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Musique, cinéma, TV, événements, actualités du monde

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Cafeduweb


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Actualité du webzine communautaire Cafeduweb où les rédacteurs sont les internautes

Mercredi 28 Janvier 2015, 12:04 : BIEN PRÉPARER SES MURS AVANT DE PEINDRE Bien préparer ses murs avant de peindre 5 étapes pour se préparer à repeindre une pièce
Catégorie : Planète - Ecologie

Mercredi 07 Janvier 2015, 17:19 : Je suis Charlie Nouvelle attaque contre la démocratie par des islamistes avec 12 morts à cette heure et de graves blessés. Parmi les morts des dessinateurs du journal : Charb, Tignous, Wolinski et Cabu, ainsi que l'économiste aux positions tranchées contre le libéralisme, chroniqueur sur France Inter et dans Charlie Hebdo sous le nom "Oncle Bernard", Bernard Maris.
Catégorie : Humeurs

Dimanche 28 Décembre 2014, 11:27 : Le vrai sens des mots. Opus 34 en tendre cadre… Enfin ! Point final sur le « I », c’est donc l’heure « J ». 10ème lettre à poste stoïque du dico occulte maniaque. Bonne nouvelle : Nous progressons de la langue dans la bouche française. Mauvaise nouvelle : nous régressons de l’esprit en cerveau las.
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Vendredi 26 Décembre 2014, 07:00 : Elizabeth Shepherd – The Signal Elizabeth Shepherd est née à Winnipeg de parents pasteurs de l'Armée du Salut. Durant sa jeunesse elle fera pendant plus de 10 ans la navette entre le Canada et la France, jouant et chantant dans les comédies musicales dirigées par son père. Elle étudie la musique dans divers conservatoires autant au Canada qu'en France où elle étudie aussi la poésie, puis le piano-jazz à l'Université McGill de Montréal. Serveuse à Toronto, c'est en 2006 que paraît son premier album “Start to Move” qui lui vaudra deux nominations aux prix JUNO (Grammy Award canadien). Suivront Parkdale (2008), Heavy Falls the Night (2010) et Rewind (2012).
Catégorie : Arts

Dimanche 21 Décembre 2014, 11:33 : MOTS MIS…en bandelettesQuelques bribes en bulles d’air, sans autre prétention qu’une respiration inspirée avant d’expirer définitivement. Juste histoire d’en faire de petites…
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Lundi 08 Décembre 2014, 20:59 : Pourquoi les femmes ont des règles ?Et oui, pourquoi les femmes ont-elles des règles ? Est-ce quelque chose d'inévitable ? Quels sont les autres animaux concernés ? On va tout reprendre depuis le début et être surpris par les réponses.
Catégorie : Sciences

Samedi 22 Novembre 2014, 12:07 : Tina Dico — WhispersConnaissez-vous Tina Dico ? Personnellement il y a encore quelques jours je ne connaissais pas ! Et pourtant elle a déjà, à son compteur, huit albums ! Souvent couronnée et récompensée dans son pays d’origine le Danemark, c’est à travers de nombreuses tournées, entre autre en Allemagne, au Royaume-Uni et aux Etats Unis, qu’elle s’est ouverte bien au-delà des frontières européennes. Peut-être aurons nous bientôt la possibilité de l’entendre en concert en France.


Catégorie : Arts

Dimanche 16 Novembre 2014, 10:49 : Le vrai sens des mots. Docte heure pour le 33 ! Encore lui ! Et ses vers luisants qui le font prendre pour une lumière… En fait, je pense que cet auteur est plus proche de la vessie que de la lanterne. Tant mieux tant pis, il faut encore se pastiller sa purge de pseudo lexique…Ca t’excites ?
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Vendredi 03 Octobre 2014, 18:58 : Je dis ça, je dis rien ! D’aucun d’aucune qui n’aime pas me lire pourront confirmer ; Peu importe, un peu de légèreté de frivoles propos sans tête à queue ni tête, histoire de se gratter le neurone par-dessous et tant pis pour aisselles essieu qui me trouve bas lourd, qu’ils passent parchemin avant même d’entamer la lecture !
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Samedi 23 Août 2014, 09:19 : Le vrai sens des mots. 32 dans ! Même pour celles qui s’en tamponnent, comme le Tampax vite… déjà cette heure là ? Vous en avez assez de ce dictionnaire…Moi aussi, mais comme j’ai décidé d’aller au bout, abrégeons nos souffrances communes, et remettons-en un coup ! Courage !
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Dimanche 10 Août 2014, 10:08 : Le vrai sens des mots. Sur son 31 ! La fête continue. Au mois d’aout point de doute. Nous sommes parvenus non sans mâle, jusqu’à la voyelle « I ». 9ème lettre de l’alphabet. On tient le bambou, courage ! plus que 17 lettres ! et si vous n’en ressortez pas meilleurs, vous n’en sortirez pas pire, bitte !
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Mercredi 30 Juillet 2014, 10:26 : Mon pauvre vieux… Pfff…T’en as pas marre de raconter des des couenneries à longueur de web…Qu’est-ce que c’est encore que c’est que ceci ça !?! Hein ? T’as pas honte ? penses-tu ! Tu ne te rends même plus compte à rebours…Enfin…Y a pire…c’est que des gens te lisent ! parait même que certains aiment ça ! Pauvre monde…
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Mardi 29 Juillet 2014, 14:53 : Proverbes intimes Il se trouve que les proverbes sont mal mariés. Leur bon sens finit par un non-sens , c’est pourquoi n’égouttant que mon courage plutôt que mon mouchoir trempé de sueur, j’ai décidé en cette fin juillet de rétablir leur véritable contre sens. Ne me remerciez pas, c’était ça ou le repassage et les courses !
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Dimanche 20 Juillet 2014, 17:31 : Cartes Peu stables !Quelques pensées de vacances entre sable et eau salée, lorsque le cerveau face aux vagues, divague en réponse. Quelques bribes débridées abattues avant d’être débattues, tissu issu d’un visage hâlé sans retour.
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Mardi 15 Juillet 2014, 13:37 : Altriman 2014 : Les angles (66)Samedi 12 juillet 2014 8 h, nous rejoignons les athlètes du jour ! Ils se sont entraînés toute l'année pour participer à cette belle épreuve de l'Altriman des Angles avec 350 adversaires.
Catégorie : Planète - Ecologie

Vendredi 11 Juillet 2014, 09:59 : Le vrai sens des mots. Con cil de Trente ! Pendant les vacances, les travaux continuent. Surtout pour les recalés, les décalés, tous ceux qui ont calés. Ne nous décourageons pas, voici donc une nouvelle tartine de mots en onction neuronale. A déguster sans modération sur la plage ou en montagne, c’est comme vous le voule !
Catégorie : Dom Qui Chuchotte

Samedi 21 Juin 2014, 13:05 : Meurtres à la cour du prince Genji – Seio NagaoCe roman s’inspire du fameux Dit du Genji, une épopée classique écrite par Shikibu Murasaki au XIème siècle et considérée comme une œuvre fondatrice de la littérature japonaise. Cette dame de cour, qui a vécu à l'époque de Heian, rapporte l’histoire vraie d’un fils d’empereur, d’une beauté extraordinaire, mais exclu de la succession au trône puis fondateur d’une nouvelle dynastie.
Catégorie : Lecture

Mardi 17 Juin 2014, 15:14 : Quels jeux de société pour les enfants à partir de 2 ans?C’est bientôt les vacances d’été. Vous avez prévu de partir en famille, à la mer, à la montagne ou à la campagne. Quoi qu’il en soit, vous espérer qu’il fera beau. Et si ce n’était pas le cas ? Mieux vaut prévoir quelques jeux de société dans la valise ! Oui, d’accord, mais pour les plus petits ?
Catégorie : Jeux de société

Mercredi 11 Juin 2014, 14:48 : Dis papa, pourquoi ? – Christian VoltzLe 15 juin prochain, nous célébrerons la fête des pères. C’est donc l’occasion rêvée pour vous parler d’un livre que nous aimons particulièrement mon Loulou et moi. Il s’agit de Dis papa, pourquoi ?, un petit album original, écrit et illustré par Christian Voltz.
Catégorie : Lecture

Lundi 09 Juin 2014, 10:58 : Le vrai sens des mots. Chapitre Vin neuf ! Et quand il est tiré, il le boire…pour le croire ! jusqu’à la lie, l’hallali ! Nous sommes désormais à la lettre H ! de guerre ! l’aire H ! Vous savez, celle des coupeurs de têtes dans les entreprises. D’ailleurs dans RH…le « R » ne veut plus dire « relation » mais « ressource » ! L’homme est devenu une ressource comme le gaz et l’électricité…vous trouvez ça humain, vous ?
Catégorie : Dom Qui Chuchotte



Cosmosonic - News, chroniques de disques, festivals, discussions - musique, MP3, DivX, eMule, donkey...


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Cosmosonic.com News

Liste des gagnants de l'opération Thess.
Union des labels indépendants autour d'une plateforme de distribution
Pink Floyd - 'The Piper at the gates of dawn'
Cat Power -'The Greatest'
loi DADVSI ou le contrôle du savoir
Dominique A - 'L'Horizon'
Les Wampas - ' Rock'n Roll part 9'
Programmation du Rock dans tous ses Etats
Tehss - 'Underground'
Route du Rock 2006 - Collection hiver.


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Medias sur DH.be

Jeudi 29 Janvier 2015, 14:50 : "Aujourd'hui, aucune entreprise n'est capable de réaliser les mêmes résultats ...Durant les 3 derniers mois de 2014, la marque à la pomme a vendu près de 75 millions d'Iphone. Soit près de 34.000 exemplaires vendus toutes les heures.
Un article de : DH Radio

Jeudi 29 Janvier 2015, 13:50 : Geluck et la "fatwa de la part des Inrocks"Le dessinateur avait été sévèrement taclé par Christophe Conte, un journaliste du magazine français.
Un article de : Rédaction en ligne

Jeudi 29 Janvier 2015, 12:43 : Les images impressionnantes d'une ville de Siberie entièrement geléeUne rupture de canalisations et des températures en dessous de - 30° ont transformé Doudinka en "ville glaçon"!
Un article de : DH Radio

Jeudi 29 Janvier 2015, 11:26 : Marion Marechal-Le Pen s'en prend à un journaliste: "Franchement, c'est minable ! On va ...L'ambiance fut pesante ce mardi lors de la remise d'une récompense controversée au maire Front national d’Hénin-Beaumont. A l'issue de la cérémonie, des membres du FN sont allés faire part de leur courroux au journaliste Gilles Leclerc. VIDEO.
Un article de : J. Lgg.

Jeudi 29 Janvier 2015, 09:36 : Un homme sur trois souffre d’éjaculation précoceUn tiers des hommes verrait son étreinte sexuelle écourtée à cause d’éjaculation prématurée. Et pourtant, plus de la moitié d’entre eux n’en auraient jamais parlé à personne, même pas à leur partenaire, et seulement 10% à un professionnel de la santé !
Un article de : Charlotte C.

Jeudi 29 Janvier 2015, 09:32 : Séries TV: Toutes les nouveautés et les dates de diffusions !Comme chaque fin d'année, vous attendez avec impatience le retour du calendrier des séries US avec les nouveautés de la mi-saison mais aussi la reprise de vos séries préférées. Voici toutes les dates importantes de diffusions des séries pour 2015.
Un article de : N. S.

Mercredi 28 Janvier 2015, 17:30 : Tomorrowland vous prépare des surprises pour 2015À chaque jour sa révélation concernant la prochaine édition du célèbre festival Tomorrowland. Avicii sera évidemment de la partie, aux côtés de têtes d'affiches plus étonnantes...
Un article de : Rédaction en ligne

Mercredi 28 Janvier 2015, 14:04 : Une américaine de 48 ans ne connait pas la peurAtteinte d'une maladie génétique rare, cette américaine est incapable de ressentir le sentiment de peur. Un syndrome moins agréable qu'il n'y parait.
Un article de : DH Radio

Mercredi 28 Janvier 2015, 09:46 : Un César pour François Damiens et Emilie Dequenne ?Les deux Belges font partie des nommés tout comme Jérémie Renier pour le César du meilleur acteur dans un second rôle. Découvrez les nommés.
Un article de : Rédaction en ligne avec belga

Mardi 27 Janvier 2015, 22:39 : La montre Apple Watch annoncée pour le mois d'avrilLa montre intelligente du groupe informatique Apple, l'Apple Watch, sera commercialisée à partir du mois d'avril, a annoncé mardi le patron Tim Cook.
Un article de : AFP

Mardi 27 Janvier 2015, 20:38 : Benedict Cumberbatch s'excuse après avoir parlé d'acteurs "de couleur"Benedict Cumberbatch s'est excusé pour avoir parlé d'acteurs "de couleur", une formulation qui a fait polémique à quelques semaines des Oscars pour lesquels l'acteur britannique est en lice avec le film "Imitation Game".
Un article de : AFP

Mardi 27 Janvier 2015, 20:10 : Sorties ciné de la semaine: une question existentielle, une comédie belge loupée... ...Birdman : une comédie fantastique sur les travers aussi délicieux qu’insupportables des stars du cinéma et du théâtre. Force majeure, une comédie originale, parfois très drôle, mais hélas aussi superficielle. Taken 3 et ses Fusillades et explosions tiennent lieu de scénario. Jacques a vu, une comédie belge qui promettait beaucoup mais finalement as à la hauteur Bref, ce sont les critiques ciné de la semaine.
Un article de : Patrick Laurent

Mardi 27 Janvier 2015, 17:49 : Eurovision: 60 ans et des changementsLe 19 mai prochain, à Vienne, la Belgique présentera son candidat au reste de l’Europe. Un porte-drapeau qui, comme lors des deux éditions précédentes, est issu de The Voice Belgique. La troisième fois sera-t-elle la bonne ?
Un article de : Ch. V.

Mardi 27 Janvier 2015, 16:54 : The Voice: Un candidat à croquer…Samuel De Noose, 24 ans, un croque-mort originaire du Brabant wallon, a brillé lors de cette deuxième soirée de blinds. Selon vous, est-il déjà un des favoris à la victoire finale?
Un article de : Interview > A. P.

Mardi 27 Janvier 2015, 16:03 : Un tome 4 pour la saga MilléniumEt le titre sera...
Un article de : AFP

Mardi 27 Janvier 2015, 15:53 : Chantal Goya: "Je ne vais pas la jouer sexy"À 72 ans et après plus de 35 ans de carrière, Chantal Goya garde toujours son âme d’enfant. Entretien.
Un article de : Interview > Pierre-Yves Paque

Mardi 27 Janvier 2015, 06:44 : Facebook dément toute cyberattaqueAprès une panne qui a duré environ une heure, les choses sont revenues à la normale...
Un article de : afp

Lundi 26 Janvier 2015, 21:40 : Sean Penn honoré d'un CésarLe comédien a été oscarisé deux fois, pour ses prestations dans Mystic River et Milk.
Un article de : AFP

Lundi 26 Janvier 2015, 21:09 : Quand les Inrocks clashent GeluckLe journaliste Christophe Conte n'a pas apprécié ce qu'il estime être un manque de courage de notre compatriote sur l'affaire Charlie Hebdo.
Un article de : Rédaction en ligne

Lundi 26 Janvier 2015, 17:22 : Cyril Hanouna-Chuck Norris: un duo de choc pour une pub déjà culteChuck Norris a un message pour vous...
Un article de : Rédaction en ligne



Krinein, on critique tout

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Les derniers articles publiés chez Krinein

Jeudi 29 Janvier 2015, 19:19 : Festival d'angoulême 2015 : la sélection polarArticle : Festival d'angoulême 2015 : la sélection polar
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Lundi 19 Janvier 2015, 08:08 : Delcourt : Ulysse 1781Critique : Delcourt : Ulysse 1781
Lundi 19 Janvier 2015, 07:07 : Les Pika du mois de novembre 2014Critique : Les Pika du mois de novembre 2014
Dimanche 18 Janvier 2015, 15:43 : Replay : VHS is not Dead - La nouvelle combinaison réflexion/plates-formesPreview : Replay : VHS is not Dead - La nouvelle combinaison réflexion/plates-formes
Vendredi 16 Janvier 2015, 09:49 : Ne pas donner à manger au conférencier Critique : Ne pas donner à manger au conférencier
Vendredi 16 Janvier 2015, 07:07 : Les Glénat du mois de novembre 2014Critique : Les Glénat du mois de novembre 2014
Mardi 13 Janvier 2015, 12:59 : Focus Home Interactive : vers une prochaine introduction en bourseActualité : Focus Home Interactive : vers une prochaine introduction en bourse


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Culture sur Lalibre.be

Jeudi 29 Janvier 2015, 21:57 : Qui est Katsuhiro Otomo, Grand Prix du Festival Angoulême 2015 ?Ce maître du manga, auteur de plusieurs best-sellers, a contribué à la renommée international de la bande dessinée japonaise.
Un article de : Alain Lorfèvre

Jeudi 29 Janvier 2015, 18:53 : Angoulême couronne le Japonais Otomo et rend hommage à Charlie HebdoLe festival international de bande dessinée d'Angoulême a attribué jeudi pour la première fois son Grand Prix à un dessinateur de mangas, le Japonais Katsuhiro Otomo, auteur de la série culte "Akira".
Un article de : AFP

Jeudi 29 Janvier 2015, 18:43 : Coombes, le leader de Supergrass, remet les gazGaz Coombes, leader de feu Supergrass, publie un second album solo. Un "Matador" envoûtant et attachant dans lequel l’Anglais fait face à ses doutes et à ses blessures. Il revient aussi sur "I Should Coco" qui fête ses vingt ans cette année . Un entretien de Sophie Lebrun.
Un article de : Sophie Lebrun

