1. Désert natal (Fata Morgana, 1998) 
Figures du refus (Fata Morgana, 1999) 
Nourrir querelle
(Obsidiane, 2000) 
D’un puits
(Fata Morgana, 2001) 

2. Jacques Monod, Le hasard et la nécessité. Essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne – Éditions du Seuil, 1970 
3. Genèse, 26. La Bible de Jérusalem, Les Éditions du Cerf, 1973 
4. Fatalité : Abel et Caïn, déjà. Lire absolument, de Cédric Demangeot : Litanies de Caïn (in SaleTemps – Atelier La Feugraie, 2011) 
5. « Alors Yahvé Dieu modela l’homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l’homme devint un être de vie. » (Genèse, 2) / « A la sueur de ton visage/ tu mangeras ton pain,/ jusqu’à ce que tu retournes au sol,/ puisque tu en fus tiré./ Car tu es glaise/ et tu retourneras à la glaise. » (Genèse, 3. Bible de Jérusalem, Les Éditions du Cerf, 1973) 


Catégorie : Notes de lecture
Un article de : Florence Trocmé

Mercredi 27 Août 2014, 09:46 : [anthologie permanente] Manfred Peter Hein, par Jean-René LassalleAprès la détonation Au milieu d’une histoire pour enfants de bateaux filets tours À cette époque je suis tombé dans l’image Elle fumait sur les bords Et la flamme de l’explosion attendait encore Plein d’impatience je traînais autour de la poste et de la mairie levais les yeux vers l’Aigle de Fer qui la nuit stocke pavés dans son jabot et attend les pillages et la violence L’enlèvement des Sabines Et un reflet mer d’huile en flammes la place du marché La vieille Ford de mon père criblée de plomb le souffle criblé Mes chaussures près de la rivière sur...

Contenu :

 

Après la détonation 
 
Au milieu d’une histoire pour enfants 
de bateaux filets tours 
À cette époque je suis tombé dans l’image 
Elle fumait sur les bords 
Et la flamme de l’explosion attendait encore 
 
Plein d’impatience je traînais autour de la poste 
et de la mairie 
                  levais les yeux vers l’Aigle de Fer 
qui la nuit stocke pavés dans son jabot et attend 
les pillages et la violence L’enlèvement des Sabines 
Et un reflet mer d’huile en flammes la place du marché 
La vieille Ford de mon père criblée de plomb 
le souffle criblé 
 
Mes chaussures près de la rivière sur une charrette de légumes 
un os freine la roue 
chiendent proliférant ça sent les rainettes 
je suis un couteau planté dans le bois 
suspendu dans l’eau les mains sur le fond 
aveugle je marche 
                   mon souffle une proue en fer blanc 
vers le haut  
A cette époque j’étais sectaire  
 
Ceci est la ville dans laquelle ma mère  
est tombée du pommier comme on dit et moi 
trente ans plus tard 
Nous sommes partis sans être vus cargaison dans un cargo 
Une vieille femme lève la main  qui se lève 
s’abaisse se relève tombe jusqu’à l’endroit 
où le nuage se dissipe après la détonation 
Bourdonnement dans l’oreille 
 
le moustique mémoire 
 
 
Extrait de : Manfred Peter Hein: Ausgewählte Gedichte, Ammann 1993. Traduit de l’allemand par Jean-René Lassalle.  
 
 
Nach der Detonation  
 
Inmitten einer Kindergeschichte  
von Schiffen Netzen Türmen   
Damals fiel ich ins Bild  
Es qualmte an den Rändern  
Und die Stichflamme wartete noch  
 
Voll Ungeduld strich ich ums Postamt  
und Rathaus  
              blickte ich hinüber zum Eisernen Adler  
der Kopfsteine kröpft nachts und wartet  
Auf Plünderung und Gewalt Den Raub der Sabinerinnen  
Und ein Widerschein Ölflammenmeer der Marktplatz  
Der alte Ford meines Vaters von Blei durchsiebt  
der Atem durchsiebt  
 
Meine Schuhe am Fluß auf einem Gemüsekarren  
ein Hundeknochen bremst das Rad  
Quecke wächst und nach Poggen riechts  
Ein Messer bin ich geschlagen ins Holz  
hänge im Wasser die Hände auf Grund  
blind gehe ich  
                mein Atem ein Blechkiel  
nach oben  
Damals war ich Sektierer  
 
Das ist die Stadt in der meine Mutter  
vom Apfelbaum fiel wie man sagt und ich  
dreißig Jahre später  
Wir gingen ungesehen Fracht in einem Frachter  
Eine alte Frau hebt die Hand  die sich hebt  
sinkt sich hebt fällt bis an die Stelle  
wo die Wolke sich löst nach der Detonation  
Sirren im Ohr  
 
die Schnake Gedächtnis 
 
Extrait de : Manfred Peter Hein: Ausgewählte Gedichte, Ammann 1993. 
 

 
Orgue de barbarie 
 
Englobé Mouche dans la résine de la mer 
Présent prisonnier du présent 
 
Derrière les forêts en cendres commence 
Orgue de barbarie O toi O qui je  
 
Sors du rang Sors du rang 
Mais où nous verrons-nous 
 
Clandestinement les signes vont 
Signes à zéro 
 
Extrait de : Manfred Peter Hein: Ausgewählte Gedichte, Ammann 1993. Traduit de l’allemand par Jean-René Lassalle.  
 
 
Drehorgel  
 
Eingeschlossen Fliege im Meerharz  
Gegenwart gegen Gegenwart  
 
Hinter den Wäldern zu Asche beginnt  
Drehorgel O du O der ich  
 
Spring aus der Reihe Spring aus der Reihe  
Wo aber sehen wir uns  
 
Untergrund Zeichen die gehen  
Zeichen auf Null 
 
Extrait de : Manfred Peter Hein: Ausgewählte Gedichte, Ammann 1993. 
 

 
Ozersk 
 
les lettres dans l’ombre 
     sur ce clavier ne tombe aucune lumière 
je suis en route 
        avec dix doigts 
     j’écris trois noms 
là-bas et à l’écart près de la rivière 
     ici et des noms étrangers  
        sur un pont au barrage du moulin 
derrière la ville la rivière aboutit au Bras Mort 
     des pavés là où je suis 
faneur « râteau de faim » derrière moi la ville 
     entre la grange et le tribunal dans la rue 
j’écris Ozersk 
     Darkehmen 
        Angerapp sur l’Angrapa 
avoine et sureau 
     bunker de neige 
        Dommert & Sammael 
et ici il n’y a rien depuis, tout s’est déjà passé 
     ce qui se passe traverse la rue 
un fossoyeur 
        au dieu dans les arbres est apparu 
     en lumière dorée : 
 
JE COMPTE JUSQU’À DIX 
                ET LE MOULIN SE FIGE 
JE COMPTE JUSQU’À CENT 
                ET LE MOULIN SE FEND 
JE COMPTE JUSQU’À MILLE 
                LE MOULIN ROULE FÉBRILE 
 
Extrait de : Manfred Peter Hein: Ausgewählte Gedichte, Ammann 1993. Traduit de l’allemand par Jean-René Lassalle.  
 