Jeudi 29 Janvier 2015, 17:33 : Décès de Collen McCullough, auteure du bestseller "les oiseaux se cachent pour mourir"L'écrivaine australienne, Colleen McCullough, dont le roman "les oiseaux se cachent pour mourir" s'est vendu à plus de 30 millions d'exemplaires dans le monde, est morte jeudi à l'âge de 77 ans.
Un article de : AFP

Jeudi 29 Janvier 2015, 13:50 : Geluck s'estime victime d'une "fatwa de la part des Inrocks"Le dessinateur avait été sévèrement taclé par Christophe Conte, un journaliste du magazine français.
Un article de : Rédaction en ligne

Jeudi 29 Janvier 2015, 09:51 : Un mort sur le lieu de tournage du nouveau ScorseseUn ouvrier a été tué et deux autres ont été blessés jeudi dans l'effondrement d'un plafond sur le lieu du tournage à Taipei du prochain film du célèbre réalisateur américain Martin Scorsese, a-t-on appris de source officielle.
Un article de : AFP

Jeudi 29 Janvier 2015, 07:55 : Coup de cœur de Guy Duplat : Jessica Chastain et Justine LévyA voir les tables des libraires et marchands de journaux, une catégorie de livres cartonne : la psychologie de bazar : "Comment gérer des ados difficiles", "Ma femme est insupportable",... Evidemment, Freud et Lacan pourraient nous en dire plus. Mais l’art aussi peut répondre à ce besoin de comprendre.
Un article de : Guy Duplat

Jeudi 29 Janvier 2015, 04:40 : Angoulême, sous le signe de CharlieLe Festival international de la bande dessinée débute ce 29 janvier. Le Belge Hermann, créateur de "Jeremiah", est en lice pour le Grand Prix. Mais cette 42e édition se fera aussi sous le signe de "Charlie Hebdo".
Un article de : Portraits>Alain Lorfèvre

Mercredi 28 Janvier 2015, 18:28 : L’élégante sobriété de "Tamerlano"Un premier Haendel épuré à la Monnaie. Une direction d’acteurs impeccable.
Un article de : Nicolas Blanmont

Mercredi 28 Janvier 2015, 17:10 : François De Brigode se livre "Sans chichis"Le journaliste se prête à un exercice rare : celui de l’interviewé. La deux, à 20 h 20.
Un article de : Tshidimba Karin

Mercredi 28 Janvier 2015, 13:14 : Des César 2015 coups de coeur ou pragmatiques ?L'attribution des César, comme tous les prix de cinéma, est votée par les professionnels du secteur. Le résultat est donc souvent un mélange de subjectivité, de copinage (ou de vague clientélisme), de calcul, de circonstances... et de cinéphilie pure. Voici donc trois palmarès : l'un subjectif, l'autre pragmatique et le troisième un peu décoiffant...
Un article de : Alain Lorfèvre

Mercredi 28 Janvier 2015, 12:05 : Joëlle Milquet annonce un soutien de la Fédération pour le Ramdam festivalLe festival de Tournai a été fortement perturbé cette année à la suite de menaces.
Un article de : Belga

Mercredi 28 Janvier 2015, 10:22 : Une danse vraiment bien "décalée"Ouverture du Festival de Liège avec un "Coupé-Décalé" de la contreculture africaine.
Un article de : Critique : Guy Duplat

Mercredi 28 Janvier 2015, 10:04 : Les funérailles de Stéphane Steeman auront lieu le 6 février à UccleLes funérailles de l'humoriste et comédien belge Stéphane Steeman, décédé vendredi dernier à l'hôpital de Fréjus (sud de la France), auront lieu le 6 février prochain au crématorium d'Uccle, a fait savoir mercredi à l'agence Belga Hervé Meillon, ...
Un article de : Belga

Mercredi 28 Janvier 2015, 09:42 : César: Emilie Dequenne, François Damiens, les frères Dardenne et Jérémie Renier parmi les ...L'Académie des César a dévoilé ses nominés dans chaque catégorie. François Damiens, Emilie Dequenne et Jérémie Renier pourraient y décrocher un prix le 20 février prochain. Les frères Dardenne également.
Un article de : Belga et rédaction en ligne

Mercredi 28 Janvier 2015, 09:28 : Une oeuvre représentant des escarpins et tapis de prière censurée à ClichyCe retrait a été effectué à la demande même de Zoulikha Bouabdellah, artiste franco-algérienne auteur de cet assemblage.
Un article de : AFP

Mercredi 28 Janvier 2015, 08:12 : "Birdman" : Le théâtre donne des ailesIñárritu disserte sur l’art, l’amour et la célébrité dans une œuvre formellement très ambitieuse. Critique.
Un article de : Hubert Heyrendt

Mercredi 28 Janvier 2015, 08:07 : "Jacques a vu" : J’irai la voir… un jour, LaraUne comédie wallonne et romantique, entre piété mariale et invasion batave. Le réalisateur Xavier Diskeuve explique que "Jacques, c’est l’éternel ado en nous, qui a du mal à s’exprimer, manipulable mais avec une sensibilité qui force son destin." Critique et entretien.
Un article de : Fernand Denis

Mercredi 28 Janvier 2015, 08:06 : Cinq films du Ramdam Festival à rattrapperLe Ramdam Festival est prolongé jusqu'au samedi 31 janvier. Voici une sélection de coups de coeur dans sa programmation, encore riche par ailleurs.
Un article de : Alain Lorfèvre

Mercredi 28 Janvier 2015, 08:02 : "Taken 3" : "Le fugitif" façon BessonPour la troisième fois, Bryan Mills reprend du service. Et à nouveau, Liam Neeson prête son talent à un héros assez débectant.
Un article de : Hubert Heyrendt



Logo LeCollagiste VJ

Document distant généré le : Fri, 14 Feb 2014 07:53:11 GMT
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Webmag du LeCollagiste, actu sur la culture VJING, info video et high tech.

Vendredi 14 Février 2014, 08:49 : VJ BULK LINKS 57

lecollagiste-tv-20.gif   VJ Bulk Links N°57, exploration aléatoire glanée sur la toile VJing, de la vidéo experimentale, installation vidéo interactive, du VidéoMapping et autres performeurs visuels internationaux, curating VJing, team's audiovisuel, matériel, logiciel, contrôleur MIDI, performance tactile, Motion Capture, manipulation en temps réel, influence, blog, webzine, webmag, experience VJ etc ... 

Source LeCollagiste VJ.

 

http://www.frankbretschneider.de/Web-Site/about.html
http://slidedog.com/
http://blogs.fsfe.org/samtuke/?p=245
http://www.vade.info/
http://www.memo.tv/
http://www.lagraine.com/
http://www.vjamm.com/
http://www.derivative.ca/
http://codelab.fr/841
http://www.channel4.com/learning/micros ... age_3.html
http://kylejanzen.wordpress.com/
http://www.mettle.com/freeform-pro/
http://www.sketchupartists.org/
http://vvvvjs.quasipartikel.at/edge/try/
http://dgraph.wikispaces.com/JitnetSyphon
http://blairneal.com/blog/canon2syphon-v1-0/
http://opularity.com/midi.php
http://bino3d.org/3d-videos.html
http://www.scouap.fr/index.html
http://puzzlefacade.com/
http://www.theorizcrew.org/
http://www.otoucan.com/?lang=en
http://isse.sourceforge.net/
http://milkymist.org/3/mixxeo.html
http://resolumextheater.blogspot.jp/
http://www.cast-soft.com/wysiwyg/overview
http://www.club-3d.com/index.php/produc ... b-1-3.html
http://visiophone-lab.com/wp/
http://s-v-m.tumblr.com/
http://www.scoop.it/t/multimedium

 

VJ-Bulk-Link-57

 


Catégorie : VJ BULK LINKS

Mercredi 12 Février 2014, 10:54 : Vidéoprojecteur Viewsonic Pro9800HD Laser

VideoProjecteur.jpg    Vu au salon de l'ISE d'Amsterdam, le constructeur Viewsonic a présenté son nouveau vidéoprojecteur Laser et à focale courte, après les hybrides LED Laser, nous passons en tout Laser. Le Pro9800HD affiche une image à une distance de 18 cm, une luminosité de 3000 Lumens, définition native de la dalle DLP en 1920x1080 pixels, offre sur le papier une vue 360°, idéale pour des installations. Aucune date de sortie ni de prix de la bestiole.

 

ViewSonic-Pro9800HD.jpg

 

 

À noter ; les vidéoprojecteurs Laser arrivent en force cette année, Panasonic sortira en fin d'année le PT-RZ670 en 6000 Lumens ANSI. Dans les bacs en mars prochain, le Digitalprojection HIGHLite Laser 12 000 Lumens.

 

 


Catégorie : MATERIEL

Mardi 11 Février 2014, 09:39 : Mise à jour du Syphon en OpenGL 3.2

Syphon   Une mise à jour Syphon, je n'y croyais plus, MWM la fait. Alors ce qui change, le support du OpenGL 3.2 sur Mac, donc plus de performance et plus de stabilité du noyau.

À tester sur la nouvelle version du MWM sur OS X sortie hier.

 

 

Syphon_Framework_Icons.png

 

mwm_logo_600x300-01.png

 

 


Catégorie : VJING

Lundi 10 Février 2014, 12:40 : MWM sur OS X avec Syphon

Maersk.jpg    MWM est basé sur un moteur WYSIWYG temps réel, entièrement orienté GPU pour maximiser les performances dans un environnement 3D dédié au vidéo Mapping.

Dans l'univers 3D vous pouvez créer des objets primitifs ou importer des modélisations venant d'un logiciel 3D de votre choix, et de les manipuler en temps réel.

 

MWM est sortie sur PC en novembre 2013, la team MWM ne chôme pas et nous propose aujourd'hui le MWM sur la plateforme OS X avec la compatibilité native sur le Syphon. Système requis minimum : Moutain Lion est plus.

La liste des features de cette nouvelle friandise :

 

Note de version MWM v1.1.677

[NEW] Support Syphon Natif sous mac OSX (ctrl+click sur la media matrix)

[NEW] alt+click droit -> retour à la valeur précédente des manipulations de la scène

[NEW] Duplication d'objet et lumière avec Ctrl+b

[NEW] Import d'objets en drag/drop

[NEW] Import de fichier Collada

[NEW] Mise à jour des images chargées

[NEW] Amélioration des performances des objets primitifs

[NEW] Raccourci vers l'explorateur de fichiers

[NEW] Deplacement, rétrécissement, fermeture de la fenêtre principale via la barre de titre

[NEW] Simplification des raccourcis d'édition

 

La team MWM travaille actuellement sur:

- Cartes de capture vidéo

- Timeline d'animation des objets et lumières

- Timeline de gestion des médias

- DMX

 

Note de version MWM v1.1.0

[FEATURE] Nouvelle interface Utilisateur. Bienvenue au dashboard !!!

[FEATURE] Amélioration de la Media Matrix.

[FEATURE] Amélioration des performances de lecture vidéo.

[FEATURE] Sauvegarde des mapping MIDI liée à celle des projets.

[FEATURE] Contrôle du taux de rafraîchissement cible de l'affichage.

[FEATURE] Dessin des filaires.

[FEATURE] Amélioration du gyzmo d'édition et déformation des mesh.

[FEATURE] Verrouillage des mesh.

[FEATURE] Anti Aliasing de rendu.

 

[FIX] Warp crash sur carte nVidia.

[FIX] Warp Reset sur carte  nVidia.

[FIX] Déplacement et création dynamique de masques.

[FIX] Sauvegarde de médias des objets liés.

 

[FIX] Chargement de propriétés d'éclairage.

 

 

MWM-OSX-04.jpg

 

MWM-OSX-01.jpg

 

MWM-OSX-02.jpg

 

MWM-OSX-03.jpg

 

 

 

 

 


Catégorie : VJING

Lundi 27 Janvier 2014, 08:50 : Initiation VJing VideoMapping au Festival Les Electropicales

MAKE_PT0177.jpg     Le festival Les Electropicales accueillera les initions VJing et VideoMapping du LeCollagiste à La Réunion du 12 au 14 mai 2014 en partenariat avec Technopol.

Une initiation VJing VideoMapping sur les logiciels Millumin (formateur agréé) et Modul8 au Palaxa à Saint Denis de La Réunion, de 10h à 18h. L'art du mixage vidéo en temps réel par l'exemple, le VideoMapping change notre perception de l'objet par un trompe-l’œil vidéo éphémère.

Nombre de place 10 personnes maxi, prix de la session 90 € les 3 jours.

Matériels demandés : venez avec votre Mac, les logiciels Modul8 et Millumin d'installés en version démo ou avec licence. Pour la partie VidéoMapping, munissez-vous d'une ou deux feuilles de carton plume d'environ 5mm au format Raisin (50x65 cm) pour nos travaux Manuel. Dans votre trousse d'écolier, il vous faudra au moins 1 cuter, 1 tube de colle et du scotch.

 

Inscription ; Inscription : contact (at) electropicales.com

 

Le festival Les Electropicales aura lieu du 11 au 18 mai 2014, plus d'infos sur le FB

Les Electropicales

Technopol

Palaxa

LeCollagiste

 

electropicales.jpg

Palaxa.png

LeCollagiste_Logo_web.png

 

Logo-Technopol-Clé

 



Catégorie : FORMATION

Mercredi 22 Janvier 2014, 11:48 : Un bot Vidéoprojecteur

beamer.jpg     Les objets connectés français ont le vent en poupe en cette année 2014. Le Keecker est un robot multimédia contrôlé au smartphone, doté d'un vidéoprojecteur orientable, d'une caméra 360°, d'un système audio 3D Surround sound system, de capteur de température, d'air, de CO2 et d'humidité, bien sur du WiFi, le tout sur Androide 4.2.2. Manque plus que des bras !

Tention le prix de ce bot est d'environ 4000 $, prévu fin 2014.

Un bot utile pour un détournement artistique.

 

artwork-front.jpg

 

artwork-closeup-top.jpg

 

Keecker02.jpg

 

Keecker01.jpg

 

 

 


Catégorie : MATERIEL

Samedi 11 Janvier 2014, 12:17 : Dans la série C'est quoi … ?

HAL-9000.png     La série des C'est quoi … ? sur LeCollagiste VJ commença en 2005 avec le plus évident, C'est quoi un VJ ? Suivi de prêt par :

 

C'est quoi le streaming ?

C'est quoi le SLI ?

C'est quoi le mode Progressif ?

C'est quoi le FFDSHOW ?

C'est quoi le MPEG 7 ?

C'est quoi un FlipBook ?

C'est quoi le SteamPunk ?

C'est quoi le Tilt-Shift ?

C'est quoi une Steadicam ?

C'est quoi le HDBaseT ?

C'est quoi le Motion Design ?

C'est quoi le Li-Fi ?

C'est quoi le WiDi ?

C'est quoi le Syphon ?

C'est quoi le Copperlan ?

 

 

cest-quoi-le.jpg


Catégorie : VJING

Mercredi 01 Janvier 2014, 08:08 : Bonne Année 2014

Feliz Año Nuevo 2014

 

 

happy new year 2014 - LeCollagiste

 


Catégorie : NEWS

Lundi 30 Décembre 2013, 13:14 : Rétrospective du LeCollagiste 2013

camera013.jpg   La rétroscpective de l'année 2013, ils ont marqué l'année sur LeCollagiste VJ.

 

 

Les 12 meilleurs logiciels pour artistes VJ et Vidéo Mappeur

Syphoner by Sigmasix

Mac : 10 applications essentielles pour VJ

Codec HAP for VJ

Win : 10 applications essentielles pour VJ

Formation Pro VidéoMapping et VJing

VideoMapping Tokyo City Symphony

Blendy Dome VJ

insid MWM on Windows8

Millumin et After Effects

Arkaos GrandVJ 2 et GrandVJ XT

Syphon c'est quoi ?

Surface de contrôle MIDI pour VJ's

CopperLan c'est quoi ?

 


formation-Millumin-JP-Clement.jpg

 

Crédit photo - JP CLément.

 

 

 



Catégorie : NEWS

Dimanche 29 Décembre 2013, 12:19 : CopperLan c'est quoi ?

tvs.jpg     CopperLan est un protocole ouvert permettant, via un simple câble Ethernet, de router du MIDI, de l'audio entre logiciel et matériel. Une fois installé sur différentes machines "CopperLan Manager" (PC / Mac), il y a une détection automatique, les possibilités sont alors illimitées. Une configuration réduite au minimum, CopperLan peut utiliser une configuration physique tel que l'USB, l'Ethernet, Le FireWire sans maître / esclave, gère les différentes connexions / déconnexions à chaud sans perturber le réseau.

Un réseau virtuel très réussi et entièrement gratuit pour l'utilisateur final, en revanche, un SDK en Freeware est disponibles pour les développeurs sous condition de diffusion gratuite.

CopperLan est une petite révolution aussi importante que le Syphon sur Mac.