 
Ozersk  
 
die Buchstaben verschattet  
     auf diese Tastatur fällt kein Licht  
ich bin unterwegs  
mit zehn Fingern  
     ich schreibe drei Namen  
dort und abseits am Fluß  
     hier und fremde Namen  
auf einer Brücke am Mühlenwehr  
hinter der Stadt mündet der Fluß in einen Toten Arm  
     Kopfsteinpflaster wo ich stehe  
Hungerharke hinter mir die Stadt  
     zwischen Scheune und Amtsgericht auf der Straße  
ich schreibe Ozersk  
     Darkehmen  
Angerapp an der Angerapp  
Hafer und Holunder  
     Schnee-Bunker  
Dommert & Sammael  
und hier ist nichts seitdem und alles geschehen  
     was geschieht geht über die Straße  
ein Totengräber  
dem Gott in den Bäumen erschien  
     als goldenes Licht:  
 
ICH ZÄHLE BIS ZEHN  
                DIE MÜHLE BLEIBT STEHEN  
ICH ZÄHLE BIS HUNDERT  
                DIE MÜHLE GEHT UNTER  
ICH ZÄHLE BIS TAUSEND  
                DIE MÜHLE GEHT SAUSEND 
 
Extrait de : Manfred Peter Hein: Ausgewählte Gedichte, Ammann 1993. 
 
 
[Jean-René Lassalle] 


Catégorie : Anthologie permanente
Un article de : Florence Trocmé

Mercredi 27 Août 2014, 09:39 : [poètes] Manfred Peter HeinManfred Peter Hein est un poète né en 1931 en Prusse-Orientale, province de l’empire allemand disparue de la carte et passée à la Russie, aujourd’hui région de Kaliningrad (le Königsberg de Kant). Vers la fin de la 2e guerre mondiale, Hein est envoyé par son père à 13 ans dans une école spéciale de jeunes nazis. Après la guerre il termine ses études en Allemagne, quitte sa famille avec qui il est en désaccord, et s’exile définitivement : il devient le poète allemand de Finlande. Sa poésie évoque les paysages traversés par la minorité germanophone de la Baltique, avec souvent...

Contenu :

 

Manfred Peter Hein est un poète né en 1931 en Prusse-Orientale, province de l’empire allemand disparue de la carte et passée à la Russie, aujourd’hui région de Kaliningrad (le Königsberg de Kant). Vers la fin de la 2e guerre mondiale, Hein est envoyé par son père à 13 ans dans une école spéciale de jeunes nazis. Après la guerre il termine ses études en Allemagne, quitte sa famille avec qui il est en désaccord, et s’exile définitivement : il devient le poète allemand de Finlande. Sa poésie évoque les paysages traversés par la minorité germanophone de la Baltique, avec souvent des ambiances d’oppression diffuse et ses possibilités de résistance, la mélancolie dense et musicale de quelques noms topographiques ou expressions dialectales effacés par l’histoire. Il a aussi beaucoup traduit et édité deux grandes anthologies, l’une originale consacrée aux poésies d’avant-garde des années 20 des pays de l’Europe de l’Est et une autre représentative couvrant l’histoire de la poésie finlandaise. 
 
Bibliographie sélective : 
Ausgewählte Gedichte, Ammann 1993  (anthologie des années 50 à 80) 
Über die dunkle Fläche, Ammann 1994 
Hier ist gegangen wer, Ammann 2000 
Aufriß des Lichts, Wallstein 2006 
Nachtkreis, Wallstein 2008 
Weltrandhin, Wallstein 2011 
 
Traduction en français : 
Dans les revues Sapriphage n°37 et Présages  n°9 (par Jean-René Lassalle) 
 
Sitographie : 
Sur Lyrikline on peut écouter Manfred Peter Hein lire ses poèmes (en allemand, avec le texte) 
  
[Jean-René Lassalle]  
 


Catégorie : Poètes (fiches bio-bibliographiques)
Un article de : Florence Trocmé

Lundi 25 Août 2014, 14:29 : [Agenda, liens et informations] le journal permanent de la poésiePour suivre l’actualité poétique en continu : agenda, liens, informations sont désormais publiés ici ou pour les revues, ici Les dernières informations publiées dans les scoop.it de Poezibao : •[agenda] Portes ouvertes de l'atelier Isabelle Sauvage - 1 et 2 novembre •[note de lecture] Antoine Emaz, Présence de la Poésie de Matthieu Gosztola par Tristan Hordé •[note de lecture] La scène autour de l’arbre: les Etats provisoires du poème •[parution] P. Bürger, Théorie de l'avant-garde, traduction de Jean-•[parution] Doc(k)s, poésies au présent Pierre Cometti •[parution] Fr. Nicol, "Georges Limbour. L'aventure critique" •Revue Approches, n°158 •[texte] Mathieu Brosseau | Le sablier...

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Pour suivre l’actualité poétique en continu : agenda, liens, informations sont désormais publiés ici ou pour les revues, ici

Les dernières informations publiées dans les scoop.it de Poezibao : 
 
[agenda] Portes ouvertes de l'atelier Isabelle Sauvage - 1 et 2 novembre  
 
[note de lecture] Antoine Emaz, Présence de la Poésie de Matthieu Gosztola par Tristan Hordé  
[note de lecture] La scène autour de l’arbre: les Etats provisoires du poème 
 
[parution] P. Bürger, Théorie de l'avant-garde, traduction de Jean-•[parution] Doc(k)s, poésies au présent  
Pierre Cometti
 
[parution] Fr. Nicol, "Georges Limbour. L'aventure critique"  
 
 

Revue Approches, n°158  
[texte] Mathieu Brosseau | Le sablier filamenteux  
[prix] Jacques Josse reçoit le prix Loin du marketing 2014  
 
et aussi 
Jorge Luis Borges Poses with Bread Basket on His Head During a Light Moment  
 
 


Catégorie : Agenda, liens, informations
Un article de : Florence Trocmé

Lundi 25 Août 2014, 14:20 : [note de lecture] Yannick Torlini, "Camar(a)de", par Jean-Pascal DubostTravailler tue. Ce pourrait être le sens direct, immédiat, percutant, reçu de plein fouet par le lecteur de Camar(a)de. L’union (« camarade ») ne fait pas la force, devant la camarde de celui que le travail (ouvrier) use. On figure littérairement la camarde pour la mort parce qu’elle génère « une face décharnée, une tête de mort dont le nez, réduit à l’arête osseuse, paraît aplati » (Le Grand Robert de la langue française). Yannick Torlini rapproche deux mots, leur sens, pour leur proximité sonore ; « ces jours travaillés le visage buriné (ton) par tant et tant et tant...

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TorliniTravailler tue. Ce pourrait être le sens direct, immédiat, percutant, reçu de plein fouet par le lecteur de Camar(a)de. L’union (« camarade ») ne fait pas la force, devant la camarde de celui que le travail (ouvrier) use. On figure littérairement la camarde pour la mort parce qu’elle génère « une face décharnée, une tête de mort dont le nez, réduit à l’arête osseuse, paraît aplati » (Le Grand Robert de la langue française). Yannick Torlini rapproche deux mots, leur sens, pour leur proximité sonore ; « ces jours travaillés le visage buriné (ton) par tant et tant et tant de. le visage (ton) qui, nuit après nuit, muqueuse après muqueuse, par tant et tant et tant, ouvert, jour, brise jour, brisé travaillé au corps à corps transfuge qui le visage sans miroir qui. dans un cheminement lourd, une passerelle du. ton visage, a la consistance blêmisée du sable que tu. marteau, pioche, pelle, camarade à te buriner la vie sans cesse à te. » En une succession de poèmes en prose, en un rythme haché, répétitif de l’usure insidieuse du travail sans relâche, surtout manuel, automatique, machinal, en une langue sans complexité mais tortueuse, le poète tente d’embrasser la fatigue ouvrière afin de l’élever en élément de révolte. À l’évidence cet ensemble réfère à des propos politiciens sur le sujet du travail, sinon à des incompréhensions de la gente gouvernante, quelle que soit son acabit, et plonge dans l’histoire de son emploi lexical à des fins peu louables. À partir d’un détournement (« le travail rend libre » etc.), Yannick Torlini dénonce une réalité contraire. Cela s’entend comme poèmes de soulèvement, appels insurrectionnels, incitations à transformer la fatigue en force, « et la crampe jusqu’au vivre jamais. encore. encore. encore. en. corps. » Ce corps martelé d’asservissement si bien et tant, que la langue meurt dans le renoncement, « l’usure de ta langue dans.____camarade dans.___________ta plaie ».  
 
Les poèmes de Yannick Torlini sont de lecture exténuante, et plus ils le sont, plus l’énergie se déploie pour exiger de prendre sur-corps, malgré l’inévitable vers lequel, néanmoins le poète nous entraîne, « camarade. le travail est une guerre que tu continues à perdre chaque matin mais pourtant. geste après geste ta fin avance usinée, chaudronnée, calvairisée, prolétarisée », tirant des traits horizontaux progressifs, annonçant l’arrêt définitif du cœur. Cela écrivant, et usant du mot « camarade » pour interpeler un lectorat précis et possible (à l’image d’un Christophe Manon revendicatif), celui du monde ouvrier tué à la tâche, Yannick Torlini, s’associe à lui devant le désastre qu’est l’incapacité à l’insubordination. Ce livre n’est fait de démagogie, ne laisse pas accroire que la poésie, la langue, peuvent tout, mais peuvent accompagner énergiquement l’exténuation. Dans la parenthèse du titre, tout est dit, le « a » du vivant-camarade enserré dans l’étau de vivre, d’une vie entre parenthèses.  
 
[Jean-Pascal Dubost]
 
 
Yannick Torlini , Camar(a)de, éditions Isabelle Sauvage, 88 p., 14 € 
 
 


Catégorie : Notes de lecture
Un article de : Florence Trocmé

Lundi 25 Août 2014, 14:00 : [anthologie permanente] Marcelin Pleynetsolitude : s’aventurer traverser le rien et revenir avec le chaos riche de ce savoir * à la limite pourtant le monde est plein de merveilles il n’y manque rien je ne connais pas d’autre bonheur que d’être né et pourtant il manque faut-il le dire il reste insaisissable il est là dans la forêt lumineuse et bleue comme l’être comme la douleur il se présente il donne à penser il ne garde rien * de l’homme, de celui-là, même en son absence, par ce qui l’établit aveugle, voyant à la face du présent, on ne peut jamais dire qu’il...

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solitude : 
                s’aventurer 
                                       traverser le rien 
et revenir avec le chaos 
riche de ce savoir 
 

 
à la limite 
 
pourtant le monde est plein de merveilles 
il n’y manque rien 
je ne connais pas d’autre bonheur que d’être né 
 
et pourtant il manque          faut-il le dire 
                               il reste insaisissable 
 
il est là 
                dans la forêt lumineuse et bleue 
                comme l’être         comme la douleur 
                il se présente 
                il donne à penser 
 
                il ne garde rien 
 

 
de l’homme, de celui-là, même en son absence, par ce qui l’établit aveugle, voyant à la face du présent, on ne peut jamais dire qu’il soit comme 
 

 
Victoire 
 
présent 
ébloui 
soleil 
l’horizon en avant             le désert grandit 
 
plus loin 
dites-leurs ce qui vient droit dans les yeux 
 
je pourrais très bien m’en tenir là 
si j’étais un désert 
 
plus loin dans mon dos            bonjour 
la montagne se lève avec le bleu 
 
lorsque sans un mot 
sans montagne            sur la hauteur 
                               il se présente 
le bleu disparaît 
                        s’élève comme une montagne 
 
d’ailleurs il n’y a rien que la terre                  qui s’ouvre 
dans le soleil 
 
Marcelin Pleynet, Notes sur le motif, suivi de La Dogana, coll. Double Hache, Dumerchez, 1998, pp. 20, 21, 26, 28.  
 
 
Marcelin Pleynet dans Poezibao :  
bio-bibliographie, extrait 1, ext. 2 

 


Catégorie : Anthologie permanente
Un article de : Florence Trocmé

Vendredi 22 Août 2014, 13:57 : [Agenda, liens et informations] le journal permanent de la poésiePour suivre l’actualité poétique en continu : agenda, liens, informations sont désormais publiés ici ou pour les revues, ici Les dernières informations publiées dans les scoop.it de Poezibao : •[article en anglais] reality hunger, Pasolini's seductive utopian vision, by Adam Thirlwell •[agenda] Spectacle Percussions/Lecture "Lettres à Mme de Sévigné" : Sylvie Nève, Louise Moulinier et Sylvie Reynaert / Dimanche 24 août •[article] Exister par deux fois, Pierre Bergounioux •[exposition] Duras song, portrait d'une écriture, au Centre Pompidou •[vidéo] Germain Nouveau, par Alain Paire •Lancement de la collection "Le cinéma des poètes" revues Europe, n°1024-1025, août-septembre 2014: " Charles Péguy" Condensation...

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Pour suivre l’actualité poétique en continu : agenda, liens, informations sont désormais publiés ici ou pour les revues, ici

Les dernières informations publiées dans les scoop.it de Poezibao : 
 
[article en anglais] reality hunger, Pasolini's seductive utopian vision, by Adam Thirlwell  
[agenda] Spectacle Percussions/Lecture "Lettres à Mme de Sévigné" : Sylvie Nève, Louise Moulinier et Sylvie Reynaert / Dimanche 24 août  
[article] Exister par deux fois, Pierre Bergounioux  
[exposition] Duras song, portrait d'une écriture, au Centre Pompidou[vidéo] Germain Nouveau, par Alain Paire  
Lancement de la collection "Le cinéma des poètes"  
 
revues 
Europe, n°1024-1025, août-septembre 2014: " Charles Péguy" 
Condensation et déplacement : du rêve au poème - L'enjeu lacanien n°22 
Revue d'histoire littéraire de la France numéro 3, juillet-septembre 2014, spécial Michel Butor 

 


Catégorie : Agenda, liens, informations
Un article de : Florence Trocmé

Vendredi 22 Août 2014, 10:17 : [note de lecture] Gertrud Kolmar, "Quand je l'aurai tout bu (Poésies 1927-1932)", par René NoëlUn poète de notre temps, Gertrud Kolmar Poète née, Gertrud Kolmar ne vise pas la poésie, elle l'est, ses poèmes inversant le cours de l'utopie. L'utopie a son lieu dans le corps des hommes, du poète. Loin de n'être que mirage, l'utopie déborde, prend de court les regards, les manières de vivre le monde hypnotiques, exclusifs, fixant l'ineffable, tous impossibles, maîtres de leurs oppositions. Plus qu'une lutte contre les injustices, la poésie écrite par Gertrud Kolmar incarne autant la subversion des rêves, de la nuit, que des réalités vécues, diurnes. Insoumise à l'ordre terrible de son temps (1), cette admiratrice...