Compatible Windows, OS X, fonctionne parfaitement avec Ableton Live, Millumin, VDMX, Resolume Avenue/Arena, Modul8, FL Studio, etc. …

 

 CopperLan Manager

CopperLan Manager

CopperLan Manager

CopperLan

 


Catégorie : VJING



Les Echos - actualité sur les loisirs

Document distant généré le : Thu, 29 Jan 2015 18:22:27 GMT
Mise en cache par NewsBrol : Vendredi 30 Janvier 2015, 00:16
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Toutes les informations sur le cinéma, les derniers livres parus, les expositions, spectacles et va

Mercredi 28 Janvier 2015, 13:49 : Cinéma : « Into the Woods » de Rob MarshallPrenez Cendrillon plus le Petit Chaperon rouge, plus Jack et le Haricot magique plus Raiponce. Lancez-les dans une forêt colonisée par un grand méchant loup, une sorcière, une géante et un boulanger. Secouez bien, et voici  : « Into the Woods ». Inspiré du célèbre essai de Bettelheim « Psychanalyse...
Catégorie : Week-end
Un article de : Thierry Gandillot

Mercredi 28 Janvier 2015, 08:52 : Cinéma : « Imitation Game », des chiffres et des êtresCinémaL’histoire, intime et secrète, d’Alan Turing, l’homme qui cassa le code de la machine Enigma et sauva des milliers de vies. « Imitation Game » obtient huit nominations aux Oscars.
Catégorie : Week-end
Un article de : Thierry Gandillot

Mercredi 28 Janvier 2015, 01:00 : Cinéma : « Les Nuits d'été », je est une autreUn notable provincial mène une double vie de travesti. Un premier film sensible et ambigu, incarné par l’étonnant Guillaume de Tonquédec.
Catégorie : Week-end
Un article de : Olivier de Bruyn

Mercredi 28 Janvier 2015, 00:00 : Visages de l'AllemagneAncienne chanteuse de jazz, Nelly Lenz est rescapée des camps, où toute sa famille a péri. Grièvement blessée au visage, elle est défigurée. Après un lourd travail de reconstruction faciale et une longue convalescence, elle se force à sortir dans la rue. Refusant la proposition de sa meilleure...
Catégorie : Week-end
Un article de : Thierry Gandillot

Mardi 27 Janvier 2015, 09:13 : Fashion Week Couture Été 2015Catégorie : Week-end
Un article de : Les Echos

Mardi 27 Janvier 2015, 01:00 : Le nouveau Russel Banks : grandes nouvelles de l'AmériqueL’Amérique profonde de Russel Banks n’est pas l’Eldorado. L’« Ancien Marine » installé dans les Adirondacks a l’air d’un bon vieux inoffensif, avec son Sonotone. Mais cet ex-commissaire-priseur, contraint par la crise à la retraite, a du mal à joindre les deux bouts. Un petit braquage de banque de...
Catégorie : Week-end
Un article de : Philippe Chevilley

Mardi 27 Janvier 2015, 00:00 : Sylvain Tesson, ouraliste-radicaliste-napoléonisteEn compagnie de quelques grognards de ses amis, Sylvain Tesson a célébré à sa manière les deux cents ans de la retraite de Russie. Quand on lui fait remarquer que la débâcle napoléonienne a été une véritable boucherie, Tesson répond : « Et après ? Ce sera un voyage de mémoire. On frôlera aussi...
Catégorie : Week-end
Un article de : Thierry Gandillot

Lundi 26 Janvier 2015, 01:00 : Mélanie Thierry surfe sur « Anna Christie »Il y avait trois raisons d’être appâtés par « Anna Christie », le nouveau spectacle à l’affiche du théâtre de l’Atelier. La perspective de voir autre chose qu’un tube du répertoire – la pièce d’Eugene O’Neill (1921) est surtout connue pour son adaptation cinématographique avec Greta Garbo (Clarence...
Catégorie : Week-end
Un article de : Philippe Chevilley

Lundi 26 Janvier 2015, 00:00 : « Le Roi pasteur » : Mozart perdu dans le vide sidéralOn y allait pourtant avec une souriante bienveillance. L'univers du plasticien Nicolas Buffe, fortement marqué par les mangas, comme le rappellent les affiches colorées de ce « Roi pasteur » (Il Re pastore), s'était glissé avec malice dans L'« Orlando paladino » de Haydn en ce même théâtre voici...
Catégorie : Week-end
Un article de : Philippe Venturini



7Librairie.Francophone

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Le document vient d'être mis en cache par NewsBrol. Ancien cache : Vendredi 17 Juin 2011, 11:35
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Faut-il interdire les écrans aux enfants ?
Agendas et calendriers 2010 : classiques, orginaux, artistiques ou humoristiques
Résistants pour la terre autour du monde
Premier bébé : L'année où tout a changé (BD)
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L'Offre de Soins en Milieu Rural
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Les malchanceux, livre disloqué de BS Johnson à lire au hasard...
François l'embrouille par François Damiens, best of en DVD
Les deux âmes de l'écologie de Romain Felli


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Poezibao

Document distant généré le : Thu, 29 Jan 2015 21:39:54 GMT
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Toute l'actualité éditoriale de la poésie : textes dans l'anthologie permanente, le feuilleton et les notes sur la création, entretiens, notes de lecture, évènements, reportages et rencontres, dernières parutions.....

Mercredi 28 Janvier 2015, 10:47 : [note de lecture] Maël Guesdon, "Voire", par Caroline Sagot DuvaurouxQuelle caverne ? si dehors c’est pareil que dedans la caverne ? Des symétries luttent et nous laissent en suspens où Maël Guesdon en coupe le cours. Le monde glisse d’un monde aux autres, dans la lumière voire l’obscurité. Il ne s’agit pas de paradoxe mais de légères collusions entre des configurations, des genres. Regardons Voire. Toutes choses creuses, méconnaissables, par cercles ouverts, sous l’action du vent Diffèrent toutes…… Il y a du vent, cela rassure, mais il imprécise les contours. Caresse ou mord des surfaces. Y a-t-il encore des bords ? Par où le monde se défait-il ? ou...

Contenu :

 
 
GuesdonQuelle caverne ? si dehors c’est pareil que dedans la caverne ? Des symétries luttent et nous laissent en suspens où Maël Guesdon en coupe le cours. Le monde glisse d’un monde aux autres, dans la lumière voire l’obscurité. Il ne s’agit pas de paradoxe mais de légères collusions entre des configurations, des genres. 
Regardons Voire.  
Toutes choses creuses, méconnaissables, par cercles ouverts, sous l’action du vent 
Diffèrent toutes……
 
Il y a du vent, cela rassure, mais il imprécise les contours. Caresse ou mord des surfaces. Y a-t-il encore des bords ? Par où le monde se défait-il ? ou par où la certitude d’un monde se défait elle ? et quel monde ? celui des idées ? celui du vivant ? 
 
Voire oscille, sans aucun pathos, dans cette défaite en 5 courtes parties. Il semble qu’on nous donne cette structure pour nous guider dans la précaution inquiète qui inscrit, comme le ferait une improvisation musicale, l’avancée trouée, parmi les choses tombées ou revenantes qui obstruent le cours du temps, ou le font sursauter. Les choses tremblent de n’être. Chutent moins vite que l’être semble-t-il. À moins qu’elles ne surnagent, coquilles, autour d’un noyé pensif. 
 
Un ou une Il, un ou une Elle risquent des actes, s’écartant de leur genre imposé, ou s’y résolvant, il n’y a pas de je ; le pas de porte est désert (vu de la meurtrière). D’ailleurs, il met se (qui pourrait le confondre à un je délégué)ailleurs, derrière le muret, qu’il contourne, comme on écrit, parmi les empêchements. Il et je absents, laissent le réfléchi aux miroirs avec d’autres reflets, qui existent, qu’on les regardent ou non. C’est pour préserver ailleurs, je crois, d’il, mais non d’elle.  
 
La défaite s’accroît d’une violence sans drame, faite de cassures, texte et contingences, jusqu’au « cri hors circonstances » de l’instant où la succession s’est terrée. Passé ni futur ne semble pouvoir assigner place à l’instant. On est angoissé soudain de ne savoir d’où ni pour où, la succession se dévolue à l’instant, sur le sol serti dans la fuite. On quitte la linéarité d’un temps appris malgré les ornières répétées où on coule reflétant le ciel vide mais d’où on sort à petits coups d’hésitation tonique. Elle a pénétré le poème, avec l’altérité, en soi et hors de soi. Quasiment aucun mot abstrait dans cette avancée car c’en est une. L’insuffisance du langage laisse passer un pluriel, un nous, et puis l’insue (pour issue ?) parmi les choses devenues. Trop loin d’une origine, toutes choses sont données devenues / jamais là qui les fonde. On frappe aux existences, comme aux portes, cela crée des sons, des images, des pensées. 
D’une seule traite jamais 
Reste un peu d’enfance et des bêtes croisées qui s’éloignent. 
 
Y a-t-il un récit ? il y a, très resserrée dans ses lacunes sous la peau fragile, une pellicule, squames ou film où rien n’est plus synchrone des perceptions et de leur expression. On traverse des matières, des manières de dire, on y marche, on y meurt. On arrache l’amont des choses, on suit des échos mais ce n’est pas fini, puisqu’entre peur et brouillon, l’insue travaille. C’est en cours. Une flèche dont l’arc est le trajet ne peut pointer, accueille une robe, une branche, des angles ; ce sont les bras ouverts de l’arc qui recueille le mouvement envisagé de la flèche, et la cible : les mains peut-être, les jambes, les images, les choses, les projets. Ainsi la phrase en cours de Maël Guesdon. Ainsi la phrase semble dans son extrême sobriété, appeler de la vie sur les objets qui la répercutent avant qu’elle ne puisse prendre son essor. Sobriété ? disons le peu qui reste de la phrase : traces des perturbations, extrême proximité du distinct et de l’indistinct jusque dans les genres, l’inutile finalité, l’origine imprécise ou rompue, comme si dans le cours de la séquence on changeait de point de vue. Pendant devenir, non pas après, qu’advient-on ? ou que nous advient-il ? Il y a les choses, les petits amas, hésitation précaution casseroles sursauts mains. Il y a les bêtes, des chiens des peurs. On n’a pas tout à fait pied dans la systématique. D’ailleurs de quel point de vue vous regardent les choses et les bêtes, les taxons ? 
 
Les césures et le nombre qui font le poème, le genre poème, la musique poème, ne semblent pas ici produire du sens mais relever du sens, d’un sens sonnant dont on aurait coupé le son et qu’on marche cependant, comme on marche dans les rêves – il faut lire lentement comme quand on regarde, comme quand on ignore – parmi les ruptures et les accrétions, dans une pensivité qui chope le hasard d’objets simples venus de mondes multiples, des cailloux de poucet qu’il sauve de l’ogre de la conscience. La langue maigre et précise avance ou piétine dans l’avancée sans métaphysique, dans l’avancée d’une phrase peut-être où aucune ignorance n’est utile mais où l’ignorance fore ses puits de silence. 
 
Les dispositifs de la langue se troublent, renversent un ordre mieux que ne le ferait un discours. Avec ce qu’il faut d’inquiétude. Une politique retourne un ordre dans la séquence, retient la conclusion d’une phrase, son pouvoir d’injonction. Résout quelques débâcles dans l’amour de l’autre. Mon école : tu pour toi. Tu précède un verbe que je ignore, toi n’est qu’un réceptacle. Alors le poème confère au féminin la puissance du récit, le statut défectif qui fait le récit, cela fait-elle un monde, et cela, justement, semble espérer. 
 
Emmanuèle Jawad a publié sur Sitaudis, un bel article répertoriant les formes du poème de MG, jusqu’à la forme de l’informe qui sans cesse les bordent, il est inutile que je le fasse, aussi je préfère m’en aller dans les mélodies suspendues par les accords rompus du poème. La musique n’est pas donnée, on la pressent où elle vient à manquer, d’où elle se donnerait comme l’image, véritable césure dans le texte, hors circonstance.  
L’étrangeté du poème nous rejoint petit à petit, nous laissant lire l’étrange. On est bien content. On flotte dans l’intense. La lecture est un des reflets du poème flottant sur son exigence et son resserrement ! Aucune étrangeté dans le lexique, c’est ailleurs, par ailleurs, où le cours s’arrête, juste avant l’aporie semble-t-il, juste devant le buisson, et qui fait rêver d’une résurgence, ailleurs, bientôt. 
 
[Caroline Sagot Duvauroux] 
 
 
Maël Guesdon, Voire, Éditions Corti, 2015 
 


Catégorie : Notes de lecture
Un article de : Florence Trocmé

Mercredi 28 Janvier 2015, 10:28 : [entretien] Yann Miralles et Armand DupuyArmand Dupuy : Lire tes poèmes, cher Yann, est toujours une traversée – il s'y noue et s'y oppose tant de forces, qu'on se trouve entraîné avec enthousiasme, dans une sorte de vertige, sans trop savoir démêler ce qui nous tient lorsque nous y sommes. Mais on pourrait relever, pour commencer, parce qu'il me semble retrouver ça dans tes différents livres, une conscience aiguë du poème comme matière active, substance travailleuse, en train de se faire, de se pétrir pendant qu'on la pousse, qu'on la parle, qu'on la note, et toujours en train de s'informer d'elle-même. A plusieurs reprises, tu...

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Armand Dupuy : Lire tes poèmes, cher Yann, est toujours une traversée – il s'y noue et s'y oppose tant de forces, qu'on se trouve entraîné avec enthousiasme, dans une sorte de vertige, sans trop savoir démêler ce qui nous tient lorsque nous y sommes. Mais on pourrait relever, pour commencer, parce qu'il me semble retrouver ça dans tes différents livres, une conscience aiguë du poème comme matière active, substance travailleuse, en train de se faire, de se pétrir pendant qu'on la pousse, qu'on la parle, qu'on la note, et toujours en train de s'informer d'elle-même. A plusieurs reprises, tu t'empares de situations observées, ou même d'objets, pour saisir quelque chose du fonctionnement langagier et de ses contorsions. Tu penses le poème, à l'intérieur même du poème, à travers l'expérience du voir et de sensations kinesthésiques liées à cette expérience. Ainsi, pensées et sensations se mêlent de façon très subtile dans tes poèmes. DansTravail au drap rouge, c'était tout à fait explicite. Il y aurait d'autres exemples, mais je pense d'abord au corps de ce danseur, dansJondura jondura : « gestes qu'il fait / bien que sobrement positions / envisagés très peu – c'est la forme / que j'apprends / pour mon poème ». Enfin, ton récentÔ saisons ô, s'ouvre avec une « branche [qui]se penche / sur le poème » et « toute / la profusion du réel » semble s'y engouffrer avec elle. On a l'impression que la branche, le corps ou l'objet se courbent et viennent toucher la page (la page en toi, l'attente) et qu'à partir de là, quelque chose peut se dire... 
 
Yann Miralles : Tout d’abord, merci, cher Armand, pour ta lecture si fine et empathique (car oui, il faut, de l’empathie, pour entrer dans les poèmes, nous laisser habiter par eux, faire que résonnent leurs multiples échos…). Et je crois que tu soulèves d’emblée quelque chose d’à la fois mystérieux et capital : la question du point de départ du poème, de son commencement, du surgissement de l’écriture. En effet : d’où vient l’écriture ? – ou plus simplement : quand sait-on que commence un poème ? – ou plus simplement encore : qu’est-ce qui fait que l’envie d’écrire, un jour, ou de manière plus ou moins régulière, nous prend ? Pour moi, tu as raison de le souligner, il y a toujours la confrontation, pas forcément avec un grand projet qui préexisterait à l’écriture, mais avec quelque chose d’autre, qui, d’une certaine manière, me surprend. Cet autre peut être en rapport avec un domaine culturel (un extrait de film, les mouvements d’un danseur en effet, un poème lu…), avec un élément quotidien (un paysage que je découvre ou qu’une certaine lumière rend différent, une branche vue en contre-jour par exemple, une cape dépliée et qui semble ralentir le temps dans le spectacle tauromachique…) ou avec des paroles entendues et qui marquent (je pense aux titres des quelques textes que j’ai pu écrire, tous nés d’une surprise, voire d’un émerveillement, ressentis notamment devant la traduction que Florence Delay fait de la faena de muleta, ou devant le mot « jondura » employé par Georges Didi-Huberman, dans Le Danseur des solitudes, ou encore devant les ressources qu’offre, pour moi, le vers coupé de Rimbaud « Ô saisons, ô châteaux ! »). Mais ces paroles peuvent être également celles qu’on entend au quotidien autour de soi – une expression inusitée, un accent particulier, un mot qui retient…  Je pense là à James Sacré qui intègre parfois dans ses poèmes des phrases dites par les personnes qu’il rencontre – et c’est une manière de faire briller précisément ce qui est autre, en même temps que cela montre que, dans « la matière active » du poème, comme tu dis, le langage ordinaire travaille…
Pour autant : je vois bien que ma réponse à ta remarque pourrait me mener vers un point sur lequel il m’est malaisé de parler (il faudrait pour cela une meilleure connaissance en théorie du langage, justement), mais que je ressens néanmoins fortement. Quand je parle d’autre, je ne veux pas dire qu’il y aurait quelque chose de purement extérieur au langage. Nombre de poètes remarquables (je songe par exemple à des grands noms comme Yves Bonnefoy, André Du Bouchet, Jacques Dupin, ou encore à quelqu’un dont l’œuvre compte beaucoup pour moi : Emmanuel Laugier) font précisément du poème le lieu où une hétérogénéité radicale à la langue trouverait à se dire. Et le début de Ô saisons ô que tu cites, avec « la branche qui se penche / sur le poème », peut faire penser à une telle démarche. Mais je n’y souscris pas : il n’y a pas, je crois, de frontière nette et véritable entre le langage et quelque chose qui en serait privé. Comme le dit si bien Jacques Ancet (dans sa préface aux poèmes de Jean de La Croix, en Poésie/Gallimard – préface si importante pour moi quant à ce qu’est et ce que fait un poème), « il n’y a pas ‘d’un côté’ l’expérience et ‘de l’autre’ son expression ». Nous sommes des êtres parlants, nous sommes tissés de langages, et nous n’avons accès au réel, il me semble, que par, dans, à travers la langue. Il s’agit donc au contraire – mais tu l’as bien vu – de montrer que le poème est « une substance … en train de se faire », et qu’il met en mouvement – indissociablement – « situations observées » et « fonctionnement langagier ». Car, pour citer encore Jacques Ancet, « ici (c’est-à-dire dans un poème), l’expérience est son expression tout comme l’expression est elle-même l’expérience. ».
L’autre, la surprise, ce qui vient dans le poème, serait alors peut-être simplement une sollicitation à aller plus loin… dans/par le langage. Tu parles de « toucher » et de « courbure » (tout à la fois du réel et du langage, donc), et là encore, il me semble que ce sont des termes très justes, qui s’appliquent bien sûr à ce que j’essaie de faire – mais peut-être plus généralement à tout ce qui se fait quand on écrit… 
 
A.D. : Lorsque tu cites Jacques Ancet, je pense à la flèche – pour reprendre un terme qui revient souvent dans tes poèmes – qui est, elle-même, la cible qu'elle vise, tu le notes. Et dans cette image de la flèche-cible, il me semble que se condense un rapport singulier au temps. La flèche, bien sûr, induit l'idée d'un mouvement (celui du temps qui s'écoule mais aussi celui de la parole, à l'instar de ce«vers projectif » que tu interroges à plusieurs reprises). La cible évoque l'immobilité, l'attente. Il y a donc un paradoxe de l'immobilité dans la vitesse et de la vitesse dans l'immobilité puisque cible et flèche s'incluent réciproquement. Il n'existe aucun délai, aucune durée entre l'une et l'autre. C'est un endroit hybride à l'intérieur duquel le temps se noue. Je parle du temps, mais je devrais dire le présent, qui est ce lieu des temps noués. Il est l'endroit de l'attente et du souvenir. Il est l'endroit d'une tension que tu nommes de belle façon la « présence-bientôt » qui dit ce mélange : absence, prégnance du souvenir, présence réelle à venir. Et cette attente, est celle de l'être aimé. Je crois sentir de manière un peu confuse que se joue quelque chose dans le rapport temps-amour-écriture. Tu parles encore d' « écoute-écriture / du temps ». Mais comme nous nous sommes proposés d'avancer en confiance et dans la discussion, je me contente de te livrer ces impressions, même confuses – tu y entendras peut-être quelque chose. 
 