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Un poète de notre temps, Gertrud Kolma
 
 

KolmarPoète née, Gertrud Kolmar ne vise pas la poésie, elle l'est, ses poèmes inversant le cours de l'utopie. L'utopie a son lieu dans le corps des hommes, du poète. Loin de n'être que mirage, l'utopie déborde, prend de court les regards, les manières de vivre le monde hypnotiques, exclusifs, fixant l'ineffable, tous impossibles, maîtres de leurs oppositions. Plus qu'une lutte contre les injustices, la poésie écrite par Gertrud Kolmar incarne autant la subversion des rêves, de la nuit, que des réalités vécues, diurnes.  
 
Insoumise à l'ordre terrible de son temps (1), cette admiratrice en sa jeunesse de Rilke mesure combien l'ange de la beauté au-dessus des cieux, terreur dans les lettres et l'art, de ce dernier, mesure mal le mal irrémédiable qui bientôt s'emparera de toutes parcelles de réalités. Trakl et Else Lasker-Schüler restent les voyants qui assistent à la levée des vents, chutes de tensions des éléments, veilles d'ouragans, que Gertrud Kolmar prolonge. Ses regards sont ses visions, ses imaginations n'inventent rien, transforment de l'intérieur l'expressionnisme, subvertissent la langue en vertu de ses mémoires. Les soirs où le crépuscule, bleu à peine perceptible parmi les ténèbres, noie autant l'espoir que le désespoir, l'apocalypse elle-même deviendrait -elle terre d'asile aux confins des rêves ? Face à cela, Gertrud Kolmar actualise les figures de style, les allégories et métaphores, adapte le lexique à ces temps où l'inhumain domine déjà l'humain sans fin visible.  
       
Deux recueils sont donnés à lire dans ce premier livre (2), Portrait de femmes et Rêves de bêtes, l'anti-monde absorbant peu à peu toute lumière et nuit, l'éclat singulier de la poésie devient l'unique dehors, une fois le monde - sa survie avec toutes ses énergies, variétés, mémoires et descendances, le ciel partageable, divisé ici-bas - traqué. Hypothèse hautement improbable, l'homme retournant l'incertitude, la peur et l'angoisse communes à toutes espèces de vivants, une fois le devenir de l'humanité stabilisé, la folie, pour partie énergie et puissance de contemplation dévoyées, devenue qualité exemplaire, modèle excentrique d'expression et d'opposition de soi à un ordre sociétal et politique iniques, devient le critère universel qui se retourne contre toute forme de vie. Poésie contre ses parodies qui actent son oubli, son impossibilité, sa convergence avec la pensée d'une origine, d'autant manifeste et étonnante qu'elle ne brade, ne retient rien de ses dons, ne soumet pas le poème à la sentence contre-nature, Gertrud Kolmar écrivant les plénitudes, les essences des objets de la nature, en peintre. Étant passée du regard distinguant les contours des espèces à la vue qui pèse leurs mouvements et leurs énergies, leurs couleurs et destinations, ainsi qu'elle l'écrit à sa sœur, lors d'un séjour à  Hambourg. 
 
La remarque d'Adorno selon lequel une philosophie qui se laisse résumer manque son but (si le réel est aussi simple, à quoi bon l'écrire ? si j'affirme que le nom de dieu est imprononçable et engendre tout réel ou que l'être inaccessible est maître de toutes réalités concrètes et abstraites et que je dois lui obéir sans conditions, ceci afin de justifier un principe de domination naturel qui traverserait l'espèce humaine, certains maîtres de vérité, les autres leur obéissant, à quoi bon m'astreindre à écrire un traité philosophique ?) vaut pour la poésie et tous les arts. Si un poème équivaut à un tableau, à une musique (les lois mathématiques, du rythme, de la cadence s'appliquant aux mots, aux sons, aux couleurs...), à la prose,... à quoi bon l'écrire ? Si un film est bien en deçà de n'importe quel rêve ou tableau, à quoi bon filmer ?... - ce qui n'exclut pas le désir, la volonté, la possibilité tentée de faire correspondre les arts entre eux. À lire Gertrud Kolmar, ses poèmes ont leur nécessité propre. Chaque recueil figure un ensemble cohérent, chaque poème tour à tour chef d'orchestre.  
 
Nombre de poèmes évoquent les thèmes, la liberté altière et créatrice de Paul Celan, écrivant les fables du destin de son temps, une décennie plus tard, lui aussi inspiré et critiquant l'expressionnisme allemand, bercé de légendes hassidiques, dans Pavot et mémoire, ainsi le poème, Les couleuvres (3)
 
Les couleuvres sont assises sur les genoux 
De reines lointaines et vident leurs coupes de leurs langues 
Et portent des couronnes ruisselantes d'or, 
Et portent des yeux, lourds comme des héliotropes, 
 
Et portent d'autres yeux, là des béryls, 
Qui, gouttes d'eau salée, se sont concentrés, durcis, 
Et toute leur parole est un mince silence, 
Et tout leur baiser est piteux et froid.
 

Gertrud Kolmar sauve le temps de ses superstitions et retards. Ni éternelle, ni gnomique, la poésie se transmet grâce à ses imperfections. Autant ses maladresses que ses visions exigent de nouvelles tentatives, ce qui fait d'elle un double de l'espace. 
 
[René Noël] 
 
Gertrud Kolmar, Quand je l'aurai tout bu (Poésies 1927-1932), introduction d'Alain Lercher, traduction de Fernand Cambon, éditons Circé, 2014 
 
1. Juive allemande née en 1894, Gertrud Kolmar projette d'émigrer en Angleterre puis en Palestine, apprend l'hébreu, langue qu'elle choisit pour continuer à écrire sa poésie, reste cependant à Berlin auprès de son père qui refuse de quitter l'Allemagne, assassinée à Auschwitz peu après le 2 mars 1943, jour de sa déportation. À sa soeur réfugiée en Suisse, elle évoque l'amor fati, l'amour du destin - et envoie quelques-uns de ses poèmes à son cousin germain Walter Benjamin dont certains impressionnent celui-ci ; elle aussi a séjourné en France à Dijon, appris le français et lu les poètes français, Rimbaud, Verlaine, Valéry, qui l'ont inspirée. 
2. Un second volume est prévu regroupant La parole des muets, Robespierre, traduit également par Fernand Cambon mort en 2012.  
3. page 227, extrait d'un poème qui compte 7 strophes de quatre vers

[note 8000] 
 


Catégorie : Notes de lecture
Un article de : Florence Trocmé

Vendredi 22 Août 2014, 10:00 : [anthologie permanente] Claude Royet-JournoudIndispensable ajout à cette sélection de revues récemment reçues pour "l’anthologie permanente" de Poezibao, K.O.S.H.K.O.N.O.N.G., une revue dirigée par Jean Daive, chez Eric Pesty éditeur qui a publié récemment son quatrième numéro, Printemps 2014. Au sommaire : Pauline von Aesch, Michèle Cohen-Halimi, Isabelle Garron, Jean-Michel Alberola et Claude Royet-Journoud Une chose commune qui est la pensée [de l’autre côté] chaque objet tente de rassembler un corps il ne suffit pas de toucher le bois, de verser l’eau, de plier l’étoffe l’œil abandonne toute mesure humaine trois lettres sur le drap il réfute l’incohérence du nom d’autres comportement d’autres peurs des...

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Indispensable ajout à cette sélection de revues récemment reçues pour "l’anthologie permanente" de Poezibao, K.O.S.H.K.O.N.O.N.G., une revue dirigée par Jean Daive, chez Eric Pesty éditeur qui a publié récemment son quatrième numéro, Printemps 2014.  
Au sommaire : Pauline von Aesch, Michèle Cohen-Halimi, Isabelle Garron, Jean-Michel Alberola et Claude Royet-Journoud 
 
 
Une chose commune 
 
 
                qui est la pensée 
                [de 
                l’autre côté

 
chaque objet  
tente de rassembler un corps 
 
il ne suffit pas de toucher le bois, de verser l’eau, de plier l’étoffe 
l’œil abandonne toute mesure humaine 
 
 
trois lettres sur le drap 
il réfute l’incohérence du nom 
 
d’autres comportement 
d’autres peurs 
des livres d’images gisent sur la neige 
 
étreinte pour dire perte 
ce ne sont pas ceux qu’il faudrait 
 
 
 
sur le gravier 
sur les lieux bas 
un acquiescement pariétal obscurcit l’air 
impunité des corps 
une levée de terre s’approprie 
la distance 
bleu suspendu 
cercle muet dans cette chambre 
de l’assentiment 
le singulier tient le jour  
 
[...] 
 
Claude Royet-Journoud, in revue K.O.S.H.K.O.N.O.N.G, revue dirigée par Jean Daive et éditée par Eric Pesty, numéro 4, printemps 2014, pp. 9 et 10.  
 
Claude Royet-Journoud dans Poezibao :  
bio-bibliographie, extrait 1, recension de Seul le renversement de Michèle Cohen-Halimi, La poésie entière est préposition (note de lecture), Théorie des prépositions (parution), extrait 2, Kardia (par A. Malaprade)

[note 7999]

 


Catégorie : Anthologie permanente
Un article de : Florence Trocmé

Mercredi 20 Août 2014, 10:50 : [note de lecture] Anne Calas, "Littoral 12", par Claude Adelen« COMME UNE MAIN INVISIBLE »° ANNE CALAS : LITTORAL 12 (Poésie Flammarion) Douze chants : ça nous rappelle quelque chose. Qu’il y a une tradition. Que ce poème s’apparente à l’épopée (donc à l’origine de la poésie). Encore faudra-t-il, le lisant, repenser le sens du mot « Chant » On n’ose plus guère dire qu’on « chante » aujourd’hui après toutes ces années de post modernité (Bien que Ph. Beck ait intitulé un de ses livres « Chants populaires ») Passons. Douze chants. Une odyssée. Ulysse, le compagnon, le guide, ou l’interlocuteur inconnu qui passe dans certaines pages, comme...

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« COMME UNE MAIN INVISIBLE »° 
 
ANNE CALAS : LITTORAL 12 (Poésie Flammarion) 
 
 

 

CalasDouze chants : ça nous rappelle quelque chose. Qu’il y a une tradition. Que ce poème s’apparente à l’épopée (donc à l’origine de la poésie). Encore faudra-t-il, le lisant, repenser  le sens du mot « Chant » On n’ose plus guère dire qu’on « chante » aujourd’hui après toutes ces années de post modernité (Bien que Ph. Beck ait intitulé un de ses livres « Chants populaires ») Passons. Douze chants. Une odyssée. Ulysse, le compagnon, le guide, ou l’interlocuteur inconnu qui passe dans certaines pages, comme un dieu masqué (« Et ta main là (invisible) sur mon cœur »), Ulysse hante les pages de ce livre qui est comme la quête d’une Ithaque perdue : 
         
« Le voyageur n’en finit pas de revenir à la maison » (p.68) 
 
Et la mer, comme le titre l’indique, est omniprésente. Dans ce livre « les dieux veillent », « les dieux peuvent pleurer », et les héros dans la splendeur de la  lumière et des sonorités antiques, qui donnent le ton du poème.   
Mais il est dit p.53 : « Malheur à nous de n’être pas des dieux » en conclusion d’un poème qui n’est autre qu’un sonnet ! (Pour nous rappeler  que la poésie est un art de la mémoire des formes).  
Cette « main invisible » qui écrit, qui passe là,  sur notre cœur  est pourtant celle d’une femme, d’une amoureuse, « belle guerrière, belle ouvrière », Amazone amoureuse : 
 
       
Je suis une amoureuse (dis-tu) 
                                                       Oui. Oui. Je veux bien. 
                                                       Oui

 
Mais n’est-elle pas aussi celle de Circé la magicienne : « O Circé, accomplis la promesse que tu me fis de m’aider à rentrer chez moi » 
  
Celle aussi de la Pythie : « assise sur mon trépied je veille ».  
 
« Naviguer vers mes îles » dit-elle, et n’est-elle pas à la fois Ulysse et la sirène ?   
« la cire dans tes oreilles je hurle et me balance au vent tu n’entends pas je hurle ». 
 
N’est-elle pas encore, en même temps Eurydice et Orphée ?  « Ne te retourne pas. STOP. On ne s’en remet pas. Ne te retourne pas. Plus jamais tu ne pourras. Ne te retourne pas »  
À travers ses métamorphoses (« je suis une anémone de mer ») ce sont toutes les figures du désir et de l’amour qu’elle convoque ou qu’elle incarne tour à tour. Car c’est de l’épopée (de l’odyssée) d’une âme qu’il s’agit, de l’inquiétude, de l’intranquillité d’une âme : « navigation tu vois, prendre la mer encore jamais ne dure le repos », et jamais nous n’oublions que : 
 
        (L’amour ne s’invente jamais) il est 
         
ou pas  
 
Cette inquiétude de l’amour est fondatrice d’une parole (« la vie est un désastre n’est-ce pas »), parole qui glisse sans effort de la douceur du plaisir de l’instant (« parfois la beauté du monde me foudroie »), et passe sans effort de la jouissance de la vue qui entoure cette errance, à la violence ou à l’ivresse du sentiment qui l’habite. Le chant se fait tantôt cri de douleur ou de joie, la gaîté soudain s’empare de la parole et « ça traficote dans les bicoques » ! Et voici : « Elle biche. Le fondeur de cloche s’en retourne avec ses deux pieds dans le poches ». (p.39) Des sautes de langage comme des sautes d’humeur. Comme le ciel change Que faire alors : « s’emporter   s’.enfouir  - c’est cela qu’il faudrait ». Ou alors un accent de Cendrars ! voyageur, lui aussi, au reste convoqué au dernier chant dans ce « Noël à New York » sur quoi se referment les douze mois de cette errance, au bord de la mer (qu’elle traverse cette fois), qui structurent le livre. 
 