Y.M. : Non seulement j’y entends quelque chose, mais je suis heureux que toi aussi, qu’un lecteur, puisse y entendre également (et j’aime bien qu’on laisse résonner ainsi les deux sens du verbe « entendre » !) ce qui fait peut-être le cœur de l’ouvrage. Comme ce livre rassemble des textes écrits à des périodes différentes, comme il se veut aussi un seul long poème dans lequel le lecteur pourrait progresser, il indique en vérité un cheminement. Ce cheminement est personnel, bien sûr, mais, j’espère qu’il est aussi partageable – et il concerne, avec tout ce qui se dit, une certaine réflexion sur le dire du poème.
Oui, puisqu’il est question de cheminement, de progression, de traversée, je reprendrai volontiers l’image de la flèche, sur laquelle tu m’interroges. Cette flèche, qui est employée en particulier dans une section du livre, mais qui en un sens « traverse » l’ensemble, on peut la voir en effet, dans un premier temps, comme ce qui marque le caractère foncièrement déceptif du poème : ce qui cherche à « viser » une cible – que cette cible ait pour nom « le présent », « la présence », « l’aimée », etc. Elle serait ainsi tributaire d’une certaine idée de la poésie, enseignée notamment à l’université (j’ai commencé à m’intéresser à la poésie à la fin du lycée, et mes études de lettres m’ont permis d’étudier pas mal d’œuvres poétiques modernes et contemporaines) : la poésie comme quête de la présence (cf. Bonnefoy et bon nombre d’aventures poétiques depuis une cinquantaine d’années) ou, à l’inverse, la poésie comme manque irrémédiable (de Dieu, des dieux, ou d’une expérience vécue qu’elle ne pourrait dire qu’imparfaitement – là je renvoie par exemple à Pierre Bergounioux et toute sa réflexion sur le divorce entre l’écriture et l’action, ou entre la littérature et la vie : pour lui, celui qui écrit abdique toute prise sur l’histoire, et symétriquement celui qui agit n’écrit pas ; pour montrer cela, il prend souvent le cas-Homère, qui raconte une guerre qu’il n’a pas pu faire à cause de sa cécité, cet empêchement devenant pour lui la condition de possibilité de l’écriture). Mais – et cela malgré la force, la beauté, de toutes ces œuvres que j’ai aimées et que j’aime encore – une telle vision du poème, de l’écriture, me semble une impasse : soit on tombe dans la vision d’un poème forcément élégiaque (au poème est refusée toute plénitude), soit on fait du poème un prétexte, quelque chose qui tend vers un improbable accomplissement ; soit le poème se voit confier le rôle de déplorer un certain passé, soit il est tout entier tendu vers un avenir dans lequel il verra ses potentialités pleinement réalisées. Mais on manque, dans l’un comme dans l’autre cas, ce qui fait, il me semble, la spécificité d’un poème (les mots, les phrases, tout le langage qui le compose…et qui est bien là sous les yeux, dans l’oreille !) et le présent qu’il met en œuvre. De même, en employant ainsi de grandes idées sur la littérature, on passe à côté du simple plaisir – de la joie – que procurent l’écriture et la lecture d’un poème, et la possible explication d’une telle joie.
Pour cela, il faut peut-être une conversion du regard – envisager les choses autrement. Et c’est ce dont témoigne, modestement, imparfaitement, cette histoire de flèche dans le livre. Et si la flèche, comme tu le relèves si bien, était elle-même la cible ? Si ce qui comptait le plus était ce qui reliait les deux, le mouvement de l’une vers l’autre ? Et si le poème n’était pas tant la recherche d’une « présence » que la simple reconnaissance qu’il est bien, lui, « le présent » ?... Il faudrait alors ne pas parler du présent comme une catégorie philosophique, métaphysique, que sais-je, mais d’un présent d’énonciation, d’un présent vivant, accueilli-ressenti dans tous les éléments du poème (pas seulement les verbes au présent donc !), dans son écriture, et, on l’espère, dans la lecture.
C’est en tout cas ce qui ressort, je crois, des poèmes que l’on aime (c’est là une expérience somme toute banale et commune) : ils nous parlent, à nous, aujourd’hui, parce qu’il y a en eux quelque chose de réellement présent, qui s’actualise, qui peut s’actualiser, à chaque époque, pour chaque sujet. Tu vois là tout ce que cette pensée – tout ce que ce renversement de perspective – doit à quelqu’un comme Henri Meschonnic. Je pense également à Martin Rueff qui parle à ce propos des « intensités subjectives » que permettent certains poèmes (par exemple ce que la tradition nomme « grand poèmes »)… Tu vois donc aussi que, parlant d’écriture, j’en viens forcément à évoquer des lectures, des conceptions du langage… Je crois que les unes et les autres sont forcément liées. Mais pour en revenir à ce que j’essaie de faire dans Ô saisons ô, c’est bien de tenter de figurer (par l’image de la flèche, mais aussi par la reprise d’une certaine poésie courtoise, par le rapport au paysage, etc.)cette expérience du présent. C’est pourquoi j’ai pu employer aussi à un moment la forme du poème-journal : pour essayer de montrer que « la rime et la vie », selon le titre d’un ouvrage de Meschonnic, ont à voir l’une avec l’autre, bien plus qu’on ne l’imagine souvent.  
 
A.D. : Puisque tu parles de tes lectures, venons-y plus spécifiquement. Tu proposes régulièrement des notes de lecture concernant des recueils de poésie. Des notes toujours très attentives aux bruits que fait le langage, notamment, avec un effort pour donner à entendre (au sens propre), ce que tu y as entendu. Des notes denses et serrées. Et je perçois bien que ta façon d'aborder les textes d'autrui n'est pas étrangère à ta manière d'aller dans tes propres poèmes. Mais quelle importance accordes-tu à ce rendre-compte, comment s'articule-t-il à ta propre écriture ? 
 
Y.M. : Oui, la lecture et l’écriture participent d’une même activité – et ce n’est pas toi qui me diras le contraire ! Ceci est surtout valable en poésie, il me semble, où souvent ceux qui lisent et ceux qui écrivent sont les mêmes personnes… On peut y voir quelque chose d’un peu triste : le côté « vase clos », « niche » de poètes qui se lisent entre eux, etc. Mais on peut y déceler également, peut-être, une force propre au poème, une poussée qui met à nu cette expérience là encore très commune, je crois, qui est qu’écrire c’est lire, et lire c’est écrire. J’aime beaucoup cette citation de Michel de Certeau, qui résume bien cela : « il faut cesser de supposer une césure qualitative entre l’acte de lire et celui d’écrire. Le premier est créativité silencieuse, investie dans l’usage qu’on fait d’un texte ; le second est cette même créativité, mais explicitée dans la production d’un nouveau texte. Déjà présente dans la lecture, l’activité culturelle trouve seulement une variante et une prolongation dans l’écriture. De l’une à l’autre, il n’y a pas la différence qui sépare la passivité et l’activité, mais celle qui distingue des manières différentes de marquer socialement l’écart opéré dans un donné par une pratique. » (c’est dans La culture au pluriel). Et quelqu’un comme Serge Martin, que tu connais bien, le dit fortement aussi, à sa manière, et le met en œuvre dans sa pratique pédagogique (quels que soient les « publics » – de la maternelle à l’université !). Mais que dire de mon rapport aux lectures dont tu parles ? Pourquoi ce besoin d’écrire sur les livres que j’aime, en effet ? Question difficile, tant elle touche ce qui fait le cœur aussi d’une écriture personnelle… Je répondrai rapidement qu’il y a dans mes comptes-rendus le besoin (et le plaisir) un peu « scolaire » de mettre en ordre des idées, d’organiser ma pensée sur tel ou tel texte, et la tentative d’essayer d’expliquer – d’abord à moi-même – le pourquoi d’une émotion ressentie lors de mes lectures… Je dirai aussi qu’il y a dans ces lectures-écritures la volonté « d’apprendre » quelque chose pour mon propre poème (je rejoins là ce que tu disais dans ta première remarque) : des tournures, des manières de faire, tout ce que James Sacré appelle « la boulange du poème »… Ceci, bien sûr, ne se réduit pas à l’apprentissage de techniques, mais ouvre sur des inflexions autres pour/dans son propre poème (puisque tout ce qui est du langage, on l’a dit plus haut, est aussi du domaine de l’expérience vivante).* J’avouerai enfin que ces notes sont là pour, d’une certaine façon, continuer l’écriture en l’absence de poème… Comme je n’écris pas toujours « du poème », je veux dire comme je ne suis pas quelqu’un dont l’écriture est quotidienne, mais que celle-ci vient bien souvent par à-coups, par intensités plus ou moins grandes et sporadiques, eh bien la rédaction de comptes-rendus est une manière d’être encore dans le mouvement de l’écriture, de « me faire la main », pour dire les choses trivialement (je songe à Antoine Emaz qui énonce cela à propos de ses notes personnelles, en marge de son œuvre poétique à proprement parler). Mais, plus encore, cela me permet d’être (de rester) « dans le poème », par le prisme du poème des autres. Bien sûr, ces quelques éléments de réponse, pour valables qu’ils soient à mes yeux, n’en demeurent pas moins insuffisants – pour moi comme pour toi, je l’imagine. Oui, il doit bien y avoir quelque chose de plus mystérieux et de plus fort dans le besoin d’écrire sur, ou d’écrire avec… Mais, à l’heure actuelle, il m’est difficile d’en parler davantage. 
 
A.D. : J'aimerais simplement faire retour – sans transition – à ce que tu notais de la confrontation à quelque chose d'autre qui met le poème en marche, en déclenche l'écriture, parce qu'il y a un point, me semble-t-il, que tu n'abordes pas, alors même que tu y fais allusion à de nombreuses occasions dans Ô saisons ô, c'est la perception olfactive. « L'odeur / de terre humide » dès les premiers vers (p. 6), mais encore « le bruit et l'odeur / et l'invisible d'un corps » (p. 18), « l'âcre et la familière odeur de la salle de repos » (p. 26), « les vignes débordantes, leur jus déjà dans l'air » (p. 58), « l'odeur âcre et attirante du foin / et du fond du réel / d'ici » (p. 63), « flèches assaillant soudain / mes narines » (p. 66), « l'odeur forte de foin coupé / de sous-bois / ou d'excréments d'animaux » (p. 66). Et tu le dis clairement, « par le nez donc des espaces, du passé// car la bouse aussi fomente un paysage. » (p.66) Ainsi, les odeurs ramènent des pans d'espace et de temps, ouvre des « re-possibles » comme tu l'écris. Il est question de mémoire – ce « un chant sans bouche » notais-tu dans Jondura jondura – il est encore question de ce présent vivant du poème qui, d'une certaine façon déjoue la flèche du temps, tu l'as déjà évoqué. Mais peut-on dire que l'odorat est un canal particulièrement investi, chez toi – alors que dans Jondura jondura, il me semble que c'était plus particulièrement les sollicitations visuelles qui prenaient le pas ? Il y était question de film super 8, de travelling, de photographies, chacun devenant « madeleine à moi plongée / dans la profondeur de l'image ». 
Y.M. : Une fois de plus, je te remercie beaucoup, car ta remarque témoigne d'une lecture fine et attentive... et ce que tu me dis me surprend moi-même un peu. Tu as lu récemment un autre poème intitulé Nasal (1), qui porte justement sur la question de l'odorat, et dont un des points de départ était le constat que ce sens-là était un peu le parent pauvre de la poésie actuelle, à côté d'une survalorisation du "visible" ou même de l'auditif... Mais je me rends compte que cette première impression est peut-être discutable... Car – pour m'en tenir à un exemple de l'extrême contemporain – je suis en train de relire les livres d'Emmanuel Laugier, et je remarque, avec un peu de recul, que les odeurs apparaissent bien plus que ce que je ne m'étais imaginé dans un premier temps. Et de même, je me rends compte, d'après ton relevé, que "les perceptions olfactives", comme tu dis, travaillaient déjà mon écriture bien avant "Nasal". Comme quoi, "le langage en sait toujours plus que nous" (Meschonnic encore) ! A quoi cela répond-il ? Là encore, difficile de dire... Je peux dire seulement que, de tous les sens, l'odorat est peut-être celui qui a le plus à voir avec les sensations profondes, l'inconscient, le non-volontaire. Il suffit souvent d'un simple parfum pour se retrouver transporté dans des lieux et des époques qu'on ne savait même plus pouvoir se rappeler ! Et sans doute que le poème, par ses mouvements de reprise, de court-circuit parfois, doit, plus encore que témoigner de cela, aller lui aussi dans ce sens, se laisser porter vers le non-connu, vers ce qui est à la fois déjà-là et toujours à découvrir... De même, il me semble que l’odorat est le sens qui est à la fois le plus personnel (il y a des parfums qu’on aime ou au contraire qu’on ne supporte pas, et ceci est lié sans doute à quelque chose de très enfoui, car on aura beaucoup plus de mal à l’expliquer que, par exemple, son goût pour les formes d’un bâtiment ou les variations d’une musique, pour lesquelles un discours plus culturel et raisonnable est toujours à notre disposition) et comme impersonnel (j’ai l’impression – mais c’est peut-être une idée que je me fais – que certains parfums ont le pouvoir d’abolir les limites de notre subjectivité, pour nous ouvrir à quelque chose qui nous dépasse…). Tu vois bien, une fois de plus, les parallèles qu’on peut faire avec l’écriture : se tenir à la frontière du subjectif et de l’impersonnel, du privé et de l’universel, de ce qui nous est propre et qui toutefois peut se faire le plus partageable… Oui, écrire, je le crois, est porté par ce vœu et ce mouvement-là…

 
©Armand Dupuy, Yann Miralles, Poezibao, 2015 
 
1. http://www.tessons.net/Yann-Miralles-Nasal 
 


Catégorie : Entretiens
Un article de : Florence Trocmé

Mercredi 28 Janvier 2015, 09:59 : [Agenda, liens et informations] le journal permanent de la poésiePour suivre l’actualité poétique en continu : agenda, liens, informations sont désormais publiés ici ou pour les revues, ici Les dernières informations publiées dans les scoop.it de Poezibao : [agenda] 28 janvier, Paris, Martin Wable, Patrice Duret, Maël Guesdon [agenda] 29 janvier, Paris, Année Quinze & Patrice Duret [agenda] 31 janvier, Paris, autour des livres de John Ashbery et James Schuyler [agenda] 5 au 8 février, Tinqueux (Reims), Marché de la poésie jeunesse [agenda] 5 février, Nantes, Jody Pou et Fabrice Caravaca [agenda] 5 février, Paris, autour de Jacques Lacarrière [agenda] 7 février, Boulbon, hommage à Bernard Vargaftig [agenda] du...

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Pour suivre l’actualité poétique en continu : agenda, liens, informations sont désormais publiés ici ou pour les revues, ici

Les dernières informations publiées dans les scoop.it de Poezibao : 
 
[agenda] 28 janvier, Paris, Martin Wable, Patrice Duret, Maël Guesdon  
[agenda] 29 janvier, Paris, Année Quinze & Patrice Duret  
[agenda] 31 janvier, Paris, autour des livres de John Ashbery et James Schuyler  
[agenda] 5 au 8 février, Tinqueux (Reims), Marché de la poésie jeunesse 
[agenda] 5 février, Nantes, Jody Pou et Fabrice Caravaca  
[agenda] 5 février, Paris, autour de Jacques Lacarrière 
[agenda] 7 février, Boulbon, hommage à Bernard Vargaftig  
[agenda] du 7 février au 23 mai, Cavaillon, les rendez-vous du Café Poésie  
[agenda] site et actualités de Jacques Rebotier  
 
[article] « Nous ne sommes jamais assez poète » (Esther Tellermann), par Patrice Beray  
[article] Clarté de Roland Barthes  
 
[Entretien] Du spirituel à l'art électrique, entretien de Philippe Jaffeux avec Emmanuèle Jawad  
 
[note de lecture] De ciel et d'ombre, de Lionel Ray, par Georges Guillain  
 
[parution] Devenirs modernes du romantisme allemand  
[parution] J.-L. Nancy et D. Cohen-Levinas, Inventions à deux voix  
[parution] Situations de la poésie contemporaine  
 
[radio] Armand Dupuy  
[radio] Hommage à Bernard Heidsieck, France Culture 
 
[Site] de l'Institut international de géopoétique : « Redécouvrir la Terre, ouvrir un monde »  

 


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Un article de : Florence Trocmé

Mercredi 28 Janvier 2015, 09:54 : [anthologie permanente] Pierre DrogiPierre Drogi publie Le chansonnier à La Lettre volée. tu jettes un hameçon attends un autre léviathan quand monte de si loin du fond précédemment le déplacement des lèvres ou la traction de l’arc la pointe double d’un sourire l’évasement qui te cogne à l’arc cette balance éperdue/ment spectre de bois gélifié où te soutiens-tu, douleur ? et nef, quelle ? pêche ? pourvue de dents quelle mangeaille y tient encore filet de viande… toi-même poisson pour cet embrassement toi-même sauvagerie ./ sous les algues ? sous la surface au moins sans broncher sans noyer sans apnée entre les ramifications...