…..je marche dans les rues sur la vague sur l’eau je marche je suis en retard et me fiche de tout 
 
sur ce trottoir je ris aux éclats, je vis 
 
je t’aime 
 
Il n’en fallait pas moins de ces douze chants, de ces innombrables métamorphose de l’être et du monde, pour que ce Je s’affirme comme celui d’une femme, Anne Calas, déchirée par des souvenirs anciens comme par « les durs travaux du songe » comme il est dit au dos du livre, et par cette folie d’écrire l’impossible (écrire sur l’eau), sauf à dire : « parfois la beauté du monde me foudroie », car c’est folie que de vouloir maintenir intact son propre mystère, (« broyer les os de la pensée/../ voix vertige/ la perte / la beauté / le salut / jusque dans les gouffres »), de vouloir dire le plus difficile à dire, les choses de caractère intime avec une telle pudeur, une telle retenue  (« ce que la mer sait et tait »), pour dire aussi le mystère d’un instant de bonheur, (« conjugaison de l’éternel et de l’éphémère radical ») contenu comme ici (p.83) dans cinq vers d’une bouleversante simplicité : 
 
 
                serrés l’un contre l’autre nous sommes comme 
                les pages d’un cahier 
                        nous sommes comme 
                tremblants 
                à la brise marine 
 
Au reste, dès les premiers chants on est bien dans l’inflexion lyrique, avec parfois une touche élégiaque, l’écoulement impitoyable du temps : (l’été touche à sa fin dis-tu »)  à peine appuyée, un aveu de faiblesse  : 
 
souvenirs dénoués jeunesse qui marche au loin  
 
la nôtre
  
 
Mais on reste dans l’exactitude du rythme, de la coupe. Le blanc, l’anaphore, (litanie, liturgie), la richesse et l’élégance, la suavité de la modulation (« nuits blanches  beiges, belles belges ») Dès la page 25, l’alexandrin s’invite dans un douzain, (douze fois douze donc) inaugurant une longue série,  - au moins une quinzaine. Et de plus en plus nombreux au fur et à mesure que s’avance le voyage, textes qui comptent parmi les plus belles réussites de ce Littoral 12
 
        « à l’appel de la mer mes rêves ma jeunesse » 
 
Et oser ceci donc ! 
 
        « ondées je vous salue. Peignes nus et tourments 
arrachés à la nuit, parfaite remontée 
de l’ombre à la lumière, soleils d’argent je vous 
salue debout. Je vous salue : salut ! salut !
 » 
 
Jusqu’au superbe épilogue new yorkais (deux douzains éblouissants formant couple, symboliquement, à la dernière page du livre) comme pour lever l’énigme enfin de cette surprenante odyssée (« et ton pré accroché / cœur de montagne ancêtre aux tatouages bleus ») 
 
« Formes fixes » donc, élevées contre le change universel des choses, de la mer et du ciel, des saisons et des sentiments, et qui vont baliser le livre. Vers parfaitement réglés ou s’avançant masqués avec quand il le faut ce léger tremblement de la 13ème, pour bien indiquer l’appartenance à ce que j’aimerais appeler « un classicisme illuminé ». Alexandrins qui gardent la mémoire de la prose. Ou prose qui a quelque chose de la netteté nerveuse de celle de Rimbaud dans les Illuminations telle qu’on peut le voir par exemple dans la splendide page.74 : « garde-moi dans l’ambre moi, toute petite abeille miel volé dans les ruches sauvages »   
 
Une telle perfection, dans la sculpture de la parole, dans la tenue, l’élégance du phrasé, l’harmonie de la composition : le rythme des saisons, l’axe du solstice d’été au milieu du livre, et ces trois « Intermèdes insulaires » (Chants V, VII et X), prose à voix basse pour affirmer : « alors peut-être devenir dignes d’un chant qui nous raconte » On a peine à croire que ce livre soit une première approche de l’écriture poétique. Tant la maîtrise de cette écriture. à travers la diversité des registres éclate à chacune des 250 pages de ce Littoral 12. Un des plus beaux livres de poésie parus cette année. 
 
[Claude Adelen] 
 
 
Anne Calas, Littoral 12, Flammarion, 2014

  


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Un article de : Florence Trocmé

Mercredi 20 Août 2014, 10:31 : [anthologie permanente] Boris SloutskiDernier épisode de la sélection estivale dans les revues récemment reçues, pour cette "anthologie permanente", avec la revue Fario et son numéro 13, hiver deux mille treize – printemps deux mille quatorze. Au sommaire, un dossier « Qu’avons-nous fait de la beauté ? », avec des contributions notamment de François Bordes, Lionel Bourg, Pierre Chappuis, Charles-Albert Cingria, Antoine Emaz, Jean Frémon, Gilles Ortlieb, Denis Rigal, Pascal Riou. Et l’habituel dossier « Le livre ouvert », avec notamment Baudoin de Bodinat, Christine Lavant, Henri Droguet. Et Boris Sloutski. Les prosateurs pour Arthème Viéssély Isaac Babel Ivan Kataev Alexandre Liébédenko Quand la...

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Dernier épisode de la sélection estivale dans les revues récemment reçues, pour cette "anthologie permanente", avec la revue Fario et son numéro 13, hiver deux mille treize – printemps deux mille quatorze.  
Au sommaire, un dossier « Qu’avons-nous fait de la beauté ? », avec des contributions notamment de François Bordes, Lionel Bourg, Pierre Chappuis, Charles-Albert Cingria, Antoine Emaz, Jean Frémon, Gilles Ortlieb, Denis Rigal, Pascal Riou. Et l’habituel dossier « Le livre ouvert », avec notamment Baudoin de Bodinat, Christine Lavant, Henri Droguet. 
Et Boris Sloutski.  
 
 
Les prosateurs 
 
                pour Arthème Viéssély 
                Isaac Babel 
                Ivan Kataev 
                Alexandre Liébédenko 
 
Quand la prose russe partait pour les camps – 
Qui terrassier 
Et le débrouillard, lui, – médecin, 
Qui bûcheron, et le beau parleur – acteur, 
Qui coiffeur 
Ou chauffeur, – 
Aussitôt vous oubliiez votre métier :  
Vraiment la prose te console du chagrin ?  
Mais la mer de la poésie 
Vous entraîne et porte 
Et ballotte comme de fragiles copeaux. 
 
Tous les matins, avant l’appel, silencieux et tranquilles, 
Vous faisiez des vers sur vos châlits. 
À cause de la disette, comme des bâtons, maigres et secs 
Vous écriviez des ballades. 
D’un rien on créait un poème.  
 
Toute la baraque s’embarque, idiote,  
Bredouille et marie lignes et rimes, 
Tantôt emmerde l’autorité à cheval et à pied 
Tantôt se déverse dans l’angoisse 
 
En cadence le iambe naissait du choc des pelles, 
Comme s’il fouillait le charbon au fond d’une mine.  
Tout comme au front le soldat de son élan, 
Il naissait et se battait en strophe.  
 
Et pour un chorée le voleur te cédait sa ration, 
Pour que la chanson se prolonge 
Et devienne longue comme un entretien nocturne, 
Aussi fluide que la Petchora et la Léna.  
 
Mais tous nos poètes qu’y pouvaient-ils ? 
Ils n’allaient pas jusqu’au puits de la mine. 
 