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Pierre Drogi publie Le chansonnier à La Lettre volée.  
 
 
tu jettes un hameçon 
attends un autre léviathan 
 
        quand monte de si loin 
                        du fond précédemment    le déplacement des lèvres 
       ou la traction de l’arc     la pointe double d’un sourire 
 
 
 
l’évasement qui te cogne à l’arc 
        cette balance éperdue/ment   spectre de bois gélifié 
                où te soutiens-tu, douleur 
                                                  ? 
 
                                                     et nef, 
                quelle ?   pêche ?   pourvue de dents 
                           quelle mangeaille y tient encore 
                   filet de viande… 
             toi-même    poisson   pour cet embrassement 
                toi-même   sauvagerie 
 
./ 
 
        sous les algues ?  
                sous la surface au moins 
    sans broncher  sans noyer sans apnée 
  entre les ramifications   charbonneuses du souffle 
               entre les miroirs vus à la loupe 
          entre les brochettes enchantées 
        entre les nasses édentées 
             que   pratique        la rouille 
 
          c’est un baiser    un talisman 
            un entre-deux   de visage    sa proximité vierge 
écartée   à bout de doigts    que tu poses abstrait afin que la tache 
                      bleu noir avive le baiser 
                  sans morsure 
                 barbelé tendre du fil 
             qui blesse sans peser 
 
 
Pierre Drogi, Le chansonnier, La lettre volée, 2014, pp. 75 et 76.  
 
Pierre Drogi dans Poezibao :  
bio-bibliographie, ex. 1, Levées (M. Séjourné), Levées (M. Gosztola), portrait (par JP Dubost), feuilleton « Animales » :  1 , 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, Pierre Drogi, "Animales" & Christophe Lamiot-Enos, "A dire en souriant", par Yves Boudier, "Animales", par Jean-Pascal Dubost, "Animales", par Paul de Brancion 

 


Catégorie : Anthologie permanente
Un article de : Florence Trocmé

Lundi 26 Janvier 2015, 10:31 : [feuilleton] Terre inculte, par Pierre Vinclair, #4, Ruminant# 4. Ruminant Lilacs out of the dead land, mixing Memory and desire, stirring Dull roots with spring rain. 4. 1. On apprend ici que le thème du lilas provient du poème de Walt Whitman, intitulé « When Lilacs Last in the Dooryard Bloom'd », écrit en l'honneur d'Abraham Lincoln, assassiné en avril (au moment de leur floraison) 1865. 4. 1. 1. Comme Whitman, Eliot associe la floraison du lilas à la mort. Mais si la relation intertextuelle peut expliquer les sources du poème, elle ne dit pas grand-chose de sa signification. Car du point de vue de la signification,...

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# 4. Ruminant 
 
Lilacs out of the dead land, mixing
Memory and desire, stirring
Dull roots with spring rain.

4. 1. On apprend ici que le thème du lilas provient du poème de Walt Whitman, intitulé « When Lilacs Last in the Dooryard Bloom'd », écrit en l'honneur d'Abraham Lincoln, assassiné en avril (au moment de leur floraison) 1865.  
 
4. 1. 1. Comme Whitman, Eliot associe la floraison du lilas à la mort. Mais si la relation intertextuelle peut expliquer les sources du poème, elle ne dit pas grand-chose de sa signification. Car du point de vue de la signification, quelle différence y a-t-il entre la relation d'un texte A à un texte B auquel il pique une image C, et la relation du texte A avec tout autre texte (même inconnu de son auteur) présentant la même image C ? D'un point de vue sémiotique, le texte d'Eliot partage la propriété d'associer le lilas et la mort avec tous les textes associant le lilas et la mort – et pas seulement avec celui de Whitman. Qu’ajoute à cette propriété le fait de la partager ? Et qu’ajoute à ce partage le fait d’être délibéré ? 
 
4. 1. 2. Certains critiques, comme Harold Bloom ici, considèrent que le texte d’Eliot est whitmanien. Whitman serait, dit-il, « l’authentique précurseur » de The Waste Land. Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’on ne peut comprendre l’un sans avoir lu l’autre ? Que le texte d’Eliot n’a de sens que comme écart à celui de Whitman ? Que ce que fait The Waste Land, c’est d’abord à Leaves of Grass qu’il le fait ? Que lire Eliot sans avoir Whitman en tête, c’est comme lire du chinois en croyant que c’est de l’anglais ? 
 
4. 1. 3. Faut-il par suite s’intéresser aux rapports entre Whitman et Chaucer, auquel on a vu la dernière fois que les premiers vers d’Eliot renvoyaient (voir 3. 1. 1.) ? Et du rapport de Whitman et d’Eliot au Satyricon, et à Dante (voir 1. 2 et 1. 3. 2.), et de proche en proche, à toute la culture occidentale ? Cela signifie-t-il qu’il faut tout connaître pour comprendre un seul vers de The Waste Land ?  
 
4. 1. 4. Dieu seul comprendrait-il The Waste Land ?   
 
4. 2. Dieu même pourrait-il ne pas le comprendre ? 
  
4. 2. 1. Les contre-rejets, qui séparent les verbes de leurs compléments créent un effet de polyphonie, puisqu'ils les font apparaître d'abord (dans la logique du vers) comme intransitifs, puis (dans la logique de la phrase, qui court sur plusieurs vers) comme transitifs. Pris intransitivement, comme l'inciterait à le faire leur place en fin de vers, ces verbes affirment qu’avril se reproduit, et qu'avril remue. Mais la lecture du vers suivant obligé à rectifier : il donne naissance, fait bouger
 
4. 2. 2. Comment traduire « stir… with » : remuer les racines avec de la pluie ? Et si l’on disait : remuant les racines de la pluie ? On aurait l’impression alors qu’il s’agit des racines de la pluie (« de » traduirait un of, et non un with). C’est peut-être pour répondre à ce problème que Pierre Leyris propose :  
il réveille,  
Par ses pluies de printemps, les racines inertes. 
Mais à quel prix ? Il ajoute un pronom (« il »), change de verbe (« réveiller » à la place de « remuer »), ne rend pas l’intransitivité de stir, et renverse l’ordre des groupes de mots (plaçant la pluie de printemps en incise). Pourquoi ne pas choisir une solution toute littérale ? 
remuant 
Les racines inertes avec la pluie de printemps 
 
4. 2. 3. L’ajout, grammaticalement nécessaire, des articles, est fâcheux : ils font perdre au texte français toute la concision, l’économie brutale du texte anglais. Comparer 
Dull roots with spring rain – et 
Par ses pluies de printemps, les racines inertes. 
N’est-ce pas un peu mou, comparé à l’énergique original ? Quitte à risquer l’incorrection, ne faut-il pas préférer : 
Racines inertes avec pluie de printemps ? 
 
4. 2. 4. Dieu, s’il existe, parle sans doute parfaitement anglais. Parfaitement français aussi. Mais traduirait-il pour autant sans peine d’une langue à l’autre ? Il s’arracherait bien sûr les longs cheveux. Et plus que moi : car ignorer, c’est déjà choisir. Celui qui au contraire sait tout est l’âne de Buridan d’une terre inculte.  
 
4. 3. Avril […], mêlant / souvenir et désir 
 
4. 3. 1. Dans le poème de Whitman, le thème du souvenir était l'objet même du chant, puisqu'il s'agissait de souligner que chaque retour des lilas lui faisait penser à la saison de la mort de Lincoln. Mais dans The Waste Land, comment le comprendre ? Souvenir et désir apparaissent comme deux forces opposées et complémentaires : la première ramène le passé, la seconde produit l'avenir. Mais en quoi le mélange de ces deux forces (et d’ailleurs, ce mélange ne doit-il pas être mal vu, comme celui du bon grain et de l’ivraie ?) peut-il être considéré comme l'acte d’avril ? Je ne veux pas simplement demander ici : « que signifie qu’avril fasse cela ? », mais plutôt : « avril fait-il vraiment cela ? ».  
 
4. 3. 2. Quand on lit un poème, doit-on se demander si les phrases qui le composent – sont vraies ? 
 
4. 3. 2. 1. La philosophie essaie de comprendre ce qui est, en le rapportant au ce-qui-doit-être du concept. Et la poésie, que fait-elle ?  
 
4. 3. 2. 2. Pas du transfert métaphorique : dire qu’avril mêle le souvenir et le désir, cela n’est pas rapporter avril à autre chose. À moins de considérer dans son entier la phrase, qui passe du lilas au souvenir et au désir, et de là aux racines ; mais qui jouerait ici au propre, et qui au figuré ? Qui métaphorise qui ? Et comment savoir s’il y a métaphore ? Manque l'étiquette (Baudelaire écrivait « tout pour moi devient allégorie », donnant au sein du poème son mode d’emploi ; mais Eliot n’en fait rien – faut-il considérer, au risque d’éclater la clôture de l’œuvre, que ses textes critiques, ses cours, sa correspondance jouent ce rôle ?) 
 
4. 3. 2. 3. Avril mêle – les niveaux de sens. 
 
4. 3. 2. 4. Pourquoi faudrait-il entendre autre chose qu’avril […], mêlant / souvenir et désir ? Pourquoi faire proliférer du discours ? N'y a-t-il pas simplement quelque chose à entendre, à contempler ici, dit comme cela ? Corde tendue du dire, chemin le plus court – le plus beau. Essaie de traduire, maintenant ! 

Avril le mois le plus cruel, engendrant
Lilas hors de la terre morte, mêlant
Souvenir et désir, remuant
Ternes racines avec pluie de printemps

 
4. 3. 3. Mieux que la traduction et que le commentaire : la rumination. 
 
 
Rappel, Pierre Vinclair a entrepris de donner, sous la forme d’un feuilleton, une lecture approfondie du livre de T.S. Eliot, The Waste Land. Épisodes précédents : #0 & #1, #2, #3

  


Catégorie : Feuilleton
Un article de : Florence Trocmé

Lundi 26 Janvier 2015, 10:02 : [note de lecture] Anne-Marie Albiach, Cinq le Choeur, par René NoëlL'appel du large Pense-t-elle à l'Amazonie sur les rives d'Albion, là où Verlaine, Rimbaud, Nouveau, ont travaillé, rêvé, marché ? Car il faut savoir, nombre d'entre nous voient et entendent des rumeurs, rouleaux des vagues, paroles de poètes, de tribuns (répliques de théâtre ou de cinéma) que nous avons lues - voies de l'infini, de l'invisible - à l'improviste, des mots, des paroles et des vers qui nous traversent, qui nous citons dans une conversation censée n'avoir aucun rapport avec la poésie ; d'autres ou les mêmes accompagnent les poètes, rêvant éveillés à mi-chemin du jour et du sommeil, se...

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L'appel du large 
 

 
Albiach cinq le choeurPense-t-elle à l'Amazonie sur les rives d'Albion, là où Verlaine, Rimbaud, Nouveau, ont travaillé, rêvé, marché ? Car il faut savoir, nombre d'entre nous voient et entendent des rumeurs, rouleaux des vagues, paroles de poètes, de tribuns (répliques de théâtre ou de cinéma) que nous avons lues - voies de l'infini, de l'invisible - à l'improviste, des mots, des paroles et des vers qui nous traversent, qui nous citons dans une conversation censée n'avoir aucun rapport avec la poésie ; d'autres ou les mêmes accompagnent les poètes, rêvant éveillés à mi-chemin du jour et du sommeil, se glissant dans leurs pensées afin d'imaginer leurs élans à tel ou tel moments de leurs vies. C'est ainsi que j'imagine qu'Albiach a franchi, jeune et intrépide, pressée de vivre sa vie, la Manche jusqu'à la Tamise, pour voir ce que les yeux de ces communards ont cru voir - sans douter de rien, si bien que la nature écrit ses doléances au poète, face inexplorée du connu - mettant, aussi consciente qu'insouciante, ses pas dans ceux de Guillaume Le Conquérant. Substituant poésie ce désir mien et commun à la devise de la monarchie anglaise dieu et mon droit. Images, vers qui viennent à l'esprit, et ceux de Flammigère, preuve initiale qui fait fléchir, soumet les épreuves, les conditions, les partages formels, distribue sans coup férir des visions de vérités, éclairs qui irriguent tout à trac l'esprit. L'ordre initiatique, bouleversé. La poésie décide à travers l'affirmation de soi. Ce sont ces pages retenues par le poète, premiers pas - aussi magiques qu'une photosynthèse – décisifs, longtemps introuvables, qui ouvrent Cinq : le chœur, titre d'une partie du recueil extrait de Mezza Voce,volume qui regroupe la poésie, tous les recueils voulus par le poète (1) et Anawratha, pointes de lectures, archipel critique - Jabès, Giroux, Zukofsky... - dont l'acuité rare porte sa mesure, son souffle en avant. 
 
Promontoires, battues des vents. Préparatifs aux navigations extrêmes, une fois entré dans la lecture de sa poésie, je l'éprouve telle la barque ayant traversé - une barque brûle sur les remblais du port -outraversant les mers du sud. Non pas un océan hostile, mais les quarantièmes et les cinquantièmes rugissants devenus cependant son lieu, sa seconde peau. Souffle où elle ne s'isole pas, pas plus qu'elle n'asservit les éléments où elle respire, paysages d'excès qui voient, lui révèlent l'amont et l'aval de sa propre vie. Liée à ses ancêtres et ses descendances en approfondissant sa singularité. Action qui lui permet d'écrire sa double nature de sujet irréductible et de membre de l'espèce humaine, Albiach créant au plus près des poésies et des poètes de son temps. État, mais aussi bien chaque vers d'elle, répons - mais qui n'a rien d'attendu, de logique, si ce n'est un inattendu imprévisible, celui que le poète élit, vivant le temps autrement, la disparition de la poésie n'étant plus privation, mais l'inaccessible libre, le citoyen poète vit la condition humaine sans nostalgie et aussi admiratif envers l'état de poésie que n'importe lequel de ses contemporains, le fait d'avoir lui-même pu écrire étant pour lui aussi une énigme, restant aussi étranger à ses yeux que si c'était un autre que lui qui avait écrit ce qu'il a écrit. Si bien qu'épouser la notion revient pour le poète à élargir le désir au-delà du pouvoir, de la possession et de la dépossession. Il est poète lorsque son corps et sa main écrivent, lorsqu'il cesse, il n'éprouve pas plus de manque que celui qui jamais n'a écrit un mot - avec le e muet, sans lui, le poète n'étant otage d'aucune religion, ni idéologie, tout cérémonial ou méditation étant le lot commun, disposition naturelle de la plupart des homo sapiens à vivre des élans vers l'inaccessible, les nuits étoilées. 

Albiach explore également le réel avec humour et naïveté. Qualités qui ne sont pas souvent assez soulignées chez ce poète. Aussi fragile et curieuse que les explorateurs, Linné..., ou les premières Enquêtes, Hérodote, Thucydide. Une fraîcheur, le plaisir de la découverte qui ne se dément pas plus tout au long de son parcours qu'elle ne se caricature - à l'abri de tout infantilisme et régression. Novalis, les précurseurs du romantisme, Lewis Carroll et Barbey d'Aurevilly - dont les héritiers nombreux seraient les héros de Jules Verne, René Daumal et son mont analogue, les dessinateurs fantastiques, les récits de science-fiction... -. Qu'elle n'ait que l'absolu en vue, prenant le hasard et les dés de Mallarmé là où il les a laissés, n'anéantit pas, bien au contraire, l'ironie envers soi et ses compagnons de cordée. Ce qui n'en rend la lecture d'Etat que plus vive, le lecteur étant invité au cœur d'un présent où les décisions se prennent en commun au gré des accidents de terrain, du relief des prises, de la pente et des pressions atmosphériques guidant les esprits à la conquête de l'inconnu qui toujours se renouvelle au cours de l'ascension.  
 
Blancheur et sédiments porte l'égalité du récit et de l'action. Ce que les poètes visent, ce que Claude Simon voit à travers la forme, l'exposition des traductions mutuelles du temps et de l'espace, des mémoires liées à l'immémorial, dans les pas de Marcel Proust, Albiach réussit à l'établir dans ce morceau de réel où cohabitent l'homme et les végétaux, les pierres et leurs devenirs respectifs, la culture et la nature inséparés et distincts. Aussi décisive que nombre de ses contemporains, Zanzotto, écrivant ses paysages et ses météos, une modernité qui seule a une idée claire du classicisme. Son action rendant manifeste les traditions qui se caricaturent à leur insu ou inventent leurs généalogies afin d'asseoir une idéologie sans rapport avec l'histoire. Les autres livres d'Albiach, dont "Figure vocative", n'ont rien à envier à Mezza voce ou État. L'intervalle et la distance ont autant d'attention dans chaque ligne écrite de sa main, ayant atteint une renommée quasi proverbiale - d'une noblesse publique, populaire, dans la lignée de Mallarmé, aussi intransigeante que Roland à Roncevaux, disputant pied à pied, à égalité, avec Edmond Jabès, Royet-Journoud, Danielle Collobert, Alain Veinstein, Jean Daive... - à travers une exigence envers autrui autant qu'avec elle-même, échanges  qu'elle matérialise dans Figurations de l'image réalisé avec Richard Tuttle. 
 