• 
 
Comment ils ont massacré ma grand-mère 
 
Comment ils s’y sont pris ?  
Ma grand-mère fut tuée comme suit :  
Le matin, près du bâtiment de la banque 
Un tank s’approcha. 
Cent cinquante Juifs de la ville, 
Légers 
                enfants d’un an de famine, 
Pâles 
                d’angoisse mortelle, 
Vinrent là, portant baluchons. 
De jeunes Allemands et des polizei 
À qui mieux mieux bousculaient vieilles et vieux, 
Et faisant cliqueter leurs gamelles 
Les conduisirent au-delà de la ville.  
 
Et grand-mère, petite comme un atome, 
Du haut de ses soixante-dix ans 
Engueulait les Allemands, 
Criait à tue-tête, 
Leur criait qui j’étais.  
- Mon petit-fils est au front 
Essayez un peu de me toucher ! 
Écoutez,  
                C’est nos armes qu’on entend !  
 
Grand-mère pleurait et criait 
Et allait. 
                Et de plus belle 
Recommençait à crier.  
À chaque fenêtre, 
Les filles d’Ivan et d’André 
Faisaient du tapage, 
Celles d’Isidore et de Pierre pleuraient :  
 
Paulina Matveiévna ! 
L’Allemand c’est l’ennemi ! 
Aussi ils décidèrent de tuer grand-mère 
Pendant qu’ils traversaient encore la ville.  
 
La balle souleva ses cheveux 
Et défit sa tresse. 
Grand-mère tomba à terre.  
Elle est morte ainsi.  
 
Boris Sloutski, extraits de « Et j’énonce l’Histoire », in revue Fario numéro 13, hiver deux mille treize – printemps deux mille quatorze, traduction du russe de Christian Mouze, pp. 341 et 353 
 
 
Boris Sloutski (1919-1986) 
[extrait de la présentation de Christian Mouze) :
 
Soldat pendant la seconde guerre mondiale, grièvement blessé, membre du Parti Communiste, Boris Sloutski réunissait tout pour être, dans l’URSS stalinienne et poststalinienne un poète sans histoire et fidèle à la ligne du Parti, mais il fut un poète de l’Histoire et fidèle à la ligne douloureuse de celle-ci. Sa blessure morale n’a jamais guéri, en dépit même de ses efforts pour être un bon soviétique : jamais il ne se releva d’avoir participé, en 1958, à la condamnation publique de Pasternak lors de l’Affaire Jivago. Mais décidément il se leva. Dénonça. Revendiqua : entre autres sa judéité. [...] Adonné aux souffrances de son siècle, au tiroir pour une bonne part de ses vers, et à l’alcool. Il n’a pas la classe pouchkinienne ou akhmatovienne : il est plébéien mais d’une incomparable dégaine. Sa poésie, c’est la rugosité et le prosaïsme : un vers simple, naturel, riche d’intonations. La langue parlée qu’on parle si peu. Dans les tragédies d’aujourd’hui, c’est cette langue poétique d’interpellation, d’apostrophe qui manque peut-être : la mitraille du verbe poétique. C’est Sloutski. (p. 397)

 


Catégorie : Anthologie permanente
Un article de : Florence Trocmé

Lundi 18 Août 2014, 10:34 : [notes sur la création] Roger CailloisDans les sonnets des Chimères, Nerval dissimule ainsi les confidences les plus intimes de sa vie sous une forêt de symboles empruntés aux diverses mythologies. Il croit le couvert impénétrable. Les biographes, les érudits se mettent à l’œuvre. Chaque allusion devient transparente. Cette clarté conquise ne nuit pas au poème. Elle l’enrichit. Dans la sensibilité du lecteur, une trame de correspondances nouvelles peu à peu s’établit. Roger Caillois, Art poétique, Gallimard, 1958, p. 106 [contribution de Jean-Paul Louis-Lambert]

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Dans les sonnets des Chimères, Nerval dissimule ainsi les confidences les plus intimes de sa vie sous une forêt de symboles empruntés aux diverses mythologies. Il croit le couvert impénétrable. Les biographes, les érudits se mettent à l’œuvre. Chaque allusion devient transparente.  
  
Cette clarté conquise ne nuit pas au poème. Elle l’enrichit. Dans la sensibilité du lecteur, une trame de correspondances nouvelles peu à peu s’établit. 
  
Roger Caillois, Art poétique, Gallimard, 1958, p. 106 
 
 
[contribution de Jean-Paul Louis-Lambert] 


Catégorie : Notes sur la création
Un article de : Florence Trocmé

Lundi 18 Août 2014, 10:20 : [note de lecture] Claude Margat, "L’homme qui marchait avec moi", par Ludovic DegrooteLes histoires d’amitié peuvent parfois sembler si personnelles que leur récit ne dépasserait pas le cadre de la sphère privée ; d’ailleurs, on les retrouve davantage à travers les correspondances ou la publication d’écrits intimes que dans une narration spécifique. C’est pourtant ce que fait Claude Margat dans L’homme qui marchait avec moi, et c’est parce que l’auteur transcende la sphère privée que son livre excède le seul récit d’une amitié. Deux hommes de moins de trente ans font connaissance, ou plutôt, on les invite à faire connaissance : le narrateur est un jeune homme libre et libertaire, sans engagements...

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MargatLes histoires d’amitié peuvent parfois sembler si personnelles que leur récit ne dépasserait pas le cadre de la sphère privée ; d’ailleurs, on les retrouve davantage à travers les correspondances ou la publication d’écrits intimes que dans une narration spécifique. C’est pourtant ce que fait Claude Margat dans L’homme qui marchait avec moi, et c’est parce que l’auteur transcende la sphère privée que son livre excède le seul récit d’une amitié. 
 
Deux hommes de moins de trente ans font connaissance, ou plutôt, on les invite à faire connaissance : le narrateur est un jeune homme libre et libertaire, sans engagements ; l’autre est un jeune professeur de dessin de quelques années de plus, marié et père de deux petites filles, il enseigne dans un collège et cherche à créer une pédagogie débarrassée de ses vieilleries afin d’ouvrir ses élèves : on le sait, l’institution préfère les enfermements. D’emblée, ils se sentent des accointances, qui vont très vite se transformer en une amitié profonde ; celle-ci se nourrit et se construit à mesure des marches qu’ils pratiquent ensemble dans la campagne charentaise, les deux protagonistes habitant à Rochefort-sur-Mer. La marche sans but, que le narrateur nomme plutôt déambulation, est plutôt un exercice à buts multiples : dans le temps qu’elle s’exerce, le corps entre dans un espace géographique qui ouvre ou modifie l’espace mental ; c’est dire que s’il y a un but, il n’est pas tant spatial qu’intérieur. Rousseau, en son temps, l’avait déjà évoqué : « ma tête ne va qu’avec mes pieds », le narrateur le reprend à son compte : « Penser en marchant, c’est apprendre à saisir le réel avec une main aussi large et puissante que le corps tout entier ». Car chez les deux amis, cette marche se double d’une plongée dans la nature, « la Terre Mère », et d’une forme de contemplation qui ne la borne pas à la pensée, mais dirige l’être tout entier, ce que ce que le narrateur appelle « la pensée reliée », dont on pressent qu’elle se reliera à une philosophie taoïste essentielle à Claude Margat (1). Peu à peu, au cours de ces marches pluri-hebdomadaires, les deux hommes, qui souffraient « secrètement d’un sentiment d’exil qui cessait dès qu’[ils se trouvaient] ensemble en pleine nature », vont forger à deux un territoire dans lequel ils se sentent libres, eux-mêmes, chacun et à deux. 
 