[René Noël] 
 
 
(1) Certains écrits en cours, dont Celui deS "lames", et publiés régulièrement en revues - dont "après cela, moi j'ai regardé" texte dont on ne sait la provenance, la bibliographie affirmant qu'il est paru dans le numéro 12 de la revue "Amastra-n-Gallar " en 2006, alors que les fragments Intermède ou Lapsus parus dans cette revue ne sont quant à eux pas publiés dans ce volume 

 

Anne-Marie Albiach, Cinq le Chœur, 1966-2012, postface d'Isabelle Garron, Flammarion, 2014. 

 


Catégorie : Notes de lecture
Un article de : Florence Trocmé

Lundi 26 Janvier 2015, 09:43 : [anthologie permanente] Philippe Jaffeux Philippe Jaffeux vient de publier une nouvelle série de ses « Courants blancs », aux éditions Atelier de l’Agneau, Autres courants. 34 Nos mains sont les outils d’un alphabet préhistorique si nous jouons de la musique avec nos doigts. Le destin d’une page renaît dans un nombre qui est prêt à disparaitre dans un calcul de l’infini. Le devenir numérique d’un alphabet en perpétuel mouvement sape l’inertie d’un progrès mensonger. Il était semblable à ceux qu’il ignorait s’il parlait du silence des autres pour apprendre à se connaître. Les jeux du hasart contraignaient chacune de ses pages à s’amuser avec...

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Philippe Jaffeux vient de publier une nouvelle série de ses « Courants blancs », aux éditions Atelier de l’Agneau, Autres courants.  
 
34 
Nos mains sont les outils d’un alphabet préhistorique si nous jouons de la musique avec nos doigts. 
Le destin d’une page renaît dans un nombre qui est prêt à disparaitre dans un calcul de l’infini. 
Le devenir numérique d’un alphabet en perpétuel mouvement sape l’inertie d’un progrès mensonger.  
Il était semblable à ceux qu’il ignorait s’il parlait du silence des autres pour apprendre à se connaître.  
Les jeux du hasart contraignaient chacune de ses pages à s’amuser avec la règle d’un nombre libre.  
La transparence de l’air s’allie à celle de l’eau pour combattre la parole sur une terre suffoquée. 
Sa nature était d’autant plus monstrueuse que l’alphabet fleurissait en toutes saisons sur sa page végétale.  
Des interlignes tendent des phrases entre les bords d’une page qui tient en équilibre sur un chiffre.  
Il eut peur de mourir à l’instant où il oublia que l’alphabet était le seul à se souvenir de l’éternité.  
Ses phrases tournaient autour de sa tête parce que l’absurdité d’un cercle définissait son visage.  
L’alphabet d’un nombre célèbre la joie d’un interlignage grâce à une image instinctive du cosmos.  
Ses limites se rapprochèrent d’une image lorsque des octets encadrèrent une peinture de sa page vide.  
Il fêta la victoire de l’infini sur ses interlignes et il perdit son temps à comparer ses phrases à des vagues.  
Une limite de l’écriture se dépasse dans un alphabet qui immobilise l’image d’un sens insondable.  
La valeur de son mérite rendait justice au droit de sa probité car sa loyauté était dévouée à l’équité de sa foi.  
Chaque interligne était d’autant plus naturel qu’il feignait d’être aveuglé par l’écran d’un ordinateur vide.  
Ses morts étaient identiques à ses renaissances parce qu’il avait toujours le temps d’exister à propos.  
Vingt-six branches soulèvent une page lorsqu’un vent souffle dans le sens d’une matière végétale.  
Sa parole disparut dans des images à l’instant où les mots furent découverts par un alphabet immédiat.  
Un interlignage suit un sens contraire à des courants de mots qui délimitent les rivages d’un manque.  
Les côtés d’un cercle mesurent le diamètre d’un rectangle et le monde disparaît entre les bords d’une page.  
Sa mort prenait vie lorsque ses instants de bonheur s’assortissaient avec l’unité de ses malheurs.  
L’alphabet est imperceptible car c’est le seul phénomène qui explique l’existence d’une parole magique.  
Il faisait le geste d’être entendu par son silence depuis qu’il parlait avec l’esprit d’un corps miséricordieux.  
Sa page blanche veillait sur son insomnie s’il rêvait de savoir écrire debout avec des lettres angoissantes.  
Un interlignage stratifié sonde la profondeur d’une page qui sédimente le tremblement d’un vide tellurique.  
 
Philippe Jaffeux, Autres courants, Atelier de l’Agneau, 201(, p. 38. 
 
Philippe Jaffeux dans Poezibao :  
bio-bibliographie, "Courants blancs", par Denis Hamel, ext. 1

 


Catégorie : Anthologie permanente
Un article de : Florence Trocmé

Samedi 24 Janvier 2015, 09:55 : [Poezibao Hebdo] du samedi 24 janvier 2015 Les derniers articles publiés dans Poezibao : [revue Sur Zone] "Avant après avant" & "Élégie épipalinodique", d’Henri Droguet [feuilleton] Terre inculte, par Pierre Vinclair, #3, Germination [anthologie permanente] Jean-Michel Espitallier [anthologie permanente] Hans Carl Artmann [note de lecture] Antoine Emaz, "De peu", par Jacques Morin [Note de lecture] Valérie Rouzeau, Télesco-pages, par Jean-Pascal Dubost [notes sur la création] Agnès Rouzier [poètes] Hans Carl Artmann [poètes] Jean-Michel Espitallier [Poezibao a reçu] du samedi 24 janvier 2015 On peut aussi lire les dernières notes parues dans le Flotoir (Alfred Brendel, Elfriede Jelinek, Dürs Grünbein, Charles Ives, Novalis, Proust, Lang Lang…)

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Les derniers articles publiés dans Poezibao : 
 
[revue Sur Zone] "Avant après avant" & "Élégie épipalinodique", d’Henri Droguet 
 
[feuilleton] Terre inculte, par Pierre Vinclair, #3, Germination 
 
[anthologie permanente] Jean-Michel Espitallier 
[anthologie permanente] Hans Carl Artmann 
 
[note de lecture] Antoine Emaz, "De peu", par Jacques Morin 
[Note de lecture] Valérie Rouzeau, Télesco-pages, par Jean-Pascal Dubost 
 
[notes sur la création] Agnès Rouzier 
 
[poètes] Hans Carl Artmann 
[poètes] Jean-Michel Espitallier 
 
[Poezibao a reçu] du samedi 24 janvier 2015 
 
 
On peut aussi lire les dernières notes parues dans le Flotoir (Alfred Brendel, Elfriede Jelinek, Dürs Grünbein, Charles Ives, Novalis, Proust, Lang Lang…)

 


Catégorie : Poezibao Hebdo
Un article de : Florence Trocmé

Samedi 24 Janvier 2015, 09:45 : [Poezibao a reçu] du samedi 24 janvier 2015 Cette rubrique suit l’actualité éditoriale et présente les derniers ouvrages reçus par Poezibao. Yves Bonnefoy, La Grande Ourse, Galilée, 2015, 14€ Pierre Drogi, Le Chansonnier, La Lettre volée, 2014, 18€ John Ashbery& James Schuyler, Un nid de nigauds, traduit de l'anglais (États-Unis) par Patrice Ladrange et Abigail Lang, Presses du Réel, 2015, 17€ Patrick Dubost, Tombeaux perdus, La Rumeur libre, 2014, 14€ Vladimir Holan, A l'article, traduit du tchèque par Xavier Galmiche, Fissile, 2014, 20€ Yann Miralles, ô saisons ô, L'Atelier du Grand Tétras, 2014, 16€ Joël Baqué, Pré ou Carré, Eric Pesty éditeur, 2015, 9€ Rémi Bouthonnier, "Je vous...

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Cette rubrique suit l’actualité éditoriale et présente les derniers ouvrages reçus par Poezibao.   
  
Yves Bonnefoy, La Grande Ourse, Galilée, 2015, 14€ 
Pierre Drogi, Le Chansonnier, La Lettre volée, 2014, 18€ 
John Ashbery& James Schuyler, Un nid de nigauds, traduit de l'anglais (États-Unis) par Patrice Ladrange et Abigail Lang, Presses du Réel, 2015, 17€ 
Patrick Dubost, Tombeaux perdus, La Rumeur libre, 2014, 14€ 
Vladimir Holan, A l'article, traduit du tchèque par Xavier Galmiche, Fissile, 2014, 20€ 
Yann Miralles, ô saisons ô, L'Atelier du Grand Tétras, 2014, 16€ 
Joël Baqué, Pré ou Carré, Eric Pesty éditeur, 2015, 9€ 
Rémi Bouthonnier, "Je vous dis en écho", Eric Pesty éditeur, 2015, 9€ 
Armand Gatti, La Mer du troisième jour, dessins d'Emmanuelle Amann, Æncrages & co, 2015, 21€ 
Jean Métellus, Rhapsodie pour Hispaniola, Éditions Bruno Doucey, 2015, 16,5€ 
Maxime N'Debeka, Toi, le possible chimérique, suivi de Les divagations de rêveur insomniaque, Le Manteau & la Lyre et Obsidiane, 2015, 14€ 
 
→ Revues 
Revue K.O.S.H.K.O.N.O.N.G., numéro 6, automne 2014, Eric Pesty éditeur, 2014 
Revue Traction-Brabant,n°60, 17 décembre 2014 
 
→ Et aussi  
Pierre Bonnard,
Observations sur la peinture,  préface d'Alain Levêque, introduction d'Antoine Terrasse, L'Atelier contemporain, 2015, 15€ 
 


Catégorie : Poezibao a reçu
Un article de : Florence Trocmé

Vendredi 23 Janvier 2015, 11:20 : [revue Sur Zone] "Avant après avant" & "Élégie épipalinodique", d’Henri Droguet Onzième parution de la revue littéraire de Poezibao, Sur Zone, lancée le lundi 8 septembre 2014 : deux poèmes inédits d’Henri Droguet. Dans le souci de bien respecter la mise en page du texte, mais également d'en permettre l'enregistrement ou l'impression, ce texte est accessible au format PDF en cliquant sur ce lien : Téléchargement Revue Sur Zone, Henri Droguet, deux poèmes Sur le projet de la revue Sur Zone, lire ici

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Onzième parution de la revue littéraire de PoezibaoSur Zone, lancée le lundi 8 septembre 2014 : deux poèmes inédits d’Henri Droguet.
 
Dans le souci de bien respecter la mise en page du texte, mais également d'en permettre l'enregistrement ou l'impression, ce texte est accessible au format PDF en cliquant sur ce lien :

Téléchargement Revue Sur Zone, Henri Droguet, deux poèmes 
 

Sur le projet de la revue Sur Zone, lire ici 
 


Catégorie : Sur Zone, la revue littéraire de Poezibao
Un article de : Florence Trocmé

Vendredi 23 Janvier 2015, 10:58 : [Agenda, liens et informations] le journal permanent de la poésiePour suivre l’actualité poétique en continu : agenda, liens, informations sont désormais publiés ici ou pour les revues, ici Les dernières informations publiées dans les scoop.it de Poezibao : [agenda] 24 janvier, Bruxelles, Poésie Flammarion, 20 déjà [agenda] 24 janvier, Strasbourg, Jean-Luc Nancy, conversation avec Isabelle Baladine Howald [agenda] 28 janvier, Paris, Martin Wable, Patrice Duret, Maël Guesdon [agenda] 17 février, Paris, Etel Adnan [article] Jean-Michel Espitallier | le monde n'existe pas, sauf ici [article] Quand on lisait de la poésie par Éric Houser [exposition] Œuvres de Lucy Vines à la galerie Thessa Hérold, Paris [note de lecture] Guide (illustré)...

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Pour suivre l’actualité poétique en continu : agenda, liens, informations sont désormais publiés ici ou pour les revues, ici

Les dernières informations publiées dans les scoop.it de Poezibao : 
 
 
[agenda] 24 janvier, Bruxelles, Poésie Flammarion, 20 déjà  
[agenda] 24 janvier, Strasbourg, Jean-Luc Nancy, conversation avec Isabelle Baladine Howald  
[agenda] 28 janvier, Paris, Martin Wable, Patrice Duret, Maël Guesdon  
[agenda] 17 février, Paris, Etel Adnan  
 
[article] Jean-Michel Espitallier | le monde n'existe pas, sauf ici  
[article] Quand on lisait de la poésie par Éric Houser  
 
[exposition] Œuvres de Lucy Vines à la galerie Thessa Hérold, Paris  
 
[note de lecture] Guide (illustré) d'une petite excursion à Walden Pond de Christian Bernard par Éric Houser  
 
Rencontre autour de la revue Recherches en esthétique, 29 janvier, Paris  
 
 


Catégorie : Agenda, liens, informations
Un article de : Florence Trocmé

Vendredi 23 Janvier 2015, 10:52 : [notes sur la création] Agnès RouzierToute chose, toute phrase doit entrer dans le texte qui est texte non pas de l’information, non pas de la théorie, mais du désir, du désir qui est toujours là. Toujours là. Et qu’est-ce que cela veut dire, alors, désir ? Puisque le dérisoire est là. Où le désir se situe-t-il entre le dérisoire et la mort ? Qu’est-ce que cela veut dire, faire œuvre, c’est-à-dire, effectivement, « faire travail » ? Et est-ce que la différence n’est pas là : faire œuvre c’est effectivement escamoter le dérisoire. En donner une sorte de traduction pérenne. Mais non Reste le dérisoire....

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Toute chose, toute phrase doit entrer dans le texte qui est texte non pas de l’information, non pas de la théorie, mais du désir, du désir qui est toujours là. Toujours là. Et qu’est-ce que cela veut dire, alors, désir ? Puisque le dérisoire est là. Où le désir se situe-t-il entre le dérisoire et la mort ? Qu’est-ce que cela veut dire, faire œuvre, c’est-à-dire, effectivement, « faire travail » ? Et est-ce que la différence n’est pas là : faire œuvre c’est effectivement escamoter le dérisoire. En donner une sorte de traduction pérenne. 
 
Mais non 
 
Reste le dérisoire. Reste l’insolence. Le fleuve. Le sang ? La maladie.  
 
Le rire. La déchirure. Comme l’offrande.
Le rire. La légèreté. Ce que Nietzsche définissait comme la danse.
Ce dont Bataille parlait comme d’une ironie, une gageure. 
 
 
Agnès Rouzier, « à haute voix », in Le Fait même d’écrire, Change/Seghers, 1985, p.224

 


Catégorie : Notes sur la création
Un article de : Florence Trocmé

Vendredi 23 Janvier 2015, 10:49 : [Note de lecture] Valérie Rouzeau, Télesco-pages, par Jean-Pascal DubostC’est un livre de commande passée par le musée des Confluences à Lyon, lequel abrite plus de deux millions d’objets les plus variables possibles, constituant un immense cabinet de curiosités du XXIe siècle. Il est demandé à un écrivain de s’approprier littérairement un de ceux-là, d’en faire matière à un écrit. Valérie Rouzeau a choisi l’un des fragments retrouvés de la météorite Allende, qui explosa, le 8 février 1969, au-dessus du village mexicain qui donna son nom à ladite météorite ; météorite d’un type rare : une chondrite carbonée. Un objet à tel nom, on imagine facilement Valérie Rouzeau vouloir...

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Valerie-rouzeau-telescopages-invenit-213x300C’est un livre de commande passée par le musée des Confluences à Lyon, lequel abrite plus de deux millions d’objets les plus variables possibles, constituant un immense cabinet de curiosités du XXIe siècle. Il est demandé à un écrivain de s’approprier littérairement un de ceux-là, d’en faire matière à un écrit. Valérie Rouzeau a choisi l’un des fragments retrouvés de la météorite Allende, qui explosa, le 8 février 1969, au-dessus du village mexicain qui donna son nom à ladite météorite ; météorite d’un type rare : une chondrite carbonée. Un objet à tel nom, on imagine facilement Valérie Rouzeau vouloir s’emparer et du nom et de l’histoire de ce fragment et voir en quoi les deux résonnent en elle, car c’est un peu et aussi « un précieux témoin des débuts de notre système solaire », dont elle avait pris en charge de faire battre le cœur de son histoire inconnue. « Des lustres et des lustres pour tant d’obscurité », quoi n’empêche la poète de s’attaquer à l’immense et à l’infini que symbolise pareil objet. Mais chez Valérie Rouzeau, c’est merveille, sujet à se donner merveille, qui est un principe d’écriture chez elle (« je pense merveilleusement », écrit-elle dans un poème de Va où). Sempiternelle éblouie, tantôt mélancolique toutefois, Valérie Rouzeau fait valser les mots sur rythme de ritournelle et de nursery rhyme, et ne s’embarrasse de fioritures pour se faire télescoper en concentration incroyable des références passantes, par exemple E.T., l’ « Atmosphère » d’Arletty sur fond de Gainsbourg (« Initials B.B. »), ainsi que la « terre bleue comme une orange d’Eluard » et les zézaiements de Raymond Queneau : « L’Espace-Temps initiales E.T./Petit homme vert de planète rouge/Atmosphère atmosphère z’avez/Dit atmosphère ou j’ai rêvé ? ».  
 
Le télescopage, Valérie Rouzeau, outre autres les façons industrieuses héritées du métier de récupérateur paternel (la casse, le broyage, le compactage, la récupération...), en fait une poétique qui sied tout à fait à son dessein, une « Scientifique poétique cosmique », avec humour subtil et malicieux, qu’on trouve dans l’homéotéleute, « hic » par exemple. « Une pierre/Pas un simple caillou/Une averse de pierre/Pas une pluie ordinaire/Tombe du ciel en sifflant », et c’est éblouissement, éblouissement empathique du paysan mexicain qui « témoigne ébloui : oui oui », ainsi, la météorite tombée et vue par le paysan fait écho approbateur chez Valérie Rouzeau « oui oui oui ». Ce petit livre, on le perçoit au rythme allègre et joyeux qui le mène, est porté par « Le grand vent d’avant les légendes », par la joie des mystères inexpliqués, auxquels achoppent les scientifiques, pour le plus grand plaisir poétique de la poète, qui peut filer métaphore pareille à l’étoile filante. Quelle métaphore file ici-même ? Si ce n’est celle de la nécessité joyeuse d’écrire, celle d’aller grand erre dans l’écriture poétique en effectuant des rapprochements singuliers comme en une féérie, une météorite tombant pareille à la feuille morte guidée par un dieu ici évoqué en « mécanicien céleste » :  
 
« Quand le mécanicien céleste a rêvé fort 
À la gravité des astres 
La gravité des choses du monde 
Lesquelles tombent sous toutes sortes de formes 
Larmes feuilles mortes piles d’assiettes 
Patineurs artistiques tartines 
Côté confiture margarine 
Châteaux forts et vestes à carreaux 
Et l’automne un 22 septembre 
Est-ce qu’un bolide vient s’ajouter 
Extraterrestre distingué 
Bout de grumeau de nébuleuse 
Ou morceau de planète cassée 
Façon drôle de pièces détachées ?
 » 
 
Du plus cosmique au plus terrestre, la poète, en ces poèmes sans gravité philosophique mais pensivement aériens, manie le poème à la manière de la fulgurance des haïkistes, rapprochant microcosme et macrocosme en un éclair, en reliant l’univers « chiffonné » et la « chiffonnière » en ses « verbes un peu télescopés » ; elle télescope à l’envi les images et les idées (« Mais je rêve, là, et caresse l’idée/D’un bolide bousillant la laideur/Et seulement la laideur par exemple »), s’insurge dans son « Bazar de pensée chamboulée », télescopée qu’elle se sent contre les mochetés humaines. En ces poèmes, Valérie Rouzeau revient aux ères primitives, à l’« Homo habilis », à l’« Homo fabuleux », au sapiens, à son béguin pour le fils de Crâo ; de l’origine terrestre et des hommes à l’origine de son écriture, c’est un grand écart alertement opéré par la poète. Quelque chose ici dit : la vie, va. 
 
[Jean-Pascal Dubost] 
 
Valérie Rouzeau , Télesco-pages, éditions Invenit, 64 p., 9 € 
 
 


Catégorie : Notes de lecture
Un article de : Florence Trocmé

Vendredi 23 Janvier 2015, 10:05 : [anthologie permanente] Hans Carl Artmannquelque part demande-moi mon nom je te le confesserai pas un lieu à mon image suis miel parmi des fruits confits suis pain de sucre doré en vérité je suis abeille petite formation en rayons ruche en vérité je suis lettre adresse port postal tampon je te réponds comme Noé un cep de vigne un magicien vois donc je me transforme: Caruso me célèbre de son chant en colibri tourterelle aigle Robinson me traite de couleuvre scarabée microbe suis île dans l'univers suis en vertu de vraies affaires le rhinocéros de l'Altaï le gnou de l'Oural le makari de Gobi...

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quelque part 
 
demande-moi mon nom 
je te le confesserai 
pas un lieu à mon image 
suis miel parmi des fruits confits 
suis pain de sucre doré 
en vérité je suis abeille 
petite formation en rayons ruche 
en vérité je suis lettre 
adresse port postal tampon 
je te réponds comme Noé 
un cep de vigne un magicien 
vois donc je me transforme: 
Caruso me célèbre de son chant 
en colibri tourterelle aigle 
Robinson me traite de 
couleuvre scarabée microbe 
suis île dans l'univers 
suis en vertu de vraies affaires 
le rhinocéros de l'Altaï le gnou 
de l'Oural le makari de Gobi 
pas un miroir ne me projette 
pas un film ne me montre 
je suis le lieu de nulle part 
 
 
irgendwo 
 
frag mich um meinen namen 
ich will ihn dir beichten 
kein ort ist mir ähnlich 
bin honig unter kanditen 
bin vergoldeter zuckerhut 
eigentlich bin ich biene 
wabengebilde immenhäusle 
eigentlich bin ich brief 
adresse postporto stempel 
ich antworte dir wie noah 
ein rebstock ein zauberer 
sieh ich verändere mich: 
caruso besingt mich als 
colibri turteltaube aar 
robinson schilt mich als 
natter skarabäus mikrobe 
bin eiland im weltenall 
bin kraft echter aktien 
des altai nashorn das gnu 
des ural  der gobi makari 
kein spiegel wirft mich 
kein film zeigt mich auf 
ich bin der ort nirgendwo 
 
• 
 
comme une île 
dans ma main 
un quartz rose 
bleu eh bien mer 
vague après vague 
sel et poisson 
lumière après lumière 
air et oiseau 
souffle pressenti 
 
 
wie ein insel 
in meiner hand 
ein rosenquarz 
blau drum meer 
welle um welle 
salz und fisch 
licht um licht 
luft und vogel 
atem vorfühlen 
 
• 
 
GRETE MÜLLER, C'EST MON NOM, C'EST MOI 
qui mord les jolis petits cous, c'est moi, 
qui a de petites dents de vipère, c'est moi, 
qui a de de petits ongles pointus, c'est moi, 
À l'article de la mort, je n'y passe pas. 
toujours le soir après le repas, 
quand les ombres entrent en chansons, 
écoutez bien mes vibrations. 
 
 
GRETE MÜLLER HEISS ICH, 
schöne hälslein beiss ich, 
vipernzähnlein hab ich, 
scharfe näglein trag ich, 
sterbe ich, bin ich nicht tot. 
immer nach dem abendbrot, 
wenn die schatten singen, 
hört ihr meine schwingen. 
 
• 
 
Malmö: 
 
Malmö j'aime ta lumière 
qui ne se retire pas en soufflant 
comme des toiles d'araignées au grenier 
pas facile à enlever en soufflant 
comme des fleurs de pommiers 
quand le vent du large s'en mêle 
ou le sifflement des théières 
 
 
Malmö 
 
malmö ich liebe dein licht 
das man nicht so fortbläst 
wie spinnenweben am speicher 
so leicht nicht davonbläst 
wie blüten aus apfelbäumen 
wenn der seewind mitspielt 
oder abzischende teekessel 
 
• 
 
LE BUTOR EST ÉVEILLÉ 
son livre de lieder 
ouvert en plein milieu 
d'étranges ombres 
s'étendent 
derrière 
des fuchsias à hauteur d'homme, 
la digitale fleurit 
sortant de haillons jetés, 
genêt et fougère 
se crêpent le chignon; 
j'entends des mots 
qui aiguisent ma raison 
ou entourent 
de fils mon cœur 
comme des filaments miellés ...  
 
 
DIE ROHRDOMMEL IST WACH,  
ihr liederbuch 
in der mitte aufgeschlagen 
seltsame schatten 
ergehen sich 
hinter 
mannshohen fuchsien, 
der fingerhut blüht 
aus weggeworfenen lumpen, 
ginster und farn 
liegen sich heftig im haar ; 
worte höre ich 
die meinen verstand schärfen 
oder aber mein herz 
umspinnen 
wie honigfäden... 
 
• 
 
taprobane : 
 
l'enfance achevée 
elle prend les nappes 
et les replie avec soin: 
cartes maritimes pour  
des voyages à venir 
à mes propres yeux qui ne sont 
ni les astres fixes ni les fenêtres 
d'autres gens mais ce qui s'envole 
dans le vent ce qui se meut 
entre les deux pôles figés 
qui m'enchâssent comme 
une gauche et une droite 
 
 
taprobane :
  
wenn die kindheit fertig wird 
nimmt sie die tischtücher  
und faltet sie nett zusammen: 
maritime karten für kommende 
fort-reisen in meinen eigenen 
augen die nicht anderer leute 
fixsterne oder fenster sind 
sondern flugbares im wind 
bewegliches zwischen 
den beiden starren polen 
die mich einfassen wie ein 
links und rechts 
 
Ces six poèmes sont extraits du recueil de Hans Carl Artmann, Achtundachtzig (ausgewählte Gedichte), Residenz Verlag (sélection de 88 poèmes) 
Traductions inédites de Joël Vincent  
 
bio-bibliographie de Hans Carl Artman

 


Catégorie : Anthologie permanente
Un article de : Florence Trocmé

Vendredi 23 Janvier 2015, 10:02 : [poètes] Hans Carl ArtmannLe poète autrichien Hans Carl Artmann est né à Vienne le 12 juin 1921. Fils d'artisan, autodidacte, polyglotte, virtuose de la langue, ses poèmes en dialecte et son humour noir le rendirent populaire. Il est resté encore sans conteste une des grandes figures de la poésie autrichienne à côté d'Ernst Jandl avec qui il fonda le Groupe de Vienne dans les années 1950. C'est à quelques mois d'intervalle qu'ils sont morts tous les deux : Jandl en juin 2000 et Artmann le 4 décembre 2000. À côté de sa production poétique, dont on peut citer entre autres Stanzen, 1992 (avec...

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Le poète autrichien Hans Carl Artmann est né à Vienne le 12 juin 1921. Fils d'artisan, autodidacte, polyglotte, virtuose de la langue, ses poèmes en dialecte et son humour noir le rendirent populaire. Il est resté encore sans conteste une des grandes figures de la poésie autrichienne à côté d'Ernst Jandl avec qui il fonda le Groupe de Vienne dans les années 1950. C'est à quelques mois d'intervalle qu'ils sont morts tous les deux : Jandl en juin 2000 et Artmann le 4 décembre 2000. À côté de sa production poétique, dont on peut citer entre autres Stanzen, 1992 (avec utilisation originale et ludique du dialecte) et Achtundachtzig, 1996, il a écrit aussi un récit foisonnant, en 27 épisodes : véritable célébration de l'acte cosmogonique : die Sonne war ein grünes Ei (le soleil était un œuf vert). J. Lagarrige en a traduit un extrait dans le numéro de la revue Europe de juin-juillet 2001, consacré à la littérature autrichienne. 
 
Pour une bibliographie complète, en allemand, voir ici 
 
[Joël Vincent]

 


Catégorie : Poètes (fiches bio-bibliographiques)
Un article de : Florence Trocmé

Mercredi 21 Janvier 2015, 12:32 : [Agenda, liens et informations] le journal permanent de la poésiePour suivre l’actualité poétique en continu : agenda, liens, informations sont désormais publiés ici ou pour les revues, ici Les dernières informations publiées dans les scoop.it de Poezibao : [agenda] 22 janvier, Paris, Maël Guesdon [agenda] 22 janvier, Paris, Poésie des femmes en Orient, avec Fadwa Souleimane, Vénus Khoury-Gata et Caroline Boidé [agenda] 23 janvier, Toulouse, soirée Djuna Barnes [agenda] 23 janvier, Paris, Claude Favre [agenda] 24 janvier, Paris, la revue Po&sie fête son 150e numéro [agenda] 28 janvier, Paris, « Jimi Hendrix (monologue électrique) » par Tcheky Karyo, texte de Zéno Bianu [agenda] 28 janvier, Rennes, Jacques Abeille et...

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Pour suivre l’actualité poétique en continu : agenda, liens, informations sont désormais publiés ici ou pour les revues, ici 
 
Les dernières informations publiées dans les scoop.it de Poezibao : 
 
[agenda] 22 janvier, Paris, Maël Guesdon  
[agenda] 22 janvier, Paris, Poésie des femmes en Orient, avec Fadwa Souleimane, Vénus Khoury-Gata et Caroline Boidé  
[agenda] 23 janvier, Toulouse, soirée Djuna Barnes  
[agenda] 23 janvier, Paris, Claude Favre  
[agenda] 24 janvier, Paris, la revue Po&sie fête son 150e numéro  
[agenda] 28 janvier, Paris, « Jimi Hendrix (monologue électrique) » par Tcheky Karyo, texte de Zéno Bianu  
[agenda] 28 janvier, Rennes, Jacques Abeille et Bernard Noël  
[agenda] 28 au 31 janvier 2015, Porto Vecchio, Festival "Des cours en hiver", Cinéma et poésie[agenda] 29 janvier, Paris, James Sacré  
[agenda] 29 janvier, Paris, Luc Bénazet  
[agenda] 30 et 31 janvier, Saint-Omer, "24 heures en poésie", avec James Sacré  
[agenda] 5 février, Lyon, Jacques Henri Michot  
[agenda] janvier, février, mars, Poèmes en cavale, Nantes, le programme de la Maison de la Poésie  
[agenda] 13 février, Avallon, Edith Azam  
 
[disparition] La mort de Claude Rouquet  
 
[article) Pour Claude Rouquet, hommage de Claude Chambard à Claude Rouquet  
[article] Le poète Claude Michel Cluny est décédé à l'âge de 84 ans  
[article] Pour saluer Claude Michel Cluny, par Jean-Yves Masson   
 
[éducation] Les chansons des troubadours | (un Mooc)  
 
[parution] « Romantiser » la vie : Aurélia de Nerval  

 
 


Catégorie : Agenda, liens, informations
Un article de : Florence Trocmé

Mercredi 21 Janvier 2015, 11:35 : [note de lecture] Antoine Emaz, "De peu", par Jacques MorinC’est le deuxième livre d’Antoine Émaz dans la collection Reprise aux éditions Tarabuste. Le premier « Sauf » reprenait des recueils écrits entre 1986 et 2001. Et celui-ci entre 2001 et 2011. Quatre recueils constituent la moitié du recueil : Os chez Tarabuste, deux autres chez En Forêt Je ne et Jours, ainsi qu’un dé bleu De l’air. Pour le reste, il s’agit surtout de plaquettes et de livres d’artistes, pas forcément disponibles. Cela donne un bon aperçu du travail d’écriture du poète sur une décennie. (Il reste cependant deux autres gros recueils dans cette même période Peau et Plaie)....

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Emaz, de peuC’est le deuxième livre d’Antoine Émaz dans la collection Reprise aux éditions Tarabuste. Le premier « Sauf » reprenait des recueils écrits entre 1986 et 2001. Et celui-ci entre 2001 et 2011. Quatre recueils constituent la moitié du recueil : Os chez Tarabuste, deux autres chez En Forêt Je ne et Jours, ainsi qu’un dé bleu De l’air. Pour le reste, il s’agit surtout de plaquettes et de livres d’artistes, pas forcément disponibles. Cela donne un bon aperçu du travail d’écriture du poète sur une décennie. (Il reste cependant deux autres gros recueils dans cette même période Peau et Plaie).  
Un bloc de 360 pages. Où l’on retrouve cette poésie faite de concision, entre précision et contournement. Le sens est chassé, traqué, à coups d’aiguilles mouchetées et de gouges à encre. L’auteur frappe toujours par sa poésie verticale, lapidaire, rigoureuse et juste. Lorsque, rarement, il se donne l’autorisation d’écrire des phrases plus déliées, on semble respirer un instant, mais le travail de densification reprend aussitôt. Deux thèmes récurrents, archétypiques : la lumière et l’ombre. Un autre transversal : la fatigue.  
 
on reste donc assis là  
inerte  
en veille
 
 
Une attitude : le refus  
 
un non net bloque  
strie raie ponce
 
 
Un travail continu, acharné, intraitable sur la langue  
 
la peur de ne pas pouvoir se sortir entier des mots  
 
avec, çà et là, des permissions sur le style :  
 
grains brins riens
   
 
ou 
 
…peau flasque 
dans ses plis  
presque masque 
 
voire des images en équivalence  
 
      paupières volets 
 
ou des comparaisons  
 
l’arbre s’affole encore  
comme main dans les mots
 
 
ou encore de rares oxymores  
 
le mur mou de l’air  
 
L’écriture reste la plupart du temps dans le domaine métaphysique avec le temps qui passe et le travail de la mémoire. Mais Antoine Émaz peut aussi réagir aux événements mondiaux comme le 11 septembre 2001  
 
les morts poussière   
 
dans l’acier et la cendre   
pas de sang  
 
et ces deux vers en écho 
 
les marchés baissent   
les télés braient
 
 
Cette juxtaposition de recueils denses, cohérents, et de plaquettes plus diverses permet de voir les différents angles d’attaque de son écriture. Avec ses échappées dans des thématiques tout à fait traditionnelles que le poète peut revisiter à sa façon, tendue, crispée, comme les saisons :  
 
hiver stable  
même l’arbre au fond  
reste gourd 
  
également  
 
pluie grise septembre   
dans le lent de l’automne   
et la baisse du
jour  
 
Bordant l’écriture, on note la présence quasiment continue du jardin, petit carré de langue. Son rappel végétal : glycine, prunus, camélia, lilas... équilibre ou allège ce qui constitue le fond de la poésie d’Antoine Émaz : cette subtile introspection permanente, ce tamis fin par où passent pensées et sentiments. Les émotions à ce compte-là sont filtrées, calibrées et restituées dans le tambour du langage, comme celui d’une machine à laver, comme il est fait plusieurs fois référence dans le livre. Aussi sur la mère en fin de vie, ces pages confidentielles  
 
elle se détache  
cela veut dire  
on reste
seul  
 
ou encore sur le concept de vieillissement où l’auteur n’a pas son pareil pour évaluer usure de la mémoire  
 
il y a tous les noms que l’on porte  
effacés  
vieilles stèles dédorées bancales  
ensablées
 
 
et avancée inexorable du temps 
 
et dans la glace  
quand on regarde  
un sablier en lieu de tête 
 
Le titre général, De peu, comme toujours chez Antoine Émaz, coiffe l’ensemble assez sèchement, deux mots, cinq lettres. On peut s’interroger sur le sens : équivaut-il à de justesse, ou bien s’agit-il du peu / de vivre dont il question à la dernière page du volume ? Reste la maîtrise unique à saisir l’angoisse existentielle  
 
heure à heure haler le jour  
à salaire inchangé 
 
[Jacques Morin] 
 
Antoine Émaz, de peu, Tarabuste, 18 €. Rue du Fort - 36170 Saint Benoit du Sault. 