On pourrait à ce titre, comme on parle de roman d’apprentissage, évoquer une amitié d’apprentissage, car, sans que l’un soit le double de l’autre, c’est dans cet espace commun qu’ils vont apprendre à se connaître chacun soi-même, à se comprendre, ce qui ne peut se faire hors de l’autre. On l’a dit, les positions sociales de l’un et de l’autre sont différentes, et l’ami, le professeur (c’est ainsi qu’il est nommé, son nom n’apparaissant que dans la dédicace du livre), vilipendé par l’institution, va sortir de cet enfermement progressif pour retomber dans une autre cage : il a une relation avec une de ses élèves, mineure, dont il est tombé amoureux, passion réciproque qui durera bien au-delà du mariage de la jeune fille. Les détails de la complexité où se retrouve l’ami sont l’occasion pour le narrateur de réfléchir à leurs différences, dans leur relation aux femmes mais aussi à l’ordre social et à ce qu’imposent les conventions. Quoique sans attache jusque dans sa vie amoureuse, Claude Margat se dit « vieux-jeu », alors que son ami refuse de choisir entre deux femmes qui ont toutes les deux « besoin » de lui : « Je veux seulement vivre ce qui doit être vécu », dit-il, chacun se retrouvant en quelque sorte poussé dans ses propres contradictions, sans qu’aucun jugement moral vienne prendre le dessus.  
 
Un voyage en Inde et au Népal n’aidera pas l’ami à choisir : il n’y a pas à choisir, puisqu’il y a à vivre. Ce voyage sera pour eux l’occasion de découvrir le gouffre qui sépare la vie dans ces pays des fantômes de vie qui traversent le nôtre. Plus que jamais, une fois rentrés en France, leurs marches sont une manière de se ressourcer, d’aller à l’essentiel, de se relier au monde, de réfléchir au sens profond de la vie, de la mort, des choses, de soi ; elles délivrent un but on ne peut plus simple dans les présents qu’elles proposent : « être là, entièrement là. Rien de plus. » La contemplation devient non pas une manière de s’extraire mais de s’approcher. Cependant, l’ami est en proie à de graves ennuis de santé cardiaques, dus au stress d’après les médecins, et son état peu à peu déclinera jusqu’à la mort : il avait demandé à ce qu’on ne le maintienne pas en vie s’il n’était plus capable de parler, « car quand la parole est morte, le monde n’existe plus. » Le livre s’achève par une méditation qui s’articule sur une peinture chinoise laissant apparaître ce qui est par son absence même.  
             
On le voit, si ce livre est un hommage, on ne saurait le réduire à cela : récit de vie, il l’est aussi, sans qu’on puisse l’y réduire, car il porte également, à travers une langue soignée dans ses options littéraires (emploi du subjonctif, choix d’un vocabulaire parfois soutenu ou de certaines images, par exemple), une réflexion sur ce que nous sommes et ce que nous faisons ou pouvons faire de ce que nous sommes. 
 
[Ludovic Degroote] 
 
Claude Margat, L’homme qui marchait avec moi, La Différence,  144 p., 16 euros 
 
[1]. Claude Margat, peintre, essayiste et poète, a publié plusieurs ouvrages et participé à des expositions de ses peintures, imprégnés de culture chinoise. 


Catégorie : Notes de lecture
Un article de : Florence Trocmé

Lundi 18 Août 2014, 09:49 : [anthologie permanente] Christian BernardPendant une semaine encore, Poezibao construit « l’anthologie permanente » à partir d’une série de revues récemment reçues. Aujourd’hui la revue * que viennent de de créer et dirigent Mathieu Nuss et Bruno Fern. Quelques-uns des noms du sommaire : Dorothée Volut, Dominique Dussidour, Jean-Patrice Courtois, Dominique Quélen, Charles Racine. Et Christian Bernard : ¿ÀQUOIBONQU’AÇA ? (NEUF SONNETS 2013 – 2003) [extraits] 1. « Peut-être la joie » disait Samuel Beckett mais la page rétrécit s’enroule renverse sur elle-même la phrase truffée d’incises cousues en cercles insécables de l’apnée du matin à la pince du soir à la nasse du...

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Pendant une semaine encore, Poezibao construit « l’anthologie permanente » à partir d’une série de revues récemment reçues. 
Aujourd’hui la revue * que viennent de de créer et dirigent Mathieu Nuss et Bruno Fern.  
Quelques-uns des noms du sommaire : Dorothée Volut, Dominique Dussidour, Jean-Patrice Courtois, Dominique Quélen, Charles Racine.  
Et Christian Bernard :   

 
 
¿ÀQUOIBONQU’AÇA ? 
(NEUF SONNETS 2013 – 2003) 
[extraits] 
 
 
1. « Peut-être la joie » 
 
disait Samuel Beckett mais la page rétrécit 
s’enroule renverse sur elle-même la phrase 
truffée d’incises cousues en cercles insécables 
de l’apnée du matin à la pince du soir 
 
à la nasse du sommeil bascules du pouls 
qu’accélère la pensée du jamais plus 
celui qui parle a le hoquet le jour 
n’a pas de comptes à lui rendre ni la nuit 
 
s’il dort Pourquoi ce corps juvénile allongé 
les yeux clos le draps ne lui couvrant les épaules 
ni les fesses ni les seins ni non plus le pénis 
 
– découverts en contournant sa couche 
comme lui de marbre blanc m’a-t-il saisi 
du même désir que s’ilelle avait été en vie ?  
 
27 novembre 2013 
 
[...] 
 
4. Moriturus 
 
Moriturus que fais-tu de ta finitude sinon de tirer sur 
la corde ? Et si tu aboies tu n’y crois pas tu le tais tu fais 
tapis comme si tu t’accommodais du déni c’est tant pis 
 
Supposons un moment qu’il en aille autrement qu’il y ait 
autre chose que des myriades de poussières mercurielles 
des flux alternatifs des monades nomades – Ce ne serait 
pas le monde ? Parlez dans l’hygiaphone Merci de ne pas 
 
faire d’histoires à défaut de la faire à défaut de l’écrire à 
défaut d’y comprendre quoi ? Merci bien Il faudrait trop 
de sparadrap pour panser les couchers de soleil ne pas 
perdre le fil le nord la face rester sans voix regarder sans 
 
voir On a beau dire on aimerait cueillir les crépitements 
de l’être à la source on aimerait que les lettres ne noir 
cissent pas l’écran magique pour rien ou pour si peu 
 
 
mars 2006 
 
Christian Bernard, in revue * 2014, Julien Nègre éditeur, pp. 63 et 66.  
 
Christian Bernard dans Poezibao : 
bio-bibliographie, "Petite Forme" par Bruno Fern, ext. 1,
 
Revue Astérisque

 


Catégorie : Anthologie permanente
Un article de : Florence Trocmé



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