Catégorie : Notes de lecture
Un article de : Florence Trocmé

Mercredi 21 Janvier 2015, 10:23 : [anthologie permanente] Jean-Michel EspitallierJean-Michel Espitallier publie Salle des machines aux éditions Flammarion. Marché D’Aligre Des Espagnols Les gens, les commissions Manchons, cuirs et fourrures Le grand foutoir des clefs, des almanachs, des casques Et des vélocipèdes. Déambuler. La menthe, la pistache, les boîtes L’ardoise, les mesures et les unités Papier journal pour les cornets Fraîcheur Des choux tombés dans la rigole. Au coin, la lutte, les militants Les imprimés, la bohème et les ouvriers Les riches, les pauvres : on comprend Les fins de mois, les métiers, les échanges Le mot logis Gaz à tous les étages. Les manipulations, les crochets, les balances...

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Jean-Michel Espitallier publie Salle des machines aux éditions Flammarion.

 
 
Marché D’Aligre 
 
Des Espagnols 
Les gens, les commissions 
Manchons, cuirs et fourrures 
Le grand foutoir des clefs, des almanachs, des casques 
Et des vélocipèdes. 
Déambuler. 
 
La menthe, la pistache, les boîtes 
L’ardoise, les mesures et les unités 
Papier journal pour les cornets 
Fraîcheur 
Des choux tombés dans la rigole. 
 
Au coin, la lutte, les militants 
Les imprimés, la bohème et les ouvriers 
Les riches, les pauvres : on comprend 
Les fins de mois, les métiers, les échanges 
Le mot logis 
Gaz à tous les étages.  
 
Les manipulations, les crochets, les balances 
« Deux-kilos-dix ! Deux-kilos-dix ! » 
Le langage des doigts et des casquettes 
Crayons, mélange des odeurs. 
Les parlers.  
 
Des souvenirs 
Le lavoir et les années terribles 
Histoire de siècles, de montgolfières 
Et de compagnie de chemin de fer 
Les fabricants d’armoires 
Trois-six et cabaret 
Mortalité dans les ménages.  
 
Gandouras et cabas 
Le commerce.  
 
Nécessités, collection 
La convoitise 
Les Afriques et le café charbon 
Odeurs d’objets, de gens, de marchandises 
Les vracs, odeurs de choses 
Le soir, les restes, les ramasser.  
 
                                       (c. 1987) 
 
./ 
 
Histoire des gens d’ici 
 
Je viens de Dassa-Zoumé. Nous venons de Wenzhou. Nous venons de Bangkok. Je suis de Jha Jha. Je suis né à Sfizef, à côté de Sidi Bel Abbes. Je viens de Moctezuma, dans la province de Chihuahua. Je suis originaire de Katowice. Je suis de Bouaké. J’ai fait mes études au lycée Razi de Téhéran et suis arrivé ici en 1980. Je suis d’Angoulême. Je suis de Zeralda, à côté d’Alger. Je viens de Xinyu. Je suis né dans le quartier de Beauséjour, à Casa. Je suis natif de Sabadell. Je suis née à Saint-Maur-des-Fossés. Nous venons de Ceské Budéiovice, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière autrichienne. Je suis du Timor. Je suis de Ouagadougou, je vivais boulevard De Gaulle. Nous vivions à Novopokrovka. Je suis originaire de Coventry. Je suis né à Akkaraipattu. Je suis né à Cox’s Bazar. Je suis né à Sidi Ifni, au bord de la mer. Je suis de Mogadouro. Je viens d’Atlanta. Je suis né à l’hôpital Saint-Antoine, dans le XIIème. Toute la famille vient d’Albacete. Je viens de Sanankoroba, à côté de Bamako. J’ai grandi à Jabalpur. Je suis de Korba, à l’est de Tunis. Je vivais à Rahimyar Khan. Je suis de Kaolack, sur le fleuve Saloum. Je suis de Kamarhati, dans le delta du Gange. Je viens de Gardony, sur le Velencei-To. Je suis né à Antokonosy Manambondro, sur l’océan Indien. Je suis de Barbate de Franco, sur le détroit de Gibraltar. Je suis né à Roquebrune-Cap-Martin. Je suis arrivé de Mola di Bari en 1979. Je viens de Tarnow. Je suis né à Arsew. Je suis de Rangoon. [...]) 
 
Jean-Michel Espitallier, Salle des machines, Flammarion, 2015, pp. 64 et 172 
 
Jean-Michel Espitallier dans Poezibao : bio-bibliographie, Pièces détachées & 48 propositions (JP Dubost), De la célébrité (JP Dubost) 

 


Catégorie : Anthologie permanente
Un article de : Florence Trocmé

Mercredi 21 Janvier 2015, 10:17 : [poètes] Jean-Michel EspitallierJean-Michel Espitallier est né le 4 octobre 1957. Il fonde en 1989 la revue Java. Son premier recueil paraît en 1995, suivi par Gasoil (2000) et le Théorème d’Espitallier, dans la collection Poésie/Flammarion. « Il joue sur plusieurs claviers et selon des modes opératoires constamment renouvelés. Listes, détournements, boucles rythmiques, faux théorèmes, propositions logico-absurdes, sophismes tordent le cou à la notion si galvaudée de poésie en inventant des formes neuves pour continuer de faire jouer tout le bizarre de la langue et d’en éprouver les limites. Entre rire jaune, tension comique et dérision, la poésie de Jean-Michel Espitallier, proche en...

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Jean-Michel Espitallier est né le 4 octobre 1957. Il fonde en 1989 la revue Java. Son premier recueil paraît en 1995, suivi par Gasoil (2000) et le Théorème d’Espitallier, dans la collection Poésie/Flammarion.  
« Il joue sur plusieurs claviers et selon des modes opératoires constamment renouvelés. Listes, détournements, boucles rythmiques, faux théorèmes, propositions logico-absurdes, sophismes tordent le cou à la notion si galvaudée de poésie en inventant des formes neuves pour continuer de faire jouer tout le bizarre de la langue et d’en éprouver les limites. Entre rire jaune, tension comique et dérision, la poésie de Jean-Michel Espitallier, proche en cela de l’art contemporain, use de la plus radicale fantaisie pour coller un faux-nez au tragique et à l’esprit de sérieux mais aussi pour faire voler en éclat et problématiser encore davantage, la notion de genre et de frontières esthétiques (donc éthiques…). Il écrit des livres, joue de la batterie, invente des objets sonores et touche à tout ce qui le touche. » (source
 
Bibliographie 
Ponts de frappe, Fourbis, 1995. 
Pièces détachées, une anthologie de la poésie française aujourd’hui, Pocket 2000. Nouvelle édition, 2011.
Gasoil : prises de guerre, Flammarion, 2000. 
Fantaisie bouchère, Derrière la Salle de Bain, 2001 (et édition bilingue français-anglais, Duration Press, New York, 2004). 
Le Théorème d’Espitallier, Flammarion, 2003. 
En Guerre, Inventaire-invention, 2004. 
Où va-t-on ? (extrait), Le Bleu du ciel, coll. « L’Affiche de poésie », 2004. 
Toujours jamais pareil (avec Pierre Mabille), Le Bleu du ciel, 2005. 
Caisse à outils, un panorama de la poésie française aujourd’hui, Pocket, 2006. 
Tractatus logo mecanicus (pensum), Al Dante, 2006. 
Army, Al Dante, 2008. 
Syd Barrett, le rock et autres trucs, Editions Philippe Rey, 2009. 
Introduction à Sac à dos, anthologie de poésie contemporaine pour lecteurs en herbe, Le Mot et le reste, 2009. 
Cent quarante-huit propositions sur la vie et la mort et autres petits traités, Al Dante, 2011 (Prix des lycéens d’Ile-de-France, Seine-Saint-Denis, 2012) 
En Guerre. Version numérique remixée par François Bon, publie.net, 2011. 
Z5, avec des photographies de Lisa Ricciotti, Al Dante, 2011 
De la célébrité : théorie & pratique, Editions 10/18, 2012. 
L’invention de la course à pied, Al Dante, 2013 
Un rivet à Tanger, CIPM, 2013 
Salle des machines, Flammarion, 2015  
 
Une belle note, avec de nombreux textes sur le site de Claude Ber 
Un entretien avec Jean-Michel Espitallier, un autre (audio).

 


Catégorie : Poètes (fiches bio-bibliographiques)
Un article de : Florence Trocmé

Lundi 19 Janvier 2015, 07:52 : [feuilleton] Terre inculte, par Pierre Vinclair, #3, Germination# 3. Germination 3. April is the cruellest month, breeding 3. 1. Le commencement a-t-il une origine ? Si oui, ce n'est pas un commencement véritable (il poursuit plus qu'il ne commence) ; si non, on ne comprend pas comment il peut advenir. Le commencement ne peut naître, comme commencement, que de la dissimulation de ses origines. L'élucidation (voir 0. 3) ne porte sur le sens du texte que dans la mesure où les opérations par lesquelles l'auteur cache ses sources relèvent de la rhétorique. Le texte est alors la cachette de ses sources. 3. 1. 1. On apprend, ici,...

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# 3. Germination 
 
3. April is the cruellest month, breeding 
 
3. 1. Le commencement a-t-il une origine ? Si oui, ce n'est pas un commencement véritable (il poursuit plus qu'il ne commence) ; si non, on ne comprend pas comment il peut advenir. Le commencement ne peut naître, comme commencement, que de la dissimulation de ses origines. L'élucidation (voir 0. 3) ne porte sur le sens du texte que dans la mesure où les opérations par lesquelles l'auteur cache ses sources relèvent de la rhétorique. Le texte est alors la cachette de ses sources.  
 
3. 1. 1. On apprend, ici, à la fois que cet incipit contient une allusion aux Canterbury Tales de Chaucer, dont le prologue commence également par une évocation du mois d'avril, et que ce passage n'était pas originellement placé au début de The Waste Land : Pound aurait convaincu Eliot de supprimer les 54 premières lignes. Initialement, le poème aurait commencé par le vers suivant : « First we had a couple of feelers down at Tom's place ».  
 
3. 1. 2. L'évocation du mois d'avril est considérée comme une allusion à Chaucer parce qu'elle débute le poème : outre cette propriété qui, indépendante de l'intention de l'auteur au moment où il écrit le vers (puisqu'il n'était pas destiné à ouvrir le poème), relève d'une sorte d'effet de structure, les vers de Chaucer ont également un lien thématique avec le texte d'Eliot :  

Quand Avril de ses averses douces  
a percé la sécheresse de Mars jusqu’à la racine,  
et baigné chaque veine de cette liqueur  
par la vertu de qui est engendrée la fleur [...]  
alors ont les gens désir d’aller en pèlerinage [...]. 
 
La pluie de printemps, la sécheresse de l'hiver, les racines, présentes dans le poème de Chaucer, reviendront dans les premiers vers de The Waste Land. Mais dans le cadre de la lecture du seul premier vers, il nous suffit de noter que l'Avril de Chaucer est loin d'être « le mois le plus cruel » : ses averses sont douces, il perce la sécheresse, il réveille le désir et meut les gens. 
 
3. 1. 2. 1. Quel gain cognitif à cette élucidation ? Connaître Chaucer ne nous fait pas mieux comprendre Eliot, puisque leur vision des choses est opposée. L'information chaucerienne selon laquelle Avril est doux vient au contraire brouiller la signification du fragment eliotien, selon lequel Avril est cruel. Élucider la référence complique la compréhension du message, plus qu'elle ne la simplifie. 
 
3. 1. 2. 2. Mais il y a autre chose à faire avec un texte que le comprendre : on peut se demander non seulement ce qu'il dit (d'avril) mais ce qu'il fait (du texte de Chaucer). En l'occurrence, il le retourne. La question est : y a-t-il un gain significatif à repérer qu'Eliot retourne Chaucer ? Si oui, de quelle nature est-il ? 
 
3. 1. 3. Dans ses notes pour l'édition française, John Hayward renvoie quant à lui au Voyage des mages : « Cette Naissance-là / Fut pour nous agonie amère et douloureuse / Fut comme la Mort, fut notre mort. » et ajoute « (Cf. ἀποθανεῖν - le souhait de la Sybille.) » (voir 1. 2.) Si Le Voyage des mages est un poème de T. S. Eliot, il date de 1927 - soit de cinq ans postérieur à The Waste land. On a du mal, du coup, à saisir le sens d'un tel renvoi, de la part de John Hayward ; à moins, simplement, de suggérer un tropisme de T. S. Eliot pour la mort.
 
3. 2. Avril est le premier mois de l'alphabet.  

3. 2. 1. Il y a une brutalité dans ce commencement, et pas seulement parce qu'avril est dit « the cruellest month ». La brutalité vient avant le sens : elle est phonique et syntaxique, ne passe pas dans la traduction française. April is the cruellest. On sent que quelque chose appuie sur la langue, qui s'enfonce là où ça fait mal - dans ces longues labiales cruelles. 
 
3. 2. 2. Le rythme : April is / the cruellest month, // breeding.  
Comment le redonner ?  
Avril le mois plus cruel engendre 
ou encore  
Avril étant plus cruel, génère 
cette dernière structure mettant un peu de côté l'importance de la rupture syntaxique qui sépare breeding du reste.  
Avril est le plus cruel des mois, il engendre 
D'un point de vue rythmique, c'est loin d'être la plus mauvaise. 
 
3. 2. 2. 1. On s'enfonce dans le zézaiement du « is », et l'on décolle dans la légèreté nuageuse du « month ». En anglais, April rime avec cruel-.  
 
3. 2. 2. 2. Toute la beauté du vers est dans le mot cruellest, dont la structure grammaticale n'existe bien sûr pas en français. On aurait presque envie de traduire :  
Avril est le cruellest mois.  
Puis, on remarque que « est » est trop plat, et l'on se met à préférer :  
Avril is le cruellest mois.  
Mais comme « Avril » est bien sûr inférieur à April, etc. Autant inventer des mots :  
Avril est le mois cruellet.  
Ou faire ressortir la cruauté vaguement baudelairienne :  
Avril, ô mois le plus cruel, car tu engendres  
dans un alexandrin vaguement romantique :  
Avril, étant le mois le plus cruel, engendre … et nous voilà revenus en 1850 ! 
 
3. 2. 2. 3. D'ailleurs pourquoi traduire ? Tout lecteur français passé par le collège comprend ces quelques mots, sauf peut-être breeding. Ne ferait-on pas mieux de ne traduire que l'incompréhensible, et pour le reste garder l'original ? On aurait : 
April is the cruellest month, engendrant 

3. 3. Avril est-il vraiment « le mois le plus cruel » ? On est d'autant plus en droit de trouver l'assertion étrange que l'on vient de lire les premiers vers de Chaucer auxquels ceux d'Eliot sont censés renvoyer. Mais il ne suffit pas de remarquer le paradoxe, il faut essayer de comprendre ce qu'il nous dit – et sa nécessité.
 
3. 3. 1. Avril est le premier mois de l'alphabet ; c'est aussi, bien sûr, le mois de la vie qui germe : et germinal, dans le calendrier républicain. April breeds

3. 3. 2. Avril n'est pas le plus cruel, et, par ailleurs, engendrant (des lilas) : c'est parce qu'il est breeding (engendrant) qu'avril est si cruel. Nous sommes au cœur du paradoxe : breeding est lié à la procréation, à un flux vital (le dictionnaire anglais dit fort joliment "produce offspring sexually"). Si le mois d'avril n'est pas cruel malgré le fait qu'il donne la vie, mais bien du fait de donner la vie, il ne s'agit pas d'un paradoxe, mais d'une explication. Cela n'est audible, bien sûr, que du point de vue de la mort : c'est la terre morte (dead land, vers 2) remuée qui souffre des lilas qui s'élancent. 
 
3. 3. 3. Le poète est du côté de la mort. C'est la mort qui parle par sa voix ; la cruauté d'avril est la souffrance liée à la vie comme jaillissement. (On peut se rappeler maintenant de la Sibylle (voir 1. 2) de l'exergue, et du Voyage des mages (3. 1. 2)). Le chant est désir, appel de la mort.  
 
3. 4. Retournons-nous. Qu'est-ce que l'on a fait ici ? Élucider (ramener un élément à son origine intertextuelle), mais aussi comprendre (synthétiser le divers de la phrase en une idée), traduire (trouver l'équivalent dans notre langue), méditer (faire de chaque élément l'origine d'une ligne de réflexion propre) sont autant de pratiques qu'il faut bien distinguer les unes des autres. Elles apparaissent, surtout, comme des détours : des routes qui s'échappent hors du texte – et y reviennent – et permettent peut-être de le lire – c'est-à-dire : aller à la ligne.  
 
(À suivre…) 
 
*[NDLR] Thomas Stearns Eliot, La Terre vaine et autres poèmes, traduit de l’anglais par Pierre Leyris, édition bilingue, collection Points, Éditions du Seuil, 8€. La première édition de cette traduction, au Seuil, date de 1976.  
 
 
Épisodes précédents : 0 & 1, 2 

 


Catégorie : Feuilleton
Un article de : Florence Trocmé



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